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N° 2581.
Goniopygus Royanus, d'Archiac, 1851.
Pl. 1183, fig. 9-17, et pl.
1184, fig. 1-6.
Espèce de taille moyenne, circulaire, renflée et sub-conique en
dessus, arrondie sur les bords, presque plane en dessous. Zones
porifères droites, composées de pores petits, ronds, disposés par
paires espacées et très-obliques surtout vers l'ambitus, se
multipliant un peu autour du péristome. Aires ambulacraires étroites
au sommet, s'élargissant au fur et à mesure qu'elles descendent vers
la face inférieure, garnies de deux rangées de petits tubercules
homogènes, saillants, assez fortement mamelonnés, espacés, au nombre
de huit à douze par série, suivant la taille des individus. La zone
qui sépare ces deux rangées est large et occupée par deux autres
séries très-régulières de tubercules plus petits, plus espacés et
alternes, qui disparaissent au-dessous de l'ambitus. Entre ces
tubercules, le test semble lisse même dans les exemplaires les plus
gros et les mieux conservés. Aires inter-ambulacraires relativement
peu développées, pourvues de deux rangées de tubercules beaucoup plus
gros que les tubercules ambulacraires, saillants, fortement
mamelonnés, scrobiculés, au nombre de six à huit par série. Granules
intermédiaires peu abondants, gros, mamelonnés, épars, inégaux, se
montrant surtout dans la région infra-marginale, remplacés au-dessus
de l'ambitus par quelques petites verrues inégales et microscopiques,
tendant à se ranger en cercles autour des scrobicules. Péristome
grand, sub-décagonal, s'ouvrant à fleur du test, muni d'entailles
légères. Périprocte sub-circulaire, présentant sur les bords un aspect
triangulaire. Appareil apicial largement développé, solide, étoilé,
saillant au-dessus du test, couvert, sur toute sa surface, de granules
fins, homogènes, qui convergent, en rayonnant, vers le centre des
plaques. Plaques génitales heptagonales, larges, anguleuses et
visiblement perforées au sommet, quelquefois sub-concaves au milieu.
Trois d'entre elles offrent sur le bord interne une petite dépression
sub-circulaire au milieu de laquelle s'élève un mamelon très-finement
perforé à sa base ; la plaque madréporiforme, facilement
reconnaissable à l'aspect spongieux que présente son angle externe,
est dépourvue d'impression et de mamelon.
Hauteur, 14 millimètres ; diamètre, 22 millimètres.
Individu jeune : hauteur, 6 millimètres ; diamètre, 10 millimètres.
Le
G. Royanus varie dans sa taille, dans sa face supérieure plus ou
moins conique. Les petits tubercules secondaires qui forment, dans les
exemplaires les plus gros, deux rangées régulières au milieu de chaque
ambulacre, se réduisent, chez les individus plus jeunes, à une rangée
inégale et sub-onduleuse. L'appareil apicial présente également des
modifications que nous devons signaler : granuleux et à sutures lisses
chez certains exemplaires et notamment chez les plus développés, il
est muni, chez quelques autres, de côtes sub-granuleuses et
rayonnantes plus ou moins prononcées ; parfois l'appareil est presque
lisse et offre à la suture de petites impressions sub-circulaires. |
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Rapports et différences.
- Le G. Royanus forme un type parfaitement caractérisé et
toujours reconnaissable à ses pores espacés et obliques, à ses
ambulacres larges et garnis de quatre rangées de tubercules, à ses
interambulacres étroits, à ses tubercules inter-ambulacraires
très-gros et accompagnés de rares granules, à son appareil apicial
très-développé, couvert de granules ou de côtes rayonnantes. La
disposition de ses tubercules ambulacraires rapproche cette espèce du
G. Delphinensis de l'étage aptien de l'Isère ; elle s'en
distingue nettement par sa forme plus élevée, son périprocte
triangulaire, son appareil apicial beaucoup plus étendu, moins
anguleux sur les bords, granuleux au lieu d'être lisse.
Histoire. - Mentionnée
pour la première fois, sous le nom de G. Royanus, par M.
d'Archiac, en 1851, cette belle espèce n'a jamais été ni décrite, ni
figurée. En 1859, M. Coquand lui a donné le nom de Baylei que
nous avons dû abandonner pour celui plus ancien de Royanus.
Localités. -
Saint-Georges, Royan (Charente-Inférieure) ; Aubeterre (Charente) ;
Neuvic (Dordogne). Assez abondant. Etage sénonien. - Cassis
(Bouches-du-Rhône). Rare. Etage sénonien inf. zone à Radiolites
cornu-pastoris (M. Reynès).
Ecole
des mines, coll. de la Sorbonne, Triger, Guillier, Coquand, Arnaud, ma
coll.
Explication des figures. - Pl. 1183, fig. 9, G. Royanus, de la coll.
de l'Ecole des mines, vu de côté ; fig. 10, face sup. ; fig. 11, face
inf. ; fig. 12, aire ambul. grossie ; fig. 13, aire interambul.
grossie ; fig. 14, appareil apicial grossi ; fig. 15, variété à
appareil apicial marqué d'impressions, de la coll. de l'Ecole des
mines, vue de côté ; fig. 16, face sup. ; fig. 17, fiace inf. ; fig.
18, appareil apicial grossi. - Pl. 1184, fig. 1, variété à disque
apicial marqué de sutures, de ma coll., vue de côté ; fig. 2, face
sup. ; fig. 3, face inf. ; fig. 4, aire ambul. grossie ; fig. 5, aire
interambul. grossie ; fig. 6, appareil apicial grossi.
planches 1183 et
1184
(extrait)
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