Mellitidae

Stephanini, 1911, p.749

Genre type : Mellita Cotteau, 1866

Description succinte de la famille : Cloisonnements internes. Pétales très bien développés, fermés ou quasi fermés distalement. Sillons nourriciers très bien développés et très subdivisés.Ambulacres et interambulacres de même largeur. Périprocte sur la face orale, entre le péristome et la lunule anale. Présence  d'indentations perradiales profondes ou de lunules dans les ambulacres.

 

 


 
 

Genre   Encope Agassiz, 1841

Monographies d'échinodermes, deuxième livraison contenant les scutelles

Espèce type  Encope grandis Agassiz, 1841, par désignation originale.

Monographies d'échinodermes, deuxième livraison contenant les scutelles, p.57

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Miocène - Actuel

Syn. 

  • Moulinia Agassiz, 1841, p.139.; espèce type : Scutella  cassidulina Desmoulins,1837 ; synonyme subjectif plus récent 

  • Echinoglyphus Gray, 1852, p.37.; espèce type : Scutella  emarginatus Leske,1778 ; synonyme subjectif plus récent 

  • Ravenellia Lutken, 1864, p.168.; espèce type : Scutella  macrophora Ravenel,1843 ; synonyme subjectif plus récent 

  • Macrophora Conrad, 1865, p.134.; espèce type : Scutella  macrophora Ravenel,1843 ; synonyme subjectif plus récent 

 
 

Encope grandis Agassiz ,1841 - Miocène, Californie, 110 mm

 
 

Encope angelensis Durham , 1940- Miocène supérieur, Californie, 95 mm

 
 
 
 

Encope californica (Verril,1870) - Miocène supérieur, Californie, 93 mm

 
 
 
 

Encope carmenensis Durham,1940 - Miocène, Californie, 85 mm

 
 
 
 

Encope emarginata (Leske,1778)

 
 
diagnose de l'espèce par Agassiz
Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, des Scutelles, 1841, p.47
 

I. Encope emarginata Agass.

Tab. 10

Syn. Scutella emarginata Lam. T. 3, p. 279, N°3. - E. Desl. Enc T, 2, p. 675, N° 3. - Encycl. méth. pl. 150, f. 1, 2. - DeBl. Dict. sc. nat. T. 48, p. 224. - DeBl. Zooph. p. 201. - Agass. Prodr. Echin. p. 188. - DesMoul. Tabl. syn. p. 222, N° 5.

     Echinodiscus emarginatus Leske, N°53, p. 200, pl. 50 ; f. 5, 6.

     Echinus emarginatus L. Gm. p. 3189.

     Grand oursin de mer étoilé. Kl. Gall. suppl. du Cab. de Réaumur ; p. 231, 232, pl. 225, f. A. et pl. 26, f. B.

     Echinoglycus frondosus. Van Phelsum, p. 34.

 

     Quoique très rare dans les collections, cette espèce est cependant connue depuis long-temps des naturalistes. Sa forme est subcirculaire en avant et plus ou moins tronquée en arrière. Le diamètre transversal et le diamètre longitudinal ont sensiblement les mêmes dimensions. L'épaisseur égale à peu près le sixième de la longueur (fig. 3). La surface

 

 allongé

Extrait planches 10a et 19a d'après Agassiz

 

 

 
 
 

Encope emarginata (Leske,1778) - Pliocène, Waccama formation, Caroline du Sud, 115 mm

 
 
 
 

Encope emarginata (Leske,1778) - Juvénile, Pliocène, Pinecrest formation, Californie, 35 mm

 
 
   
 
 

Encope micropora (Agassiz,1841)

 
 
diagnose de l'espèce par Agassiz
Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, des Scutelles, 1841, p.50
 

III. Encope micropora Agass.

Tab. 10 a, fig. 4-8 et Tab. 19 a, fig. 7.

     Très-voisine à bien des égards de l'E. emarginata, cette espèce n'en diffère que par quelques caractères en apparence peu importans, mais qui n'en sont pas moins des caractères spécifiques, attendu qu'on les retrouve invariablement dans tous les individus. Ces caractères sont : 1° la petitesse de la lunule de l'aire interambulacraire impaire, que rappelle le nom micropora ; 2° lar largeur considérable des pétales ambulacraires, qui s'arrondissent fortement à  leur extrémité, sans cependant se fermet complètement. L'espace compris entre les zones porifères de chaque pétale est notamment plus large que ces zones elles-mêmes, surtout dans les pétales antérieurs ; 3° la forme de la rosette apiciale, qui est moins grande que dans l'E. emarginata. Les pores génitaux sont aussi en général plus rapprochés, quoique placés à  l'extrémité des rayons du corps madréporiforme. Ce dernier est d'un aspect spongieux comme dans toutes les espèces d'Encopes (fig. 6). Les trous ocellaires sont excessivement petits, mais cependant visibles même à  l'oeil nu. L'épiderme, finement granulaire, présente, sous un fort grossissement, les deux sortes de tubercules qu'on retrouve dans presque toutes les Scutelles, les tubercules spinifères, qui sont distinctement perforés et mamelonnés, et les tubercules miliaires qui entourent ces derniers et sont très-nombreux (voy. fig. 8). Dans les zones porifères des pétales ambulacraires, les tubercules spinifères forment des séries transversales très-régulières, séparées par les sillons transverses (voyez fig. 7). La face inférieure ne présente rien de particulier : c'est la même disposition des sillons et des tubercules que nous avons décrite dans l'espèce précédente. L'ouverture buccale est petite et circulaire. L'anus est pyriforme et

 

 allongé dans le sens du diamètre longitudinal et le diamètre transversal sont sensiblement égaux. Le bord postérieur est un peu plus tronqué dans les vieux exemplaires que dans les jeunes. La fig. 5 représente le profil ; la plus grande épaisseur est vers le bord antérieur.

     La fig. 7 de Tab. 19 a représente la cavité intérieure, telle que nous l'avons décrite à  l'article du genre (voy. pag. 46). La différence spécifique de cette espèce d'avec l'E. emarginata est encore confirmée par le trajet du canal intestinal, dont les contours sont bien plus nombreux, notamment sur le flanc droit.

     Je possède plusieurs exemplaires de cette espèce, qui m'ont été donnés par M. Stokes ; mais il n'en est aucun dont l'origine me soit connue. Leur teinte paraît, à  l'état vivant, d'un brun foncé, à  en juger d'après quelques traces qui en sont conservées.

Extrait planches 10a et 19a d'après Agassiz

 

 
 

Encope micropora (Agassiz,1841) - Miocène, Californie, 104 mm

 
 
 
 

Encope tamiamiensis Mansfield ,1932 - Pliocène, Californie, 88 mm

 
 

Encope tamiamiensis Mansfield ,1932 - Pliocène, Californie, 58 & 54 mm, spécimens pathologiques

 
   
 

 
 

Genre   Leodia Gray, 1851

New genera and species of Scutellidae and Echinolampidae, p.36

Espèce type  Leodia richardsoni Gray, 1851, par désignation originale.

ibid.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pliocène - Actuel

 
 
 

Leodia caroliniana (Ravenel1841)

 
 

Leodia caroliniana (Ravenel)

Plate 19, figures 1-3

Scutella caroliniana Ravenel, 1841, Acad. Nat. Sci. Philadelphie Jour., ser. 1, v. 8, p. 333, text fig.

Mellita caroliniana (Ravenel). Ravenel, 1848, Echinidae, Re-cent and fossil, of South Caroline, p. 4.

Mellita caroliniana (Ravenel). Tuomey and Holmes, 1857, Pleiocene fossile of South Caroline, p. 8, pl. 1, fige. 4, 4a-b.

Mellita caroliniana (Ravenel). Clark and Twitchell, 1915, U. S. Geol. Survey Mon. 54, p. 204, pl. 91, figs. la-b ; pl. 92, figs. la-b.

Leodia caroliniana (Ravenel). Cooke, 1942, Jour. Paleontology, v. 16, no. 1, p. 23.

     The following description is based on Tuomey and Holmes' figures, which appear to be accurate : Horizon­tal outline subcircular or subtrigonal, slightly wider be­hind; upper surface nearly flat; lower surface flat. Apical system central with a large star-shaped madre­porite and four ( ?) genital pores. Petals nearly equal in length, lanceolate, extending more than halfway to the margin. One small lunule in each ambulacrum between the petals and the margin, a sixth much larger lunule in the posterior interambulacrum. Peristome central, circular, small, Periproct small, pear shaped, midway between the peristome and the posterior lunule. Food grooves forking near the peristome and having several lateral branches.

Length about 53 mm; width about 55 mm ; height about 5 mm. Tuomey and Holmes report fragments twice as large.

 

 

Occurrence.-South Carolina : The Grove Plantation, Cooper River 5 miles northwest of Wando ; Goose Creek ; Wadmalaw River (fide Tuomey and Holmes).

Geologic unit.- Late Miocene.

Type.-Unknown, possibly Charleston (S. C.) Museum.

Remarks.-This species has proportionately longer petals than Leodia sexiesperforata, and its food grooves form a different pattern, diverging nearer the peristome.

A Leodia measuring 113 mm in diameter probably represent­ing Leodia earoliniana was obtained by Dr. J. McGonigle from the Miami oolite of Pleistocene age at a golf course near Miami, Rla. (USGS 4867, T. W. Vaughan). Another larger specimen, 127 mm in diameter, from the Yorktown formation of Miocene age at Days Point, James River, west of the month of Pagan Creek about 4 miles north of Smithfield, Va. (USGS 16920, G. C. Barclay) is too heavily coated with hard matrix to be identilied with certainty.

Extrait planche 19

 

 

 
 
 

Leodia caroliniana (Ravenel1841) - Pliocène inférieur, base fm Wacamaw, Shalotte, Cté de Brunswick, Caroline du nord, U.S.A., 54 mm