Holectypidae

Lambert, 1899

nomen transl. Lambert & Thierry, 1914 (ex Holectypinae Lambert, 1899)

Genre type : Holectypus, Desor, 1842, p.65

Description succincte de la famille :  Cinquième plaque génitale non perforée, sauf chez Coptodiscus et Cohenholectypus ou les cinq plaques sont percées. Périprocte situé sur la face orale

 

 


Genre Holectypus  Desor, 1842

Monographies d'échinodermes, des Galerites, p.65

Espèce type  Echinites depressus Leske 1778, p.164,tab.40, fig.5-6 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pliensbachien - Sénonien

Syn. 

  • [Cahenholectypus Pomel,1883, p.125.  Nomen nullum]

 

   
 
diagnose originale du genre par Desor (diagnose à la fois du genre, ci-dessous, ainsi que dans le corps de la description de l'espèce type, cf. H. depressus infra)
Echinites, famille des clypéastroides, troisième monographie, des galérites, 1842, p.65
 

B. Holectypes ou Discoïdées jurassiques.

Diagn. Tubercules très-apparens ; face inférieure concave ; anus très-grand. Moule non entaillé sur son pourtour.

 
 

Holectypus afer Gauthier in cOTTEAU, Peron & Gauthier, 1875

 
 
description de l'espèce par Gauthier
Echinides fossiles de l'Algérie description des espèces déjà recueillies dans ce pays et considérations sur leur position stratigraphique, deuxième fascicule, étages tithonique et néocomien, p.26
 

Holectypus afer, Gauthier, 1875.

Pl. II, fig. 5-11.

   

     Espèce de taille moyenne, circulaire, presque hémisphérique, parfois déprimée à la face supérieure. Pourtour renflé, dessous pulviné, avec une dépression assez sensible autour du péristome. Appareil apical étroit ; la plaque madréporiforme est assez saillante, mais les autres plaques génitales sont de petite dimension. La plaque génitale postérieure manque, et est remplacée par une plaque supplémentaire imperforée, ce qui, d'après une observation de M. Cotteau, que rien jusqu'à présent n'a démentie, est un caractère des espèces jurassiques. Zones porifères à fleur de test, étroites, formées de pores petits et obliquement disposés, très visibles partout. Ambulacres assez étroits ; on y compte à l'ambitus six rangées verticales de tubercules petits, mais réguliers. Aires interambulacraires larges ; on n'y compte pas moins de quatorze rangées de tubercules dans les grands exemplaires ; mais il s'en faut de beaucoup que toutes ces rangées parviennent jusqu'au sommet. Granulation miliaire très fine et irrégulière.

     Péristome petit, assez fortement entaillé, décagonal, un peu ovale dans le sens perpendiculaire au périprocte.

     Périprocte assez large, ovale, à peine rétréci dans la partie voisine du péristome, dont il est séparé par une bande relativement assez large ; il ne s'étend pas complètement jusqu'au bord externe.

     Rapports et différences. - Cette espèce est très voisine de l'Hol. orificiatus, Schlotthein, tel du moins qu'il est décrit dans l'Echinologie Helvétique (1). Il est même très difficile au premier coup d'oeil de distinguer les deux espèces. Voici les différences que nous avons trouvées constantes sur tous nos exemplaires, au nombre de six. Le périprocte est un peu moins grand dans notre espèce ; il est moins rapproché du péristome, et arrondi dans cette partie au lieu d'être acuminé. Ce dernier caractère n'a, d'ailleurs, qu'une valeur médiocre, le périprocte étant terminé dans les Holectypus par une plaque triangulaire, souvent caduque, dont la présence ou l'absence donne une

 

extrémité arrondie ou acuminée. Le péristome est plus petit que dans l'Holectypus orificiatus. Les rapports de son diamètre avec le diamètre total de l'OUrsin varient entre 0,19 et 0,23, tandis que dans l'H. orificiatus, ce même diamètre mesure de 0,25 à 0,28 du diamètre total. Les entailles de l'Hol. afer paraissent plus marquées, et la forme du péristome est légèrement ovale, ce que n'indique pas, pour l'autre espèce, la description de M. de Loriol. Les tubercules des interambulacres sont plus serrés, plus réguliers sur nos exemplaires, que dans la figure grossie de l'Echinologie Helvétique (2).

     Localité. - Foum-Soubella (Bou-Thaleb). Zone à Tereb. janitor.

     Collections Peron, Gauthier, Cotteau.

     (1) Partie jurassique, p. 248, pl. 46, fig. 1-2.

     (2) Pl. 46, fig. 1d.

     Explication des figures. - Pl. II, fig. 5, Holectypus afer, vu de profil, de la collection de M. Gauthier ; fig. 6, le même, face inférieure ; fig. 7, appareil apical grossi ; fig. 8, autre exemplaire, vu de profil, de la collection de M. Peron ; fig. 9, le même, face supérieure ; fig. 10, face inférieure ; fig. 11, péristome et périprocte grossis.

Pl. II (extrait)

   
 
 

Holectypus afer Gauthier in cOTTEAU, Peron & Gauthier, 1875 - Berriasien - Valanginien inférieur, Maroc, 19 mm

   
 

 
 
 

Holectypus depressus (Leske,1778)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Desor
Echinites, famille des clypéastroides, troisième monographie, des galérites, 1842, p.65
 

XI. Discoidea depressa Ag.

Tab. 10, fig. 4-12.

   

     J'envisage cette espèce comme le type des Holectypes ou Discoïdées jurassiques, car elle résume au plus haut degré tous les caractères que nous avons assignés à cette sous-division. Sa forme est subconique, circulaire, généralement un peu rétrécie et tronquée en arrière. La face inférieure est légèrement concave. L'anus est pyriforme et très-grand, car il occupe à-peu-près tout l'espace entre le bord postérieur et l'ouverture buccale. Les tubercules principaux sont très-apparens jusque près du sommet, comme le montre la fig. 12 qui est destinée à donner une idée de leur distribution à la face supérieure. Cette figure contient un dessin grossi d'une aire interambulacraire et d'une aire ambulacraire empruntées à la fig. 6. On y remarque seize rangées principales de tubercules dans l'aire interambulacraire, et six dans l'aire ambulacraire. Dans les petits exemplaires, ces séries sont bien moins nombreuses et, comme elles augmentent proportionnellement à la taille des individus, nous sommes autorisés à en conclure que, dans les Holectypes, comme dans les vrais Echinus, les différentes rangées naissent successivement à mesure que les plaques coronales s'élargissent. Dans notre espèce, c'est la quatrième rangée externe (1) qui doit être considérée comme la rangée primitive. Quant aux tubercules miliaires, ils sont excessivement nombreux ; mais l'on ne remarque pas en eux cette disposition régulière si frappante dans les espèces suivantes. Les tubercules principaux de la face inférieure sont aussi toujours plus développés que dans les espèces du Jura moyen, telles que les D. Mandelshohi et punctulata. Je me suis assuré par un examen minutieux que l'intérieur ne présente aucune de ces carènes ou crêtes qui eussent pu déterminer des entailles dans le moule.

     J'ai trouvé l'appareil génital assez parfait pour pouvoir en faire une étude détaillée, à l'aide de la loupe. La fig. 4 a représente cet appareil tel qu'il se voit sur l'exemplaire de fig. 4 : les plaques génitales sont de forme pentagonale et percées d'un trou très-apparent, à l'exception de la plaque impaire, qui, quoique plus grande que les autres, est cependant imperforée. Les plaques ocellaires, au nombre de cinq, sont insérées entre les plaques génitales et font cercle avec elles autour du corps madréporiforme, qui occupe le sommet réel du test. Toutes ces plaques sont garnies de petites verrues semblables aux tubercules miliaires. On remarque la même structure dans l'appareil génital du grande exemplaire de fig. 7 ; seulement les pores génitaux sont ici moins apparens ; mais l'on aurait tort d'accorder à cette différence une valeur spécifique quelconque. Il serait plus naturel, à mon avis, d'y voir l'expression d'une différence sexuelle.

 

     Cette espèce se rencontre dans toutes les collections jurassiques suisses, et peut être envisagée comme l'un des fossiles les plus caractéristiques de l'oolite inférieure. Elle paraît être également fréquente dans le calcaire à polypiers de Normandie. M. Agassiz, dans sa Description des Echinodermes fossiles de la Suisse, a déjà appelé l'attention des paléontologistes sur cette ubiquité, mais sans cependant affirmer d'une manière positive leur identité. J'ai pris à tâche de soumettre de nouveau les exemplaires de ces différentes localités à un examen comparatif, et je n'ai trouvé aucun caractère qui fût de nature à justifier une distinction spécifique. La seule différence que j'ai remarquée, c'est que les exemplaires suisses sont en général plus petits que ceux de Normandie ; mais les détails du test, ainsi que la forme générale, les ouvertures buccale et anale sont les mêmes dans les unes et dans les autres. J'ai représenté une série d'exemplaires de tous les âges. Les fig. 10 et 11 représentent un jeune exemplaire recueilli par M. Gressly dans les marnes à Ostrea acuminata (étage de l'Oolite inférieure) du Liesberg, dans le Jura bernois ; les fig. 8 et 9, un exemplaire de moyenne taille de la même localité ; les fig. 4, 5, 6, un bel exemplaire du calcaire à polypiers de Normandie, et la fig. 7, un autre très-grand individu du même terrain.

     Je n'ai aucun doute sur l'identité spécifique de la plupart des synonymes mentionnés ci-dessus. La figure de Leske en particulier me paraît d'autant moins douteuse que l'oursin qu'elle représente provient de Muttenz, dans le canton de Bâle, d'une localité où ont été recueillis la plupart des exemplaires du Musée de Bâle.

(*) Nous appelons ici externes, les rangées les plus éloignées du centre de l'aire ambulacraire. Anatomiquement parlant, ces mêmes rangées doivent être envisagées comme internes, puisque tout oursin se compose de cinq parties, comprenant, chacune, une aire ambulacraire et deux demi-aires interambulacraires. Voy. ces Monogr. 4e livr. p. 5.

Pl. 10 (extrait)

   
 
 

Holectypus depressus (Leske,1778) - Callovien supérieur, Sarthe, 26 mm

 
 

Holectypus depressus (Leske,1778) - Bajocien, Maroc, 40 mm

 
 

Holectypus hemisphaericus (Desor,1842)

 
diagnose originale de l'espèce par Desor
Synopsis des Echinides fossiles,1847, p.172

     hemisphaericus Desor Galér. pag. 71. Tab. X. fig. 13-15. Syn. : Galerites (Holectypus) hemisphaericus. Forbes Dec. III. Tab. VI. - Discoïdea hemisphaerica Agass. Catal. syst. p. 7. - Discoïdea marginalis M'Coy Ann. et Mag. of Nat. Hist. 2d Ser. Vol. 12, p. 413. Espèce assez haute, subconique, à base plane, remarquable par son périprocte marginal, de manière à être visible à moitié d'en haut.

     73. (Type de l'espèce.)

     Grande Oolite (Bathonien) de Ranville.

     Oolite inférieure du Sommersetshire et du Dorsetshire avec l'Ammonites Parkinsoni, les Dysaster analis et ringens. Abondant.

     Coll. Deslongchamps, Michelin, Whright, Mus. Britannique, Mus. de Neuchâtel.

 

description de l'espèce par Cotteau
Echinides du département de la Sarthe considérés au point de vue zoologique et stratigraphique, 1856, p.14

N. 16. HOLECTYPUS HEMISPHAERICUS, Des., 1847. (Discoidea, Ag., 1840)

Pl. II, fig. 14 et 15.

 

     Hauteur, 11 millimètres ; diamètre transversal, 20 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 20 millimètres 1/2.

     Espèce de taille moyenne, subcirculaire, légèrement pentagonale ; face supérieure renflée et conique, ordinairement un peu déclive dans la région postérieure ; face inférieure presque plane, subconcave au milieu. Aires ambulacraires et interambulacraires garnies de petits tubercules apparents, surtout à la face inférieure et vers l'ambitus, formant des rangées verticales assez distinctes, au nombre de six dans les ambulacres et de quatorze à seize dans les aires interambulacraires. Granules intermédiaires abondants, inégaux, épars. Anus de grande taille, elliptique, très-éloigné de la bouche, entamant le bord postérieur de manière à être visible de profil. Péristome décagonal, s'ouvrant dans une dépression assez profonde de la face inférieure.

     Rapports et différences. - L'Holectypus hemispharicus se distingue nettement de ses congénères par sa forme élevée et conique et la place occupée par son ouverture anale. Nous y réunissons notre Holectype Devauxianus, qui ne s'en éloigne que par la position plus marginale de son anus, dont le tiers seulement est visible à la face inférieure. Ce caractère a perdu pour nous de sa valeur depuis que nous savons que, dans les individus jeunes de plusieurs espèces d'Holectypus, l'anus est relativement très-grand et tend à se rejeter vers le bord.

 

          Loc. - La Rougeolière près Avoise.

     Tabl. de M. Triger, Oolite inf. sableuse, ass. n° 2.

Coll. Davoust, Triger.

     Loc. autres que la Sarthe. - La Tour-du-Pré près Avallon (Yonne) ; Somersetshire et Dorsetshire (Angleterre). Oolite inférieure. - Ranville (Calvados). Grande Oolite.

     Expl. des fig. - Pl. II, fig. 14, Holectypus hemisphaericus, vu de côté, de la colleciton de M. Davoust. - Fig. 15, le même, vu sur la face inférieure.

Pl. II (extrait)

   
 

Holectypus hemisphaericus (Desor,1842) - Bajocien supérieur, Calvados, 26 mm

 
 
 

Holectypus sarthasensis Cotteau,1856

 
 
diagnose originale de l'espèce par Cotteau
Echinides du département de la Sarthe considérés au point de vue zoologique et stratigraphique, 1856, p.37
 

N. 16. HOLECTYPUS SARTHASENSIS, Cotteau, 1856.

Pl. IX, fig. 1-4.

   

     Hauteur, 16 millimètres ; diamètre transversal, 34 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 35 millimètres.

     Espèce subpentagonale, épaisse et renflée sur les bords, légèrement déprimée en dessus, concave en dessous. Tubercules très-petits à la face supérieure, plus développés aux approches de la bouche et vers l'ambitus, où ils forment des rangées concentriques assez régulières ; les plus gros de ces tubercules sont distinctement crénelé, perforés et entourés d'une zone lisse, circulaire, très-légèrement déprimée. Granules intermédiaires inégaux, espacés, disposés sans ordre. Pores simples, arrondis. Appareil apicial subcirculaire ; quatre plaques génitales perforées, la cinquième imperforée, un peu plus grande qu'elle ne l'est ordinairement dans l'Holectypus. Anus grand, ovale, très-éloigné de la bouche, infra-marginal, entaillant un peu le pourtour du test. Péristome central, de petite taille, décagonal, marqué d'entailles apparentes, s'ouvrant dans une dépression profonde.

     Rapports et différences. - Cette belle espèce se distingue facilement de l'Holectypus depressus, avec lequel on la rencontre, par sa forme renflée sur les bords et la position infra-marginale de son anus. Elle se rapproche peut-être davantage de l'Holectypus hemisphaericus, cependant elle s'en éloigne par sa taille plus forte, plus déprimée, plus sensiblement pentagonale et par son anus moins rapproché du bord. Ces mêmes caractères la séparent de l'Holectypus subdepressus, d'Orbigny, qui n'est probablement qu'une variété de l'Holectypus hemisphaericus.

 

     Loc. - Pécheseul, Noyen-sur-Sarthe, Saint-Pierre-des-Bois, Téloché, Chemiré-le-Gaudin. Assez rare.

     Tabl. de M. Triger, Forest Marble, ass. n° 4.

     Coll. du petit séminaire de Précigné, Davoust, Guéranger, Triger, Cotteau.

     Expl. des Fig. - Pl. IX, fig. 1, Holectypus Sarthasensis, vu de côté, de ma collection. - Fig. 2, le même, vu sur la face sup. - Fig. 3, le même, vu sur la face inf. - Fig. 4, appareil apicial grossi.

 

Pl. IX (extrait)

   
 

Holectypus sarthasensis Cotteau,1856 - Callovien moyen, Sarthe, 29 mm

 
 
 

Sous-famille Cohenholectypinae  Smith & Wright, 1999

British Cretaceous Echinoids, p.345

Genre type Cohenholectypus POMEL,1883

Classification méthodique et genera des echinides vivants et fossiles, p.75

description succinte : les cinq plaques génitales portent un gonopore.

 

Genre Cohenholectypus  Pomel, 1883

ibid.

= Cahenholectypus POMEL (1883), p.75 [Nomen null.]

Espèce type  Holectypus macropygus Desor,1842 (désignation subséquente de Hawkins (1912) p.450)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien - Maastrichtien

 
 
diagnose originale du genre par Pomel
Classification méthodique et genera des echinides vivants et fossiles, 1883, p.75
 

     Coenholectypus. Ce sont des Holectypus à 5 plaques génitales perforées, dont la madréporique est souvent très prédominante sur les autres, dont le péristome, en général un peu plus enfoncé, a des entailles branchiales bien plus petites, un peu comme dans discoïdea. Les espèces sont des terrains crétacés : H. macropygus, H. serialis, H. cenomaneni, H. turonensis, H. portentosus, H. excisus, H. chauveneti, H. Julieni, H. subcrassus.

 
 

Cohenholectypus excisus Desor,1847

 
 
diagnose originale de l'espèce par Desor
Catalogue raisonné des échinides vivans et fossiles, 1847, p.148
 

excisa Desor. Forme haute, subconique, à bords renflés. Anus très grand, remontant presque au milieu de l'aire interambulacraire.

     Gault de Tours. - d'Orbigny

 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, 1861, p.51
 

N°2537. Holectypus excisus, Cotteau, 1861. (Des. 1847.)

pl. 1016, fig. 1-7.

   

     Espèce de taille moyenne, sub-circulaire, aussi large que longue ; face supérieure convexe, sub-déprimée ; face inférieure renflée et arrondie sur les bords, assez profondément concave au milieu. Ambulacres à fleur du test ; zones porifères composées de pores obliques, serrés et très petits vers le sommet, plus apparents et un peu plus espacés à la face inférieure. Tubercules finement crénelés et perforés, partout abondants et scrobiculés, d'autant plus gros qu'ils se rapprochent du péristome, formant des rangées verticales plus ou moins régulières dont le nombre varie suivant la taille des individus, et affectant en outre une disposition concentrique très prononcée, notamment au -dessous de l'ambitus. Granules abondants, serrés, homogènes, remplissant tout l'espace intermédiaire, rangés à la face supérieure en séries linéaires assez distinctes. Péristome sub-circulaire, légèrement elliptique dans le sens du diamètre transversal, décagonal, marqué de fortes entailles, s'ouvrant dans une dépression profonde du test. Périprocte très-grand, ovale, acuminé à ses deux extrémités, entamant fortement le bord postérieur et remontant bien au-dessus de l'ambitus. Appareil apicial pentagonal, granuleux, composé de cinq plaques génitales et de cinq plaques ocellaires très-distinctement perforées ; la plaque madréporiforme beaucoup plus développée que les autres, occupe le centre de l'appareil ; les plaques ocellaires sont très-petites, sub-triangulaires et intercalées à l'angle des plaques génitales. Moule intérieur dépourvu de sillons à la face inférieure.

     Hauteur, 9 millimètres 1/2 ; diamètres transversal et antéro-postérieur, 20 millimètres.

     Rapports et différences. - L'H. excisus se distingue nettement de ses congénères non-seulement par sa forme générale, par la nature et la disposition de ses tubercules, par la structure de son péristome, mais surtout par la grandeur de son périprocte qui remonte à la face supérieure jusqu'au tiers de l'interambulacre impair. Ce dernier caractère ainsi que sa physionomie générale lui donnent, au premier aspect, quelque ressemblance avec l'H. hemisphaericus de l'oolite inférieure, mais lorsqu'on descend dans les détails,

 

on reconnaît entre les deux espèces de profondes dissemblances : l'Holectypus jurassique est en général plus conique, sa face inférieure est plus renflée sur les bords, son péristome plus régulièrement circulaire, son périprocte plus éloigné de la bouche, son appareil apicial composé de quatre plaques génitales au lieu de cinq.

     Histoire. - L'espèce qui nous occupe a été établie, en 1847, par M. Desor, sous le nom de Discoidea excisa. Ayant reconnu, sur un exemplaire de la collection de M. d'Archiac, en partie dégarni de son test, que le moule intérieur était lisse et dépourvu vers l'ambitus des sillons qui distinguent les Discoidea, nous avons réuni cette espèce aux Holectypus.

     Localités. - Fouras, île d'Aix (Charente-Inférieure) ; le Mans (Sarthe). Rare. Etage cénomanien.

     Musée de Paris (coll. d'Orbigny) ; Coll. de la Sorbonne, Michelin, d'Archiac, Guillier, ma collection.

     Expl. des figures. - Pl. 1016, fig. 1, H. excisus, vu de côté ; fig. 2, face sup. ; fig. 3, face inf. ; fig. 4, plaques grossies ; fig. 5, tubercules grossis ; fig. 6, appareil apicial grossi ; fig. 7, individu en partie dégarni de son test et laissant voir le moule intérieur qui est lisse.

Pl. 1016 (extrait)

   
 
 

Cohenholectypus excisus Desor,1847 - Cénomanien, Maroc, 24 mm

 
 
 

Cohenholectypus engerrandi (Lambert,1927) - Walnut Peak formation, Fredericksburg group, Taylor county, White Mines Gravel, Texas, U.S.A., 21 mm

 
 
 
 

Cohenholectypus excisus Desor,1847 - Cénomanien, Maroc, 27 mm

 
 
 
 

Cohenholectypus excisus Desor,1847 - Cénomanien, Maroc, 30 mm

 
 
 
 

Cohenholectypus larteti (Cotteau,1869)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Cotteau
Notice sur les échinides fossiles recueillis par M. Louis Lartet en Syrie et en Idumée pendant son voyage avec le duc de Luynes, 1869, p.537
 

     Holectypus Larteti, Cotteau (n. sp.). - Par sa taille, sa forme générale, sa face supérieure épaisse et renflée, son péristome étroit et très-enfoncé, cette espèce rappelle, au premier aspect, l'H. turonensis, Desor ; elle s'en éloigne d'une manière positive par ses tubercules moins nombreux et autrement disposés, et surtout par son périprocte beaucoup moins développé. Ce dernier caractère lui donne quelque ressemblance avec le Discoidea pentagonalis, mais cette espèce est moins grande, plus renflée et plus pentagonale, et sa face inférieure est plus plane ; son périprocte se rapproche beaucoup plus du péristome que du bord, tandis que c'est le contraire qui a lieu dans l'Hol. Larteti.

 

fig. non numérotée, p.536

   
 
 

Cohenholectypus larteti (Cotteau,1869) - Cénomanien, Jordanie, 19 mm

 
 

Cohenholectypus larteti (Cotteau,1897) var. major - Cénomanien, Jordanie, 25 mm

 
 
 

Cohenholectypus limitis (Böse,1910)

 
 
description de l'espèce par Adkins
The Weno and Pawpaw Formations of the Texas Comanchean, 1918, p.103
 

HOLECTYPUS LIMITIS Böse

     This species is distinguished from Holectypus planatus Roemer by having the periproct in length about half the radius of the test and situated about halfway between the centrally localed peristome and the ambitus, while the Holectypus planatus the periproct occupies almost the entire length between the peristome and the ambitus. This species, described from subdivision 5 of Cerro de Muleros (Duck Creek and Fort Worth formations) occurs in the Upper Wahita beds of North Texas as Holectypus planatus does in the Lower Washita and Fredericksburg beds. It is scattering in the Weno and Pawpaw formations but more abundant in the echinoid horizon at the base of the marl phase of the Weno formation, in association with Enallaster bravoensis, E. wenoensis, Hemiaster riovistae, Epiaster wenoensis, Pedinopsis symmetrica and Holaster. It is sparse in the Mainstreet formation and has a zone of abundance near the base of the Grayson marl.

 
 

Cohenholectypus limitis (Böse,1910) - Boracho Fm, Albien, Texas, U.S.A., 23 mm

 
 

Cohenholectypus planatus Roemer - Albien, Glen Rose Formation, Comté de Travis, Texas, U.S.A., 37 mm

 
 
 

Cohenholectypus similis (Desor,1858)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Desor
Synopsis des échinides fossiles, p. 174
 

     similis Desor, nov. spec. Espèce déprimée, à bord renflé, de même forme que le H. macropygus, dont elle ne diffère que par ses tubercules moins serrés et moins nombreux.

     Aptien de la Presta (Val de Travers). Rare.

     Coll. Campiche.

     nota. Il est à peu près impossible de distinguer cette espèce du H. macropygus, lorsque les tubercules ne sont pas conservés ; de là son nom de similis.

 
 
 
 

Cohenholectypus similis (Desor,1847) - Aptien, Morella, Castellon, Espagne, 18 mm

 
 
 
 

Cohenholectypus turonensis (Agassiz & Desor,1847)

 
 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, 1861, p.56
 

N° 2360. Holectypus Turonensis, Desor, 1847.

Pl. 1018, fig. 1-13.

 

     Espèce de taille moyenne, sub-circulaire, à peu près aussi large que longue ; face supérieure plus ou moins conique ; face inférieure renflée sur les bords, concave au milieu. Ambulacres à fleur du test ; pores très-petits, serrés, rangés obliquement, s'espaçant et déviant un peu de la ligne droite près du péristome. Tubercules finement crénelés et perforés, entourés d'un scrobicule large et déprimé, très-petits à la face supérieure, plus gros vers l'ambitus et dans la région infra-marginale, formant des rangées verticales qui disparaissent successivement à la face supérieure, et dont le nombre varie suivant la taille des individus ; les tubercules affectent en outre, notamment au-dessus de l'ambitus, une disposition horizontale très-prononcée. Tubercules secondaires beaucoup plus petits, mais également crénelés et perforés, assez abondants, disposés en séries concentriques et alternant horizontalement avec les tubercules principaux. Granules intermédiaires fins, serrés, homogènes, entourant les tubercules de lacets délicats, d'autant plus flexueux qu'ils se rapprochent des zones porifères. Péristome circulaire, décagonal, muni d'entailles apparentes et s'ouvrant dans une dépression profonde de la face inférieure. Périprocte très-grand, acuminé à ses deux extrémités, occupant presque tout l'espace compris entre le péristome et le bord postérieur qu'il échancre d'une manière sensible. Appareil apicial peu développé, pentagonal, granuleux, présentant cinq plaques génitales très-distinctement perforées ; la plaque madréporiforme se prolonge au milieu de l'appareil en un bouton saillant autour duquel se groupent les autres plaques.

     Hauteur, 19 millimètres ; diamètres transversal et antéro-postérieur, 39 millimètres.

     Var. déprimée : hauteur 10 millimètres 1/2 ; diamètre, 23 millimètres.

     Var. de petite taille, de l'étage turonien : hauteur, 10 millimètres ; diamètre, 19 millimètres.

     L'H. Turonensis est très-variable dans sa taille et dans sa forme. Certains exemplaires sont remarquables par leur face supérieure renflée et conique ; d'autres sont fortement déprimés en dessus et se rapprochent du type (v. 13) qui a servi à établir l'espèce ; le plus souvent l'ambitus est régulièrement circulaire, quelquefois cependant, et notamment dans les individus les plus déprimés, il affecte une forme sub-pentagonale.

 

      Rapports et différences. - L'H. Turonensis, tel que nous le circonscrivons, constitue un type nettement tranché que caractérisent sa face inférieure renflée et arrondie sur les bords, son péristome enfoncé, et son périprocte très-grand, échancrant un peu le bord postérieur. Il offre quelque ressemblance avec l'H. excisus de l'étage cénomanien, mais il s'en éloigne par sa taille plus forte, son périprocte beaucoup plus petit et ses tubercules moins profondément scrobiculés. Nous avons réuni à l'H. Turonensis les D. laevissima et Davoustiana : la première de ces espèces recueille dans la craie blanche de Royan, ne diffère de notre type que par sa face supérieure presque lisse ; or cet aspect, que nous retrouvons chez plusieurs exemplaires de l'H. Turonensis ; ne doit être attribué qu'à l'usure du test. La seconde espèce avait été établie par nous, en 1856, pour les exemplaires de petite taille qu'on rencontre assez abondamment dans l'étage turonien de Bousse et de Duneau (Sarthe). Plus tard, en décrivant l'espèce (1), un nouvel examen nous a convaincu que cet Holectypus, malgré la différence de taille et de gisement, ne pouvait être séparé de l'H. Turonensis.    Localités. - Bousse, Tuffé, Duneau (Sarthe). Assez commun. Etage turonien. - Saint-Fraimbault (Sarthe) ; Villedieu (Loir-et-Cher) ; env. de Tours (Indre-et-Loire) ; Royan, Aubeterre (Charente). Rare. Etage sénonien (calcaires jaunes supérieurs).

     Coll. Michelin, d'Archiac, Guéranger, Renevier, Bourgeois, Delaunay, Davoust, Triger, Guillier, ma collection.

     Expl. des figures. - Pl. 1018, fig. 1, H. Turonensis, vu de  côté ; fig. 2, face supér. ; fig. 3, face infér. ; fig. 4, plaques amb. et interamb. grossies ; fig. 5, appareil apicial grossi ; fig. 6, var. déprimée, vue de côté ; fig. 7, face sup. ; fig. 8, face inf. ; fig. 9, var. de l'étage turonien, vue de côté ; fig. 10, face sup. ; fig. 11, face inf. ; fig. 12, plaques amb. et interamb. grossies ; fig. 13, tubercules grossis.

Pl. 1018 (extrait)

   
 
 

Cohenholectypus turonensis (Agassiz & Desor,1847) - Turonien, Maroc, 35 mm

 


Sous-famille Discoidinae  Lambert,1900

nomen correctum pro Discoidesidae, Lambert,1900, p.49

Genre type Discoides Parkinson,1811

Organic remains of a former worls, p.21

description succinte : cloisons internes.

 

Genre Discoides  Leske, 1778

Jacobi theodori Klein naturalis dispositio echinodermatum, p.171

Espèce type  Echinites subuculus Leske, 1778 (désignation originale)

ibid., p.171

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Aptien - Cénomanien

Syn. 

  • Discoidea Agassiz, 1836, p.186.  ; synonyme objectif plus récent.

  • Protocyamus Gregory, 1900, p.316.  ; synonyme objectif plus récent.

 
description du genre par Cotteau
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, 1861, p.12

2me Genre. DISCOIDEA, Klein, 1734

Galerites (pars), Lamarck, 1816. Discoidea, Gray, 1834, Agassiz, 1836.

     Test circulaire ou sub-pentagonal à l'ambitus ; face supérieure renflée, hémisphérique, plus ou moins conique : face inférieure presque plane, quelquefois sub-concave. Zones porifères convergeant en ligne droite du sommet au péristome. Tubercules de petite taille, perforés, crénelés et scrobiculés, inégaux, peu apparents à la face supérieure, plus gros en dessous, formant à l'ambitus et dans la région infra-marginale des rangées concentriques assez régulières. Péristome central, circulaire, décagonal, marqué de légères entailles : périprocte ovale, sub-acuminé à ses deux extrémités, situé à la face inférieure entre le péristome et le bord postérieur, recouvert de plaques granuleuses, irrégulières, très-petites autour de l'ouverture anale qui est placée vers l'angle interne. Appareil apicial compact, sub-pentagonal, peu développé, légèrement saillant au-dessus du test, présentant, dans certaines espèces, cinq plaques génitales perforées, et dans d'autres, à la place de la plaque génitale impaire, une plaque complémentaire imperforée ; plaque madréporiforme un peu plus grande que les autres et se prolongeant au centre de l'appareil ; plaques ocellaires régulièrement intercalées à l'angle des plaques génitales. L'intérieur du test est garni au pourtour de cloisons plus ou moins épaisses, placées près du bord des interambulacres, et qui donnent lieu à ces entailles remarquables qu'on retrouve sur tous les moules intérieurs.

     Radioles inconnus.

 

     Rapports et différences. - Les Discoidea présentent beaucoup de ressemblance avec les Holectypus. Ils s'en distinguent néanmoins par leurs tubercules relativement moins développés à la face inférieure, par leur péristome marqué d'entailles moins apparentes, par leur périprocte plus petit et surtout par les cloisons intérieures qui garnissent le test et ont laissé, dans le moule intérieur, de si profondes empreintes ; ce caractère, qui n'existe chez aucun autre échinide, fait du genre Discoidea une coupe parfaitement naturelle.

     Histoire. - Ce genre très anciennement connu a été établi par Klein en 1734, sous le nom de Discoides. Les auteurs n'ont point adopté cette division générique, et c'est seulement un siècle plus tard, en 1834, que Gray l'ay réintégrée dans la méthode et lui a donné le nom de Discoidea qu'elle a conservé depuis. En 1842, M. Desor en a séparé avec raison les Holectypus.

 

 

Discoides subuculus (Leske,1778)

 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, 1861, p.23

N° 2349. Discoidea subuculus, Klein, 1734.

Pl. 1009, fig. 8-16.

 

     Espèce de petite taille, circulaire, très-légèrement pentagonale ; face supérieure renflée, conique, sub-anguleuse au pourtour ; face inférieure concave au milieu. Ambulacres à fleur du test ; zones porifères composées de pores serrés, obliques, déviant un peu de la ligne droite en approchant du péristome. Tubercules crénelés et perforés, augmentant sensiblement de volume à la face inférieure, formant, vers l'ambitus et en dessus, des rangées verticales assez régulières, au nombre de dix environ dans les inter-ambulacres, et de quatre dans les ambulacres ; deux de ces rangées, un peu plus développées que les autres, persistent seules jusqu'au sommet, et correspondent, sur chacune des aires interambulacraires, à deux carènes apparentes surtout à la face supérieure. Dans la région infra-marginale, tu tubercules principaux affectent en outre une disposition concentrique assez prononcée. Granules fins, serrés, homogènes, formant en dessus des cordons horizontaux plus ou moins réguliers, et disposés en cercle autour des tubercules de la face inférieure. La suture des plaques interambulacraires supérieures est assez nettement accusée, et présente, dans les deux carènes dont nous avons parlé, à la base de chaque tubercule, une dépression ovale et dépourvue de granules. Péristome petit, décagonal, plus ou moins profondément enfoncé. Périprocte allongé, pyriforme, acuminé surtout à son extrémité interne, entouré d'un cercle de tubercules distinctement crénelés, perforés et scrobiculés, occupant plus des deux tiers de l'espace compris entre le péristome et le bord postérieur. Appareil apicial pentagonal, granuleux, renflé, composé de cinq plaques ocellaires perforée, de quatre plaques génitales également perforée, et d'une plaque complémentaire imperforée. Moule intérieur présentant dix sillons larges et profonds qui partent du péristome, et s'élèvent un peu au-dessus de l'ambitus.

     Rapports et différences. - Cette espèce, souvent décrite et figurée par les auteurs, sera toujours facilement reconnaissable à sa petite taille, à sa forme circulaire et conique, à sa double carène interambulacraire, à sa face inférieure presque plane sur les bords, à la grandeur de son péristome et aux profondes entailles de son moule intérieur. Forbes lui réunit, à titre de variétés, les D. pisum, turrita, minima et infera. Nous ne partageons son avis qu'en ce qui touche la première de ces espèces, qui ne nous paraît effectivement différer par aucun caractère des individus jeunes du D. subuculus. Mais il n'en est pas de même des trois autres ; en décrivant plus haut le D. turrita, nous avons indiqué les motifs qui nous ont engagé à le conserver ; si cette espèce devait disparaître de la méthode, ce serait au D. conica, bien plutôt qu'au D. subuculus qu'il faudrait la rapporter. Quant aux D. minima et infera, après avoir comparé entre eux un grand nombre d'échantillons, nous n'hésitons plus à les considérer comme constituant deux types essentiellement distincts. Tout en confondant avec le D. subuculus les espèces que nous venons d'énumérer, Forbes en a séparé le D. Dixoni de la craie blanche de Sussex, remarquable par la petitesse de son périprocte et de son péristome, et qui pourrait bien n'être autre chose que le D. minima de M. Desor.

     Histoire. - Le D. subuculus est très anciennement connu. Bien que nous n'ayons pas fait remonter sa synonymie au delà de 1734, il est probable qu'avant cette époque plusieurs auteurs, et notamment Langius, Lister et Plott, l'ont figuré dans leurs ouvrages, mais d'une manière trop incomplète pour que nous puissions être certain de l'identité de l'espèce qu'ils ont voulu représenter. Klein le premier, en 1734, en donna des figures assez reconnaissables et le

 

 plaça, sous le nom de subuculus, dans le genre Discoides. Pendant longtemps les auteurs n'ont pas tenu compte de cette double dénomination, et cette espèce fut successivement classée dans les genres Echinites, Galerites, Echinoneus. C'est à Gray qu'appartient le mérite d'avoir rétabli dans la méthode le genre Discoides de Klein, et c'est Bronn qui, en 1835, dans le Lethea geognostica, revint au nom spécifique de subuculus que notre espèce a toujours conservé depuis.

     Localités. - Villers-sur-Mer, le Hâvre, Rouen (Seine-Inférieure) ; Vernon (Eure) ; Saint-Florentin, Appoigny (Yonne) ; Théligny, Nogent-le-Bernard, Condé, le Mans, (Sarthe) ; la Perière, Vimoutiers (Orne) ; Grand-Pré (Ardennes) ; Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) ; Cassis, (Bouches-du-Rhône). Abondant. Etage cénomanien.

     Nous n'avons jamais rencontré le D. subuculus en dehors de l'étage cénomanien. Tout dernièrement cependant M. Renevier nous a envoyé plusieurs exemplaires de Discoidea provenant de l'étage aptien et recueillis les uns dans les grès durs de la Perte du Rhône, et les autres aux environs de Fleurier, dans le canton de Neuchâtel (Suisse) : leur taille, leur forme générale, les ornements de leur test, la position de leur périprocte ne permettent pas, malgré la différence de gisement, de les séparer du D. subuculus. - Albin Gras cite également cette même espèce dans les couches albiennes du Ravix près le Villard-de-Lans (Isère).

     Toutes les collections.

     Localités autres que la France. - Sainte-Croix (canton de Vaud, Suisse) ; Bruxelles (Belgique) ; Essex ; Brunswick (Allemagne) ; Warminster, Chut-Farm, Weymouth, Kent (Angleterre). Etage cénomanien.

     Expl. des figures. - Pl. 1009, fig. 8, D. subuculus, vu de côté ; fig. 9, face sup. ; fig. 10, face inf. ; fig. 11, plaques ambul. et interambul. grossies ; fig. 12, plaques interambulacraires vues au microscope ; fig. 13, appareil apicial grossi ; fig. 14, moule intérieur, vu de côté ; fig. 15, face sup. ; fig. 16, face inf.

Pl. 1009 (extrait)

   
 

Discoides subuculus (Leske,1778) - Cénomanien moyen, Seine Maritime, 10 mm

 

deux clichés apicaux avec des contrastes et éclairages différents pour mettre en évidence la tuberculation

 
 

Discoides karakaschi (Renngarten,1926) -  Valanginien, Nautschni, Sud Ouest Krim, Ukraine 14 mm

 
 
 

 

Genre Camerogalerus  Quenstedt,1873

Espèce type  Galerites cylindricus Lamarck, 1816

Animaux sans vertèbres, p.23

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Aptien - Maastrichtien

Syn. 

  • Pithodia Pomel, 1883, p.75.  ; synonyme objectif plus récent.

  • Pseudodiscoides Lambert & Thiery, 1914, p. 282 ; synonyme objectif plus récent.

  • Dixonia Wagner & Durham, 1964, p.170.  ; synonyme subjectif plus récent.

 
 

Camerogalerus dixoni (Forbes,1850)

 
 

Camerogalerus dixoni (Forbes,1850) - Cénomanien, Maroc, 17 mm

 
 

Camerogalerus dixoni (Forbes,1850) - Cénomanien, Maroc, 20 mm

spécimen tératologique avec ambulacres qui ont été pincés à un moment de la vie de l'oursin (prédation ?)