Apatopygidae

Kier, 1962

Genre type : Apatopygus Hawkins, 1920, p.393

Description succinte de la famille : Système apical tétrabasal. Périprocte supra-marginal au fond d'un sillon. Phyllodes avec la série de pores externes simples.

 

 


Genre Nucleopygus  AGassiz, 1840

Catalogus systematicus ectyporum echinodermatum fossilium musei Neocomiensis, p.7, 17.

Espèce type  Nucleopygus minor Desor,1842

Des Galerites, p.33 (désignation subséquente de Lambert (1898) - Note sur les échinides de la Craie de Ciply, p.165)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Albien - Maastrichtien

Syn.

  • Lychnidius Pomel, 1883, p.55 ; espèce type : Nucleolites scrobiculatus Goldfuss,1829, p.413

  • Porobrissus Lambert, 1916, p.169 ; espèce type : Echinobrissus angustatus Clarck

 
description donnée par Desor
Monographies d'échinodermes, échinites, famille des clypéastroides, troisième monographie, des Galérites, 1842, p.32

CHAPITRE IV.

du genre nucleopygus Agass.

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     Ce genre, institué comme le précédent, par M. Agassiz, dans son Catalogue systématique des moules d'Echinodermes fossiles, comprend quelques espèces qui ont la physionomie générale des Nucléolites, mais qui en diffèrent en ce que les ambulacres, au lieu d'être pétaloïdes, sont simples et vont en divergeant du sommet vers le bord. Or s'il est vrai que la forme et la disposition extérieure des pores correspond à des particularités d'organisation dans le système respiratoire, la place que l'on assignera aux espèces dont il est ici question devra être subordonnée à la valeur que l'on accorde aux modifications du système respiratoire. Si l'on attache une grande importance à ces organes, on devra placer les Nucleopygus dans le voisinage des Galérites, comme nous le faisons ici ; si au contraire il résultait d'observations ultérieures que la forme et la disposition des pores ambulacraires n'implique point une structure particulière de l'appareil respiratoire, on devrait les rapprocher des Nucléolites, avec lesquels ils ont extérieurement la plus grande ressemblance.

 

     Il résulte de tout ceci que les Nucleopygus tiennent, jusqu'à un certain point, le milieu entre les Galérites et les Nucléolites ; ce sont de petits Oursins déprimés, à tubercules irrégulièrement répartis, ayant l'ouverture buccale au centre de la face inférieure, tandis que l'ouverture anale est à la face supérieure, très-près du sommet, et s'ouvre même dans une espèce de sillon, comme c'est le cas des Nucléolites. Mais, d'un autre côté, les ambulacres sont simples, c'est-à-dire que les pores ambulacraires ne sont pas réunis à la face supérieure par de petits plis transverses, mais sont au contraire rangés par paires obliques superposées comme dans les Galérites.

     Je ne connais encore que deux espèces de ce genre, qui toutes deux appartiennent à la formation crétacée.

 

 

Nucleopygus carezi Lambert,1907 - Maastrichtien, Haute-Garonne, 18 mm

 
 

Nucleopygus kailensis Gauthier, 1931

 
diagnose originale de l'espèce
Etude sur les échinides fossiles du Nord de l'Afrique, p.30

Nucleopygus Kailensis Gauthier (nov. spec.)

Pl. 1, fig. 29, 30

     Petite espèce, mesurant 17 mm. de longueur sur 14 de largeur et 7 de hauteur, de forme générale allongée, déprimée, arrondie en avant, subtronquée en arrière et à test très mince ; face supérieure déclive sur les flancs et en arrière, avec apex très excentrique en avant ; face inférieure se creusant au centre vers le péristome. Périprocte au sommet d'un sillon évasé vers le bord, remontant très peu au-dessus de l'extrémité des pétales postérieurs. Pétales courts, étroits, ouverts, à peine inégaux, composés de pores faiblement inégaux, non conjugués, avec zone interporifère à peine plus large que l'une des porifères. Tubercules très petits, épars, à peine scrobiculés ; pas de zone plastronale distincte.

     Cette espèce a été trouvée par le Dr Russo à Khenza près Tensift avec Heterodiadema libycum, donc dans le Cénomanien.

      Elle avait été jadis rencontrée dans le Cénomanien de l'Algérie, mais les individus de Boul Khaïl avaient été réunis par Gauthier avec son Clitopygus angustior dont le type de Bou Saada plus large et à pores conjugués est bien un Clitopygus, tandis que certains individus de Bou Khaïl n'en sont pas.  Aussi

 

Gauthier était-il revenu sur ce rapprochement et dans ses notes manuscrites, sous le n° 1119, fait-il de ces individus de Bou Khaïl une espèce particulière sous le nom d'Echinobrissus Khaïlensis confondant toujours la plus grande partie des Nucleolitidae dans un immense genre Echinobrissus. L'espèce a été retrouvée en Tunisie au Djebel Chéhélu.

     N. Hori Fourtau (Echinobrissus), de l'Aptien d'Egypte, a son apex un peu moins excentrique en avant et son sillon beaucoup plus court ; quant au Clitopygus Ammonis Fourtau (Echinobrissus), du Cénomanien, plus déprimé, il a des pétales différents et ce n'est plus un Nucleopygus.

Pl. I (extrait)

   
 

Nucleopygus kailensis Gauthier, 1931 - Cénomanien, Maroc, 23 mm

 
   
 

Nucleopygus lacunosus (Goldfuss,1829) - Cénomanien supérieur, Vendée, 16 mm

 
 
 
 

Nucleopygus magnus Smith,1995 - Maastrichtien, Jebel Buhays, Emirats Arabes Unis, 35 mm

 
 
 
 

Nucleopygus parallelus (Agassiz,1837)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Agassiz
Catalogue raisonné des échinides vivans et fossiles, 1847, p.154
 

Parallelus Agass. - T 81. - Espèce allongée à côtes droites, et à peu près parallèles. Côté postérieur déclive. Anus allongé. Pores à peine réunis.

     Craie de Saint-Christophe (Indre-et-Loir). - D'Orbigny.

 
description de l'espèce par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.410
 

N° 2277. Echinobrissus parallelus, d'Orb., 1854.

Pl. 960, fig. 6-11.

   Nucleolites parallelus, Agassiz, 1847. Cat. rais., p. 96. (Modèles T. 81.)

   Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 271, étage 22e, n° 1198.

   Echinobrissus parallelus, d'Orb., 1854. Revue zoologique, p. 24.

     Dimensions. Longueur totale, 17 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 75 centièmes ; hauteur, 50 centièmes.

     Coquille oblongue, assez convexe, rétrécie et arrondie en avant, peu élargie et également arrondie en arrière, presque de la même largeur partout ; pourtant son plus grand diamètre transversal est au tiers postérieur ; la hauteur a 50 centièmes de la longueur ; profil au-dessus, très-convexe, et arrondi en avant, s'élevant en courbe jusqu'au sommet placé sur le point le plus culminant dans une dépression excentrique, en avant, et de ce point décrivant une courbe jusqu'au bord postérieur, non échancré par l'aréa anale. Le pourtour est aussi épais en avant qu'en arrière. Dessous concave seulement au milieu, autour de la cbouche, le reste est renflé et fortement pulviné. Bouche assez grande, pentagone, un peu excentrique en avant. Anus grand, ovale longitudinalement, placé au tiers postérieur, dans un court sillon, circonscrit, mais entouré d'une aréa déprimée, marquée tout autour, mais ne s'étendant pas jusqu'au bord. Ambulacres très-marqués en relief, assez larges, dont les zones sont bien plus larges que leur intervalle, formées de pores conjugués par un sillon, et par une ligne de granules, dont les pores extérieurs sont ovales, les autres ronds. Tubercules gros en dessous, plus petits en dessus, serrés partout.

 

     Rapports et différences. Par son aspect et sa forme, cette espèce est très-voisine de l'E. Roberti, cependant elle s'en distingue par les caractères suivants : son profil longitudinal non évidé à la région anale, la dépression du sommet, son pourtour aussi convexe en avant qu'en arrière, le manque de sillon en dessous, pulviné tout autour, son aréa anale, ses ambulacres convexes, la forme conjuguée des zones ambulacraires.

     Localité. Nous l'avons découverte dans la craie jaune de l'étage sénonien, à Saint-Christophe (Indre-et-Loire), où elle est très-rare.

     Explication des figures. Pl. 960, fig. 6, grandeur naturelle ; fig. 7, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 8, dessous ; fig. 9, profil longitudinal ; fig. 10, profil transversal, du côté de l'anus. De notre collection.

Pl. 960 (extrait)

   
 
 

Nucleopygus parallelus (Agassiz,1847) - Turonien inférieur, Vendée, 13 mm

 
 
 
 

Nucleopygus similis (d'Orbigny,1855)

 
 
diagnose originale de l'espèce par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.405
 
 

N° 2272. Echinobrissus similis, d'Orb., 1855.

Pl. 958, fig. 1-6.

     Dimensions. Longueur, 11 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 86 centièmes ; hauteur, 45 centièmes.

     Coquille ovale, déprimée, un peu gibbeuse, arrondie et rétrécie en avant, élargie et arrondie en arrière, dont le grand diamètre transversal est au tiers postérieur, et dont la hauteur a 45 centièmes de la longueur. Dessus dans son profil longitudinal, rétréci et presque anguleux en avant, de là s'élevant en courbe peu arquée jusqu'au tiers postérieur, puis ensuite coudée jusqu'au bord postérieur. Le sommet est excentrique en avant ; le pourtour est comprimé, quoique obtus, de même largeur en avant qu'en arrière. Dessous concave, sans sillons, pulviné sur les côtés. Bouche pentagone, excentrique en avant. Anus grand, ovale longitudinalement, placé au tiers postérieur dans un sillon qui s'élargit et se continue presque jusqu'au bord. Ambulacres étroits, à zone aussi large que l'intervalle qui les sépare, formés de pores ovales, obliques, par paires presque inégales. Tubercules petits et épars.

     Rapports et différences. Cette espèce ressemble beaucoup, par la forme, à l'E. Roberti, mais elle s'en distingue par les caractères suivants : sa hauteur bien moindre, ses deux extrémités rétrécies également, son profil longitudinal de tout autre forme, son sommet moins excentrique, son pourtour de la même

 

épaisseur aux deux extrémités ; son anus plus ovale, son sillon anal plus large, et les pores ovales égaux de ses zones ambulacraires.

     Localité. Elle est spéciale à l'étage cénomanien, et a été recueillie à l'Ile-Madame, à Fouras et à l'Ile-d'Aix (Charente-Inférieure), par M. d'Archiac et par moi.

     Explication des figures. Pl. 958, fig. 1, grandeur naturelle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, vu du côté de l'anus ; fig. 6, une partie des ambulacres grossie. De notre collection.

Pl. 958 (extrait)

   
 
 

Nucleopygus parallelus (Agassiz,1847) - Turonien inférieur, Vendée, 13 mm

 
 
 

 

 

 

Sous-genre Jolyclypus  Lambert, 1918

Classification des échinides Atélostomes, p.26

Espèce type  Jolyclypus jolyi Gauthier,1898

Contribution à l'étude des Echinides fossiles, p.837

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Cénomanien

 
 
 

Nucleopygus (Jolyclypus) jolyi (Gauthier,1898) - Cénomanien, Sarthe, 6 mm