Insertae sedis

Sont placés ici, tous les genres qui ne peuvent être classés dans les familles existantes, en l'état actuel des connaissances ; et dont les caractéristiques ne suffisent pas à elles seules à créer une famille nouvelle. Lorsque c'est possible, l'ordre à laquelle ils pourraient appartenir est indiqué.


 

Genre Rovasendia  Airaghi, 1901

Echinidi terziari del Piemonte e della Liguria, p.213

Espèce type  Rovasendia canavarii Airaghi, 1901  (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène

 
 
diagnose originale du genre par Airaghi
Echinidi terziari del Piemonte e della Liguria, p.213

XXXI. Gen.  R o v a s e n d i a  nov. gen.

     Genere di piccole dimensioni, oblungo, rigonfio sulla faccia superiore, quasi piano sulla faccia ingeriore. Sommità ambulacrale apostata molto all'avanti. Solco anteriore nullo. Aree ambulacrali pari petaloidee superficiali, le anteriori molto più brevi e molto più divergenti della posteriori. Pori piccoli, leggermente oblunghi e riuniti tra loro da un piccolissio solco. Peristoma mal conservato. Periprocto ovale, allungato, posto alla sommità della faccia posteriore. Apparecchio apicale piccolo, fornito da quattro pori genitali. Fascioli invisibili. Tubercoli piccoli e uniformi.

 

     Questo genere si distingue dal genere Spatangus per gli ambulacri affatto superficiali, per la mancanza di un solco anteriore ; dal genere Hypsospatangus che è pure fornito di ambulacri superficiali e  senza solco anteriore, per la sua forma molto più piccola, oblunga, stretta e alta, ovolare, e per i tubercoli uniformi. Le sue piccole dimensioni adunque, l'assenza del solco anteriore, gli ambulacri pari petaloidei e tutto affatto superficiali, sono le caratteristiche di questo nuovo genere che va ad aumentare la famiglia degli Spatangidi.

 

Rovasendia canavarii Airaghi, 1901

 
 
diagnose originale de l'espèce par Airaghi
Echinidi terziari del Piemonte e della Liguria, p.213
 

1. Rovasendia Canavarii n. f. - Tav. XXVII [IX], fig. 10.

     Forma di piccole dimensioni, oblunga, stretta, ovolare, colla faccia superiore alquanto alta, quella inferiore quasi piana.

     Sommità ambulacrale spostata all'avanti. Solco anteriore nullo. Aree ambulacrali pari petaloidee, tutto affatto superficiali, chiuse alla loro estramità libera, ineguali, le posteriori molto più lunghe et ravvicinate tra loro che non le anteriori, disposte quasi transversalmente secondo l'asse longitudinale dell'echino. Zone porifere piccole, composte da pori piccoli, oblunghi, riuniti a paia da un piccolissimo solco ; zone interporifere strette quanto una zone porifera. Peristoma mal conservato. Periprocto ovale, allungato, posto alla sommità della faccia posteriore. Apparecchio apicale piccolo, fornito da quattro pori genitali. Fascioli invisibili. Tubercoli piccoli e uniformi.

dimensioni

          Altzza .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  mm.   5

          Diametro antero posteriore .  .  .  .  .  .  .  .   "    12

                "       transversale  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .     "      8

 

       Questa piccola forma, di cui sonosco un solo esemplare, si distingue facilmente tra le altre per le sue piccole dimensioni, per la mancanza del solco anteriore, per gli ambulacri pari petaloidei e tutto affatto superficiali.

     Bartoniano. - Gassino (Rovasenda)

       

Planche XXVII (extrait)

   
 
 

Rovasendia canavarii Airaghi, 1901 - Eocène, Lutétien, Alicante, Espagne, 14 mm

 
 

 
 

Genre Stenonaster  LAMBERT, 1922

pro Stenonia Desor, 1858, Synopsis des échinides fossiles, p.333 (non Gray, 1853)

pro Stenocorys Lambert & Thiery, 1917, p.3 (non Burmeister, 1835)

Note sur quelques genres nouveaux d'échinides, p.114

Espèce type  Stenonia tuberculata Desor, 1858  (désignation originale)

Synopsis des échinides fossiles, 1858, p. 333

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Sénonien (sensu lato)

 
 
description du genre par Lambert

Revue critique de paléozoologie, 26e année, p. 144

 

Genre : STENONASTER Lambert, Rev. crit. paléozol.

26e ann., p. 114 ; 1922

     Test épais, subconique, sans sillon antérieur, à plastron étroit, amphisterne, mais avec sternales très inégales (1). Ambulacres subpétaloïdes, homogènes, à pétales suprficiels, ouverts, composé de pores en chevron ; péristome subpentagonal, très excentrique ; apex ethmophracte ; pas de fasciole.

     Type : S. tuberculatus Defrance (Ananchytes) de la Scaglia, 1071, p.67, pl. 807 et 548, p.38, pl. 1, fig. 1-2.

     Synonymie : stenonia Desor, 397, p. 333 ; 1858 (non Gray, 1853) - stenocorys Lambert et Thiéry, Note sur q. q. Holasteridae, p. 3 ; 1917 (non Stenocoris Burmeister, 1835 nec Rambur, 1839).

     Une autre espèce de niveau non précisé : S. Morgani Gauthier, 557, p. 123, pl. 18, fig. 6-9.

 
modificatif nomenclatural de diagnose originale du genre par Lambert (cf. diagnose de Stenocorys in Lambert & Thiery 1917, p.3)

Note sur quelques genres nouveaux d'échinides, 1922, p.114

 

     J'indiquais que le terme Stenocorys Lambert et Thiery devait remplacer Stenonia Desor (1858, non Gray, 1843) ; mais il existe déjà un Genre Stenocorys Burm, 1835, et je propose pour l'Echinide le terme Stenonaster ; la Sous-Famille - dont ce Genre était le type - devient donc Stenonasteridae.

 

Stenonaster tuberculosus (Desor,1858)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Desor, ainsi que du genre STENONIA
Synopsis des échinides fossiles, 1858, p. 333
 

CXXXe Genre. - STENONIA Desor nov. Gen.

Tab. XXXIX. fig. 10.

     Grands oursins coniques, à périprocte infra-marginal, à péristome bilabié, et ambulacres égaux, ayant en un mot les caractères essentiels des Ananchytes, hormis l'appareil apicial qui est compact, au lieu d'être allongé. Les plaques ambulacraires n'ont guère que la moitié de la hauteur des plaques interambulacraires.

     Une seule espèce de la craie supérieure.

     Nota. L'espèce qui sert de type à ce genre est très facilement reconnaissable à son test très épais et à son apparence bombée, résultant de la convexité de ses plaques ambulacraires et interambulacraires, ce qui, d'après l'observation de M. d'Orbigny, leur donne l'aspect de petits pavés usés. Ce caractère, quelque frappant qu'il soit, ne serait cependant pas suffisant pour justifier l'établissement d'un nouveau genre, s'il ne se trouvait combiné avec un autre caractère de la plus haute importance, tiré de la structure de l'appareil apicial, c'est que les plaques ocellaires sont rejetées dans les angles des plaques génitales ; d'où il résulte que l'appareil entier, au lieu d'être allongé, est au contraire compact, comme dans les vrais Spatangoïdes. C'est le seul exemple de cette structure dans la tribu des Ananchydées.

     Comme l'espèce type paraît être particulière à la craie supérieure d'Italie, nous nous faisons un plaisir de dédier ce genre à la mémoire de Stenon, le paléontologiste du 16e siècle, qui le premier a consacré un soin particulier à l'étude des fossiles d'Italie.

 

     Stenonia tuberculata Desor (Tab. XXXIX, fig. 10). - Syn. Ananchytes tuberculata Defr. Dict. Sc. nat. 2e suppl. p. 41. No. 3. - d'Orb. Paléont franç. Echin. p. 67. Tab. DCCCVII. Voir pour les caractères à l'article du genre.

     S. 64

     Scaglia du Vicentin, des Alpes vénitiennes, Monte di Magre.

     Coll. Deluc, Defrance, Mus. Berne, Coll. Michelin.

Planche XXXIX (extrait)

   
 
 

Stenonaster tuberculosus (Desor,1858) - Coniacien, Murcia, Espagne, 47 mm

 
 
 

 
 

Genre Trachyaster  Pomel, 1869

Echinodermes et de leur classification, pour servir d'introduction à l'étude des fossiles, p. XIV

Espèce type  Trachyaster globosus Pomel, 1869  (désignation subséquente de Pomel, 1883, Classification méthodique et genera des échinides vivants & fossiles, p.38)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène

 
 
diagnose originale du genre par Pomel

Echinodermes et de leur classification, pour servir d'introduction à l'étude des fossiles, 1869, p. XIV

 

     Un second type à ambulacres plus ou moins inégaux  comprend trachyaster, qui est un hemiaster à tubercule madréporique prolongé en arrière et à tubercules dorsaux serrés et obliques (voy. T. globosus, A. Pl. IX, fig. 9-13).

 
description du genre par Pomel

classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, 1883, p.38

 

     Trachyaster Pom. globuleux à apex excentrique en arrière. 4 pores génitaux. Ambulacre antérieur simple dans un sillon peu profond, effacé en avant, émarginant ou non l'ambitus ; pétales déprimés, inégaux, ovales ou oblongs, les antérieurs parfois un peu flexueux au sommet. Fasciole péripétale anguleux. Péristome labié peu rapproché du bord ; périprocte au sommet du côté postérieur, surmontant une dépression plus ou moins marquée ; tubercules serrés. Le type est fossile du miocène supérieur ; il faut y réunir la plupart des Hemiaster tertiaires comme H. nux, H. digonus, H. rotundus, etc., qui ont le madréporide prolongé entre les ocellaires postérieures et probablement H. gibbosus et H. zonatus vivants.

 
description du genre par Cotteau

Paléontologie française, terrains éocènes, tome 1, p. 400

 

8e Genre. - trachyaster, Pomel, 1883.

   

     Test de taille moyenne, subcirculaire, plus ou moins renflé en dessus, tronqué en arrière, légèrement bombé en dessous. Sommet ambulacraire subcentral. Sillon antérieur assez fortement creusé près du sommet, très atténué vers l'ambitus, nus à la face inférieure. Aire ambulacraire impaire droite, formée de petits pores disposés par paires obliques, plus ou moins espacées. Aires ambulacraires paires excavées, peu flexueuses, inégales, les aires antérieures très divergentes et beaucoup plus longues que les autres. Zones porifères composées de pores étroits, allongés, diminuant très sensiblement de dimension près du sommet. Tubercules crénelés et perforés, développés surtout à la face inférieure et dans la région antérieure. Péristome semicirculaire, labié, excentrique en avant. Périprocte allongé dans le sens du diamètre antéro-postérieur, s'ouvrant au sommet de la face postérieure. Appareil apical muni de quatre pores génitaux ; plaque génitale madréporiforme traversant l'appareil et se prolongeant un peu au delà des plaques ocellaires postérieures. Fasciole péripétale unique.

     Rapports et différences. - Le genre Trachyaster a été établi par M. Pomel, en 1883 ; il se distingue des véritables Hemiaster du terrain crétacé par le développement de la plaque madréporiforme qui traverse l'appareil et se prolonge un peu au delà des plaques ocellaires postérieures. Ce caractère perd assurément de sa valeur depuis que M. Gauthier a démontré que, chez certaines espèces

 

d'Hemiaster crétacés, la plaque madréporiforme, variant dans sa disposition et son étendue, pénétrait plus ou moins profondément dans l'appareil apical et séparait quelquefois les plaques génitales postérieures, arrivant jusqu'aux dernières plaques ocellaires. M. Pomel indique, comme un des caractères essentiels de ce genre, la présence de quatre pores génitaux, et il cite parmi les types l'Hemiaster nux, que nous décrivons plus loin. Ainsi que l'a reconnu M. Munier-Chalmas, c'est par suite d'une erreur que l'appareil apical de cette espèce a été représenté jusqu'ici comme muni de quatre pores génitaux ; en réalité, il n'en renferme que deux, et c'est avec raison que M. Munier-Chalmas en a fait le type du genre Ditremaster, que nous avons adopté.

     Le genre Trachyaster, tel qu'il nous paraît devoir être circonscrit, renferme deux espèces du terrain éocène de la France.

 
 
 

Trachyaster almeras Cotteau,1889 - Eocène, Alicante, Espagne, 23 mm