Pedinidae

Pomel,1883, p.97

Genre type : Pedina Agassiz, 1838

Description succinte de la famille : Apex dicyclique. Ambulacres droits, trigéminés. Les tubercules primaires sont perforés et non crénelés. Les encoches péristoméales sont profondes.

 

 


Genre   Caenopedina Agassiz, 1869

Preliminary report echini, deep water Florida straits, p.256

Espèce type  Caenopedina cubensis Agassiz, 1869, par désignation originale.

revision of the echini, p.291

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : dogger - Actuel

Syn.

  • Coenopedina Pomel, 1883, p.99  ; nomen vanum

  • Miopedina Pomel, 1883, p.97 ; espèce type : Hemipedina tuberculata Wright, 1860 (désignation subséquente par Lambert & Thiery, 1910, p.197), synonyme subjectif plus récent

  • Caenodiadema Bather, 1900, p.86 ; synonyme objectif plus récent

  • Stereopedina de Loriol, 1902, p.11 ; espèce type : Stereopedina ameghinoi de Loriol (désignation originale) ; synonyme subjectif plus récent

 
 

Caenopedina tuberculata Wright,1860 - Oxfordien moyen, Meuse, 33mm

 
 

 

Genre   Diademopsis Desor, 1856

Synopsis des échinides fossiles, p.79

Espèce type  Echinus serialis Agassiz, 1840, par désignation subséquente de Bather, 1909

Triassic echinoderms of Bakony, p.109.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Rhétien - Jurassique inférieur

 

diagnose originale du genre par Desor

Synopsis des échinides fossiles, 1856, p.79

XIIe Genre. - DIADEMOPSIS Desor, nov. gen.

Tab. XIV, fig. 12-14 et Tab. XIII, fig. 1 et 2

     Oursins de moyenne taille, voisins des Pseudodiadêmes, mais caractérisés par des tubercules plus petits, bien moins saillants et dépourvus de crénelures. Ordinairement quatre rangées de tubercules interambulacraires, comme dans beaucoup de Pseudodiadêmes, mais offrant cela de particulier, que ce sont les rangées externes et non les internes qui s'élèvent jusqu'au sommet, d'où il résulte que l'espace intermédiaire entre les rangées principales (la zone miliaire) a l'air d'être excessivement large à la face supérieure.

     Radioles très grèles en forme de longues épines, qui excèdent souvent le diamètre du test, mais qui, au lieu d'être verticillés comme ceux des Diadêmes et les Asteropyga, sont au contraire lisses au toucher et finement striés en long.

     Toutes les espèces connues jusqu'ici proviennent des terrains liasiques.

       Nota. Confondus jusqu'ici dans le genre Diadème, ces OUrsins diffèrent des vrais Diadèmes par leurs baguettes, et des Pseudodiadèmes et Hypodiadêmes, par la forme et la disposition de leurs tubercules.

planche XIV et XIII (extraits)

 

 

 

Diademopsis crinifera (Quenstedt,1852)

 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains jurassiques, oursins réguliers, tome X, partie 2

 

     Diademopsis crinifera (Quenstedt), Desor, 1856. - Cidaris crinifera, Quenstedt, Handbuche der Petrefacten., p. 574, pl. XLIX, fig. 32 et 33, 1852. - Diademopsis crinifera, Desor, Synopsis des Echin. foss., p. 81, 1876. - Id., Dujardin et Hupé, Hist. nat des Zooph. Echinod., p. 504, 1862. - Cidaris crinifera, Quenstedt, Petrefacten. Deutschlands, Echiniden, p. 156, pl. LXVII, fig. 99 et 100, 1874. Petit oursin ne mesurant guère qu'un centimètre de diamètre, mais portant des baguettes très grêles qui ont jusqu'à 4 centimètres de longueur et au delà. Aires

  ambulacraires très étroites. Tubercules interambulacraires plus apparents, scrobiculés, assez fortement mamelonnés et perforés, dépourvus de crénelures. - Confondue par quelques auteurs avec l'Echinus minutus de Buchmann, cette espèce en diffère très nettement par ses tubercules non crénelés. - Schistes à Possidonies de Pliensbach près Boll (Wurtemberg). Musée de Tubingue.
 

Diademopsis crinifera (Quenstedt,1852) - Lias ε, Toarcien inférieur, Holzmaden, Allemagne, plaque = 98 mm

 

Genre   Pseudopedina Cotteau, 1858

Echinides nouveaux ou peu connus, p.11

Espèce type  Pedina bakeri Wright, 1858, par désignation originale.

Contributions to the Palaeontology of Gloucestershire, p.312

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Aalénien - Oxfordien

 

diagnose originale du genre par Cotteau

Echinides nouveaux ou peu connus, 1858, p.9

 

Genre Pseudopedina, Cot., 1858.

     Parmi les Echinides que M. Nodot nous a communiqués se rencontrent deux espèces fort intéressantes qui ne rentrent dans aucun genre connu, et pour lesquelles nous avons cru devoir établir, dans le voisinage des Pédines et sous le nom de Pseudopedina, une coupe générique nouvelle.

     En voici la diagnose.

     Très-médiocrement épais, subcirculaire, plus ou moins renflé. Tubercules interambulacraires perforés et non crénelés, saillants et espacés à la face supérieure, plus petits, plus serrés et plus nombreux à la face inférieure. Ambulacres étroits, garnis de tubercules seulement à la base et vers l'ambitus. Pores rangés par triples paires obliques. Appareil apicial grand, pentagonal, granuleux, à fleur du test. Péristome largement ouvert, subdécagonal, marqué d'entailles profondes.

     Radioles cylindriques, allongés, finement striés.

     Ce genre présente, au premier aspect, beaucoup d'analogie avec les Pseudodiadema, Desor, et les Hemipedina, Wright ; il se rapproche surtout de ces derniers par ses tubercules perforés et non crénelés, beaucoup plus rares aux approches du sommet qu'à la face inférieure et vers l'ambitus, par son appareil apicial largement développé, par se bouche décagonale ; mais il en diffère, ainsi que des Pseudodiadèmes, par ses pores évidemment rangés par triples paires. Ce caractère important le place dans le groupe des véritables Echinides, à côté des Pedina. Nous retrouvons effectivement, dans la diagnose que nous venons de donner, quelques-uns des caractères des Pédines : test peu épais, tubercules perforés et non crénelés ; pores disposés par triples paires, appareil apicial granuleux, à fleur de test. Sous d'autres rapports, cependant, ces deux genres ne

  se ressemblent plus : les tubercules du Pseudopedina sont saillants et développés au lieu d'être petits et atténués ; les ambulacres présentent, à la base et vers l'ambitus, de gros tubercules qu'on ne rencontre jamais dans les Pédines ; le péristome est largement ouvert, tandis que dans les Pédines il est constamment très-étroit. Ne sont-ce pas là des différences essentielles ? Etabli par M. Agassiz en 1840, le genre Pedina constitue un type très-remarquable, intermédiaire entre les Diadèmes et les Echinus, se rapprochant des premiers par la disposition de ses tubercules et se rattachant aux seconds par ses pores trigéminés. Ce genre ne renferme qu'un petit nombre d'espèces souvent assez difficiles à distinguer entre elles, mais qui, par l'ensemble de leurs caractères et plus par leur physionomie, forment un groupe parfaitement naturel. M. Forbes avait voulu le réunir aux Echinopsis ; M. Wright y avait introduit certaines espèces à pores simples, dont il a fait, plus tard, des Hémipédines. Le genre Pedina est sorti intact de toutes les modifications qu'on a cherché à lui imposer, et aujourd'hui il est admis dans la méthode à peu près dans les mêmes limites que lui avait assignées Agassiz. N'y aurait-il pas inconvénient à détruire l'harmonie de ce petit groupe en y introduisant des espèces qui s'en rapprochent, il est vrai, par quelques caractères, mais s'en éloignent par plusieurs autres, et surtout par un aspect tout à fait différent ?
     Le genre Pseudopedina ne renferme que deux espèces fort rares et appartenant l'une et l'autre au musée de Dijon.
 

Pseudopedina bakeri (Wright,1858)

 

diagnose originale de l'espèce par Wright

Monograph of the british fossil echinodermata of the oolitic formations, 1858, p.149

 

HEMIPEDINA BAKERI, Wright. Pl. X, fig. 1 a, b, c, d, e, f.

Pedina Bakeri. Wright, Annals and Magazine of Natural History, 2d series, vol. xiii, p. 312, pl. 11, fig. 4.
Pseudopedina Bakeri. Desor, Synopsis des Echinides Fossiles, p. 58.

     Test circular, depressed ; ambulacral areas narrow, with one row of small tubercles, disposed in a slightly zigzag line, down the centre of the areas ; inter-ambulacral areas broad, with two rows of primary tubercles in the centre of the plates, raised on prominent bosses ; margins of the areolas surrounded by circles of small granules ; no secondary tubercles.

     Dimensions. - Height, seven twentieths of an inch ; transverse diameter, three fourths of an inch.

     Description. - This rare urchin has the test circular and depressed (fig. 1 b, c) ; the ambulacral areas are narrow, about one third the width of the inter-ambulacral ; the usual double row of tubercles in this region is reduced to one row, the tubercles of which are disposed alternately on the right and left sides of the areas, thereby forming a single zigzag line down the centre thereof (fig. 1 b, c, d) ; the bubercles at the equator, and on the uppersurface, are small (fig. 1b), but there are two of three of a larger size at the base of the areas (fig. 1d) ; a few granules form imperfect scrobicular crescents round the narrow areolas (fig. 1 d). The inter-ambulacral areas are nearly three times the width of the ambulacral (fig. 1 b) ; they are adorned with five pairs of primary tubercles, nearly of a uniform size throughout (fig. 1 b, c, d), raised on prominent bosses, the summits of which are smooth, ring-like, and without crenulations (fig. 1 d, e) ; circles of small granules bound the areolar spaces ; there are no secondary tubercles, nor any other sculpture upon the intr-tubercular surface of the plates, so that down the centre of the areas there is a smooth valley between the primary tubercles (fig. 1 d, c, b). The apical disc is well preserved (fig. 1 b, f) ; the ovarial plates are of moderate size, and have an irregular heptagonal form ; they are covered with a few granules, scattered irregularly over their surface ; the ocular plates are thomboidal, and have large eye-holes perforated near the centre (fig. 1 f).

 

     Affinities and differences. - This species differs so much from all its congeners, that it cannot be mistaken for either of them. Its diagnostic characters consist in the size and number of the primary tubercles (fig. 1 b), the absence of secondary tubercles, the naked valley in the centre of the miliary zone (fig. 1 c, d), the narrowness of the ambulacra, with the single row of tubercles therein (fig. 1 d).

     Locality and Stratigraphical position. - I have collected only one specimen of this singular form in the Pea Grit at Crickley Hill, and have seen fragments only on the surface of other fossiles, as one or two plates suffice for the determination of this species. I dedicate this fine urchin to my friend T. Baker, Esq., of Hardwicke Court, Gloucestershire, the President of the Cotteswold Naturalists' Club.

planche X (extrait)

   

 

 

Pseudopedina bakeri (Wright,1858) - Bathonien, Maroc, 58 mm

 
   
 

Pseudopedina bakeri (Wright,1858) - Bathonien, Maroc, 45 mm

 

NB : appareil apical présent

   
 

Pseudopedina bakeri (Wright,1858) - Bathonien, Maroc, 37 mm

 

NB : appareil apical présent

   
 

Pseudopedina bakeri (Wright,1858) - Bathonien, Maroc, 55 mm

 
   
 

Pseudopedina bakeri (Wright,1858) - Bathonien, Maroc, 45 mm