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N° 188. -
Cidaris glandifera,
Goldfuss, 1826.
Pl. 195, fig.
7-13, et pl. 196, fig. 1-9.
Radiolus glandarius,
Luidius, Lithophilacii Britannici Iconographia, p. 49, nos 998,
1001, 1698.
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Lang, Historia Lapidum figuratorum Helvetiae, p. 127, pl. XXXVI,
fig. 1 et 2, 1708.
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Scheuchzer, Museum diluvianum, n° 873, 1717.
Lapis judaicus
(pars), Mercati,
Metallotheca vaticana, p. 227 (avac fib. dans le texte), 1717.
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Scheuchzer, Oryctographia Hervetiae, p. 320, fig. 140, 1718.
Clavicula glandaria,
Klein, Nat. dispos. Echinodermatum, et de Aculeis, p. 51, pl.
XXXII, fig. A-1, 1734.
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Bourguet, Traité des pétrifications, pl. LIV, fig. 362-364,
1742.
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Klein, Ordre naturel des Oursins de mer et fossiles, p. 147,
pl. XIX, fig. A-I, 1754.
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Brückner, Landschaft Basel, p. 2601, pl. XXII, fig. N, 1762.
Clavicula glandaria,
Leske, Addit. ad Kleinii, Disp. nat. Echinodermatum, p.42 et
269, pl. XXXII, fig. A-I, 1778.
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Parkinson, Organic remains, t. III, pl. IV, fig. 9-11, 1811.
Cidaris glandifera,
Munster in Goldfuss, Petref. Univers. regiae Borrussicae
Rhen. Bonnensis, t. I, p. 150, pl. XL, fig. 3 a-d, 1826.
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Agassiz, Prodr. d'une Monogr. des Radiaires, Mém. Soc. des sc.
nat. de Neuchâtel, t. I, p. 188, 1836.
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Agassiz, Prodr. d'une Monogr. des Radiaires, Ann. des sc. nat.,
Zoologie, t. VII, p. 282, 1837.
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Des Moulins, Etudes sur les Echinides, p. 334, n°24, 1837.
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Agassiz, Echinod. foss. de la Suisse, t. II, p. 76, pl. XXI a,
fig. 9, 1840.
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Dujardin in Lamarck, Animaux sans vertèbres, 2e éd., t.
III, p. 389, n° 11, 1840.
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Sismonda, Echinidi foss. del contado di Nizza, p. 60, 1843.
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Marcou, Recherches géol. sur le Jura salinois, Mém. Soc. géol.
de France, 2e sér., t. III, p. 108, 1847.
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Agassiz et Desor, Catal. rais. des Echinides, p. 30, 1847.
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Bronn, Index palaeont., t. I, p. 299, 1848.
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Bronn, Lethaea geognostica, t. II, p. 141, pl. XII, fig. 2,
1851.
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Quenstedt, Handbuch des Petrefactenkunde, 1re éd., p. 577, pl.
XLIX, fig. 19, 1852.
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Giebel, Deutschlands Petrefacten, p. 319, 1852.
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Desor, Synopsis des Echin. foss., p. 28, pl. IV, fig. 10, 1856.
Cidaris authentica,
Desor, id., fig. 9, 1856.
Cidaris glandifera,
Pictet, Traité de Paléont., 2e éd., t. IV, p. 253, pl. XCVII,
fig. 11, 1857.
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Lory, Descript. géol. du Dauphiné, p. 273, 1860.
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Dujardin et Hupé, Hist. nat. des Zooph. Echinodermes, p. 477,
1862.
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Winkler, Musée Teyler, p. 194, 1864.
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Schauroth, Verzeichniss des Petref. des Coburger Sammlung, p.
141, 1865.
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Pillet, Descript. géol. des environs de Chambéry, p. 34, 1865.
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Quenstedt, Handbuch des Petrefact., 2e éd., p. 685, pl. LXXII,
fig. 19, 1866.
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De Loriol in Pictet, Etude des fossiles de la Porte de
France, d'Aisy, etc., Mélanges paléont., t. I, p. 280, pl. XLII,
fig. 5, 1868.
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Coquand, Note sur le gisement du Cidaris glandifera, Bull. Soc.
géol. de France, 2e série, t. XXV, p. 600, 1868.
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Desor et de Loriol, Echinologie helvétique, échin. jurassique,
p. 54, pl. VIII, fig. 7-9, 1868.
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Cotteau, Sur les Echinides du terrain jurassique sup. en Algérie,
Bull. Soc. géol. de France, 2e série, t. XXVI, p.530, 1869.
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Peron, Sur les terrains jurassiques sup. en Algérie, id., p.
517, 1869.
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Pillet, L'Etage tithonique à Lemenc, p. 6, Arch. des sc. de la
Bibliothèque univers., 1871.
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Peron, Sur l'étage tithonique en Algérie, Bull. Soc. géol., 2e
sér. t. XXIX, p. 196, 1872.
Radiolus glandarius,
Quenstedt, Petrefactenkunde Deutschlands, Echinodermen, p. 190,
pl. LXVIII, fig. 52-56, 1873.
Cidaris glandifera,
Cotteau, Peron et Gauthier, Echinides foss. de l'Algérie, 1re
fascicule, p. 18, 1873.
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Pillet, Description géol. et paléont. de la colline de Lemenc,
p. 94, pl. X, fig. 7, 1875.
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Cotteau, La Société géol. de France à Chambéry, à Genève et à
Chamonix, p. 7, 1875 (Bull. Soc. des sciences hist. et nat. de
l'Yonne).
Modèle en plâtre, V. 25 (radiole)
Espèce de grande taille, haute, renflée, circulaire, paraissant à peu
près également déprimée en dessus et en dessous. Zones porifères
étroites, à peine onduleuses, formées de pores arrondis,
très-rapprochés les uns des autres. Aires ambulacraires relativement
assez larges, planes presque droites à la face inférieure, garnies de
deux rangées très-régulières de petits granules serrés et placés
très-près des zones porifères. Au milieu, dans la zone intermédiaire,
se montrent deux autres rangées de granules à peu près de même
grosseur, mais beaucoup plus irrégulièrement disposés, plus espacés et
accompagnés ça et là de petites verrues. A la face supérieure, les
aires ambulacraires se rétrécissent, deviennent bien plus onduleuses
et ne présentent plus, aux approches du sommet, que deux rangées de
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granules.
Tubercules interambulacraires médiocrement développés, saillants,
fortement crénelés et perforés, très-espacés à la face supérieure, un
peu plus serrés dans la région infra-marginale et près du péristome.
Scrobicules étroits, circulaires, à peines déprimés, entourés d'un
cercle de granules distincts, mais cependant peu saillants. Les
cercles scrobiculaires partout complets sont cependant assez
rapprochés des zones porifères. Zone miliaire très-large, garnie de
granules abondants, serrés, homogènes, d'autant plus fins qu'ils se
rapprochent de la suture des plaques. Péristome étroit, subpentagonal,
un peu moins étendu que l'appareil apical.
Radioles glandiformes, épais, plus ou moins allongés, tantôt arrondis
au sommet, tantôt légèrement acuminés, garnis, sur toute la tige, de
côtes longitudinales granuleuses, assez régulières, qui se réunissent
au sommet. L'intervalle séparant les côtes est parfois finement
granuleux, et le plus souvent garni de petites cloisons inégales,
subtransversales, irrégulières, qui lui donnent un aspect ponctué. La
base de la tige est brusquement tronquée ; la collerette est nulle et
les côtes granuleuses descendent en s'atténuant jusqu'au bouton, qui
est très-court. Anneau saillant, aminci, finement strié ; facette
articulaire presque lisse.
Le test des exemplaires de grande taille est trop incomplet pour qu'il
soit possible d'en donner les dimensions.
Individu jeune : hauteur, 16 millimètres ; diamètre, 30 millimètres.
Longueur du radiole, 40 millimètres ; épaisseur, 17 millimètres.
Le test de cette espèce est très-rare ; nous en connaissons cependant
de différents âges : chez les jeunes, la zone miliaire, tout en étant
très-large, paraît couverte de granules plus espacés. Les radioles
sont au contraire très-abondants et varient beaucoup dans leur forme.
Les nombreux exemplaires que M. Peron a recueillis en Algérie sont en
général moins acuminés au sommet, plus allongés et plus cylindriques ;
cependant ils nous paraissent se relier aux échantillons de France par
des passages insensibles. Ces radioles varient également dans la
disposition des côtes granuleuses qui recouvrent la tige et qui sont
plus ou moins fines, plus ou moins serrées, le plus souvent
longitudinales et régulières, quelquefois cependant subonduleuses et
un peu confuses, surtout aux approches du sommet. C'est la première
fois que le test du C. glandifera a été figuré ; nous ne
l'avons pas rencontré, il est vrai, avec des radioles adhérents, mais
sa présence, à Lemenc et à l'Echaillon, dans les mêmes couches que les
radiles que nous lui attribuons, ainsi que la disposition de ses
tubercules très-espacés, séparés par une zone miliaire très-large, et
destinés par cela même à supporter des radioles épais et glandiformes,
nous laissent bien peu de doute sur ce rapprochement.
Raports et différences.
- Le test du C. glandifera se distingue très-nettement de tous
ses congénères jurassiques par ses aires ambulacraires presque droites
à la face inférieure, étroites et très -onduleuses aux approches du
sommet, par ses tubercules largement espacés, entourés d'un scrobicule
très-étroit et séparés par une zone miliaire fort large. Quelques-uns
de ces caractères se retrouvent dans certaines espèces crétacées,
Cidaris gibberula, Agassiz, clavigera, Koenig, Ramondi,
Leymerie, etc., à radioles épais et glandiformes ; mais aucune
confusion n'est possible, et l'espèce qui nous aoccpe se distinguera
toujours de celles que nous venons d'indiquer, outre plusieurs
caractères sur lesquels il est inutile d'insister, par ses tubercules
fortement crénelés et perforés. Les radioles du C. glandifera,
malgré leur forme très-variable, seront toujours facilement
reconnaissables aux côtes granuleuses longitudinales, presque toujours
régulières, qui garnissent la tige, à leur collerette nulle, à leur
bouton épais et très-court. Les radioles du C. glandifera se
rapprochent de ceux attribués au C. cucumifera ; mais
chez ces derniers, les granules sont plus saillants, plus détachés,
les côtes sont ordinairement plus espacées, et le sommet de la tige
toujours plus acuminé. Nos radioles du C. episcopalis, de
l'étage bathonien de Pont-l'Evêque, ont plus de ressemblance encore
avec certaines variétés du C. glandifera ; ils en diffèrent par
leur forme plus arrondie au sommet, leurs côtes plus épaisses et plus
granuleuses.
Histoire. - Les radioles
du C. glandifera sont connus depuis longtemps, et les anciens
auteurs, Lang, Mercati, Scheuchzer, Klein, etc., les ont figurés d'une
manière très-reconnaissable. Les premiers exemplaires de cette espèce
ont été rapportés de Syrie et de Palestine, et il est probable que le
type de l'espèce (V. 25) et l'exemplaire figuré par Goldfuss ont cette
origine. M. Desor, dans le Synopsis, n'est pas éloigné de
croire que les radioles du C. glandifera, si répandus dans les
collections, proviennent tous de Judée, d'où ils étaient rapportés par
les pèlerins (1). Depuis, le C. glandifera a été recueilli dans
plusieurs localités en France, en Suisse, en Allemagne et en Algérie,
et son gisement a pu être déterminé d'une manière positive. Nous lui
réunissons, comme l'a fait M. de Loriol, le C. authentica,
très-commun à l'Echaillon, et qui ne nous paraît qu'une variété à côte
plus grossièrement granuleuses et à aspect plus régulièrement
glandiforme.
Localités. - Colline de
Lemenc près Chambéry (vigne Droguet) (Savoie) ; la Serrane près
Cazilhac ; Ganges (Hérault) ; l'Echaillon (Isère) ; Rougon
(Basses-Alpes) ; Chellalah (province d'Alger) ; Djebel-Seba (province
de Constantine). Terrain jurassique supérieur.
Ecole des Mines (Coll. Chaper), coll. de la Sorbonne, Ecole normale de
Paris, Musée de Grenoble, Musée de Chambéry (coll. Pillet), coll. Lory,
Peron, Gauthier, Coquand, Dumortier, ma collection.
Localités autres que la France.
- Barenweil (canton de Bâle, Suisse) ; terrain à chailles (Musée de
Bâle). - Stramberg, Koniakau (Moravie) ; étage tithonique (Zittel) ;
Musée de Munich.
Explication des figures.
- Pl. 195, fig. 7, C. glandifera, de l'étage corallien de l'Echaillon,
de la coll. de la Sorbonne, vu de côté ; fig. 8, face supérieure ;
fig. 9, face inférieure ; fig. 10, portion de l'aire interambulacraire
grossie ; fig. 11, C. glandifera de grande taille, du terrain
jurassique sup. de Lemenc-sur-Chambéry, du musée de Chambéry (coll.
Pillet), vu de côté ; fig. 12, portion des aires ambulacraires grossie
; fig. 13, plaque interambulacraire grossie. - Pl. 196, fig. 1,
radiole du C. glandifera, du terrain jurassique supérieur de
Lemenc (vigne Droguet), du musée de Chambéry (coll. Pillet) ; fig. 2,
autre radiole du terrain corallien de l'Echaillon, de la coll. de la
Sorbonne ; fig. 3, portion de la tige grossie ; fig. 4, radiole de
Djebel-Seba, de la coll. de M. Peron ; fig. 5, portion du radiole
grossie ; fig. 6 et 7, autres radioles de Djebel-Seba, de la coll. de
M. Peron ; fig. 8, base de la tige et bouton grossis ; fig. 9, autre
radiole à stries flexueuses, de la colleciton de M. Peron.
extrait planches
195 et 196
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