Conulidae

Lambert, 1911, p.27

Genre type : Conulus Klein, 1734

Description succinte de la famille : Péristome étroit à larges plaques buccales. Scissures péristoméales obsolètes et auricules très rudimentaires. Appareil apical tétrabasal.

 

 


 

 

 

 

Genre Conulus Leske, 1778

Additamenta ad jacobi theodori Klein naturalem dispositionem echinodermatum, p.97

Espèce type  Conulus albogalerus Leske , 1778, par monotypie.

ibid. p.98

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien ? - Maastrichtien

Syn. 

  • Echinites Leske, 1778 , p.xviii., synonyme objectif.

  • Pyrina Desmoulins, 1835, p.192. Espèce type : Nucleolites castanea Brongniart, 1822 ; synonyme subjectif plus récent

 

diagnose originale du genre par Leske

Additamenta ad jacobi theodori Klein naturalem dispositionem echinodermatum, p.97

CLASSIS II.

Catocyfti, Kleinii. Echini irregulares, apertura ani fubtus vti os, Linn. Grondaarfen Belg. van phelsvm.

Sectio I. Fibula. Belgis Knoopen. Gall. Ourfins Boutons.

Genus I. Conulus. Belg. Kegeltje. Gall. O.B. en forme de petit cones.

     Ad §. 49. et 50.

     Plurima fane et frequentiffima funt fpecimina huius generis, atque indiuidua adeo in nonnullis partibus et fignis variant, vt fere tot varietates conftituere queas, quot habes indiuidua. Satius itaque duxi, cum ipfa haec corpora fatis fint cognita, paucas varietates hic defcribere, et pauciores fpecies conftituere. Nam non folum difficillimum eft et inutile ex lubricis fignis fpecificos characteres conftituere, fed etism nimia fpecierum copia, quae in petrefactis faepe certe definiri nequeunt, cum defint partes effentiales animalium, in errores nos ducit, ftudiumque horum corporum taediofum reddit.

 

      Multa de Bufonitis, eaque pleraque falfa, e. g. quod fint lapides Bufonum, apud veteres et fic etiam in mufeo Calceolar. p. 361-368. leguntur, fed nulla bona eorum ibi datur defcriptio. Sic etiam quibusdam Auctoribus quaedam corpora petrefacta Bufonitae nomine veniunt, quae Echinitae non funt, quemadinodum ea, quae a PLOTIO p. 129. f. 8. habentur.

     Ad defcriptionem genericam kleinii addendum eft, non folum quinque geminatos ordines linearum, fed in non nullis fpeciebus etiam quatuor vel fex ordines linearum, aut punctorum, vel eminentium vel imprefforum ad os vsque excurrere, atque fic corpus vel in quatuor, vel in quinque, vel in fex areas maiores divuidere. Nam fpatium, quod geminos fibi vicinos ordines lineolarum vel puctorum interiacet, arearum minorum loco eft.

 

 

Conulus castanea (Brongniart,1822)

 

description de l'espèce par Cotteau, p.503

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI

2324. Echinoconus castanea, d'Orb., 1854.

Pl. 990.

 

     Dimensions. Longueur totale , 48 millimètres. Par rap­port à la longueur : largeur, 90 centièmes; hauteur, 65 centièmes.

     Coquille ovale, pentagone, peu renflée, élargie en avant, rétrécie et un peu arrondie en arrière, dont la hauteur a 65 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers antérieur sur les angles latéraux. Profil longitudinal arrondi, mais étroit à ses extrémités, formant en dessus une courbe légèrement brisée au som­met. Dessous plat, sensiblement creusé au milieu, à bords pulvinés. Bouche un peu ovale, presque ronde, s'ouvrant au milieu. Anus assez grand, ovale, placé sur le bord mime, de manière à n'être visible qu'à la face supérieure; il est marqué eu dessous d'une area peu prononcée, mais acuminée en avant. Ambulacres non saillants , correspondant aux angles de la coquille ; zones porifères étroites, formées de pures simples, séparés par un tubercule. Tubercules espacés ; granules intermédiaires fuis et abondants.

     Rapports et différences. Cette espèce se distingue de ses congénères par sa forme allongée et pentagone, légèrement concave eu dessous.

     Histoire. Comme nous l'avons dit en décrivant le Peina castanea, M. Brongniart, en 1822, a figuré sous le nom de Nucleolites castanea, une espèce citée par Defrance et Blainville, et dont M. Agassiz a fait, en 1836, son Catopygus castaneus, et M. Des Moulins son Pyrina castanea. C'est effectivement, d'après les figures de Brongniart, une véritable Pyrine, et nous avons dû la conserver dans ce genre (voy. le n° 2308) (1). Plus tard , en 1839, M. Agassiz a figuré, sous le nom de Galerites castanea, une espèce pentagone , bien différente de celle de M. Brongniart, qui est ovale. Nous connaissons trop l'exactitude que ce dernier apportait dans ses dessins pour croire à une erreur du dessinateur , aussi avons-nous séparé ces deux espèces et fait du Galerites castanea de M. Agassiz notre Echinoconus castanea. 31. Forbes y rapporte à tort une espèce qui n'est autre que l'Echinoconus Rhotomagensis que M. Desor y réunit également (2), mais les deux espèces sont bien distinctes.

     Localité. L'E. castanea est spécial à l'étage albien ; il a été recueilli à Escragnolles (Var) par M. Koechlin et par moi, aux Près , vallée de Rencurel près Grenoble (Isère) par M. Albin Gras, dans le comté de Nice par M. Cailliaud.

 

     Explication des figures. Pl. 990, fig. 1, coquille de grandeur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous; fig. 3, profil longitudinal; fig. 4, profil transversal, vu du côté de l'anus ; fig. 5, pores grossis. De notre collection.

 

     (1)   Nous ayons indiqué plus haut, p. é72, note 1, h s motifs qui nous engagent, malgré l'opinion de M. d•Orbigny, à ne considérer, avec M. Desor, le Nucleoliles castanea de M. Brongniart que comme un exemplaire arrondi et quelque peu déformé de l'Echinoconus castanea.

(N. de .M. Cot.)

     (2)   Dans le Synopsis des Échinides fossiles, M. Desor sépare de nouveau le Galerites Rhoromagensis du Galeritcs castanea, il le fait avec doute, et suivant lui, la question d'identité n'est pas encore tranchée. — Nous comprenons parfaitement cette hésitation, car les deux espèces sont très voisines; cependant nous les avons comparées avec soin et nous croyons, comme M. d'Orbigny, qu'elles constituent deux types distincts.

(Id.)

planche 990 (extrait)

   
 

Conulus castanea (Brongniart,1822) - Cénomanien, white Hart Pit, Grafsch. Devonshire, Wilmingthon, U.K., 20 mm

 
     
 

Conulus douvillei (Cotteau & Gauthier,1895)

 

diagnose originale de l'espèce par Cotteau in Cotteau & al., 1895, p.70

Mission scientifique en Perse

Echinoconus Douvillei Cotteau et Gauthier, 1894.
Pl. XI, fig. 9.13.

   

     Espèce atteignant une assez grande taille, élevée, parfois subconique, renflée, plus ou moins pentagonale au pourtour, ayant sa plus grande largeur au tiers antérieur, arrondie au bord, à peu près plate en dessous. Apex central.

     Appareil apical peu développé, subcompact, composé de quatre plaques génitales pentagonales, les deux du côté gauche en contact, et non séparées par la plaque ocellaire. Le corps madréporiforme, rattaché à la plaque génitale antérieure de droite, assez étendu, occupe le centre ét se trouve en contact avec l'ocellaire de droite. Plaques ocellaires relativement assez grandes, occupant les angles extérieurs des plaques génitales.

     Aires ambulacraires superficielles, droites, s'élargissant du sommet au pourtour, puis se rétrécissant de ce dernier au péristome. Zones porifères très étroites, légèrement déprimées, composées de pores arrondis ou subvirgulaires, séparés dans chaque paire par un renflement granuliforme; les paires, obliques, sont directement superposées à la face supérieure; à la face inférieure elles se rangent par triplets obliques de l'extérieur à l'intérieur, sans se multiplier aux abords du péristome. Les plaques ambulacraires sont très inégales : ordonnées par trois plaquettes pour chaque plaque majeure, à la partie supérieure du test, l'inférieure est étroite près de la zone porifère, s'élargit très vite, et occupe tout l'espace près de la suture médiane; la deuxième est incomplète et ne s'étend guère au delà de la paire de pores qu'elle porte; la supérieure est complète, mais plus étroite vers la suture médiane qu'à l'autre extrémité. A l'ambitus, cette disposition est un peu modifiée : la plaquette intermédiaire est toujours très petite, mais l'inférieure est moins développée près de la suture, tout en restant plus large que la supérieure, qui a regagné ce que l'autre a perdu. Espace interzonaire orné de quatre rangées de tubercules sur chaque côté : les deux externes pressées près de la zone porifère et mieux fournies que les deux internes.

     Aires interambulacraires larges, portant à la face supérieure un nombre assez considérable de petits tubercules, se rangeant très imparfaitement en séries verticales. Il sont plus développés, plus saillants, plus serrés à la face inférieure; mais là encore les séries sont peu régulières. Les plaques sont hautes et chacune d'elle correspond à sept ou huit paires de pores.

     Péristome légèrement excentrique en avant, à fleur de test,  irrégulièrement ovale, oblique de droite à gauche, les lèvres ambulacraires étant. aussi larges que les autres. Dans les grands exemplaires le bord des aires interambulacraires est sensiblement renflé au-dessus des aires ambulacraires, qui sont au contraire légèrement déprimées dans un sillon. Périprocte grand, ovale verticalement, acuminé aux extrémités, placé au bord postérieur, mais en plus grande partie au-dessus; il parait .un peu plus élevé chez les exemplaires très jeunes, tandis que dans deux ou trois autres d'assez grande taille et de forme pentagonale très accentuée, il est au contraire presque inframarginal.

 

     Notre nouvelle espèce. étant représentée par un très grand nombre d'individus, offre les variations ordinaires aux espèce du genre Echinoconus : la forme pentagonale est très variable, tantôt plus prononcée, tantôt plus faible ou même presque insensible ; la hauteur, toujours. assez considérable, présente des différences plus rares; nous avons cependant signalé dans les dimensions indiquées (n° 3) un exemplaire plus allongé et plus bas proportionnellement que tous les autres : il est seul à s'écarter si sensiblement du type ; mais tous ses autres caractères sont conformes à la description de l'espèce et nous n'avons pas cru devoir l'en séparer.

     RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. - L'E. Douvillei n'est pas sans rapports assez étroits avec l'E. mazunensis Thomas et Gauthier, recueilli dans le Crétacé supérieur de la Tunisie; les détails des ambulacres et des tubercules sont à peu près les mômes, sauf que dans l'espèce tunisienne il ne faut que treize plaquettes ambulacraires pour égaler la hauteur de deux plaques interambulacraires, tandis qu'il y en a quinze dans notre nouvelle espèce ; celle-ci est moins étalée à la base, moins conique, plus renflée au pourtour, et n'atteint pas d'ailleurs une taille aussi considérable; elle a en outré le périprocte placé un peu plus haut. Elle est plus voisine, pour sa taille et sa physionomie, de l'E. tunidus Peron et Gauthier, de l'Albien supérieur d'Algérie ; ce dernier atteint une taille plus grande ; il est un peu moins haut dans son profil, plus renflé sur les côtés; son périprocte est placé plus bas; ses tubercules ambulacraires sont moins nombreux. Parmi les espèces européennes, nous ne voyons guère que E. gigas Cotteau qui puisse être comparé à notre type : il atteint aussi une taille plus considérable ; il est plus large, moins anguleux; le péristome est plus central, le périprocte plus bas, et les tubercules sont plus serrés à la face supérieure.

     LOCALITÉS. Dèrrè-i-Chahr, Aftâb.

planche IX (extrait)

   
 

Conulus douvillei (Cotteau & Gauthier,1895) - Maastrichtien, Jebel Buhays, Emirats Arabes Unis, 31 mm

coll. Joaquín Espílez

 
 

Conulus gigas (Cotteau,1856)

 

diagnose originale de l'espèce par Cotteau in Cotteau & Leymerie, 1856

Catalogue des échinides fossiles des Pyrénées

N° 35. Echinoconus gigas, Cotteau, 1856.

     Globator gigas, Desor, la coll. Mich.; 1855.

     Espèce de grande taille, globuleuse, renflée, subpentagonale, un peu rétrécie en arrière ; face inférieure plane. Tubercules irrégulièrement disséminés sur toute la surface du test. Anus marginal, elliptique. Bouche centrale, subpentagonale. Cette magnifique espèce a été placée par M. Desor dans le genre Globator. C'est plutôt, nous le croyons du moins, un véritable Echinoconus (Galerites). Du reste le genre Globator, si voisin des Echinoconus dont il ne diffère que par une forme plus ronde, est certainement destiné à disparaître de la méthode.

     Terrain crétacé. - Beauchalot près Saint-Gaudens, Saint-Martory, Auzas, Picou près Roquefort (Haute-Garonne). Coll. Leymerie, de Lorière, Cotteau.

     Colonie crétacée dans le terrain épicrétacé. - Salies (Haute-Garonne). Coll. Leymerie.

 

Conulus gigas (Cotteau,1856) - Maastrichtien supérieur, Haute-Garonne, 37 mm

 

 

 

 

 

 

Genre   Globator Agassiz, 1840

Catalogus systematicus ectyporum echinodermatum, p.16

Espèce type  Globator nucleus Agassiz in Desor, 1842, par désignation originale.

Monographie d'échinodermes, échinites, famille des Clypéastroides, troisième monographie, des Galérites, p.30

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Maastrichtien - Eocène inférieur

Syn. 

  • Nucleopyrina Pomel, 1883, p.53. Espèce type : Pyrina cylindrica Gras, 1848 ; synonyme subjectif plus récent

  • Pseudopyrina Lambert, 1908, p.49. Espèce type : Nucleolites ovulum Lamarck, 1816 ; synonyme objectif plus récent

  • Cluniaster Jeannet, 1934, p.6. Espèce type : Cluniaster rhenanus Jeannet, 1938 ; synonyme subjectif plus récent

  • Paleoechinoneus Grant & Hertlein, 1938. Espèce type : Paleoechinoneus hannai Grant & Hertlein, 1938 ; syn. subj. plus récent

  • Globoholectypus Aziz, 1991. Espèce type : Globoholectypus Aziz, 1991 ; probablement syn. subj. plus récent

 

 
 
 

Globator bleicheri (Gauthier,1889)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Gauthier, 1889

Description des échinides fossiles recueillis en 1885 et 1886 dans la région Sud des hauts plateaux de la Tunisie, p.51

 

Pyrina Bleicheri Thomas et Gauthier, f. 3, fig. 15-18.

dimensions

Longueur...... 20 millim.   Largeur...... 17 millim.  Hauteur......  14 millim.

     Espèce de taille moyenne, épaisse, renflée, convexe à la partie supérieure, pulvinée en dessous, de forme subpentagonale, mais à angles arrondis. Apex à peu près central. - Appareil apical un peu allongé : quatre plaques génitales en contact ; le corps madréporiforme ne s'étend pas au delà de l'antérieure de droite ; les deux postérieures se rejoignent en arrière ; les plaques ocellaires sont intercalées autour des génitales. - Ambulacres tous semblables, simples du sommet au péristome. Pores ronds, séparés par un granule ; paires de pores petites, serrées, directement superposées en dessus, un peu plus irrégulières en dessous. Zone interporifère de dimension moyenne, portant six rangées de tubercules assez peu serrés. - Aires interambulacraires assez larges, portant douze rangées de tubercules semblables à ceux de l'ambulacre. - Péristome central, ovale, légèrement oblique de gauche à droite, à fleur de test. - Périprocte ovale, de proportions moyennes, placé à la partie postérieure, à peine au-dessus du milieu ; il y a au-dessous une dépression peu sensible.

     Rapports et différences. Notre nouvelle espèce a certainement beaucoup d'analogie avec le Pyrina ovulum ; mais il nous a été impossible de l'identifier complètement avec ce type si connu. Comparée à une vingtaine d'exemplaires de même taille, elle est toujours plus renflée, plus élevée en voûte à la partie supérieure, plus courte, plus pentagonale ; le périprocte est un peu moins haut.

 

Le P. flava Arnaud est plus petit, plus étroit et plus long ; le P. insularis Arnaud est plus étroit et a le périprocte plus haut placé ; le P. durandi Peron et Gauthier est moins élevé et beaucoup plus large. Nous regrettons néammoins de n'avoir à notre disposition qu'un exemplaire pour établir ce nouveau type spécifique.

     Bir Oum-el-Djaf, entrée nord du Khanget. - Sénonien supérieur.

     Le type est au Muséum de Paris.

planche III (extrait)

 

   

 

 
 

Globator bleicheri (Gauthier,1889) - Maastrichtien, Jebel Buhays, Emirats Arabes Unis, 28 mm

coll. Joaquín Espílez

 
 
   
 
 

Globator bleicheri (Gauthier,1889) - Maastrichtien, Jebel Rawdah, Sultanat d'Oman, 23 mm

plaques péristoméales en place

coll. Joaquín Espílez

 
 
   
 
 

Globator bleicheri (Gauthier,1889) - Maastrichtien, Jebel Rawdah, Hatta, Oman, 19 mm

 
 
 
 

Globator bleicheri (Gauthier,1889) - Maastrichtien, Jebel Rawdah, Hatta, Oman, 26 mm

 
 
 
 

Globator bleicheri (Gauthier,1889) - Maastrichtien, Jebel Rawdah, Hatta, Oman, 21 mm

 
 
 
 

Globator parryi (Hall,1857)

 
 
 

Globator parryi (Hall,1857) - Albien, Boracho formation, Culberson county, Texas, U.S.A., 27 mm

 
 
 

 

 

Genre   Adelopneustes Gauthier, 1889

Description des échinides fossiles recueillis en 1885-1886 dans la région Sud des Hauts Plateaux de la Tunisie par M. Philippe Thomas, p52

Espèce type  Echinoconus lamberti Thomas & Gauthier in Gauthier, 1889, par désignation originale.

Exploration scientifique de la Tunisie. Illustrations de la partie Paléontologique et géologique1 Fascicule 1, Echinides Fossiles.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Maastrichtien - Eocène inférieur

Syn. 

  • Mattsechinus Collignon & Lambert, 1928, p.269. Espèce type : Mattsechinus collignoni Thierry in Collignon & Lambert, 1928, p.269 ; synonyme subjectif plus récent

  • Neoglobator Endelman, 1980, p.96. Espèce type : Neoglobator panteleevi Endelman, 1980, p.97 ; synonyme objectif plus récent

 

 
diagnose originale de l'espèce par Gauthier
Description des échinides fossiles recueillis en 1885-1886 dans la région Sud des Hauts Plateaux de la Tunisie par M. Philippe Thomas, p52

Genre ADELOPNEUSTES Gauthier

     Forme élevée, en calotte subhémisphérique, subpentagonale à la base, la partie antérieure étant un peu plus large que la postérieure. - Appareil apical central, probablement compact, avec corps madréporiforme au centre, les plaques génitales en contact et les plaques ocellaires dans les angles (toutefois la difficulté de discerner nettement cet organe sur notre unique exemplaire peut laisser quelques doutes). - Ambulacres larges, formés de plaques très développées, à peu près aussi hautes que larges, par suite peu nombreuses. Pores logés par paires dans une petite fossette, sur le côté externe de la plaque, une paire seulement par plaque ils sont tellement petits qu'avec une forte loupe il faut une grande attention pour en discerner quelques paires à la partie supérieure ; en dessous, ils sont un peu plus développés, plus visibles. - Interambulacres formés de larges plaques, dont chacune correspond à deux plaques et demie des ambulacres. - Péristome central, petit, rond, entouré de cercles concentriques formés par les tubercules ambulacraires et interambulacraires. - Périprocte ovale, marginal, coupant le bord postérieur.

     En résumé, notre nouveau genre, par sa forme, sa face inférieure, son péristome et son périprocte, ressemble aux Echinoconus. La disposition de ses plaques ambulacraires, hautes et presque carée, avec pores à peu près invisibles, rappellerait celle du genre Offaster, si les paries de pores n'étaient point placées différemment. Le type le plus rapproché est certainement cet Echinide, d'une classification embarrassante, qu'Agassiz et Desor, dans le Catalogue raisonné, ont nommé Caratomus Roemeri (1), et que d'Orbigny a reporté ensuite parmi les Echinoconus (2). Mais sa conformité aec ce dernier genre est encore contestée aujourd'hui ; et, bien que M. Pomel l'ait considéré comme un des types les plus vrais du genre Echinoconus, tel qu'il l'entend (3), nous savons que plusieurs échinologistes des plus distingués hésitent encore sur la place à lui donner, et inclinent même à le réintégrer dans son genre primitif Caratomus. Il a de commun avec le genre Adelopneuses la forme générale, la disposition du péristome, du périprocte, des tubercules à la partie inférieure, et les plaques hautes de ses ambulacres. Il nous paraît néammoins difficile d'identifier les deux types : le

 

nôtre est moins conique ; ses pores ambulacraires sont tellements réduits qu'ils sont à peu près invisibles à la partie supérieure, tandis qu'ils sont largement ouverts dans le C. Roemeri. Ce dernier a en outre les tubercules ambulacraires disposés, comme ceux des Echinoconus, en plusieurs rangées à la face supérieure ; dans notre nouveau genre, il n'y a de chaque côté qu'une rangée, formée par un tubercule placé au centre de chaque plaque et entouré d'une couronne de granules.

     Notre exemplaire pourrait-il prendre place parmi les Caratomus ? Agassiz, en définissant ce genre, lui attribue une forme rostrée ou subrostrée en arrière, un péristome anguleux et oblique ; et d'Orbigny remarque que le périprocte est triangulaire. Rien de tout cela ne concorde avec notre type. Dans le Synopsis, Desor loue d'Orbigny d'avoir su le premier distinguer que les ambulacres des Caratomus, bien que très imparfaitement pétaloïdes, sont cependant bornés, et il retranche le C. Roemeri de la liste, pour le reporter parmi les Echinoconus, qu'il sépare, comme l'a maintenu depuis M. Pomel, des Galerites. Le type du genre Caratomus reste, dans le Synopsis comme dans le Catalogue raisonné, le C. avellana. Or cette espèce, d'après la description comme d'après les figures de la Monographie des Galérites et du Synopsis, n'a pas les hautes plaques ambulacraires que montre d'une manière si remarquable notre genre Adelopneustes ; les exemplaires que nous possédons du C. avellana ne les montrent pas plus que les figures, et la disposition des pores, facile à discerner, est certainement différente. Dans ces conditions, il ne nous a point paru possible de rattacher notre type soit aux Echinoconus, soit aux Caratomus, et nous avons dû lui donner un nom générique nouveau.

     Le genre Adelopneustes appartient à la craie la plus supérieure. Il doit prendre place dans la méthode entre les Caratomes et les Echinoconidées. Il n'est encore représenté que par une espèce, établie elle-même sur un seul exemplaire.

 

 

Adelopneustes ernsti Smith & Gallemi ,1999 - Thanétien inférieur, Haute-Garonne, 30 mm

 

 

 

 

 

Genre   Pseudopyrina Lambert, 1908

Note sur les échinides du calcaire pisolithique du bassin de Paris, p.286

Espèce type  Nucleolites ovulum Lamarck, 1816, par désignation originale.

Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, présentant les caractères, généraux et particuliers de ces animaux, leurs distribution, leurs classes, leurs familles, leurs genres et la citation synonymique des principales espèces qui s'y rapportent. 1ère édition, 3, p.37.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Aptien

Syn. 

  • Nucleopyrina Pomel, 1883, p.53. Espèce type : Pyrina cylindrica Gras, 1848, p.45 ; synonyme subjectif

 
 
diagnose originale du genre par Lambert
Note sur les échinides du calcaire pisolithique du bassin de Paris, p.286
 

     (1) Le genre Pyrina, ayant été établi par Desmoulins pour des espèces voisines des Conulus, à péristome régulier et pourvues de mâchoires, doit être limité aux espèces du type du P. petrocoriensis, en réalité seul conforme à la diagnose. Cette solution s'impose d'autant plus que l'auteur déclarait la nécessité d'exclure de son genre certaines espèces, comme P. ovulum, si elles étaient ultérieurement reconnues avoir leur péristome oblique. (Etude sur les Echinides, p. 26 et suiv. et p. 258.)

     Desor, en 1842 (Monog des Galerites, p. 25), considérait encore P. ovulum comme pourvu d'un péristome régulier, oblique seulement par accident. C'est Agassiz qui en 1847 a complètement modifié le genre de Desmoulins en lui attribuant un péristome oblique, ce qui

 

l'a obligé à transposer le type de Des moulins dans le genre Globator, où l'on ne saurait, d'ailleurs, le maintenir, puisque Globator a lui-même son péristome oblique. Cette proposition d'Agassiz, quelque ancienne qu'elle soit, est trop contraire aux règles de la méthode pour être acceptée et je viens de proposer pour les Pyrina d'Agassiz (non Desmoulins), à péristome oblique, le genre Pseudopyrina. Je renvoie, d'ailleurs, pour la discussion détaillée de cette question à une description des Echinides crétacés de la Belgique fasc. II (sous presse).

 
 

Pseudopyrina cylindrica (Gras,1848)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Gras
Description des oursins fossiles du département de l'Isère, précédée de notions élémentaires sur l organisation et la glossologie de cette classe de Zoophytes, 1848, p.45
 

     2. P. cylindrica (nobis), pl. 3, fig. 12-15, an P. Desmoulinsii ? (d'Archiac, Mém. soc. géol. P., nouv. série, pl. 13, fig. 4, A. B. C. D.). - Diamètre antéro-post. 12 à 25 mm. ; diam. transv. 6/7, hauteur 4/7. Ces divers rapports varient un peu suivant les exemplaires. Les aires ambulacraires sont aux interambulacraires comme 1 est à 2 ; anus pytiforme, à extrémité sup. aiguë et terminée en pointe ; il occupe exactement le milieu du bord postérieur  aussi, en regardant l'oursin par le haut ou par le bas, on n'aperçoit qu'une échancrure ; l'anus n'est vu en entier que latéralement. Cette espèce diffère du P. pygaea et du P. ovulum (Ag.), surtout en ce que l'anus est placé plus bas tout à fait postérieurement et du P. Desmoulinsii (d'Archiac), en ce que cette ouverture présente supérieurement un angle aigu. - Les Ravix près de Villard-de-Lans ; montagne entre Rancurel et le hameau du Fâ. - Gault.

 
 

Pseudopyrina cylindrica (Gras,1848) - Aptien, Espagne, 16 mm

 
 
 
 

Pseudopyrina cylindrica (Gras,1848) - Aptien, Espagne, 16 mm

 
 
 
 

Pseudopyrina cylindrica (Gras,1848) - Aptien, Teruel, Espagne, 22 mm

 
 
 
 

Pseudopyrina darderi Lambert, 1935

 
 
diagnose originale de l'espèce par Lambert
Sur quelques échinides fossiles de Valence et Alicante, 1935, p.362
 

     Pseudopyrina darderi Lambert nov. sp.

     Test régulièrement ovale, allongé, également rétréci et arrondi en avant et en arrière ; bords épais, arrondis ; face orale à peu près plane, subpulvinée, un peu relevée et gibbeuse en avant, à péristome irrégulièrement circulaire, très peu excentrique en avant ; face supérieure faiblement convexe. Apex peu excentrique en avant ; ambulacres homogènes, larges, garnis des mêmes tubercules que les interambulacres ; zones porifères droites, simples depuis l'apex jusqu'au dessous de l'ambitus, puis se dédoublant en approchant du péristome. Périprocte ovale, acuminé vers l'apex, s'ouvrant, suivant l'âge à une distance variable de l'apex. Chez un individu relativement jeune, bien qu'il mesure 29 millimètres de longueur, sur 19 de largeur et 12 de hauteur, le périprocte s'ouvre à mi-distance entre l'apex et le bord (num. 221). Chez un individu bien adulte (num. 320) qui mesure 53 millimètres de longueur, sur 42 de largeur et 27 de hauteur, le périprocte un peu plus large est moins éloigné du bord.

 

     En raison de sa taille et de la position de son périprocte ce Pseudopyrina ne saurait être confondu avec aucun autre. Il a été recueilli à Barranc del Baco, Bocairente (Alicante), et est attribué au Campanien supérieur (notre Aturien).

     Nous le figurons aux figures 5 et 6 de la planche XLI.

planche XLI (extrait)

 

   
 
 

Pseudopyrina darderi Lambert, 1915 - Maastrichtien supérieur, Bocairente, Valence, Espagne, 47 mm

 
 
 
 

Pseudopyrina darderi Lambert, 1915 - Maastrichtien, Valence, Espagne, 31 mm