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15.me Genre. -
COLLYRITE. (Collyrites,
J.A. de Luc, ined. in litt. du grec Collyra, petit pain).
Forme générale plus ou
moins irrégulière, subcirculaire, obovée, cordiforme ou ovalaire-alongée,
très-variable ainsi que l'élévation du corps. Parfois une facette
marginale moins marquée que dans les Spatangues.
Surface inférieure plus
ou moins applatie. Côte sternale, lorsqu'elle existe, moins relevée et
moins large que dans les Ananchytes et les Spatangues.
Sommet rarement médian,
ordinairement très-antérieur.
Vertex simple ou
très-largement divisé.
Pores génitaux : quatre.
Aires très-variables
sous le rapport de leurs dimensions relatives dans le même individu,
(excepté dans deux ou trois espèces) ; les anambulacraires infiniment
plus larges que les ambulacraires.
Ambulacres complets du
vertex à la bouche, souvent très-obsolètes en tout ou en
partie, jamais étranglés vers le bord, composés de chaque côté d'une
seule paire de pores. Les pores sont distincts en haut, confondus à la
base, placés plus ou moins près du bord des plaques ambulacraires. Les
ambulacres sont toujours complètement planes et superficiels, si ce
n'est quelquefois l'ambulacre buccal (antérieur).
Tubercules spinifères de
trois sortes ? Les miliaires, très-nombreux et petits ; les
verruciformes, rares et petits, composés d'une très-courte base
conique ou subglobuleuse, perforée et crénelée au sommet par la chûte
d'un mamelon terminal qui ne paraît pas perforé, entourés d'une aréole
lisse, à peine excavée et très-large. Les tubercules papillaires
de ce genre me sont inconnus, et ne doivent se montrer qu'en dessous,
s'ils existent.
Epines entièrement
inconnues.
Bouche sub-symétrique
(symétrique ?) ronde ou à peine ovale-transverse, non réniforme ni
labiée.
Système buccal interne
totalement inconnu.
Anus rond ou ovale,
suprà-marginal ou ouvert dans une troncature postérieure (facette
marginale) ou dans un sillon dorsal.
(11 espèces, toutes fossiles
du terrain jurassique ou du terrain crayeux).
Obs. Ce genre me fut
proposé par M.r J. A. De Luc, célèbre géologue de Genève, dans une
lettre du 4 juillet 1931, pour l'Echinide que Lamarck nomme
Ananchytes elliptica, et dont M. Goldfuss a fait son
Nucleolites excentricus ; je ne crus pas alors devoir l'adopter ;
mais depuis, en étudiant plus parculièrment les modifications de la
bouche dans le Echinides, j'ai senti qu'il était indispensable, afin
de trouver une place pour un petit nombre d'espèces ballottées
tout-à-tour pas les auteurs dans les genres Ananchyte, Nucléolite et
Spatangue. J'ai donc joint à l'espèce-type, en élargissant un peu les
caractères, les dix espèces suivantes : |
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Nucleolites amygdala, Lam. - N. heteroclita, Defr. Dict.
Sc. nat. (qui forme peut-être un double emploi). - N. granulosus,
Münster. - ? N. canaliculatus, Goldf. - N. depressus,
Münster. - N. semi-glogus, Münster. -
Spatangus minor, Leske,
pl. 24. fig. g. (que je nomme Collyrites Brissoïdes). - Sp.
capistratus, Goldfuss. -
Ananchytes carinata, Lam.
(Spatangus carinatus, Goldfuss.).- A. bicordata, Lam.
M. De
Luc proposait, pour son espèce-type, le nom de C. subelliptica
; je lui laisse celui d'elliptica, qui est plus ancien.
Tel que
je le présente, ce genre n'est pas encore très-homogène, puisqu'il
offre un vertex simple ou très-largement divisé ; mais
cette différence n'est pas réellement aussi grande qu'elle le paraît
au premier coup-d'oeil. Elle se présente lorsque le sommet est fort
antérieur. Si les pièces apiciales restent courtes, le vertex demeure
simple ; si elles s'alongent, les deux ambulacres postérieurs se
séparent des trois autres, (et l'on sait que cela arrive dans un genre
bien homogène assurément, l'Ananchyte).
Les
espèces le splus légitimement douteuses sont les deux dernières de
celles que je retire du genre Nucléolite : elles ont tout le facies
des Nucléolites, mais M. Goldfuss leur attribue une bouche ronde. Si
ce caractère, comme cela me paraît assez présumable, provenait du
mauvais état des échantillons observés et que la bouche fût, même
légèrement, pentagonale, ces deux espèces rentreraient dans le genre
Nucléolite, et laisseraient à celui des Collyrites l'homogénéité
désirable.
Quoiqu'il en soit, il restera toujours à celui-ci une grande affinité,
au oins apparente, avec les Spatangues ; mais, attendu la connaissance
que j'ai des plaques buccales des Spatangues vivans, et du mode
d'ouverture de l'orifice étroit qu'elles laissent subsister, je ne
crois pas qu'une organisation semblable soit compatible avec la bouche
non labiée des Collyrites.
Sous ce
rapport, je serais bien tenté d'attribuer aux Collyrites une bouche
symétrique ; mais comme il paraît que son diamètre transversal est
quelquefois un peu plus long que le longitudinal, je n'ose lui
appliquer que l'épithète de sub-symétrique. Au reste, ce genre
peu nombreux et relégué dans des terrains assez anciens, est fort
difficile à étudier, à cause de la rareté d'une conservation parfaite
dans les individus. J'en possède cinq ou six espèces, et dans tout
cela pas un individu parfait pour l'étude.- Il serait possible que des
observations plus heureuses le réduisissent aux espèces à vertex
largement divisé (Collyrites canaliculata, capistrata, carinata,
bicordata, elliptica). Ce sont celles que je comprends le moins
mal, et je ne vois guère de genre connu dans lequel on pût les placer
convenablement. |