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Echinocorythidae
Wright, 1856
nomen corr.
Gregory in
Lankaster, 1900, p.321 (Echinocoridae,
Wright, 1856, p.21)
Description succincte :
Structure "holastéroïde" habituelle. Système apical allongé avec 4
gonopores. Ambulacres non pétaloïdes identiques avec des pores arrondis, plastron méridosterne. Pores de
l'ambulacre impair de taille identique à ceux des autres ambulacres.
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Genre
Echinocorys
Leske, 1778
Jacobi Theodori Klein .
Naturalis disposito Echinodermatum, p.179
Espèce type
Echinocorytes scutatus
Leske,1778 (désignation
subséquente de Lambert, 1898,
Notes sur quelques échinides de la craie de Ciply, p.179)
Jacobi Theodori Klein .
Naturalis disposito Echinodermatum, p.177
NB : E. vulgaris
n'est pas le type, car décrit par Breynius en 1732 et par conséquent
pré-linnéen.
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Turonien -
Paléocène
Syn.
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Ananchitis
Lamarck, 1801,
p.347 (non Ananchytis Mercati,
1717). ; synonyme subjectif plus récent.
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Ananchytes
Lamarck, 1816,
p.23 ; espèce type : Echinocorys ovatus
Leske, 1778 ; synonyme
subjectif plus récent.
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Echinocorytes
Leske, 1801,
p.1778, p.180 ; synonyme objectif plus récent.
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Oolaster
Laube, 1869,
p.451 ; espèce type : Oolaster mattseensis
Laube, 1869 ; synonyme
objectif plus récent.
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REMARQUES : La forme est éminemment variable. Aplatie au dessous,
elle peut passer sur le dessus de surbaissée à très conique et peut même
être très globuleuse voir carrément enflée. Une très grande partie des
travaux portant sur Echinocorys utilise des taxons dont la réalité
biologique est sujette à caution. La plupart du temps, les taxa sont fondés
sur des paramètres subjectifs reflétant uniquement des variations de forme.
On trouve aussi l'attitude consistant à séparer de grands groupes,
représentant cette fois des formes extrêmes. Les auteurs nomment ces groupes
parfois avec une acception différente, ce qui n'arrange pas les choses. On
trouve souvent cités les groupes de formes suivants : depressa,
vulgaris, conica, conoidea, subglobosa, gibba,
pyramidalis, ovata, planodoma, etc, etc. L'avantage de ces
groupes d'espèces ou des morphes (on les appellera comme on voudra) sont
surtout d'intérêt stratigraphique très local. Ces formes traduisent à la
fois une évolution d'une espèce biologique et son adaptation a des
conditions de milieu parfois fort différentes. Elles peuvent servir à des
corrélations stratigraphiques, à l'échelle locale s'entend. Ici, nous les
considérons uniquement comme des morphes extrêmes, sachant qu'on peut
trouver entre eux de nombreuses formes de passage, qui, stratigraphiquement
sont d'ailleurs présentes dans les mêmes niveaux que les formes extrêmes.
Toutefois, statistiquement ces morphes extrêmes sont plus abondants dans tel
ou tel niveau, ce qui permet de les utiliser. Nous suivons la démarche de
Jeffery (2000, in Smith A.B. & Jeffery Ch.) et sommes tentés de regrouper
l'ensemble de ces morphes sous le nom de l'espèce type. Cotteau avait
d'ailleurs déjà fait cette remarque dans son ouvrage sur les échinides
fossiles des Pyrénées et rassemblait de nombreuses espèces dans des
"groupes" à forte variabilité (par exemple : striata, gibbosa).
Toutefois, afin de ne pas bousculer les habitudes et pouvoir figurer la
variabilité extrême, les spécimens ci-dessous figurés, reprennent les noms
qui leur furent attribués par les auteurs précédents. On aura
ainsi une idée précise de la nécessité de reprendre un travail sur ce
groupe. Une étude menant à une analyse de la variabilité de certaines
structures du test au regard du temps serait intéressante, sachant que le
matériel est extrêmement abondant. Afin d'étudier la variabilité de la forme
en fonction du milieu de vie ou de l'évolution de "l'espèce" en fonction du
temps, une étude de géométrie morphométrique serait également intéressante,
afin de clarifier les choses et de vérifier l'importance de ce caractère.
L'intérêt de cette dernière méthode est d'effacer totalement l'aspect
subjectif de l'appréciation d'une forme : les mathématiques la décrivent de
manière objective et indiscutable, ce qui n'est pas le cas d'un observateur. |
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diagnose originale du
genre par Leske |
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Jacobi Theodori Klein naturalis disposition Echinodermatum, p.111, 1778 |
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Ad §. 63.
Spec. I. Galea vertice feutato f. Echinocorys fcutatus.
Tab. XV. A.B.
Huius tefta in fpatum calcareum, dilute flauefcente grigeum
transformata eft. Figura eft conuexa, eminens, ouata, vt ex icone
patet.
Decem areae hic, vt in reliquis fere omnibus, quinque maiores
totidemque minores adfunt : eaedemque integrae i. c. non manifefto
affulatae, maiores tamen futura media ferrata diuifae reperiuntur.
Arearum fuperficies eminentiis duplicis generis tegitur : tubercula
magnitudine femina papauerina aequant, eaque granulis minimis
interfperfis cinguntur. In fuperficie fuperiore conuexa tubercula
rariora, in bafi autem frequentiora occurrunt. Os transuerfum,
fere rotundus, non procul ab acuta extremitate, e regione oris, patet.
Bafis fere plana, circa marginem parum conuexa, et in medio fere
eiusdem ab ore ad anum eminentior plaga extenditur, cui vtrinque
fafciae duae, minutiffimis folum grnulis obfitae, adiacent. |
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Ambulacra (i. e. lineae geminatae
Klein.) decem, biporofa
a vertitice vsque ad peripheriam bafeos pertingunt : quae quidem vsque
ad medium superioris conuexae partis facile apparent, interim re ipfa
certe ad peripheriam extenduntur, quod microfcopii fimplicis ope
detegitur. Pori prope a vertice fibi proxime adiacent, quo magis vero
defcendunt, eo latius diffiti funt. Iuxta verticem, in apice
fingularum arearum minorum, porus maior patet.
Linea
eminens f. spina a vertice defcendit ad peripheriam in altera acutiore
teftae parte, atque eidem statim fubnectitur margo eminentior ani.
Non eft
dubium, quin tubercula pro bafi fpinarum, et pori ad transmittenda
animalis tentacula, quondam inferuierint. In icone Kleiniana fpina
rupta apparet, quod autem a comprefione externa deriuandum eft.
Reperiuntur fpecimina huius fpeciei in Linkiano mufeo. |
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Echinocorys
scutata
(Leske,1778) - Santonien,
Navarre, Espagne, 55 mm |
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Echinocorys
gravesii
(Desor,1847) |
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description de
l'espèce par Desor |
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Catalogue raisonné des échinides, 1847, p.30 |
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Gravesii
Desor. - R 66. R 91. - La forme de cette espèce rappelle un peu celle
de l'A. ovata, mais la base est excessivement étroite.
Cr. bl. de l'Oise. - Graves.
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Echinocorys
gravesii
(Desor,1847) - Coniacien
inférieur, Seine Maritime, 44 mm |
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Echinocorys
sulcatus
(Goldfuss,1826) |
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description de
l'espèce par Desor |
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Synopsis des échinides fossiles, 1858, p.332 |
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sulcatus Goldf. p. 145. Tab. XXXXV. fig. 1. - Syn. Echynocorys
sulcatus d'Orrb. Paléont. franç. Echin. p. 70. Tab. DCCCIX. Espèce
voisine par sa forme de la variété commune de l'A. ovata, mais s'n
distinguant par ses plaques ou assules qui sont convexes et saillantes
àla face supérieure, ce qui donne àl'oursin une physionomie toute
particulière. Les tubercules sont aussiplus gros et moins nombreux que
dans les autres espèces de la craie de Maestricht.
Mus. Bonn.
NOTA. D'Orbigny est disposé à ne voir dans cette forme particulière
des plaques qu'une monstruosité de l'O. ovata. Jusqu'ici cette
opinion ne nous paraît pas suffisamment motivée. Par contre il nous
paraît douteux que les moules intérieurs figurés par Goldfuss
appartiennent à la même espèces.
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Echinocorys
sulcatus
(Goldfuss,1826) -
Danien, Danemark, 70 mm |
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Echinocorys
tenuituberculata
(Leymerie,1851) |
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description de
l'espèce par Lambert |
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Description des échinides de la Belgique, Etude monographique sur le genre
Echinocorys, 1903, p.86 |
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ECHINOCORYS
TENUITUBERCULATUS, Leymerie (Ananchytes), 1851.
SYNONYMIE :
Ananchytes ovata, var.
tenuituberculata
Leymerie, Mém. Soc. Géol. de Fr., 2e sér., t.IV, n°3, p. 199,
pl. XI, f. 5. - 1851.
-
tenuituberculatus
Leymerie, Descr. géol. et paléont. de Pyrénées de la Hte-Garonne,
p. 772, Atlas, pl. N, fig. 3. - 1881.
Test d'assez grande taille, subconique, à base plane et large, avec
bords arrondis ; carène postérieure peu saillante, très atténuée au
voisinage del'apex. Péristome médiocrement développé, assez éloigné du
bord, ouvert dans une sensible dépression ; périprocte inframarginal,
arrondi, petit. L'espèce se distingue surtout des autres par la
finesse et le nombre de ses tubercules et par ses ambulacres de
largeur médiocre, mais très longs, dont la partie subpétaloïde atteint
presque le bord et par ses pores elliptiques profondément conjugués.
Si la description originale de Leymerie, qui n'entendait faire de cet
oursin qu'une nouvelle Variété de l'Ananchytes ovata, laissait
beaucoup à désirer, les figures qu'il en a données indiquent cependant
bien la physionomie et les caractères de l'espèce. (Mémoire sur un
Nouveau Type Pyrénéen parallèle à la Craie. - Mém. S.G.d.F., 2e sér.,
T. IV, n°3, p. 199, Pl. XI, Fig. 5, 1851.) Les caractères des
ambulacres en particulier ne permettent de confondre cette espèce avec
aucune autre.
Leymerie la citait de Gensac et Monléon (Hautes-Pyrénées), Tercis,
Laroque (Landes) et Bidart (Basses-Pyrénées). M. Seunes la place avec
l'Echinocorys Arnaudi à l'horizon caractérisé par les
Pachydiscus colligatus et Pachydiscus neubergicus, dans son
Danien qui, selon moi, correspond seulement au sommet du Campanien.
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Je crois devoir encore rapporter à cette espèce les Echinocorys
conoïdes que l'on rencontre dans la Craie de Caillau près Talmont
(Charente-Inférieure). Leur face inférieure est sans doute moins
finement granuleuse, leur péristome semble un peu plus éloigné du
bord, leur apex est plus large et bossué ; mais les ambulacres sont
égelement longs, prolongés presque jusqu'au bord et composés de pores
très profondément conjugués. En l'absence de matériaux d'étude
suffisamment étendus, il m'a donc paru préférable de ne pas séparer
des formes que relient des caractères communs aussi importants.
Ces Echinocorys ont été rapportés par M. Cotteau (Echin. du
Sud-Ouest de la France, p. 142, 1883) et M. Arnaud (Bull. S. G. d. F.,
3e sér., T. XV, p. 829 et 908, 1888) à l'Echinocorys vulgaris ;
mais cette attribution est tout à fait impossible à maintenir et les
Echinocorys de Caillau que j'ai sous les yeux (longueur 72
millimètres, largeur 58, hauteur 57), avec leurs longs ambulacres à
pores profondément conjugués, leur plastron saillant et leur péristome
éloigné du bord, ne sauraient être rapportés à l'espèce des couches à
Micraster coranguinum d'Angleterre telle que l'ont figuré
Breynius et les auteurs anglais et que nous l'avons décrite et limitée
ci dessus.
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Echinocorys
tenuituberculata
(Leymerie,1851) -
Maastrichtien, Haute Garonne, 84 mm |
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Echinocorys
tenuituberculata
(Leymerie,1851) -
Maastrichtien, Haute Garonne, 85 mm |
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Spécimen présentant
une déformation inhabituelle. Il a été déformé après induration du sédiment,
totalement étiré, mais sans avoir cassé. Un gros plan de cet étirement
montre que les prismes de calcite ont été décalés. Merci la tectonique ! |
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Echinocorys
tenuituberculata
(Leymerie,1851) -
Maastrichtien, Haute Garonne, 73 mm |
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Spécimen avec 6 ambulacres. Noter
également que la zone interambulacraire supplémentaire ne possède qu'une
seule colonne de plaques. |
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Echinocorys
tenuituberculata
(Leymerie,1851) -
Maastrichtien, Haute Garonne, 67 mm |
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