Nucleolitidae

Agassiz & Desor, 1847

Genre type : Nucleolites Lamarck, 1801

Description succinte de la famille : En général plus large en arrière qu'en avant. Zones marginales arrondies et épaisses. Système apical tétrabasal. Pétales longs et ouverts, pores conjugués et pore externe élargi transversalement. Tubercules perforés et crénelés.

 

 


 

Genre   Nucleolites Lamarck, 1801

Système des animaux sans vertèbres, p.36

Espèce type  Nucleolites scutatus Lamarck, 1816  Animaux sans vertèbres, p.36

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bathonien - Cénomanien

Syn. 

  • Echinobrissus Gray, 1825, p.429 ; espèce type : Nucleolites scutatus Lamarck,1816, p.36 ; synonyme objectif

  • Lophopygus Pomel, 1883, p.57 ; espèce type : Nucleopygus cordatus Goldfuss,1826, p.441 ; synonyme subjectif plus récent

  • Cluniculus Pomel, 1883, p.57 ; espèce type : Nucleolites gracilis Agassiz,1840, p.44 ; synonyme subjectif plus récent

  • Holcoepygus Pomel, 1883, p.58 ; espèce type : Nucleolites elongatus Agassiz, 1840, p.44 ; synonyme subjectif plus récent

  • Acromazus Pomel, 1883, p.58,; espèce type : Echinobrissus burgundiae Cotteau,1871, p.259 ; synonyme subjectif plus récent

  • Clitopygus Pomel, 1883, p.58 ; espèce type : Echinobrissus lorioli Cotteau,1871, p.236 ; synonyme subjectif plus récent

  • Taphropygus Pomel, 1883, p.59 ; espèce type : Nucleolites subquadratus Agassiz,1839, p.41 ; synonyme subjectif plus récent

  •  Anthobrissus Pomel, 1883, p.60,; espèce type : Nucleolites cerceleti Desor in Ag. & Desor,1847, p.155 ; synonyme subjectif plus récent

  • ? Heteronucleus Lambert, 1911, p.184 ; espèce type : Heteronucleus peroni Lambert,1911 ; synonyme subjectif plus récent

  • Baudhuinipygus Vadet, 1997, p.76,; espèce type : Echinobrissus haimii Wright,1859, p.353 ; synonyme subjectif plus récent

 

diagnose originale du genre

Système des animaux sans vertèbres, Lamarck, 1816, p.36

Nucléolite (Nucleolites.)

Corps ovale ou cordiforme, un peu irrégulier, convexe.

Ambulacres complets, rayonnant du sommet à la base.

Bouche subcentrale. Anus au-dessus du bord,

Corpus ovatum vel cordatum, convexum, subirregulare.

Ambulacra quique, è vertice ad basim radiatim extensa, non interrumpta.

Os inferum, subcentrale. Anus supra marginem.

 

observations.

Les nucléolites, par la situation de l'anus, ressemblent beaucoup aux cassidules; mais celles-ci ont des ambulacres incomplets qui les distinguent, tandis que les ambulacres des nucléolites rayonnent du commet à la base.

Je n'en connais encore que peu d'espèce qui toutes se trouvent dans l'état fossile.

 

 

Nucleolites micraulus Agassiz, 1839

 
diagnose originale de l'espèce
Description des échinodermes fossiles de la Suisse, première partie, spatangoides et clypéastroides, Agassiz, 1839, p.43

V. Nucleolites micraulus Ag.

Tab. VII, fig.16-18

Ce qui frappe tout d'abord dans cette espèce, c'est la brièveté du sillon postérieur, qui est pour ainsi dire borné à l'ouverture anale. Il ne commence en effet qu'au milieu de l'aire interambulacraire impaire et n'est que très insignifiant au-dessous. Cette circonstance m'a engagé à lui donner le nom ci-dessus.

Les ambulacres sont proportionnellement larges et très apparens, sur toute la surface du test, bien que les pores allongés de la rangée externe de chaque ambulacre ne soient visibles que jusqu'à la moitié de la circonférence, ce qui est au reste le cas de toutes les espèces de Nucléolites. Les ambulacres pairs postérieurs sont légèrement recourbés en dehors, au voisinage de l'ouverture anale, à peu près comme dans le N. subquadratus. L'ouverture anale est

 

subcentrale en avant, ainsi que le sommet ambulacraire qui est placé à l'opposite. Une granulation tuberculeuse très homogène recouvre les aires ambulacraires tout comme les aires interambulacraires.

Cette espèce n'a été signalée jusqu'ici que dans le terrain à chailles du département du Haut-Rhin, où l'exemplaire figuré a été trouvé par M. Gressly, près des frontières de la Suisse. Je n'en connais pas d'exemplaire qui provienne de la Suisse proprement dite ; mais comme le même terrain existe chez nous, il est probable qu'on y découvrira aussi quelque jour les mêmes fossiles. C'est ce qui m'a engagé à envisager par avance le Nucleolites micraulus comme indigène.

 

 

Nucleolites micraulus Agassiz, 1839 - Oxfordien moyen, Ardennes, 28 mm

 
 
       
 
 

Nucleolites micraulus Agassiz, 1839 - Oxfordien, Ardennes, 23 mm

 
 
 
 

Nucleolites quadratus (desor,1856)

 
 

diagnose originale de l'espèce

Synopsis des échinides fossiles, 1856, p. 275

 

     Quadratus Syn. Nucleolites quadratus Mich. Revue et Magaz. de Zoologie 1852. - Espèce trapue, subcarrée, aussi large que longue, épaisse, à périprocte supra-marginal comme le C. Hugii, mais non rostrée et moins ondulée à la face inférieure. Sommet ambulacraire central. Pétales très légèrement renflés.

     V. 54. (Type de l'espèce.)

     Grande Oolite de la Haute-Saone.

     Marnes à Discoïdées (Vésulien) de Frick (Argovie).

     NOTA. S'il est une espèce embarrassante au point de vue générique, c'est bien celle-ci. Aussi n'est ce qu'avec doute que nous la rapportons au genre Clypeopygus. Si l'on venait à démontrer que le péristome est dépourvu de bourrelets et que les pores ne se dédoublent pas dans les phyllodes, peut-être conviendrait-il  de la rapporter de préférence au genre Echinobrissus, malgré sa forme très élargie.

 
 

Nucleolites quadratus (desor,1856) - Kimmeridgien inférieur, Ile de Ré, Charente Maritime, 21 mm

 
 

 

Genre   Asterobrissus de Loriol, 1888

Matériaux pour l'étude stratigraphique et paléontologique de la province d'Angola, p.104

Espèce type  Nucleolites requieni Desor in Agassiz & Desor, 1847, p. 154, par désignation subséquente de Kier, 1962, Revision of the Cassiduloid echinoids, p.78

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien - Aptien

Syn. 

  • Trochalia Pomel, 1183, p.60 ; espèce type : Echinobrissus requienii d'Orbigny ; nomen nudum

 
diagnose originale du genre
Matériaux pour l'étude stratigraphique et paléontologique de la province d'Angola, Choffat & de Loriol, 1888, p.104

Genre ASTEROBRISSUS, P. de Loriol (Trochalia, Pomel).

C'est avec regret que je suis obligé de changer le nom donné par M. Pomel, mais il existe déjà un genre Trochalia, Sharpe, qui a l'antériorité, et qui doit être maintenu ; il comprend des espèces de la famille des Nérinées. Je reproduis ici la diagnose que M. Pomel a donnée de son genre Trochalia : "Pétales plus développés (que dans les Anthobrissus) lancéolés, tendant à se fermer, à pores externes linéaires allongés ; les phyllodes étroites, mais formées de quelques paires dédoublées de pores plus gros, un peu déprimésentre des bourrelets épais, nettement limités, quoique peu saillants.

  Péristome excentrique en avant, pentagonal. Périprocte au sommet d'un sillon dorsal peu profond. Souvent une zone granulée sur la suture longitudinale des assules du plastron. Echinobrissus setifensis, Coq., E. trigonopygus Cotteau, etc." Je crois que M. Pomel a eu raison de séparer ces espèces du genre Echinobrissus ; elles en diffèrent certainement par leurs ambulacres nettement pétaloïdes, formant une étoile distincte, et par leur péristome entouré d'un floscelle nettement déterminé, avec des phyllodes en fer de lance bien caractérisés, séparés par des bourrelets pas très saillants, mais cependant très apparents, et couverts de leur granulation spéciale.
 

Asterobrissus fourteaui (Lambert in demoly,1913) - Aptien, Castellon, Espagne, 21 mm

 
 

 
 

Genre   Pseudosorella Etallon, 1859

Espèce type  Desoria orbignyana Cotteau, 1855, p. 227 (monotypie)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien - Aptien

Syn. 

  • Pseudodesorella Cotteau, 1867, p.325 ; synonyme objectif plus récent

  • Notopygus Pomel, 1883, p.58 ; espèce type Nucleolites amplus Agassiz in Ag. & Desor, 1847 ; synonyme subjectif plus récent

  • Nucleoclypeus de Loriol, 1901, p.33 ; espèce type Neoclypeus syriacus de Loriol, 1901 ; synonyme subjectif plus récent

  • Primipygus Vadet, 2007, p.192 ; espèce type Nucleolites richardsoni Richardson & Talbot-Paris, 1908 ; synonyme subjectif plus récent

 
 
description du genre par Cotteau (Pseudodesorella)
Paléontologie française, terrains jurassiques, 1867, p.325

5e Genre. Pseudodesorella, Etallon, 1859.

Desorella (pars), Cotteau, 1855 ; Desor, 1858.

     Test de taille assez forte, sub-circulaire, ayant le diamètre transversal plus étendu que le diamètre antéro-postérieur, renflé en dessus, sub-pulviné en dessous. Sommet ambulacraire sub-central. Aires ambulacraires sub-péraloïdes à la face supérieure, logées à la face inférieure dans des dépressions apparentes qui aboutissent au péristome. Zones porifères médiocrement développées. Tubercules abondants, serrés, épars, crénelés et perforés, fortement scrobiculés. Granulation intermédiaire fine et homogène. Péristome un peu excentrique en avant, sub-pentagonal, sans bourrelets. Périprocte allongé, aigu, sub-pyriforme, logé dans une dépression très-profonde. Appareil apical compacte, sub-circulaire, composé de quatre plaques génitales et de cinq plaques ocellaires, remarquable par l'énorme développement de la plaque madréporiforme.

     Rapports et différences. - Le genre Pseudodesorella ne saurait être confondu avec aucun autre type. Si sa taille, son périprocte aigu et situé dans un sillon profond, son appareil apical compacte et muni d'une plaque madréporiforme très-étendue rappellent le genre Clypeus, il s'en éloigne d'un

 

autre côté, d'une manière très-positive, par se forme générale plus large que longue, par ses zones porifères faiblement pétaloïdes, par sa face inférieure très-pulvinée, par son périprocte complétement dépourvu de floscelle. Tel qu'il est caractérisé, le genre Pseudodesorella se place naturellement à la fin de la famille des Cassidulidées.

     Histoire. - Le genre Pseudodesorella a été établi par M. Etallon, en 1859, pour recevoir une espèce que j'avais placée dans mon genre Desorella, sous le nom de D. Orbignyana, ne connaissant alors que le moule intérieur qui ne laissait point voir, à la face supérieure, la structure sub-pétaloïde de ses pores ambulacraires. M. Etallon ayant eu à sa disposition un exemplaire parfaitement conservé du coral-rag de Valfin, constata ce caractère important, et retrancha avec raison l'espèce du genre Desorella. Le genre Pseudodesorella, Etallon, a été adopté depuis par tous les auteurs ; il ne renferme qu'une seule espèce très-rare provenant de l'étage corallien.

 

 
 

Pseudosorella richardsoni (Richardson & Talbot-paris,1908)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Richardson & Talbot-Paris

Stratigraphical & geographical distribution of the inferior-oolite echinoids of the west of England, 1908, p.179.

 

Echinobrissus Richardsoni, sp. nov. Pl. XVII., figs. 1a - 1c.

T.l.      Seven-Springs Quarry, near Cheltenham.
H.      [Clypeus-Grit.]
  [About Truellei.]
Colln.      L. Richardson.

     Diagnosis. - Test very depressed - the height being .447 of the diameter. The upper side is notceably flattened. The outlin is subcircular.

     The apical system is sub-central, being slightly displaced towards the posterior margin. The peristome, on the other hand, is considerably displaced anteriorly.

     The ambulacra are petaloid, and possess wide poriferous zones. The pores of the outer row are longer than in most species of Echinobrissus, giving the test a Clypeus-like appearance.

     The anal canal is deep and has steep, straight sides, diverging at an angle of a little over 20°.

 

     The base is irregularly concave.

     Dimensions : - Length, 24 mm. ; breadth, 23.5 mm. ; height, 10.5 mm.

planche XVII (extrait)

   
 

Pseudosorella richardsoni (Richardson & Talbot-paris,1908) - Bajocien, Orne, 18 mm