Neolampadidae

Lambert, 1918, p.12

Genre type : Neolampas Agassiz, 1869

synonymie succinte :

Pliolampadidae Kier, 1966, p.192 (pars.)

Neolampadina Philip, 1963, p.725

Neolampadoida Durham & Wagner, 1966, p.(U)628

Description succinte de la famille : Appareil apical tetrabasal ou monobasal, avec deux à trois pores génitaux. Présence de bourrelets péristoméaux assez bien marqué

 

 


 
 

Genre   Oolopygus d'Orbigny, 1857

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, Echinodermes irréguliers.

Espèce type  Oolopygus pyriformis (Leske,1778), désignation subséquente par Cotteau, in ibid., p.458

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Maastrichtien - Miocène

Syn. 

  • Hypsopygaster Bajarunas, 1915, p.230. Espèce type : Hypsopygaster ungosensis Bajarunas, 1915 ; synonyme subjectif plus récent

 
 

Diagnose originale du genre par d'Orbigny

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, Echinodermes irréguliers, p.458

 

18e Genre, OOLOPYGUS, d'Orb., 1857 (2).

     Catopygus (pars) Agassiz.

     Caractères. Appareil génital et ocellaire formant un ensemble subcirculaire, composé de quatre plaques génitales très-petites et perforées ; la plaque antérieure de droite est quelquefois marquée d'un trou beaucoup plus petit, elle se prolonge, comme dans les Catopygus, au milieu de l'appareil en protubérance polypiforme; en arrière se montre une cinquième plaque génitale moins développée que les antres et non perforée. Les plaques ocellaires sont presque aussi larges que le% plaques génitales et aboutissent directement sur le corps madréporiforme. Coquille ovale, oblongue, subcylindrique, à sommet excentrique en avant. Dessous plat ou même un peu renflé. Bouche pentagone, allongée dans le sens du diamètre antéro-postérieur, s'ouvrant à fleur du test, entourée de cinq bourrelets saillants , alternant avec les pores buccaux et formant une rosette très-apparente. Anus ovale ou rond, placé tout à fait en arrière, au sommet d'une area verticale droite. Ambulacres subpétaloïdes, très-étroits, composés de pores égaux, arrondis, non conjugués, disposés par paires obliques. Tubercules très-petits, non scrobiculés, plus gros à la face supérieure qu'en dessus, toujours accompagnés de granules fins, serrés, homogènes.

     Rapports et dilférences. Ce genre a été jusqu'ici confondu avec les Catopygus dont il présente la physionomie générale; il s'en distingue cependant par un caractère important : les pores ambulacraires, au lieu d'être inégaux et conjugués, sont simples, égaux et arrondis comme dans les Caratomus , très-rapprochés les uns des autres et forment par cela même une zone porifère fort étroite. L'appareil génital et ocellaire offre en outre un aspect singulier ; tandis qua trois des pores génitaux sont largement ouverts et entourés d'un bourrelet saillant, le quatrième est

 

dépourvu de bourrelet et remarquable par sa petitesse; nous necroyons pas, cependant, devoir insister sur ce caractère qui ne paraît pas se reproduire dans toutes les espèces du genre, mais qui, sans doute, est spécial à l'Oolopygus Bargesii, peut-être même à l'échantillon figuré.

Résumé géologique sur les Oolopygus.

     Les deux espèces d'Oolopygus que nous connaissons sont propres exclusivement aux terrains cretacés moyen et supérieur.

     L'O. Bargesii provient de l'étage cénomanien et jusqu'à présent est spécial au bassin méditerranéen. L'O. pyriformis appartient à l'étage sénonien et au bassin anglo-parisien.

(2) Les notes de d'Orbigny relatives au genre Oolopygus manquent complètement. Nous le regrettons d'autant plus que ce type nouveau ne figure pas dans le tableau des genres de la famille des Echinobrissidées et qu'aucune diagnose n'a été publiée par l'auteur. Nous avons cherché à y suppléer en étudiant avec soin les planches de l'atlas et les échantillons eux-mêmes qui ont été figurés. Mais peut-être quelques-uns des caractères qui avaient engagé d'Orbiguy à établir cette nouvelle coupe générique nous ont-ils échappé. (Id.)

 

 
 

Oolopygus pyriformis (Leske,1778)

 
 

Description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, Echinodermes irréguliers, p.457

 

No 2302. Oolopygus pyriformis, d'Orb., 1855.
Pl. 977.

   

     Longueur, 27 millimètres; largeur, 21 millimètres; hauteur, 16 millimètres.

     Coquille oblongue, arrondie en avant, anguleuse et sub­rostrée en arrière, ayant sa plus grande hauteur en arrière du sommet et son plus grand diamètre transversal un peu en deçà du tiers postérieur. Dessus arrondi en avant, subdéprimé au milieu, s'abaissant en courbe régulière jusqu'à l'anus; profil transversal, régulièrement convexe : sommet apicial excentrique en avant. Dessous presque plat, légèrement ondulé par des sillons et des saillies intermédiaires; l'interambulacre postérieur plus renflé que les autres s'abaisse en un rostre qui correspond à l'aréa anale. Bouche pentagone, allongée dans le sens du diamètre antéro-postérieur, entourée de bourrelets et de pores buccaux formant une rosette très-visible. Anus arrondi, placé fort bas, sous une saillie apparente même de la face inférieure. Ambulacres à peine pétaloïdes, très-étroits vers le sommet, s'élargissant d'une manière sensible en se dirigeant vers le pourtour; zones porifères formées de pores égaux, arrondis, très-rapprochés les uns des autres et disposés par paires obliques. Tubercules non scrobiculés, serrés et très-petits à la face supérieure, plus gros et plus espacés en dessous.

     Rapports et différences. Cette espèce ne saurait être confondue avec l'O. Bargesii ; elle s'en distingue d'une manière bien nette par sa face postérieure anguleuse et rostrée, par son anus placé beaucoup plus bas, par sa base marquée de sillons et de saillies plus ou m'oins apparentes.

     Localité. Elle est propre à l'étage sénonien et se rencontre à Maestricht associée au Catopygus pyryformis ; elle n'y est pas rare.

 

     Histoire. Décrite et figurée par Goldfuss sous le nom de Nucleolites pyriformis, cette espèce a reçu plus tard de M. Agassiz la dénomination de Catopygus tenuiporus. En lui restituant le nom le plus ancien, nous en avons fait le type de notre genre Oolopygus.

     Explication des figures. Pl. 977, fig. 1, grandeur naturelle; fig.. 2, coquille grossie, vue en dessus; fig. 3, dessous ; fig. 4, profil longitudinal; fig. 5, profil transversal ; fig. 6, pores buccaux grossis; fig. 7, moule intérieur grossi, vu en dessus ; fig. 8, le même vu en dessous. De notre collection.

planche 977 (extrait)

   
 
 

Oolopygus pyriformis (Leske,1778) - Maastrichtien, Vroenhafen, Limburg, Belgique, 22 mm

 
 
 

 

Genre   Pliolampas Pomel, 1888

Notes d'échinologie synonymique, p.446

Espèce type  Echinolampas gauthieri Cotteau, 1880, par monotypie.

Echinides nouveaux ou peu connus, p.227

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène - Miocène

Syn. 

  • Breynella Gregory, 1891, p.600. Espèce type : Pygorhynchus vassalli Wright, 1855 ; synonyme subjectif plus récent

  • Milletia Duncan, 1891, p.191. Espèce type : Echinolampas elegantulus Cotteau, 1883 ; synonyme subjectif plus récent

 

 
 
 

Pliolampas vassalli (Wright, 1855)

 
 

Diagnose originale de l'espèce par Wright

On fossil echinoderms from the Island of Malta, p. 112, 1855
 

 Pygorhynchus Vassalli, Wright, n. sp.

Test oblong, wider behind than before ; interambulacrum produced into a caudal elongation ; petaloid portions of the ambulacral areas narrow and short ; sides tumid ; anus small, round, nearer the inferior border than the dorsum, with a projecting beak-like process arching over its upper border, and an oblique truncature of the lower part of the border below ; base slightly concave ; mouth pentagonal, nearly central ; oral lobes small ; rays of the poriferous star around the margin short.

     Dimensions. - Antero-posterior diameter 13/20 inch, transverse diameter 7/10ths of an inch, height nearly 6/10ths of an inch. Most of the specimens average only from one-half to two-thirds of these dimensions. The large specimen before us is the most perfect we have examined.

     Description. - This small Urchin has an oblong form ; it is rounded before, a little enlarged towards the junction of the middle with the posterior third, which is produced into a caudal process. The sides are tumid, and the upper surface is flattened ; the petaloid portions of the ambulacras areas are nrrow and short, and form only a star on the dorsum ; the single and postero-lateral areas are nearly alike in width and length ; the antero-lateral pair are rather wider and shorter, they are 7/20ths of an inch in length, and are slightly curved forwards and outwards ; their poriferous zones contain eighteen pairs of pores, arranged in narrow rows, and not united by any apparent slit. The postero-lateral areas are 8/20ths of an inch in length, and their zones contain twenty pairs of pores; these areas are directed much backwards, which makes the width of the lateral interambulacra proportionally greater. The apical disc is nearly central, but nearer the anterior border ; it has four large genital pores, and five well-marked eye-holes. The single ambulacrum is almost identicalin length and width with theposterior pair ; the apices of all the ambulacra are rather rounded than landeolate. The lateral interambulacra we have said are very wide, but the single interambulacrum is narrow, and forms a conspicuous prolongation of beak-like process, which arches over the upper border of the round anal opening, situated rather below the middle of the posterior border, in an oblique truncature of the test : this beak-like process

 

is not seen in the small specimens before us ; it would therefore appear to be a character of the adult condition only. The base is slightly concave towards the mouth, which is situated nearer the anterior border ; it has a pentagonal form, with five small oral lobes covered with tubercles ; between them, the temrinations of the ambulacra form five short poriferous petals. The tubercles on the upper surface are small and irregularly disposed on the plates ; those on the base are a little larger, especially in the vicinity of the mouth.

     Affinities and differences. - This species resembles Catopygus fenestratus from the upper chalk of Ciply, Belgium, but is distinguished from it by having the sides more tumid and the upper surface flatter ; the posterior border is likewise more produced ; it distinctly differs from it however in having the base slightly concave, and the oral lobes less developed. It differs from Nucleolites (Pygorhynchus) subcarinatus, Goldf., from the middle tertiaries of Bünde, in having more tumid sides, a less concave base, and a different form of the anal opening. From the very brief notice of Catopygus conformis, Desor, from the tertiaries of Orglande, it is impossible to form any idea how far it may resemble that form, at it is neither figured nor described, but merely entered in the "Catalogue raisonné" with this remark : "Mais l'anus est un peu plus bas, et la face supérieure plus surbaissée."

     Locality and stratigraphical position. - Collected from bed No. 1, Malta, where it is extremely rare. Specimens are in the collection of the Geological Society, the Jermyn Street Museum, and the cabinet of Earl Ducie. We dedicate this species to Dr. Vassalo of Malta, under whose judicious care and continued research the public collection of Maltese fossils has been greatly enriched.

 

 
 

Pliolampas vassalli (Wright, 1855) - Lower Globigerina limestone, Malte, 21 mm

 
 
 
 

Pliolampas vassalli (Wright, 1855) - Miocene, Albacete, Espagne, 22 mm

 
 
 
 

Pliolampas vassalli (Wright, 1855) - Miocene, Albacete, Espagne, 25 mm

 
 
 
 

Pliolampas vassalli (Wright, 1855) - Pliocene, Norna, Albacete, Espagne, 22 mm

 
 
 

 
 

Genre   Studeria Duncan, 1891

A revision of the genera and great groups of the Echinoidea, p.185

Espèce type  Catopygus elegans Laube, 1869, par monotypie.

Ueber einige fossile Echiniden von den Murray Cliffs in Sud-Australien, p.8

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Oligocène - Actuel

Syn. 

  • Hypselolampas Klark, 1917, p.104. Espèce type : Studeria recens Agassiz, 1879 ; synonyme subjectif plus récent

  • Tristomanthus Bittner, 1892, p.41. Espèce type : Nucleolites subcarinatus Goldfuss, 1826, p.42 ; synonyme subjectif plus récent

 

description du genre par Kier

Revision of the cassiduloid echinoids, p.216 (extrait de)

 

Genus STUDERIA Duncan

Studeria Duncan, 1891. Journ. Linn. Soc. (Zool.), vol. 23, p. 185. Type species by monotypy, Catopygus elegans Laube.

Synonyms : Hypselolampas Clark ; Phaleropygus De Loriol ; Tristomanthus Bittner.

generic description

     Small to medium, elongate, smoothly rounded anterior margin, pointed or slightly truncated posterior, adorally depressed around peristome, moderately inflated ; apical system anterior, monobasal, three genital pores, no pres in left anterior genital plate ; petals long, straight, extending almost to margin, open, adjacent pore pairs widely spaced, ambulacral plates beyond petals single pored ; periproct marginal, longitudinal, slight groove extending adorally ; peristome anterior, slightly higher than wide ; bourrelets very strongly developed, inflated ; phyllodes slightly widened, single pored, with few pores ; buccal pores present ; tubercles slightly larger adorally, no naked, granular zone in interambulacrum 5.

     Comparison with other genera. - Studeria is very similar to Pliolampas, as both genera have open petals, usually three genital pores with no pore in the left anterior genital plate, similar phyllodes, and a higher than wide peristome. Studeria

 

differs in having a marginal periproct, and more developed bourrelets. Perhaps these differences are not of sufficient importance to warrant maintenance of Studeria.

     Remarks. - Mortensen (1948, p. 234), along with many earlier workers, considered Studeria recens A. Agassiz as the type species of Studeria. However, as Duncan mentions only one species, S. elegans, in his original description of this genus, S. elegans must be the type species by monotypy.

     I have been unable to find any specimens of the type species but include below a description of a very similar species, S. subcarinatus (Goldfuss).

     Range and distribution. - Oligocene to Recent of Europe, Egypt, and Australia.

 

 
 

Studeria elegans (Laube, 1869) - Miocène inférieur, Mannum formation, Mypolonga, Australie du Sud, 16 mm

 
 

(Coll. J.F. D.) Studeria elegans (Laube, 1869) - Miocène inférieur, Mannum formation, Murray River, Australie du Sud, mm

 

spécimen central incliné : vue plongeante 3/4

 

Studeria elegans (Laube, 1869) - Oligocène, Alicante, Espagne, 25 mm

 
 

Studeria subcarinata (Goldfuss,1826) - Oligocène, Alicante, Espagne, 24 mm

 
 

Studeria subcarinata (Goldfuss,1826) - Oligocène, Alicante, Espagne, 22 mm

 
 

Studeria subcarinata (Goldfuss,1826) - Oligocène, Westphalie du Nord, Allemagne, 31 mm

 
 

Studeria spratti (Wright,1864) - Upper Globigerina limestone, Phosphorite conglomerate bed, Malte, 15 mm

 
 

Studeria spratti (Wright,1864) - Miocène, Gozo, Malte, 24 mm