Pericosmidae

Lambert, 1911, p.153

Genre type : Pericosmus Ag. in Agassiz & desor, 1847, p.19

Description succinte de la famille : Apex avec trois gonopores. Ambulacres pairs courts et étroits. Plaque labrale très allongée, sternales symétriques et longues. Péristome avec labre saillant.  Les fascioles présents sont : péripétale et marginal.

 

 


 

Genre   Pericosmus Ag. in Agassiz & desor, 1847

Catalogue raisonné des échinides, p.19

Espèce type  Hemiaster (Pericosmus) latus Ag. in Agassiz & desor, 1847 (désignation subséquente de de Loriol, 1875, p.115).

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène - Actuel

Syn.

  • Megalaster Duncan, 1877, p.61 ; espèce type : Megalaster compressus Duncan,1877

  • Platyspatus Pomel, 1883, p.29 ; espèce type : Spatangus chitonosus Sismonda,1841, p.31

 
 

Pericosmus asperulatus Herklots,1854

 

diagnose originale de l'espèce par Herklots, 1854

Fossiles de Java, description des restes fossiles d'animaux des terrains tertiaires de l'Ile de Java recueillis sur les lieux par M. Junghuhn, p.17

PERICOSMUS ASPERULATUS, nouv. esp. Pl. V. Fig. 1.

       Catal. ms. no. 441.

Espèce courte , large et haute, à sillon de l'ambulacre impair large et profond. Les ambulacres pairs sont étroits, les antérieurs très obliques, peu enfoncés et beaucoup plus longs que les postérieurs.

Le fasciole péripétale est large et s'enfonce profondément entre les ambulacres pairs ; il ne fait qu'une courbe simple, légèrement déprimée au sommet, mais non coudée.

Le fasciole latéral est moins étroit que dans les autres espèces ; il est élevé au dessus du bord et se courbant sur la partie postérieure, il passe au dessous de l'anus à une distance égale à la longueur de l'ouverture anale.

La granulation est analogue à celle du Pericosmus rotundatus, mais les granules sont plus petits; ils s'agrandissent au dessous du fasciole péripétale.

 

La face inférieure a les aires ambulacraires parsemées de tubercules extrêmement petits et espacés. Sur les espaces interambulacraires les tubercules ne sont pas très grands et peu serrés. La bouche est assez éloignée du bord.

Dimensions: longueur 62’’’; largeur 8’’’ ; hauteur 30’’’.

Localité: la partie occidentale de Tjidamar. K.

planche V (extrait)

   

 

 

Pericosmus asperulatus Herklots,1854 - Miocène, Java, Indonésie, 60 mm

 
 

Pericosmus cf. agassizi (SISMONDA) - Burdigalien, Pouilles, Sardaigne, 36 mm

 
 

Pericosmus fallati (Mazzeti, 1882) - Oligocène, Pouilles, Italie, 40 mm

 
 

Pericosmus hispanicus Cotteau,1889

 

description de l'espèce par Cotteau

Echinides Eocènes de la province d'Alicante, p.32

19. Pericosmus hispanicus, Cotteau, 1889

(Pl. IV, fig. 3-5).

     Espèce de taille assez forte, subcordiforme, arrondie et un peu échancrée en avant, rétrécie en arrière. Face supérieure haute, renflée surtout dans la région postérieure, obliquement déclive en avant, ayant sa plus grande épaisseur en arrière du sommet apical. Face inférieure presque plane, arrondie sur les bords. Face postérieure verticalement tronquée. Sommet apical subcentral, un peu rejeté en avant. Sillon antérieur très peu apparent à la face supérieure, plus profond et plus large au fur et à mesure qu'il se rapproche de l'ambitus, se prolongeant, très atténué, jusqu'au péristome. Aire ambulacraire impaire paraissant formée de petits pores simples et espacés. Aires ambulacraires paires pétaloïdes, fortement excavées, fermées à l'extrémité, inégales, les aires antérieures plus divergentes et un peu plus longues que les autres, les aires postérieures plus rapprochées, tout en étant cependant divergentes. Zones porifères larges, placées sur les parois de l'excavation, composées de pores inégaux, les externes plus allongés que les autres. Zone interporifère très étroite, presque nulle. Tubercules petits, serrés, homogènes, couvrant toute la face supérieure, un peu plus gros, plus saillants sur le bord du sillon antérieur et à la face inférieure, dans la région infra-marginale et sur le plastron interambulacraire. Les plus gros de ces tubercules paraissent perforé, crénelés, entourés d'un scrobicule large et superficiel. Péristome excentrique en avant, labié. Le périprocte et l'appareil apical ne sont pas distincts dans l'exemplaire que nous avons sous les yeux. Fasciole péripétale très flexueux, serrant de près le bord des aires ambulacraires. Fasciole marginal bien apparent.

     Hauteur, 35mm ; diamètre antéro-postérieur et diamètre transversal, 51mm.

 

     Rapports et différences. - Cette espèce nous avait paru d'abord devoir être considérée comme une variété du Pericosmus spatangoides, avec lequel on la rencontre associée. Après un nouvel examen, il nous a semblé difficile de maintenir ce rapprochement. Le P. hispanicus, bien qu'il soit très voisin, par sa taille, par la disposition de ses aires ambulacraires, par la forme de ses fascioles, du P. spatangoides, en diffère par sa face supérieure beaucoup plus renflée, très haute en arrière, et déclive en avant, par sa face inférieure moins plane, par son sommet ambulacraire plus central.

     Localité. - Callosa, près Alicante. Très rare. Eocène.

     Collection Cotteau.

     Explication des figures. - Pl. IV, fig. 3, P. hispanicus, vu de côté ; fig. 4, face supérieure ; fig. 5, face inférieure.

planche IV (extrait)

   
 

Pericosmus hispanicus Cotteau,1889 - Oligocène, Villajoyosa, Alicante, Espagne, 46 mm

 
 

Pericosmus hispanicus Cotteau,1889 - Oligocène, Villajoyosa, Alicante, Espagne, 48 mm

 
 

Pericosmus oppenheimi Lambert,1909

 

diagnose originale de l'espèce par Lambert, 1909

Description des échinides fossiles des terrains miocéniques de la Sardaigne, deuxième partie, p.88

Pericosmus Oppenheimi Lambert.

(Pl. VII, fig. 4, 5.)

     Espèce de moyenne taille, mesurant 48mm de longueur sur 53 de largeur et 24 de hauteur, très élargie et échancrée en avant, un peu rétrécie puis tronquée en arrière, rappelant un peu la forme du P. Orbignyi, mais à bords moins tranchants, face inférieure moins plane. Apex très excentrique en avant, a trois pores génitaux; le pore manquant est, comme chez tous les Pericosmus, celui de la génitale II; sillon antérieur commençant près de l'apex et se creusant progressivement pour échancrer assez profondément l'ambitus. Pétales des ambulacres pairs largement creusés, plus profonds, mais moins longs que ceux du Pericosmus Orbignyi, avec zone interporifère plus étroite, moins large que l'une des zones porifères; ces pétales sont inégaux, les postérieurs plus courts avec 21 paires de pores, tandis que les antérieurs en comptent 27. Péristome fortement excentrique en avant, s'ouvrant tout près du bord. Périprocte arrondi, assez bas, au sommet d'une face postérieure subtrigone très courte, verticalement tronquée.

     Cette espèce se rapproche un peu du P. Edwardsi Agassiz de l'Helvétien de la Colline de Turin, niais ce dernier a son apex moins excentrique et ses ambulacres postérieurs plus longs : il est plus rétréci, moins carrément tronqué en arrière et constitue bien certainement une espèce différente. P. Marianii Airaghi, de l'Aquitanien de Ravanasco, est peut-être encore plus voisin de notre espèce et présente à peu près la même disposition de ses pétales, mais il en diffère par sa forme beaucoup moins tronquée en arrière, son sillon formant à l'ambitus une

 

échancrure moins étroite, son apex beaucoup moins excentrique en avant, son péristome moins rapproché du bord, ses crêtes interambulacraires moins saillantes, etc. Le prétendu Linthia Lorioli Airaghi, du Tongrien de Carcare, qui, d'après les caractères de son ambulacre impair, paraît être encore plutôt un Pericosmus qu'un véritable Linthia, a aussi des rapports avec notre P. Oppenheimi, mais s'en distingue par son apex plus central et ses pétales pairs moins inégaux.

     Localités : Calcaires marneux de Mindacucina au-déssus de Cannani, et de Cameseda (Ales); étage Stampien.

planche VII (extrait)

   
 

Pericosmus oppenheimi Lambert,1909 - Miocène, Ales, Sardaine, Italie, 42 mm

 
 

Pericosmus spatangoides de Loriol,1876

 

diagnose originale de l'espèce par de Loriol, 1876

Description des échinides tertiaires de la Suisse, p.112

Pericosmus spatangoides (Desor), P. de Loriol.
Pl. XIX et pl. XX, fig. 1.

 

     Forme un peu plus longue que large, en cœur, échancrée en avant, rétrécie en arrière.

     Face supérieure à peu près régulièrement convexe, pas très renflée, un peu plus cependant dans certains individus que dans d'autres ; l'aire interambulacraire postérieure impaire est parfois carénée et fortement déclive. Face inférieure tantôt à peu près plane, tantôt un peu renflée sur le plastron. Face postérieure tronquée et même un peu excavée. Pourtour arrondi mais peu renflé. .

     Sommet ambulacraire excentrique en avant, son excentricité varie entre 0,37 et.0,45 de la longueur totale de l'oursin.

     Ambulacres pairs longs, relativement peu larges et peu creusés. Les antérieurs sont droits, dirigés en avant ; les postérieurs sont un peu plus courts et un peu moins divergents. Zones porifères notablement plus larges que l'espace interporifère; les pores sont oblongs, disposés par paires assez rapprochées. Ambulacre impair très court, à peine perceptible à cause de la ténuité des pores; il est logé dans un sillon large, commençant faiblement au sommet ambulacraire, puis s'élargissant et se creusant sans toutefois devenir bien profond, sauf sur le pourtour qu'il échancre .assez fortement;

     Péristome très excentrique en avant.

     Périprocte an sommet de la face postérieure, dominant une area excavée.

     Les exemplaires des Alpes suisses sont assez frustes, on ne saurait donner sur eux d'autres détails; heureusement je puis comparer avec eux une bonne série d'individus exactement identiques provenant du Vicentin et, par leur moyen, compléter la description de l'espèce.

     L'appareil apicial est très peu étendu, les pores génitaux antérieurs sont très rapprochés des postérieurs, ces, derniers sont plus écartés. Le péristome est très ouvert et très peu enfoncé, sa lèvre inférieure est marginée, mais à peine saillante en avant. Le périprocte est très grand, ovale, plus large que haut ; la face postérieure est peu élevée à cause de la déclivité de l'aire interambulacraire impaire. Je n'ai pu observer qu'une portion du fasciole péripétale, il serre de près les ambulacres. Quant au fasciole marginal, je l'ai suivi sur la presque totalité de son parcours ; il est fort étroit et rapproché du pourtour ; il s'infléchit en traversant le sillon antérieur et en passant sous le périprocte. Les tubercules sont petits et assez clairsemés; ils se montrent un.peu plus développés à la face inférieure et ils sont plus serrés sur le plastron. Les granules miliaires sont très fins et peu abondants. J'ai pu observer quelques variations dans la forme générale, certains individus sont plus déprimes que les autres, soit à la face supérieure, soit à la face inférieure et les uns sont un peu plus larges que les autres, sans que la largeur égale jamais la longueur; dans les uns l'aire interambulacraire impaire est carénée, tandis que dans d'autres elle ne l'est presque pas; enfin, le sommet est plus ou moins excentrique et l'area anale est plus ou moins creusée. Ces diverses modifications se rattachent au type avec beaucoup de facilité lorsqu'on examine une série d'exemplaires un peu étendue.

     RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. Ainsi que je l'ai dit, le Linthia spatangoides se retrouve dans les couches nummulitiques du Vicentin, et les  exemplaires qui en proviennent, étant très bien conservés, ont permis de compléter l'étude de ceux des Alpes, qui sont assez frustes; et dont je ne connais qu'un petit nombre, car l'espèce y est rare. Il m'est impossible de découvrir la moindre différence

 

spécifique entre les individus provenant de ces deux localités. Le facies général de l'espèce rappelle tout à fait celui des Pericosmus, et la présence du fasciole marginal, dûment constatée sur les exemplaires du. Vicentin, ne laisse pas de doute sur son classement. Je suis à peu près certain que c'est cette espèce que M. Laube rapportait, par erreur, au Macropneustes pulvinatus. Les échantillons nombreux que j'ai examinés proviennent tous, comme les siens, de Gran Croce di San Giovanni Ilarione. Le Pericosmus spatangoides est très voisin du Pericosmus planulatus, Herklots, de Java, et, à en juger d'après la figure, il n'en diffère même que par son sillon antérieur plus profond, échancrant davantage le bord antérieur, et par. ses ambulacres plus courts. M. Herklots n'a pas décrit moins de huit espèces de Pericosmus des terrains tertiaires de l'île de Java, il est fort probable, ainsi que l'a déjà prévu M. Desor, que l'étude de séries un peu nombreuses amènerait à en réduire le nombre, ainsi le Pericosmus altus n'est qu'une variété un peu élevée du Per. planulatus, j'ai observé des modifications de forme tout à fait semblables dans les exemplaires du Per. spatangoides. Dans le Peric. latus, Ag. type du genre, de l'époque miocène, le sillon antérieur est notablement plus profond au sommet et les ambulacres sont aussi plus creusés. Quant au Pericosmus Edwardsi, et au Pericosmus pomum, dont on ne connaît pas les fascioles, il me paraît douteux qu'ils appartiennent au genre dans lequel ils sont classés, à en juger du moins par les moules en plâtre.

     LOCALITÉS. Trittfluh près Einsiedeln, Steeckweid (canton de Schwytz).

     Éocène. Nummulitique. Parisien I.

     COLLECTION. Musée de Zurich.

Explication des figures.

Pl. XIX. Fig. 1. Pericosmus spatangoides, de Trittfluh.

Fig. 2. Autre exemplaire de la même espèce, de Stoeckweid.

Fig. 3. Autre exemplaire de Stceckweid avec les ambulacres antérieurs bien conservés. Fig. 4-5. Autres individus de San Giovanni Ilarione (Vicentin).

Pl. XX. Fig. 1. Autre exemplaire de la même espèce, assez renflé, même localité. Toutes ces figures sont de grandeur naturelle.

planche XIX et XX (extrait)

 
 

Pericosmus spatangoides de Loriol,1876 - Eocène, Aspe, Alicante, Espagne, 46 mm