Anorthopygidae

Wagner & Durham, 1966, p.U444 (Treatise on Invertebrate Paleontology)

Genre type : Anorthopygus Cotteau, 1869

Description succinte de la famille : apex à 4 plaques génitales, la 2 séparant les génitales postérieures et les plaques oculaires. Périprocte oblique.

 

 


 

Genre   Anorthopygus Cotteau, 1859

Espèce type  Nucleolites orbicularis Grateloup, 1836, par désignation originale.

Mémoire de géo-zoologie sur les oursins fossiles, p.78

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Albien - Maastrichtien

Syn. 

  • Pseudopileus de Loriol, 1901, p.29. Espèce type : Pseudopileus zumoffeni de Loriol, 1901, p.173 ; synonyme subjectif plus récent

 

 

diagnose originale du genre

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.62-63

 

4me Genre. ANORTHOPYGUS, Cotteau,1859.

Nuleolites (pars), Desmoulins, 1836. - Pygaster (pars), Agassiz, 1840

          Test sub-pentagonal à l'ambitus, plus ou moins renflé en dessus, presque plane en dessous. Zones porifères convergeant en droite ligne du sommet au péristome. Tubercules de petite taille, perforés, crénelés et scrobiculés. Péristome elliptique, dans le sens du diamètre transversal, s'ouvrant dans une dépression profonde, marqué d'entailles assez prononcées. Périprocte presque à fleur du test, oblique, irrégulier, situé à la face supérieure, entre le sommet et le bord postérieure. Appareil apicial solide, sub-granuleux, composé de quatre plaques génitales et de cinq plaques ocellaires distinctement perforées ; la plaque madréporiforme remarquable par son grand

 

développement, occupe le milieu de l'appareil et se prolonge en arrière à la place de la plaque génitale impaire qui n'existe pas.

          Rapports et différences. - Voisin des Pygaster avec lesquels il a été longtemps confondu, le genre Anorthopygus s'en distingue très nettement par son périprocte irrégulier, oblique, toujours éloigné du sommet, ses tubercules crénelés et son péristome s'ouvrant dans une dépression profonde.

          Le genre Anorthopygus est propre au terrain crétacé : des deux espèces qu'il renferme, l'une caractérise l'étage cénomanien, et la seconde est spéciale aux couches inférieures de l'étage turonien.

 
 

Anorthopygus orbicularis (Grateloup, 1836)

 
 

diagnose originale de l'espèce

Mémoire de géo-zoologie sur les oursins fossiles, (1836), p.78

 
1. Nucléolite orbiculaire, Nucleolites orbicularis. N.

N. orbicularis depressa, convexa, basi concava, undique granulata ; ambulacris integris, lineari-lanceolatis, sub-biporosis ; ore maximo, centrali, excavato, rotundato ; ano majore, ovato, suprà marginali ; tuberculis miliariis, minoribus.

Cette belle espèce m'a paru nouvelle, Elle ressemble à un Oursin. Elle est parfaitement orbiculaire, aplatie, convexe dessus, concave dessous et remarquable par sa grande bouche centrale logée dans une excavation

 

infundibuliforme. Des tubercules miliaires recouvrent sa surface. Les cinq ambulacres s'irradient du sommet à la base et vont se perdre dans l'ouverture buccale. L'anus est grand, arrondi, situé au-dessus du bord.

Hauteur : 6 à 7 lignes. - Diamètre : 18 lignes.

Loc. Dax. La craie de Pouillon. A l'état de noyau spathique.

 

 

description donnée par Cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.63 et suivantes

 

N°2362. Anorthopygus orbicularis, Cotteau, 1859.

(Grat.1836)

Pl.1019

Nucleolites orbicularis, Grateloup, Mém. sur les Ours. foss., p.78, pl.II, fig.21, 1836.

Nucleolites orbicularis, Des Moulins, Et. sur les Echin., p.362, n°23, 1837.

Pygaster costellatus, Agassiz, Catal. syst. Etyp. foss., p.7, 1840.

Pygaster costellatus, Desor, Monog. des Galérites, p.81, pl.XII, fig.1-4, 1842.

Pygaster costellatus, Agassiz et Desor, Catal. rais. des Ech., Ann. sc. nat., 3e sér., t. VII, p.144, 1847.

Pygaster costellatus, Bronn, Ind. Paleont., p.1065, 1840.

Pygaster costellatus, d'Archiac, Hist. des prog. de la géol., t. IV, p.445, 1851.

Pygaster costellatus, Guéranger, Essai d'un Rép. Pal. de la Sarthe, p.40, 1853.

Pygaster orbicularis, Leymerie et Cotteau, Catal. des Ech. des Pyrénées, Bull. soc. géol. de France, 2e sér., t. XIII, p.331, 1856.

Anorthopygus costellatus, Desor, Synops. des Ech. foss., p.188, pl.XXII, fig.4 (sous le nom de Nucleopygus costellatus) 1857.

Anorthopygus orbicularis, Cotteau et Triger, Ech. de la Sarthe, p.177, pl. XXXI, fig.1-9, 1859.

Anorthopygus costellatus, Coquand, Foss. crét. du sud-ouest de la France, Bull. soc. géol. de France, 2e sér., t.XVI, p.963, 1859.

83, Q.60.

          Espèce de taille moyenne, sub-pentagonale, aussi large que longue ; face supérieure très légèrement renflée ; face inférieure presque plane, un peu arrondie sur les bords, concave au milieu. Test très épais, présentant à l'intérieur des dépressions longitudinales qui correspondent aux ambulacres et donnent au moule un aspect costulé fortement prononcé. Zones porifères composées de pores simples, serrés, directement superposés à la face supérieure, un peu obliques aux approches du péristome. Tubercules perforés, finement crénelés, uniformes et largement espacés en dessus, plus nombreux et un peu plus développés vers l'ambitus, formant alors dans les ambulacres à peu près six rangées, dont deux seulement plus régulières que les autres persistent jusqu'au sommet, et affectant dans les interambulacres, une disposition à la fois verticale, horizontale et obliques assez distincte. Sur la face inférieure, au fur et à mesure qu'ils s'éloignent du bord, les tubercules deviennent plus gros, moins nombreux, et le scrobicule qui les entoure est plus profond. Granules abondans, scrobiculés, inégaux, et cependant d'un aspect homogène, remplissant tout l'espace intermédiaire, et formant autour des tubercules plus serrés de l'ambitus, des hexagones qui ne manquent pas de régularité. Péristome transversalement ovale, médiocrement entaillé, situé dans une dépression profonde. Périprocte presque à fleur du test, oblique, irrégulier, s'ouvrant à la face supérieure entre le sommet et l'ambitus. La forme, la grandeur et même la position du périporcte varient suivant l'âge : dan les individus jeunes il est aigu à son extrémité supérieure, relativement plus ouvert et très rapproché de l'appareil apicial, tandis que dans les plus gros échantillons, il s'éloigne du sommet, devient moins allongé et ne s'agrandit pas en proportion du développement du test. Appareil apicial sub-circulaire, remarquable par l'étendue de la plaque madréporiforme plus longue que large, et

 

 

         

autour de laquelle se groupent directement les autres plaques, à l'exception de la plaque ocellaire de gauche qui s'intercale entre deux plaques génitales.

          Hauteur, 41 millimètres ; diamètre transversale, 60 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 74 millimètres.

Raports et différences. - L'A. orbicularis sera toujours facilement reconnaissable à sa forme sub-pentagonale et déprimée, à la disposition de ses tubercules, à son périprocte irrégulier et oblique, à son péristome sub-elliptique, à la structure de son appareil apicial.

          Histoire. - Figurée par M. de Grateloup, en 1836, d'une manière très reconnaissable, sous le nom de Nucleolites orbicularis, cette espèce a reçu, quelques années plus tard, de M. Agasiz celui de Pygaster costellatus qu'elle a conservé pendant longtemps. Dans nos Echinides de la Sarthe nous avons reconnu qu'elle s'éloignait des Pygasters par plusieurs caractères essentiels, et nous en avons fait le type du genre Anorthopygus.

          Localités. - Le Mans (carrière de la gare), Coudrecieux (Sarthe) ; ile d'Aix, Fouras (Charente Inférieure) ; La Bédoule près Cassis (Bouches du Rhône). Abondant. Etage cénomanien.

          Suivant M. de Grateloup, le Nucleolites orbicularis provient de la craie des environs de Dax (Landes) (1). Ce gisement n'est rien moins que certain. Dans la collestion de M. de Grateloup que nous avons visitée récement, la localité de Dax est suivie d'un point de doute ; il serait fort possible que l'exemplaire unique qui a servi à établir le N. orbicularis ait été recueilli dans l'Ile d'Aix ou à Fouras.

          Ecole des mines de Paris ; coll. de la Sorbonne, Michelin, d'Archiac, de Grateloup, Guéranger, Triger, Renevier, Guiller, macollection.

Expl. des figures. - Pl.1019, fig.1, A. orbicularis, de la collection, vu de côté ; fig. 2, face sup.; fig.3, fiace inf. ; fig.4, plaques ambul. et interambul. grossies ; fig.5, tubercules grossis ; fig. 6, appareil apicial grossi ; fig. 7, coupe transversale montrant la profondeur du péristome ; fig.8, moule intérieur ; fig.9 et 10, individus jeunes, de ma collection, vus sur la face sup.

 

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Anorthopygus orbicularis (Grateloup, 1836) - Cénomanien, Charente maritime, 21 mm

 
 
 
 

Anorthopygus orbicularis (Grateloup, 1836) - Cénomanien, Charente maritime, 29 mm