Pliolampadidae

Kier, 1962

Genre type : Pliolampas Pomel, 1888, p.446

Description succinte de la famille : système apical monobalsal, 3 à 4 gonopores. Le périprocte est infra-marginal à marginal, longitudinal. Péristome en position antérieure. Bourrelets péristoméaux bien marqués.

 


 

Genre Calilampas  Squires & Demetrion,1995

A new genus of cassiduloid echinoid from the lower Eocene of the Pacific coast of wertern North America and a new report of Cassidulus ellipticus Kew, 1920, from the lower Eocene of Baja California Sur, Mexico, p.514

Espèce type  Calilampas californiensis Squires & Demetrion,1995 par monotypie.

 ibid., p.514-515

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène inf & moyen

 
 

Calilampas californiensis Squires & Demetrion, Eocène moyen, Bateque fm, Baja California, Mexique, 13 mm

 

juvenile


 

Genre Gitolampas  Gauthier, 1889

Description des échinides fossiles recueillis en 1885 et 1886, dans la région Sud des hauts plateaux de la Tunisie, par M. Philippe Thomas, p.98-99.

Espèce type  Pliolampas tunetana Gauthier,1889 par monotypie.

 ibid., p.99

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Sénonien - Miocène

Syn. 

  • Bothriolampas Gauthier in Fourteau, 1889, p.652 ; espèce type : Pliolampas tunetana Gauthier, 1889 ; synonyme objectif plus récent.

  • Gitolampopsis Checchia rispoli, 1921, p.18 ; espèce type : Gitolampas lamberti Checchia rispoli, 1921 ; synonyme subjectif plus récent.

  • Echanthus Cooke, 1942, p.37 ; espèce type : Echanthus georgiensis Twitchell, 1915

  • Santeelampas Cooke, 1959, p.61 ; espèce type : Catopygus oviformis Conrad, 1850 ; synonyme subjectif plus récent.

 

Remarques : Le genre Echinanthus a donné lieu à de longues et anciennes controverses. Je vais tenter ici de justifier le choix de Gitolampas, vis-à-vis de celles-ci dans le cadre de ce site. Cet avis reste une position moyenne comme on va le voir et n'est pas encore tout à fait définitif. Il est certes fastidieux, mais indispensable de relater l'historique de cette controverse, à la suite de nombreux auteurs dont je reprends partiellement les écrits.

De nombreuses espèces ont été incluses précédemment dans Echinanthus qui a été créé par Breynius (1732), c'est à dire dans un genre créé par un auteur pré-linnéen. Mortensen (1948) et Lambert & Thierry (1921) ont conservé ce genre, bien qu'au sens de la nomenclature il était invalide (pré-linnéen).

Echinanthus doit être en fait attribué à Leske (1778) qui est le premier auteur post-linnéen à avoir utilisé ce nom. Mais cela pose divers problèmes, comme il est expliqué ci-dessous :

Mortensen (1948) a attribué le genre Echinanthus à Breynius (1732), choisissant ainsi d'ignorer totalement les écrits de Leske (1778). Ceci est donc une erreur et le genre aurait donc dû être attribué à Leske. Ce dernier y incluait quatre espèces dont l'une aurait dû être désignée comme type du genre. Deux de ces espèces (E. humilis et E. altus) peuvent être écartées, car elles correspondent au genre Clypeaster. La troisième (E. orbiculatus) correspond à Pygurus. Cela pose problème, car d'un point de vue de la nomenclature, Echinanthus Leske a priorité sur Clypeaster et sur Pygurus. Donc, si l'on choisissait comme type de Echinanthus Leske une de ces trois espèces, cela reviendrait à mettre Clypeaster et Pygurus en synonymie avec Echinanthus. Ceci est bien sûr impensable. La quatrième espèce par contre (E. ovatus) a longtemps été considérée comme synonyme de Echinolampas. Cependant, il n'apparaît pas clairement du tout que la figure de Leske représente bien ce que l'on considère aujourd'hui comme Echinolampas ovata. A cause de cette incertitude, il apparaît plus sûr de restreindre Echinanthus ovatus strictement au spécimen de Leske, (qui aujourd'hui est égaré) et le désigner comme espèce type de Echinanthus. Cet acte nomenclatural permet de garder valides les genres : Clypeaster, Pygurus et Echinolampas. La figure de Leske est de si piètre qualité qu'il n'est pas possible d'y reconnaître la plupart des caractéristiques génériques de Echinanthus. Pour ces raisons, Kier (1962) utilise Gitolampas plutôt que Echinanthus et laisse ce dernier genre comme insertae sedis.

Source de confusion : Cotteau (1888) dans la paléontologie française figure pour Gitolampas issyaviensis Munier-Chalmas un système apical tétrabasal. Kier a retrouvé ce spécimen (Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris) et l'a observé : le système apical est en fait monobasal. On peut continuer d'ailleurs cet exemple de mauvaise observation de la part de Cotteau, ou peut-être de son dessinateur : le floscelle figuré de cette espèce, ainsi que ceux de tous les Gitolampas qu'il figure montrent des doubles pores, alors que dans la réalité les pores sont simples. Attention donc, aux figurations anciennes.

Autre source de confusion également : Lambert & Thierry (1921) ont tout d'abord regardé Gitolampas comme un sous-genre de Echinanthus Breynius, et l'ont élevé plus tard au rang de genre autonome (1924) : ils montraient qu'il différait de Echinanthus par son périprocte situé plus bas, son encoche marginale postérieure et par la présence d'une zone granulaire nue adorale. Malgré ces précisions, il s'avère que beaucoup des espèces rattachées à Echinanthus Breynius ont aussi un périprocte bas formant une encoche marginale, et quelques unes d'entre elles montrent aussi la zone granulaire nue.

En ce qui concerne le type même de Gitolampas : Gitolampas scutella (Lamarck) et Gitolampas cuvieri (Münster) ont été considérés comme étant le type de Echinanthus Breynius. Il apparaît que ces deux taxons sont congénériques avec Gitolampas tunetana Gauthier et par conséquent c'est ce dernier qui est le type du genre.

 

Diagnose originale du genre par Gauthier

Description des échinides fossiles recueillis en 1885 et 1886, dans la région Sud des hauts plateaux de la Tunisie, par M. Philippe Thomas, p.97-99, 1889

 

Genre PLIOLAMPAS Pomel.

Plesiolampas Pomel (non Duncan et Sladen) Genera, 62 [1883] ; Paléont. Alg., fasc. II, 122 [1885] ; Pliolampas Pomel in Bull. Soc. géol., série 3, XVI, 446 [1888].

   En 1883, M. Pomel établissait le sous-genre Plesiolampas pour un petit Echinide décrit par M. Cotteau(2) sous le nom d'Echinolampas Gauthieri. Ce sous-genre, établi sur une seule espèce, dont M. Pomel ne pouvait connaître que les figures indiquées, espèce établie elle-même sur deux exemplaires assez mal conservés, n'avait pas des bases bien solides, et avait de plus, à nos yeux, le tort d'être un sous-genre.

     Depuis, M. Pomel a continué ses recherches de ce côté, et il a abouti à étendre la portée de son sous-genre, et à en faire un genre véritable, dont la diagnose diffère un peu de celle donnée en 1883, ce qui n'a rien d'étonnant, puisqu'elle repose sur l'examen de plusieurs espèces dont chacune a apporté sa quote-part à la synthèse générique.

     De notre côté, nous nous sommes occupé de recherches analogues, en étudiant des matériaux qui nous sont venus de Tunisie, et nous avons abouti à la même conclusion que M. Pomel, c'est-à-dire à la nécessité d'introduire dans la méthode un genre nouveau. Il nous semble que ce genre doit se confondre avec celui de notre savant confrère ; mais il faudra encore rendre la diagnose un peu plus élastique ; autrement nos exemplaires n'y pourront pas entrer ; et nous regretterions d'avoir à créer un second genre pour des différences si peu considérables. Tout d'abord notons les affinités : la taille, la forme ovalaire, plus ou moins élargie, n'offrent aucune difficulté. Le périprocte est marginal, tout à fait à la marge postérieure, oblique sur le pourtour, couvert à la partie supérieure par un léger rostre terminal. C'est exactement la même disposition que dans le Pliolampas Gauthieri et le Pl. (Pygorhynchus) Vassali. L'apex est excentrique en avant ; la partie inférieure est déprimée près du péristome, et une raie lisse s'étend de celui-ci au périprocte, caractère qui a dû frapper les auteurs qui ont rangé des espèces analogues dans le genre Pygorhynchus. - Les différences commencent avec les pétales ambulacraires, que M. Pomel dit être courts, et qui sont longs chez nos sujets tunisiens ; ce qui ne nous paraît guère être qu'un caractère spécifique ; d'ailleurs ces pétales sont mal fermés, comme dans le Pl. Gauthieri, les paires sont assez distantes, et les pores sont

 

bien conjugués quand le test n'est pas trop usé.- Le périprocte, placé exactement comme dans le Pl. Gauthieri, n'a pas tout à fait la même forme : il est large, sans doute, mais il est allongé. Dans l'espèce à laquelle nous comparons notre nouveau type, il est plutôt irrégulièrement arrondi ; mais s'il y a un côté qui l'emporte sur l'autre, c'est celui de la longueur. A mettre un exemplaire de chaque espèce à côté l'un de l'autre, la différence est insignifiante. - Le péristome s'écarte aussi légèrement de la diagnose données ; il est entouré d'un floscelle large et apparent, avec quatre rangées dans chaque phyllode ; et nous voyons avec satisfaction que M. Pomel dit qu'il est "pourvu de phyllodes mieux caractérisés" que dans le genre Echinolampas. La diagnose de 1883 disait : "phyllodes simplement marqués par quelques pores plus gros". C'était une appréciation incertaine, causée par les figures de l'E. Gauthieri, dont les deux seuls exemplaires connus ont le péristome déformé et empâté. Nous sommes donc d'accord pour les phyllodes. Mais sur nos exemplaires, le péristome, pentagonal, est large au lieu d'être allongé : c'est la divergence la divergence la plus grave. Dans le Pl. Gauthieri, le péristome a été figuré étroit et allongé ; il est déformé, comme nous l'avons dit plus haut, le test a été comprimé latéralement, et le péristome, un peu replié sur lui-même, paraît plus étroit qu'il ne l'était probablement. Ce péristome étant, pour toutes les espèces, droit et pentagonal, est-ce bien un caractère générique qu'il soit un peu plus large ou un peu plus long ? Nous aimerions mieux ne voir encore là qu'une différence spécifique, les phyllodes et les bourrelets étant semblables.

     Pour nous résumer, nos exemplaires tunisiens présentent tous les caractères du nouveau genre de M. Pomel, sauf qu'ils ont les ambulacres plus longs, le périprocte un peu plus allongé et le péristome plus large. A notre avis, il n'y a pas lieu de les séparer génériquement. Si pourtant d'autre échinologistes trouvaient qu'il y a  lieu de faire pour ces oursins une nouvelle coupe générique, ils reprendraient alors le nom de Gitolampas, que nous leur avions donné dans notre manuscrit alors que le nom de Plesiolampas, indiqué par M. Pomel, ne pouvait être maintenu.

 

(2) Cotteau, Echinides nouveaux ou peu connus, série 1, 227, t. 23.

 
 

Gitolampas ataxensis (Cotteau,1863)

 
 

Diagnose originale de l'espèce par Cotteau

Echinides fossiles des Pyrénées, p.97, 1863

 

45. Echinanthus Ataxensis, Cotteau, 1863. Pl. V, fig. 8-11.

   Espèce de taille moyenne, sub-circulaire, aussi large que longue, arrondie et un peu échancrée en avant, légèrement sub-rostrée en arrière ;  face supérieure médiocrement renflée, sub-carénée dans la région postérieure ; face inférieure pulvinée, fortement déprimée au milieu et en arrière. Sommet ambulacraire un peu excentrique en avant. Ambulacres pétrloïdes, étroits, effilés, les postérieurs un peu plus longs que les autres. Zones porifères peu développées, formées de pores inégaux ; dans les ambulacres pairs postérieurs, la zone porifère antérieure est sensiblement plus large ; ce caractère existe chez un grand nombre d'Echinanthus, mais nulle part il n'est aussi apparent que dans l'espèce qui nous occupe. Tubercules petits, serrés, scrobiculés, abondants. Péristome excentrique en avant. Périprocte ovale, s'ouvrant à la face postérieure qui est tronquée verticalement, au sommet d'un sillon assez prononcé. Appareil apicial sub-circulaire ; quatre pores génitaux, les deux antérieurs plus rapprochés que les autres ; plaques ocellaires petites, sub-triangulaires ; plaque madréporiforme très-développée.

     Hauteur, 15 millimètres ? ... diamètre transversal, 39 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 40 millimètres.

     Rapports et différences. - Cette espèce, par sa taille, sa physionomie générale et la dépression de sa face inférieure, rappelle l'Echin. Cuvieri du bassin parisien ; elle en diffère bien nettement par sa forme plus large et plus dilatée, sa face postérieure tronquée plus

 

verticalement, ses ambulacres plus étroits, plus effilés, toujours à fleur du test, et l'inégalité si apparente des zones porifères des ambulacres postérieurs.

     Localités. - Sabarat (Ariège) ; Boussan (Haute-Garonne) ? chemin de la Rougeanne à Alzonne (Aude). Assez rare. Eocène, groupe nummulitique. - Coll. d'Archiac, Leymerie, Pouech.

     Explication des Figures. - Pl. V, fig. 8, Echin. Ataxensis, vu de côté ; fig. 9, face sup. ; fig; 10, côté anal ; faig. 11, ambulacre postérieure grossi.

Extrait planche V

   

 

 
 

Gitolampas ataxensis (Cotteau,1863) - Thanétien supérieur, Haute-Garonne, 50 mm

 
 

détail du même spécimen montrant un pincement sur un des pétales

 
 

 
 
 

Gitolampas ataxensis (Cotteau,1863) - Thanétien supérieur, Haute-Garonne, 62 mm

 
 
 
 

Gitolampas ataxensis (Cotteau,1863) - Thanétien supérieur, Haute-Garonne, 63 mm

 
 
 
 

Gitolampas desmoulinsis (Delbos in Ag. & Desor,1846)

 
 

Diagnose originale de l'espèce par Delbos in Agassiz & Desor

Catalogue raisonné des échinides, 1846, p.160

 

LXX. PYGORHYNCHUS Agass.

(Pl. 15 [tome VI], fig. 22 et 23.)

   Forme allongée. Ambulacres distinctement pétaloïdes, souvent costulés comme chez les Echinolampes. Bouche centrale ou subcentrale, pentagonale, entourée de gros bourrelets avec une rosette de pores buccaux très distincts. Anus à la face postérieure, plus près du bord supérieur que le bord inférieur. Toutes les espèces appartiennent aux terrains nummulitique et Tertiaire.

 

Desmoulinsii Delbos. Espèce voisine du P. tumidus, mais plus allongée et plus élargie en arrière.

     Calc. gr. de Blaye. - Delbos.

 

 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains éocènes, p.566,

 

N° 143. - Echinanthus Des Moulinsi (Delbos),

Desor, 1857.

Pl. 162-164.

Pygorhynchus Des Moulinsi, Delbos in Agassiz et Desor, Catal. rais. des Echin., p.103, 1846

Pygorhynchus Des Moulinsi d'Orbigny, Prod. de pal. strat., t.II, p.399, 1850.

          -                   -          Pictet, Traité de paléont., 2e édit., t. III, p.213, 1857.

Echinanthus Des Moulinsi,   Desor, Synopsis des Echin. foss., p. 293, 1857.

         -                    -          Dujardin et Hupé, Hist. nat. des zooph. Echinod., p. 583, 1862.

          -                    -          Matheron, Note sur les dépôts tertiaires du Médoc et des environs de Blaye, Bull. Soc. géol. de France, 2e sér., t. XXIV, p. 200, 1867.

           -                    -           Benoist, Descript. géol. et paléont. des communes de Saint-Estèphe et de Vertheuil, p. 52. Actes de la Société linn. de Bordeaux, 1885.

     T. 6.

     Espèce de grande taille, arrondie et rétrécie en avant, un peu plus large et subtronquée en arrière. Face supérieure très haute, renflée, hémisphérique, ayant sa plus grande élévation en arrière du sommet. Face inférieure plane, arrondie et subpulvinée sur les bords, déprimée longitudinalement, notamment en dessous. Face postérieure courte, verticalement tronquée. Sommet ambulacraire excentrique en avant. Aires ambulacraires pétaloïdes, plus ou moins renflée, médiocrement développées, se rétrécissant d'une manière sensible à leur extrémité, tout en demeurant ouvertes, inégales, l'aire ambulacraire impaire plus droite et plus étroite que les autres, les aires ambulacraires antérieures un peu moins longues que les aires postérieures. Zones porifères déprimées, assez larges, formées de pores inégaux, les internes arrondis, les externes allongés, étroits, unis par un sillon, disposés par paires obliques que sépare une bande granuleuse? Dans chacune des aires ambulacraires, les zones porifères sont de même étendue et de même largeur. Zone interporifère assez large, plus ou moins bombée. Tubercules petits, serrés, scrobiculés, paraissant partout très abondants, un peu plus espacés à la face inférieure, aux approches du péristome. Granulation intermédiaire fine et serrée. Péristome relativement étroit, pentagonal, étoilé, entouré d'un floscelle très apparent, sensiblement excentrique en avant. Périprocte petit, allongé, ovale, en partie recouvert par une expansion du test, placé assez haut à la face postérieure, au sommet d'une aréa faiblement prononcée, subnoduleuse sur les bords et entamant à peine l'ambitus.

     Hauteur, 44 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 80 millimètres ; diamètre transversal, 76 millimètres.

     Exemplaire de forme plus déprimée : Hauteur, 34 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 70 millimètres ; diamètre transversal, 60 millimètres.

 

     Rapports et différences. - Cette espèce, variable dans sa forme polus ou moins renflée, dans sa face inférieure plus ou moins déprimée, dans ses aires ambulacraires quelquefois superficielles, souvent légèrement bombée, mentionnée, dès 1846, dans le Catalogue raisonné des Echinides, n'a jamais été décrite ni figurée. Elle sera toujours reconnaissable à sa grande taille, à sa face supérieure haute, renflée, subhémisphérique, à sa face inférieure déprimée, à sa face postérieure tronquée, à son péristome excentrique en avant, muni d'un floscelle apparent sans être très prononcé, à son périprocte petit, aigu au sommet, placé à la partie supérieure d'un sillon vague, atténué, à peine visible à l'ambitus. Cette espèce est voisine de l'E. tumidus ; elle nous a paru cependant en différer par sa taille plus forte, par sa forme plus épaisse et plus renflée, tronquée plus verticalement en arrière, par sa face inférieure moins déprimée autour du péristome, par son périprocte plus aigu et un peu plus élevé. l'E. Munsteri est de taille plus petite ; sa face inférieure est plus plane, ses aires ambulacraires plus développées et plus bombées. La variété déprimée de l'espèce qui nous occupe se rapproche un peu de l'E. scutella, mais ce dernier Echinanthus est toujours moins élevé ; sa face inférieure est moins plane, ses aires ambulacraires sont plus développées, et son périprocte s'ouvre plus bas, dans un sillon beaucoup plus prononcé.

     Localités. - Blaye, Plassac (Gironde), carrière de la Douane (commun), carrière de la Citadelle (très rare) ; route de Nice à Vence (Alpes-Maritimes). Assez rare. Eocène moyen.

     Coll. de l'Ecole des mines de Paris, de l'Institut catholique, coll. de M. Hébert, faculté des sciences de Bordeaux, coll. Croizier, de Degrange-Touzin, Deserces, Daleau, Boreau, Gauthier, Lambert, ma collection.

     Explication des figures. - Pl. 162, fig. 1, E. Des Moulinsi, de la collection de M. Degrange-Touzin, vu de côté ; fig. 2, face supérieure. - Pl. 163, fig. 1, le même exemplaires, vu sur la face inférieure ; fig. 2, face postérieure. - Pl. 164, fig.1, autre exemplaire, variété surbaissée, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, exemplaire provenant de Vence, de la coll. de M. Hébert, vu de côté ; fig. 3, face postérieure.

 

Extrait planches 162, 163, 164

 
 

Gitolampas desmoulinsis (Delbos in Ag. & Desor,1846) - Bartonien, Gironde, 67 mm

 
 
 

Gitolampas desmoulinsis (Delbos in Ag. & Desor,1846) - Lutétien, Gironde, 75 mm

 
 
 
 

Gitolampas elegans (Pavay,1871)

 
 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains éocènes, tome I, p.571,

 

N° 145. - Echinanthus elegans , Pavay, 1871.

Pl. 165-167.

Echinanthus elegans, Pavay, Kotozsvar s. Környelkenck geologija. A. Magyar kiralyi foldtani intezet evkonyves, p.79, pl. XI, fig. 10-13, 1871.

          -            -       Pavay, Geologie Klausenburg une seiner umgebung, p. 50, pl. XI, fig. 10-13, 1873.

          -            -        Linger, Observations sur la constit. du terrain tertiaire inf. de l'Aquitaine occidentale, déduite des sondages effectués dans la Gironde et le Lot-et-Garonne, procès-verbaux des séances de la Société linn. de Bordeaux, p. CI et CXV, 1874.

          -            -         Benoist, Descript. géol. et paléont. des communes de Saint-Estèphe et de Vertheuil, p. 52, Actes de la Soc. linnéenne de Bordeaux, 1884.

     Espèce de grande taille, allongée, un peu étroite et arrondie en avant, légèrement dilatée dans la région postérieure. Face supérieure haute, renflée, subdéprimée à la partie supérieure, ayant sa plus grande épaisseur, un peu en arrière du sommet apical. Face inférieure arrondie et pulvinée sur les bords, déprimée en avant et autour du péristome, tout à fait plane dans l'aire interambulacraire impaire. Face postérieure assez haute, subtronquée, émarginée vers l'ambitus. Sommet ambulacraire excentrique en avant. Aires ambulacraires larges, bombées, pétaloïdes, bien ouvertes à leur extrémité, inégales, l'aire antérieure de même largeur mais plus droite que les autres, les aires postérieures  plus longues que les aires ambulacraires paries antérieures. Zones porifères très développées, subdéprimées, composées de pores inégaux, les internes arrondis, les externes allongés, unis par un sillon étroit, flexueux, étendu, disposés par paires obliques et serrées que sépare une petite bande granuleuse. Dans chacune des aires ambulacraires, les zones porifères sont de même longueur et de même largeur ; elles cessent brusquement d'être pétaloïdes à une certaine distance de l'ambitus, et sont remplacées par de petits pores qui disparaissent au milieu des tubercules, puis se montrent de nouveau dans le floscelle entourant le péristome. Zone interporifère renflée, saillante. Tubercules perforés, scrobiculés, abondants, très petits et serrés à la face supérieure, un peu plus gros et plus espacés à la face inférieure, surtout aux approches du péristome. Granulation intermédiaire fine et homogène. Péristome excentrique en avant, stelliforme, subpentagonal, transverse, s'ouvrant dans une dépression plus ou moins prononcée de la face inférieure, entouré d'un floscelle très accusé. Périprocte allongé, placé assez haut, au sommet d'un sillon qui s'évase, s'atténue en se rapprochant du bord et entame un peu l'ambitus. Appareil apical large, remarquable par le développement de la plaque madréporiforme qui occupe le centre de l'appareil, muni de quatre pores génitaux, les deux antérieurs plus rapprochés que les deux autres ; plaques ocellaires très petites.

     Cette espèce, bien qu'elle soit assez constante dans sa forme, présente certaines variations que nous devons signaler : la face supérieure, presque toujours surbaissée, est quelquefois légèrement bombée au milieu ; les aires ambulacraires, toujours larges et saillantes, sont cependant plus ou moins développées, et chez quelques exemplaires, jeunes, tout en étant très renflées, elles paraissent relativement plus étroites. Le sillon qui accompagne le périprocte est plus ou moins atténué, mais il entame toujours un peu l'ambitus.

     Hauteur, 47 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 75 millimètres ; diamètre transversal, 62 millimètres.

     Variété surbaissée : hauteur, 37 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 67 millimètres ; diamètre transversal, 54 millimètres.

 

     Rapports et différences. - Cette espèce présente bien  les caractères donnés par Pavay à son E. elegans, et il nous a paru que les deux espèces devaient être réunies. Peut-être les aires ambulacraires et leurs zones porifères sont-elles plus larges encore dans quelques-uns de nos échantillons, mais cette différence n'est pas constante et ne suffit pas, en tous cas, pour établir une espèce distincte. L'E. elegans ne saurait être confondu avec l'E. Des Moulinsi ; il nous paraît en différer par sa taille un peu moins forte, par sa face supérieure moins élevée, moins gibbeuse, plus surbaissée, par ses aires ambulacraires beaucoup plus larges, plus longues, plus saillantes, plus ouvertes à l'extrémité, par ses zones porifères plus développées, par sa face inférieure un peu moins déprimée, par son floscelle plus prononcé. Certains exemplaires de l'E. elegans ont assurément beaucoup de ressemblance avec le moule en plâtre, T. 98, que Desor, dans le Synopsis des Echinides fossiles, rapporte à l'E. Munsteri (Nucleolites testudinarius, Munster in Goldfuss, non Nucleolites testudinarius, Brong). Ces caractères sont tellement voisins que nous n'aurions pas hésité à donner à l'espèce qui nous occupe le nom beaucoup plus ancien de Munsteri, si nous avions été certain que le moule en plâtre T. 98 représentât un des types de l'espèce de Goldfuss ; mais rien n'est moins sûr. Ce moule en plâtre n'est pas inscrit dans le Catalogue d'Agassiz de 1840 (Catalogus systematicus Ectyporum) ; il est évidemment postérieur et Desor n'en indique pas l'origine. Ce moule diffère du reste par sa taille et le développement de ses aires ambulacraires de l'échantillon de Baireuth, figuré par Goldfuss. Il se pourrait que l'exemplaire qui a servi à établir le moule T. 98 ait été envoyé par Des Moulins et provînt de la Gironde, comme les échantillons d'E. elegans que nous venons de décrire et dont il est si voisin.

     Localités. - Tromploup près Pauillac, Vertheuil, Saint-Cien, Cienesse, en face le château de Montroze, Marmisson, Moulis, les Tendrons près Berson (Gironde). Assez commun. Eocène moyen.

     Musée de Bordeaux (Coll. Des Moulins) ; Faculté des sciences de Bordeaux (Coll. Croizier), Coll. Benoist, Linder, Degange-Touzin, Boreau, Daleau, Deserces, ma collection.

     Localités autres que la France. - Szasz-Fenes près Clausenbourg (Transylvanie). Eocène.

     Explication des figures. - Pl. 165, fig. 1, E. elegans, de Tromploup près Pauillac, de la coll. de M. Linder, vu de côté ; fig. 2, face supérieure. - Pl. 166, fig. 1, le même exemplaire, vu sur la face inférieure ; fig. 2, face postérieure. - Pl. 167, fig. 1, autre exemplaire, de Vertheuil, de la collection de M. Deserces, vu de côté ; fig. 2, face postérieure ; fig. 3, pores ambulacraires pris sur la face supérieure, grossis ; fig. 4, autre exemplaire, de la coll. de M. Croizier, vu sur la face inférieure ; fig. 5, portion inférieure de l'aire ambulacraire (phyllode), grossie.

 

Extrait planches 165, 166 et 167

 
 

Gitolampas elegans (Pavay,1871) - Bartonien, Gironde, 66 mm

 
 
 
 

Gitolampas hispanicus (Cotteau,1889)

 
 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains éocènes, tome I, p.644,

 

     Echinanthus hispanicus, Cotteau, 1889. - Espèce de taille moyenne, arrondie en avant, étroite et un peu sub-rostrée en arrière, uniformément bombée en dessus, un peu plus élevée dans la région postérieure, plane en dessous, concave autour du péristome, pulvinée sur les bords, tronquée et un peu rentrante en arrière. Commet apical excentrique en avant. Aires ambulacraires pétaloïdes, effilées et cependant ouvertes à leur extrémité, les aires postérieures plus longues que les autres. Dans chacune des aires, les zones porifères sont de même étendue ;

 

dans les aires postérieures, la zone porifère placée en avant est un peu plus large que l'autre. Péristome excentrique en avant, pentagonal, subtransverse, muni d'un floscelle très prononcé, granuleux sur les bords. Périprocte supramarginal, longitudinal, placé au sommet d'un sillon très atténué, entamant faiblement le bord postérieur. Callosa (province d'Alicante). Muséum de Paris (coll. paléont.), ma collection (M. Marty).

 
 

Gitolampas hispanicus (Cotteau,1889) - Eocène, Aspe, Alicante, Espagne, 23 mm

 
 
 
 

Gitolampas pyrenaicus (Cotteau,1863)

 
 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains éocènes, tome I, p.600,

 

N° 154. - Echinanthus pyrenaicus , Cotteau, 1863.

Pl. 184.

Echinanthus pyrenaicus, Cotteau, Echin. foss. des Pyrénées, p. 96, pl. V, fig. 1-3, 1863.

     Espèce de taille moyenne, plus longue que large, assez régulièrement ovale, arrondie en avant, un peu dilatée et subrostrée en arrière. Face supérieure uniformément renflée, épaisse sur les bords. Face inférieure presque plane, subpulvinée. Face postérieure courte, subtronquée, légèrement rentrante. Sommet ambulacraire excentrique en avant. Aires ambulacraires pétaloïdes, assez lares, ouvertes à leur extrémité, inégales, l'aire ambulacraire impaire plus courte, plus droite, plus large, les aires postérieures plus longues que les autres, un peu recourbées. Zones porifères de médiocre largeur, formées de pores inégaux, les internes arrondi, les externes étroits, allongés, unis par un sillon subflexueux, disposés par paires obliques. Zone interporifère beaucoup plus développée que l'une des zones porifères. Tubercules perforés, scrobiculés, très petits, abondants et serrés à la face supérieure, un peu plus gros et plus espacés à la face inférieure, surtout aux approches du péristome. Granulation intermédiaire fine et homogène. Périprocte supramarginal, étroit, aigu au sommet, s'ouvrant à la partie supérieure d'un sillon anal très apparent, subcaréné sur les bords, entamant légèrement l'ambitus.

     Hauteur, 23 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 46 millimètres ; diamètre transversal, 40 millimètres.

     Rapports et différences. - Cette espèce, qu'on rencontre associée à l'E. subrotundus, s'en distingue par sa forme plus allongée, par sa face supérieure plus renflée, par sa face inférieure plus plane et légèrement pulvinée, par son sommet

 

 ambulacraire moins excentrique en avant, par son périprocte plus étroit, plus aigu au sommet, s'ouvrant dans un sillon anal plus apparent, subcaréné sur les bords et entamant plus sensiblement l'ambitus.

     Localité. - Sabarat (Ariège). Très rare. Eocène.

     Coll. de M. l'abbé Pouech.

     Explication des figures. - Pl. 184, fig. 1, E. pyrenaicus, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, face postérieure ; fig. 5, portion de l'aire ambulacraire postérieure montrant l'inégalité des zones porifères, grossie.

 

Extrait planche 184

   
 
 

Gitolampas pyrenaicus (Cotteau,1863) - Thanétien supérieur, Haute-Garonne, 50 mm

 
 
 
 

Gitolampas scutella (Delbos in Ag. & Desor,1846)

 
 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains éocènes, tome I, p.580,

 

N° 148. - Echinanthus scutella (Lamarck), Desor, 1857.

Pl. 169, fig. 4 ; pl. 170, 171 et 172.

Echinanthus,                        Breynius, Schediasma de Echinis, p. 59, pl. IV, fig. 3, 1734.

          -                                    Knorr, Nat. Gesch., t. II, pl. E, fig. 3, 1768.

Cassiduslus scutella,            Lamarck, Animaux sans vertèbres, t. III, p. 35, 1816.

          -               -                   Defrance, Cassidulus, Dict. des sc. nat., t. VII, p. 226.

          -          veronensis,      Defrance, id., p. 226.

          -          scutella,           Deslongchamps, Hist. nat. des Zooph., t. II, p. 174, 1824.

Nucleolites scutella,            Goldfuss, Petrefacta Mus. univers. reg. borruss. rhen. bonn., t. I, p. 144, pl. XCIII, fig. 14, 1826.

Cassidulus scutella,             Blainville, Zoophytes, Dict. sc. nat., t. LX, p. 192, 1830.

Clypeus scutella,                  Agassiz, Prodrome d'une monog. des radiaires, Mém. de la Soc. d'hist. nat. de Neuchâtel, t. I, p. 186, 1834.

Nucleolites scutella,            Desmoulins, Etudes sur les Echinides, p. 354, 1836.

Clypeus scutella,                   Agassiz, Prodrome d'une monog. des radiaires, Ann. des sc. nat., Zoologie, t. VII, p. 279, 1837.

Pygorhynchus scutella,         Agassiz, Catal. syst. ectyp. foss. Echinod. Mus. neoc., p. 4, 1840.

Cassidulus scutella,                Deshayes in Lamarck, Hist. nat. des animaux sans vert., 2e édit., t. III, p. 332, 1840.

Pygorhynchus scutella,           Sismonda, Echin. foss. del contado di Nizza, p. 37, 1843.

            -                 -                  Agassiz et Desor, Catal. rais. des Echinides, p. 102, 1847.

            -                 -                  Bronn, Index paléont., t. I, p. 1067, 1848.

            -                 -                  Bellardi, Foss. numm. du comté de Nice, Mém. Soc. géol. de France, 3e sér., t. IV, p. 265, 1851.

            -                 -                  Bronn, Lethea geognostica, t. III, p. 332, 1852.

            -                 -                  Leymerie et Cotteau, Catal. des Echin. foss. des Pyrénées, Bull. Soc. géol. de France, 2e sér., t. XIII, p. 332, 1856.

Echinanthus scutella                Desor, Synopsis des Echin. foss., p. 293, 1857.

          -                 -                     Dujardin et Hupé, Hist. nat. des zooph. Echinod., p. 583, 1862.

           -                  -                   Cotteau, Echin. foss. des Pyrénées, p. 89, 1863.

           -          bericus,               Schauroth, Verzeichnissder Versteinerungen im herzogl. Naturalien cab. zu Coburg, p. 190, pl. IX, fig. 4, 1865.

          -              veronensis,        Schauroth, id., p. 191, pl. X, fig. 1, 1865.

          -              scutella,             Laube, Ein Beitrag zur Kenntniss der Echinod. des vicent. tertiäregebietes, p. 6, 1867.

Echinanthus pyrenaicus, (non Cotteau), Laube, id., p. 5, 1867.

Echinanthus scutella,                 Laube, Echinod. des vicent. tertiäregebietes, p. 41, 1868.

          -            pyrenaicus (non Cotteau), Laube, id., p. 21, 1868.

Echinanthus scutella                 Pavay, Kolozsvdr s Környékének Geologidja, A Magyar Kiralgi földtani intézet evkönyves, p. 78, 1871.

Echinanthus scutella,                  Manzoni, Il monte Titano, p. 8, 1873.

           -              -                          Pavay, Geologie Klausenburgs und seiner Umgeb., p. 61, 1873.

           -               -                         Taramelli, Di alcuni Echinidi eocenici dell' Istria, Istituto veneto di scienze, lettere ed arte, p. 15, 1873-1874.

Cassidulus scutella,                     Quenstedt, Deutschlands Petrefacten, Echinodermen, p. 469, pl. LXXIX, fig. 14, 1874.

Echinanthus scutella,                     Dames, Die Echiniden der vicent. und veron. tertiäraglag., p. 29, 1877.

          -                  -                         Bittner, Beiträge zur Kenntniss alttertiärer Echiniden Faunen der Südalpen, p. 7, 1880.

           -                    -                        Leymerie, Descript. géol. et paléont. des Pyrénées de la Haute-Garonne, p. 817, pl. Z, fig. 2, a, b, c, 1881.

           -                     -                       Koch, Die alttertiaren Echiniden siebenburgens, p. 33, 1885.

M. 22.             

     Espèce de grande taille, allongée, arrondie en avant, dilatée et subtronquée en arrière. Face supérieure haute, renflée, légèrement conique, déclive sur les côtés, ayant sa plus grande hauteur un peu en arrière du sommet apical. Face inférieure arrondie et pulvinée sur les bords, concave autour du péristome. Face postérieure très courte. Sommet apical excentrique en avant. Aires ambulacraires médiocrement développées, fortement pétaloïdes, rapprochées et presque fermées à leur extrémité, inégales, l'aire antérieure plus longue et sensiblement plus étroite que les autres, les

 

aires antérieures un peu moins développées que les aires postérieures. Zones porifères formées de pores inégaux, les internes arrondis, les externes étroits et allongés, unis par un sillon, disposés par paires obliques que sépare une bande de test finement granuleux. Zone interporifère un peu bombée, beaucoup plus large dans les aires ambulacraires paires que dans l'aire ambulacraire antérieure. Sur chacune des aires, les zones porifères sont de même largeur et de même étendue. Aux approches du sommet, les pores deviennent plus petits, inégaux et presque simples ; à une assez grande distance de l'ambitus, ils cessent brusquement d'être pétaloïdes et sont remplacés par de petits pores simples, très espacés, à peine visibles au milieu des tubercules, mais qui se resserrent, se multiplient dans le floscelle entourant le péristome. Tubercules petits, perforés, scrobiculés, homogènes et très abondants sur toute la surface du test, un peu moins serrés et plus apparents dans la région inférieure et notamment en se rapprochant du péristome Granulation intermédiaire fine et serrée. Péristome excentrique en avant, pentagonal, stelliforme, muni d'un floscelle placé dans une dépression de la face inférieure. Périprocte supramarginal, longitudinal, relativement assez grand, s'ouvrant au sommet d'un sillon plus ou moins prononcé qui entame un peu l'ambitus, sans se prolonger cependant à la face inférieure. Appareil apical pourvu de quatre pores génitaux, les deux antérieurs plus rapprochés que les deux autres.

     Cette espèce varie dans sa taille et dans sa forme plus ou moins élevée. Dans les exemplaires du Vicentin, la face supérieure est ordinairement subconique, un peu déclive sur les côtés. L'exemplaire que nous avons décrit présente bien ces caractères, mais il est de taille beaucoup plus forte. Nous rapportons à cette même espèce un échantillon plus allongé que M. Potier a recueilli à Saint-Vallier (Var), et qui, malgré sa face inférieure moins déprimée, ne nous paraît pas devoir être séparé de l'E. scutella. Un des types les mieux caractérisés de cette espèce est celui que M. Roussel a recueilli à Baulou (Ariège). Il est de taille moyenne et parfaitement semblable au moule en plâtre T. 84, type de l'espèce, par son aspect général, par sa face supérieure subconique et déclive en forme de toit, par sa face inférieure déprimée, par ses aires ambulacraires bien développées, par son périprocte s'ouvrant dans un sillon anal très prononcé.

     Nous réunissons également à l'E. scutella, à titre de variété, un échantillon que possède la collection de la Sorbonne, indiqué, sans localité précise, comme provenant du Midi de la France : sa taille est plus déprimée, sa forme plus régulièrement ovale, son sommet moins excentrique en avant, son périprocte plus aigu ; il ne nous a pas paru, malgré ces différences, devoir être séparé de l'E. scutella.

     Hauteur, 41 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 85 millimètres ; diamètre transversal, 76 millimètres.

     Exemplaire de taille moyenne, identique au type : hauteur, 29 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 61 millimètres ; diamètre transversal, 55 millimètres.

     Var. allongée : hauteur, 32 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 62 millimètres ; diamètre transversal, 50 millimètres.

     Rapports et différences. - l'E. scutella est remarquable par sa grande taille, par sa forme allongée, renflée, subconique, arrondie en avant, dilatée en arrière, par ses aires ambulacraires médiocrement développées, très pétaloïdes, inégales, l'aires antérieure plus longue et plus étroite que les autres, par sa face inférieure ordinairement très déprimée, par son périprocte longitudinal, assez grand, placé très bas, muni d'un sillon bien prononcé. Sa face supérieure subconique, déclive en forme de toit et dilatée en arrière, le distingue nettement des E. Des Moulinsi, tumidus, Munsteri et elegans, dont la forme est plus également renflée, plus convexe, plus hémisphérique. Par sa face supérieure, l'espèce qui nous occupe se rapproche davantage de l'E. sopitianus, espèce de grande taille et subconique qu'on rencontre dans l'Eocène supérieur. En décrivant plus loin cette espèce, nous indiquerons les caractères qui l'éloignent de l'E. scutella.

     Histoire. - Cette espèce, très anciennement connue, a été figurée pour la première fois, en 1734, par Breynius, qui la considérait comme un des types de son genre Echinanthus. C'est Lamarck qui lui a donné, en 1916, le nom de scutella, en la plaçant dans le genre Cassidulus. Depuis, elle a été réunie successivement aux genres Nucleolites, Clypeus, Pygorhynchus, jusqu'en 1857, époque à laquelle Desor l'a désignée sous le nom d'Echinanthus scutella, que presque tous les auteurs ont adopté.

     Localités. - Saint-Martory, Frechet (Haute-Garonne)  ; Anot (Basses-Alpes) ; Saint-Vallier (Var) ; Malo près Schio (Alpes-Maritimes) ; Midi de la France. Rare. Eocène moyen.

     Musée de Toulouse (coll. Leymerie), collection de la Sorbone, Hébert, Gauthier, ma collection.

     Localités autres que la France. - Herford en Westphalie. - Sarego, Lonigo, Mossano, Monte Viale, Val Scaranto, Lione près Zovenado (Vicentin). - Monte-Baldo près Vérone.

     Explication des figures. - Pl. 169, fig. 4, E. scutella, exemplaire de grande taille, d'Anot (Basses-Alpes), de la collection de M. Gauthier, vu de côté. - Pl. 170, fig. 1, le même exemplaire, vu sur la face supérieure ; fig. 2, face postérieure. - Pl. 171, fig. 1, le même exemplaire, vu sur la face inférieure ; fig. 2, autre exemplaire, variété plus étroite et plus plane, du Midi de la France, de la collection de la Sorbonne, vu sur la face supérieure ; fig. 3, portion des aires ambulacraires, grossie. - Pl. 172, fig. 1, le même exemplaire, vu de côté ; fig. 2, tubercules pris sur la face supérieure, grossis ; fig. 3, péristome et tubercules pris sur la face inférieure, grossis ; fig. 4, autre exemplaire, de Baulou, de la collection de M. Roussel, vu sur la face postérieure ; fig. 5, face supérieure.

Extrait planche 169, 170, 171 et 172

 
 

Gitolampas scutella (Delbos in Ag. & Desor,1846) - Lutétien, Italie, 72 mm

 
 
 
 

Gitolampas testudinarius (Desor,1857)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Desor

Synopsis des échinides fossiles, p.293, 1857

 

   testudinarius Syn. Cassidulus testudinarius Al. Brongn. Terrains du Vic, p. 83, Tab. V, fig. 15. (non Nucleolites testudinarius Munst.) - Petite espèce renflée, peu élargie en arrière, mesurant, d'après le dessin de Brongniart 27 millim. de long sur 20 de large. Pétales proportionnellement longs. Périprocte dans un sillon.

     Tertiaire inférieur du Vicentin.

     Coll. Brongniart.

 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains éocènes, tome I, p.522

 

     Cassidulus testudinarius, Brongniart, 1822, Mém. sur les terr. de séd. sup. calcaréo-trapp. du Vicentin, p. 83, pl. V, fig. 15. - Nucleolites testudinarius, Des Moulins, Tableaux synon., p. 356, 1836. - Cassidulus testudinarius, Agassiz et Desor, Catal. rais. des Echin., p. 99, 1847. - Nucleolites testudinarius, Bronn, Index paléont., p. 819, 1848. - Echinanthus testudinarius, Desor, Synops. des Echin. foss., p. 293, 1857. - Nucleolites testudinarius, Laube, Ein Beit. zur Kenntniss der Echinod. des Vicent. tertiär., p. 20, pl. V, fig. 4, a, b, c, d, 1868. - Id. Dames, Die Echin. der vicent. und veron. tertiärabl., p. 27, 1877. - Id., Bittner, Beit. zur Kenntniss Alttert. Echiniden faunen des Südalpen, p. 34, pl. I, fig. 6, a, b, c. Espèce de taille moyenne, ovale, arrondie et un peu étroite en avant, légèrement dilatée et subrostrée en arrière, univormément renflée en dessus, obliquement tronquée dans la région postérieure, subconcave en dessous, pulvinée sur les bords.

 

Tubercules très petits en dessus, beaucoup plus gros à la face inférieure qui présente les traces d'une bande lisse, dépourvue de gros tubercules, marquée de petites dépressions irrégèlières. Aires ambulacraires pétaloïdes, étroites, médiocrement développées. Péristome pentagonal, allongé, muni d'un floscelle très apparent. Périprocte placé dans un sillon étroit, profond, atténué vers le bord. Quatre pores génitaux. S. Giovanni Ilarione (Vicentin). Geolog. Sammelang, ma collection. C'est à tort que nous avons, dans nos Echinides fossiles des Pyrénées, p. 95, pl. IV, fig.11-14, rapporté au Cassidulus testudinarius, sous le nom d'Echinanthus testudinarius, Desor, un échinide, qui appartient à un tout autre type, et que nous décrivons un peu plus loin parmi les espèces du genre Echinanthus.

 

 

Gitolampas testudinarius (Desor,1857) non Brongniart - Ilerdien, Haute-Garonne, 35 mm

 
 

Gitolampas testudinarius (Desor,1857) non Brongniart - Ilerdien, Haute-Garonne, 40 mm

 
 

Gitolampas testudinarius (Desor,1857) non Brongniart - Ilerdien, Haute-Garonne, 30 mm

 
   
 

Gitolampas subrotundus (Desor,1857)

 
 

description de l'espèce par Cotteau

Paléontologie française, terrains éocènes, tome I, p.586

 

N° 149. - Echinanthus subrotundus (Cotteau),

Desor, 1857.

Pl. 173, 174 et 175, fig. 1, 2 et 3.

Echinanthus subrotundus,   Leymerie et Cotteau, Catal. des Echin. foss. des Pyrénées, Bull. Soc. géol. de France, 2e sér., t. XIII, p. 334, 1856.

Echinanthus subrotundus,      Desor, Synopsis des Echin. foss, p. 293, 1857.

          -                 -                   d'Archiac, Note surles foss. recueillis par M. l'abbé Pouech dans le terr. tert. du dép. de l'Ariège, 2e sér., t. XIII, p. 798 et 807, 1859.

Pygorhynchus subrotundus,   Dujardin et Hupé, Hist. nat. des Zooph. Echinod., p. 585, 1862.

Echinanthus subrotundus,      Cotteau, Echin. foss. des Pyrénées, p. 91, pl. III,fig. 6-0, 1863.

          -                 -                     Leymerie, Descript. géol. et paléont. des Pyrénées de la Haute-Garonne, p. 817, 1881.

            -                 -                     Hébert, Groupe numm. du Midi de la France, Bull. Soc. géol. de France, 3e sér., t. X, p. 385, 1882.

            -                 -                      Hébert, Note sur la géologie du départ. de l'Ariège, Bull. Soc. géol. de France, 3e sér., t. XI, p.655, 1882.

V. 92, type de l'espèce.

     Espèce de taille assez grande, subcirculaire, épaisse sur les bords, arrondie en avant et en arrière, un peu plus dilatée cependant dans la région postérieure. Face supérieure peu élevée, uniformément bombée. Face inférieure presque plane, légèrement concave au milieu. Face postérieure très courte, presque nulle. Sommet ambulacraire excentrique en avant. Aires ambulacraires pétaloïdes, allongées, très ouvertes à leur extrémité, inégales, l'aire antérieure plus droite, plus courte, plus ouverte que les autres et souvent un peu moins large, les aires postérieures plus longues que les aires paires antérieures. Zones porifères médiocrement développées, formées de pores inégaux, les internes arrondis, les externes plus allongés, unis par un sillon subflexueux, disposés par paires obliques que sépare une petite bande granuleuse. Dans chacune des aires ambulacraires, les zones porifères sont de même longueur et d'égale étendue. A une certaine distance de l'ambitus, elles cessent brusquement d'être pétaloïdes ; les pores deviennent simples, très petits, espacés et sont à peine visibles au milieu des tubercules ; ils se resserrent, se multiplient et sont beaucoup plus apparents dans le floscelle qui entoure le péristome. Zone interporifère assez large et superficielle. Tubercules perforés, scrobiculés, très petits et serrés à la face supérieure, un peu plus gros et plus espacés à la face inférieure. Granulation intermédiaire fine et abondante. Péristome excentrique en avant, pentagonal, stelliforme, transversalement allongé, entouré d'un floscelle très apparent. Périprocte largement ouvert, longitudinal, presque marginal et à fleur de test, placé au sommet d'un sillon très atténué qui descend jusqu'à l'ambitus et l'échancre à peine. Appareil apical presque carré, remarquable par le développement de la plaque madréporiforme et la petitesse des plaques ocellaires, muni de quatre pores génitaux bien ouverts, les deux pores antérieurs plus rapprochés que les deux autres.

 

     L'E. subrotundus varie dans sa taille, dans sa face supérieure plus ou moins renflée et aussi dans la largeur de ses aires ambulacraires, plus étroites dans certains individus que dans l'autres ; mais ces différentes variétés se rencontrent associées, présentent plusieurs caractères communs et se relient par des passages insensibles.

     Hauteur, 25 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 56 millimètres ; diamètre transversal, 55 millimètres.

     Individu de grande taille : hauteur, 30 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 69 millimètres ; diamètre transversal, 67 millimètres.

     individu jeune : hauteur 20 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 46 millimètres ; diamètre transversal, 41 millimètres.

     Rapports et différences. - Cette espèce, malgré les variations qu'elle éprouve dans sa taille et même quelquefois dans sa forme générale, sera toujours reconnaissagle à son ambitus sbcirculaire, presque aussi large que long, à sa face supérieure épaisse, médiocrement renflée, régulièremement bombée, arrondie sur les bords, à son sommet ambulacraire excentrique en avant, à ses aires ambulacraires presque droites, inégales, allongées, les aires postérieures surtout, largement ouvertes à leur extrémité, à son péristome transverse, à son périprocte longitudinal, assez grand, marginal, muni d'un très faible sillon.

     Localités. - Martres, Saint-Marcet, Aurignac, Montbrun, Marsoulas (Haute-Garonne) ; Sabarat, le Mas d'Azil, Campagne, Montardit, Camarade, Saint-Jean de Verges (Ariège). Assez commun. Eocène moyen.

     Musée de Toulouse (coll. Leymerie) ; coll. Pouech, Gauthier, Hébert, Roussel, ma collection.

     Explication des figures. - Pl. 173, fig. 1, E. subrotundus, d'Aurignac, de la collection de M. Gauthier, vu sur la face supérieure ; fig. 2, face postérieure ; fig. 3, autre exemplaire, de Fabas, du musée de Toulouse, vu sur la face supérieure ; fig. 4, face inférieure. - Pl. 174, fig. 1, E. subrotundus, variété de grande taille, de Sabarat, de la collection de M. l'abbé Pouech, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; Fig. 3, péristome grossi. - Pl. 175, fig. 1, E. subrotundus, variété du musée de Toulouse, vue sur la face supérieure ; fig. 2, face postérieure ; tige (sic)  3, appareil apical, grossi.

 

Extrait planches 173, 174 et 175

 
 

Gitolampas subrotundus (Desor,1857) - Thanétien supérieur, Haute-Garonne, 60 mm

 
 

Gitolampas subrotundus (Desor,1857) - Thanétien inférieur, Haute-Garonne, 56 mm

 
 
 
 
 

l'espèce de DEFRANCE ci-dessous devrait pouvoir être mise en synonymie avec G. scutella (Delbos in Agassiz & Desor,1846)

 
 

Gitolampas veronensis (Defrance,1816-30) - Lutétien, Vicentin, Italie, 89 mm

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Genre Ilarionia  Dames,1878

Die Echiniden der vicentinischen und veronesischen Tertiaerablangerungen, p.34

Espèce type  Echinanthus beggiatoi Laube,1868

Ein Beitrag zur Kenntniss der Echinodermen des Vicentinischen Tertiärgebietes, p.22

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène

 
 
diagnose originale du genre par Dames
Die Echiniden der vicentinischen und veronesischen Tertiarerablangerungen, 1878, p.34
 

Ilarionia nov. gen.

     Das Hauptkennzeichen der Gattung Ilarionia besteht in der eigenthümlichen Bildung des Peristoms. Dasselbe ist auf der Unterseite excentrisch nach vorn gelegen und decagonal. Man erhält das genaue Bild desselben, wenn man sich ein gleichseitiges Pentagon vorstellt, dessen Ecken durch kürzere Linien gerade abgestumpft sind. Die fünf längeren Linien entsprechen den fünf Interambulacralfeldern une sind auf dem Rande und nach Innen zu mit feinen Körnchen besetzt. Die fünf kürzeren Linien entsprechen den fünf Ambulacralfeldern und sind glatt ; wo sich eine kürzere mit einer längeren Linie trifft, ist ein glattes Knöpfchen bemerkbar, deren also im Ganzen 10 vorhanden sind (cfr. Taf. V, Fig 2d). Das Ganze erhebt sich als erhabener Rand um die Peristomalöffnung und senkt sich tief in das Innere des Körpers in Gestalt eines zehnseitigen Primas hinein, auch hier auf den den Interambulacralferdern entsprechenden Wänden mit feinen Körnchen bedeckt. Im Uebringen hat die Gattung viel Aehnlichkeit mit Pygorhynchus. Die Ambulacralfelder sind auf der Oberfläche lanzettförmig, die paarigen am Ende fast geschlossen, das un paare, vordere am Ende offen une schmäler als die paarigen. Die Poren, in beiden Reihen einer Zone gleich, nämlich rund, gestaltet, durch eine Furche verbunden. Das längs-ovale Periproct liegt oben an der senkrecht abfallenden Hinter-seite. Unter ihm ist die Schale flach gehöhlt. Auf der Unterseite ist vom Peristom bis zum Hinterrande eine nicht scharfbegrenzte Zone vorhanden, welche durch Besetzung mit sehr feinen Körnchen glatter als der übrige Theil der Unterseite erscheint. Dieselbe endigt wenig vor dem Hinterrande. Vier Genitalporen liegen am Anfang der paarigen Interambulacralfelder. Die Madreporenplatte nimmt das Centrum des Genital-apparates ein. Die ganze Schale ist mit gedrängt stehenden, sich aus runden Scrobikeln erhebenden, undurchbohrten Stachelwärzchen bedeckt, die auf der Unterseite nur wenig grösser werden. Auf den Rändern der Scrobikeln sind äusserst feine Körnchen zu bemerken.

 

      Es unterliegt wohl keinem Zweifel, dass eine so vereinzelt dastehende und absonderliche Form des Peristoms zur Aufstellung einer neuen Gattung berechtigt. In der Literatur habe ich vergeblich nach etwas Gleichem gesucht. Jedoch möchte ich darauf aufmerksam machen, dass im allgemeinen Habitus die von d'Archiac in der Dercription des animaux fossiles du groupe nummulitique de l'Inde p. 213 aufgestellte, sowie Taf. 14, Fig. 7 (Eu. Morrisi d'Arch.) une Taf. 36, Fig. 19 (Eu. Calderi d'Arch.) abgebildete Gattung Eurhodia des unserigen sehr nahe steht. Desor ersetzt in seiner Synopsis p. 300 die d'Archiac'sche Beschreibung des Peristoms : péristome entouré de tubérosité faibles et inégales, durch di Worte : péristome entouré d'un floscelle distinct. Aus beiden Diagnosen erfährt man also nichts über die Beschaffenheit des eigentlichen Peristoms. Ferner nimmt Desor als Hauptcharakter der Gattung die grosse Ungleichheit der  Porenzonen, insofern bei den hinterren Ambulacren die innere Zone höchstens die Hälfte so breit als die äussere ist. Letzteres Merkmal (so ungenügend es an und für sich zur Aurstellung einer neuen Gattung sein würde) und der Mangel einer Floscelle um das Peristom trennen Eurhodia von Ilarionia genügend, so lange man bei Eurhodia das Peristom nicht erkannt hat. - Endlich scheint, nach dem allgemeinen Habitus zu urtheilen, noch Nucleolites minutus Herklots (Fossiles de Java, Echinodermes p. 10, t. 5, f. 8) hierher zu gehören.

 
 

Ilarionia sp. aff. beggiatoi (Laube,1868)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Laube
Ein Beitrag zur Kenntnis der Echinodermen des vicentinischen Tertiärgebietes, 1868, p.22
 

Echinanthus Beggiattoi Laube.

Tab. IV, Fig. 3.

     Langgestreckt,  , eiförmig, viel länger als breit, hinten kaum wahrnehmbar breiter als vorn, gleichmäsig gewölbt, hinten durch das Periproct une seine Furche gerade abgestutzt. Petalen nicht gewölbt, Porenzonen schmal, Poren conjugirt. Stirnpetale schmäler als die übrigen, wie es scheint auch kürzer, Porenzonen sehr schwach gegen einander gebogen. Vorderes Petalenpaar breit, vorn offen, vordere Porenzone einfach une sanft gekrümmt, hintere deutlich S-förmig gebogen, Enden gleich. Hintere Petalen länger als die vorderen, fast schmäler, weit länger, Porenzonen gleichmässig gegen einander gekrümmt, innere um ein oder zwei Paar länger als die äussern. Scheitel weit vor der Mitte gelegen, Genitalöffnungen verhältnissmässig gross, vier, je eine zwischen je zwei Petalen. Unterseite eben, fast etwas gewölbt, Peristom weit nach vorn gelegen, quer, fünfseitig. Hinterseite durch eine breite fast ganz ebene Periproctalfurche abgestutzt. Periproct hoch über dem Rande gelegen, Granulation überall gleichmässig.

         Die Art unterscheidet sich durch ihre gestreckte Form wesentlich von allen andern Arten, so dass sie nicht damit verwechselt werden kann. Formen, wie E. Wrightii Cott., welche iht nach dem äusseren Habitus noch am nächsten kämen, sind viel zu kurz, als dass sie damit identisch sein könnten.

 

 

      Das mir vorliegende Exemplar stammt aus den Tuffen von Castione, es gehört dem Museao civico in Vicenza.

     Länge 37 Millim., Breite über dem Scheitel 27 Millim. ; Länge der vorderen Petalen 10 Millim., Länge der hinteren 13 Millim.

     Herrn Beggiatto, Director des Museo civico in Vicenza, gewidmet.

planche IV (extrait)

   
 
 

Ilarionia sp. aff. beggiatoi (Laube,1868), Eocène, Aspe, Espagne, 11 mm

 
 
 
 

Ilarionia damesi Bittner

 
 
diagnose originale de l'espèce par Bittner
Ein Beitrag zur Kenntnis der Echinodermen des vicentinischen Tertiärgebietes, 1868, p.22
 

Ilarionia Damesi nov. spec.

(Tab. V, [1]. Fig. 11.)

     Echinanthus Wrightii Cotteau bei Laube, loc. cit. pag. 21.

     Ilarionia Beggiatoi Laube pro parte bei Dames loc. cit. pag. 34.

     Auf Seite 34 seines oft citirten Werkes hat Dr. Dames für den von Laube zuerst beschriebenen Echinanthus Beggiatoi das Genus Ilarionia geschaffen, als dessen Hauptkennzeichen er die eigenthümliche Bildung des Peristoms betrachtet, welches von einem als erhabener Rand über die Oeffnung hervortretenden pentagonalen Prisma ausgekleidet wird. Dames ist der Ansicht, dass eine so vereinzelt dastehende une absonderliche Form des Peristoms zur Aufstellung einer neuen Gattung berichtige. Ohne dieser letzteren Anschauung auch nur im Mindesten entgegentreten zu wollen, muss doc bemerkt werden, dass diese Bildung des Peristoms, so auffallend sie auch bei Ilarionia Beggiatoi sein mag, doch durchaus nicht als ein neu hinzutretendes Merkmal, welches hier das erste Mal und unvermittelt sich einstellen würde, aufgefasst werden darf, denn sie ist thatsächlich nur eine etwas st¨rkere Entwicklung dessen, was sich bei verwandten Formen findet. Sehr deutlich lassen sich Verstärungen des inneren Mundrandes bei einzelnen Echinolampas-Arten beobachten une die Bildung des Peristoms bei Echinolampas inflatus und Ech. globulus Laube aus den Schichten von S. Giovanni Ilarione steht der bei Ilarionia sehr nehe. Die Interambulacralpartien des Peristoms bei Ech. globulus sind sehr entwickelt, geradwandig une reichen so nahe an einander, dass für di Ambulacralpartieen nur mehr sehr wenig Raum dazwischen bleibt. Auch hier senken sie sich als fast geschlossenes Prisma in das Gehäuse hinein und ihre äusseren Ränder sind bei einzelnen Exemplaren schwach wulstig entwickelt, so dass sie nahezu einen erhabenen Rand um die Mundöffnung bilden, der allerdings an den fünf Ambulacralecken schwache Lücken hat. Die Wände des Prismas sind hier auch genau so gekörnelt wie bei Ilarionia.

     Dass diese Mundrahmen-Entwicklung auch sonst vorkomme, scheint sich aus der Abbildung des von Cotteau (Descr. des Ech. tert. des Iles St. Barthélemy et Anguilla, pag. 23, tab. IV, 1-5) beschriebenen Echinolampas Clevei zu ergeben, und zwar besitzt, wie es scheint, diese Art einen Mundrahmen, der dem der Ilarionia Beggiatoi nicht nachsteht. Jedenfalls ist von der Entwicklung bei Echinolampas globulus zu der von Ilarionia Beggiatoi nur ein Schritt ; die Seiten der Interambulacra treten etwas mehr über den Rand hervor und stossen an den Ecken zusammen und man erhält den geschlossenen Mundrahmen von Ilarionia, in dessen Ambulacralwinkeln sich bei guter Erhaltung, und zwar in der Wandung des Prismas selbst di beiden innersten Poren, die bei den meisten mit ähnlicher Mundbildung versehenen Echinolampen und Pygorhynchen sehr stark entwickelt sind, nachweisen lassen. Ein hochgradiger morphologischer Unterschiel gegenüber verwandten Formen kann also in dieser etwas ungewöhnlichen Peristomalbildung bei Ilarionia nicht gerunden werden. Das hindert jedoch nicht, die Gattung Ilarionia als eine sehr brauchbare und nothwendige generische Abtheilung beizubehalten, denn es dürfte schwer sein, Formen wie Ilarionia Beggiatoi zu einer anderen der bestehenden Gattungen einzureihen. Laube beschreibt sie als Echinanthus ; dagegen spricht, qie Dames hervorhebt, der Bau des Peristoms, der beinahe vollständige Mangel des bei Echinanthus so stark entwickelten Floscellus und der gasammte Habitus. Aber auch zu Pygorhynchus kann die Art nicht gezogen werden ; dagegen spricht das longitudinalgestellte Periproct, wenn man Pygorhynchus enger fasst, so wie das Loriol mit Recht thut. Dann müssen aber auch einige andere von Desor zu Pygorhynchus gebrachte Argen von da entfernt werden, vor Allem Pyg. Wrightii (Echinanthus !) Cotteau, den auch Laube aus dem vicentinischen Eocaen anführt. Dames vereingte loc. cit. pag. 35 das von Laube als Ech. Wrightii angeführte schadhafte Stück der Wiener Universitätssammlung mit Ilarionia Beggiatoi, obwohl Laube mit Recht bemerkt, dass diese Form viel zu kurz sei, als dass sie mit Ech. Beggiatoi identisch sein könnte. Bei dem Umstante, dass das fragliche Stück sehr mangelhaft erhalten ist und sein Peristom in ausgezeichneter Weise die für Ilarionia als characteristisch geltende Umrandung zeigt, hat wohl auch die Ansicht von Dames ihre Begründung ; da mir aber gegenwärtig ein auf dem Höhenzuge oberhalb Verona (und zwar nördlich vom obersten Fort daselbst) gesammeltes

 

 Stück voliegt, das ich für vollkommen identisch mit Laube's Ech. Wrightii halten muss, so ist es möglich geworden, die Unterschiede desselben gegen Il. Beggiatoi zu präcisiren und ich erlaube mir deshalb, diese Form als zweite Art des Genus Ilarionia unter oben angeführtem Namen nachstehend zu beschreiben :

    Länge 18 m/m. ; Breite 14 1/2 m/m. ; Höhe 12 1/2 m/m. ; Länge des unp. Amb. 5 1/2 m/m., der vorderen paar. Amb. 6 1/2 m/m., der hinteren paar Amb. 9 m/m.

     Umriss elliptisch, hinten schwach gestutzt, vorn gerundet, Seitenränder sehr hoch und bauchig, Rücken ziemlich flach gewölgt, Unterseite fast eben, selbst um den Mund kaum eingesenkt. Im zweiten Drittel der Länge ist die Gestalt sehr schwach verbreitert, nach hinten dagegen ohne Spur einer Zuspitzung. Der Scheitel liegt excentrisch nach vorn und fällt mit dem höchsten Punkte zusammen. Die Petaloide sind sehr ungleich lang, schmal, regelmässig lanzettlich, an den Enden mit starker Neigung, sich zu schliessen ; das vordere ist das kürzeste ; bei den paarigen liegt die grösste Breite am Ende des oberen Drittels, gegen die Spitze laufen sie sehr spitz zu. Die Porenzonen sind breit, mit stark gejochten Poren ; die Interporiferenzonen an der breitesten Stelle kaum sweimal so breit als ein Fühlergang, beide Fühlergänge eines Ambulacrums gleich lang.

     Die Hinterseite ist senkrecht abgeschnitten und trägt oben das längsovale Periproct. Das Peristom liegt excentrisch nach vorn, ist pentagonal und besitzt vorstehende äussere Kanten des Mundprismas ; in den Ecken sehr schwache Spuren der Phyllodien. Ein glattes Band zwischen Peristom une Periproct kann ich an dem veronesischen Exemplare nicht nachweisen ; das Laube'sche Exemplar besitzt ein solches sehr schwach entwickelt.

     Wie schon erwähnt, halte ich das hier beschriebene Stück für vollkommen identisch mit dem Laube'schen Echin. Wrightii ; der letztere ist noch ewas kleiner une hat entsprechend schwächer entwickelte Petaloide. Mit Ilarionia Beggiatoi können dise Formen vorläufig nicht vereinigt werden und dürften wohl auch kaum Jugendformen davon sein. Echinanthus Wrightii Cotteau (pag. 91, tab. V, Fig. 4-7) ist viel breiter, auch gibt  Cotteau an, dass das Peristom desselben einen deutlichen Floscellus besitze. Pygorhynchus Spratti Wr. von Malta (Quarterly Journal 1864, tab. XXI, fig. 6) besitzt in den Umrissen wohl viele Aehnlichkeit, scheint aber eher mit dem recenten Nucleolites epigonus verwandt zu sein. Auch Eurhdia d'Arch et Haime scheint weit mehr Verwandtschaft zu Cassidulus und zu Rhynchopygus zu besitzen, als zu den hier in Rede stehenden Formen, deren Körpergestalt ausserordentlich an das cretacische Genus Catopygus erinnert, von dem sie eigentlich nur durch die Bildung des Peristoms sich unterscheiden.

 

planche V (extrait)

   
 
 

Ilarionia damesi Bittner - Lutétien, Alicante, Espagne, 13 mm

 
 
 
 

Ilarionia damesi Bittner - Lutétien, Alicante, Espagne, 15 mm