Psychocidaridae

Ikeda, 1936, p.186

Description succincte de la famille : Tubercules interambulacraires de forte taille et généralement non percés et non crénelés. Pores gémellaires non conjugués.

 

 


 
 

Genre Balanocidaris  Lambert, 1910

Espèce type  Cidaris glandifera Münster in Goldfuss, 1826  (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Oxfordien - Tithonien

Syn. 

  • Merocidaris Thiery, 1928, p.180. Espèce type : Cidaris honorinae Cotteau,1880.

 
 
 

Balanocidaris glandifera (Münster in Goldfuss, 1829)

 
 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains jurassiques, tome X, p.191
 

N° 188. - Cidaris glandifera, Goldfuss, 1826.

Pl. 195, fig. 7-13, et pl. 196, fig. 1-9.

Radiolus glandarius,          Luidius, Lithophilacii Britannici Iconographia, p. 49, nos 998, 1001, 1698.

      -             -                    Lang, Historia Lapidum figuratorum Helvetiae, p. 127, pl. XXXVI, fig. 1 et 2, 1708.

      -              -                    Scheuchzer, Museum diluvianum, n° 873, 1717.

Lapis judaicus (pars),          Mercati, Metallotheca vaticana, p. 227 (avac fib. dans le texte), 1717.

    -          -                          Scheuchzer, Oryctographia Hervetiae, p. 320, fig. 140, 1718.

Clavicula glandaria,              Klein, Nat. dispos. Echinodermatum, et de Aculeis, p. 51, pl. XXXII, fig. A-1, 1734.

       -            -                     Bourguet, Traité des pétrifications, pl. LIV, fig. 362-364, 1742.

       -            -                     Klein, Ordre naturel des Oursins de mer et fossiles, p. 147, pl. XIX, fig. A-I, 1754.

       -            -                     Brückner, Landschaft Basel, p. 2601, pl. XXII, fig. N, 1762.

Clavicula glandaria,              Leske, Addit. ad Kleinii, Disp. nat. Echinodermatum, p.42 et 269, pl. XXXII, fig. A-I, 1778.

       -            -                     Parkinson, Organic remains, t. III, pl. IV, fig. 9-11, 1811.

Cidaris glandifera,                Munster in Goldfuss, Petref. Univers. regiae Borrussicae Rhen. Bonnensis, t. I, p. 150, pl. XL, fig. 3 a-d, 1826.

     -              -                     Agassiz, Prodr. d'une Monogr. des Radiaires, Mém. Soc. des sc. nat. de Neuchâtel, t. I, p. 188, 1836.

     -              -                     Agassiz, Prodr. d'une Monogr. des Radiaires, Ann. des sc. nat., Zoologie, t. VII, p. 282, 1837.

     -              -                       Des Moulins, Etudes sur les Echinides, p. 334, n°24, 1837.

     -              -                       Agassiz, Echinod. foss. de la Suisse, t. II, p. 76, pl. XXI a, fig. 9, 1840.

     -              -                        Dujardin in Lamarck, Animaux sans vertèbres, 2e éd., t. III, p. 389, n° 11, 1840.

     -              -                         Sismonda, Echinidi foss. del contado di Nizza, p. 60, 1843.

     -              -                        Marcou, Recherches géol. sur le Jura salinois, Mém. Soc. géol. de France, 2e sér., t. III, p. 108, 1847.

     -              -                        Agassiz et Desor, Catal. rais. des Echinides, p. 30, 1847.

     -              -                        Bronn, Index palaeont., t. I, p. 299, 1848.

     -              -                        Bronn, Lethaea geognostica, t. II, p. 141, pl. XII, fig. 2, 1851.

     -              -                        Quenstedt, Handbuch des Petrefactenkunde, 1re éd., p. 577, pl. XLIX, fig. 19, 1852.

     -              -                        Giebel, Deutschlands Petrefacten, p. 319, 1852.

     -             -                         Desor, Synopsis des Echin. foss., p. 28, pl. IV, fig. 10, 1856.

Cidaris authentica,                   Desor, id., fig. 9, 1856.

Cidaris glandifera,                  Pictet, Traité de Paléont., 2e éd., t. IV, p. 253, pl. XCVII, fig. 11, 1857.

     -              -                        Lory, Descript. géol. du Dauphiné, p. 273, 1860.

     -              -                        Dujardin et Hupé, Hist. nat. des Zooph. Echinodermes, p. 477, 1862.

     -              -                         Winkler, Musée Teyler, p. 194, 1864.

     -              -                          Schauroth, Verzeichniss des Petref. des Coburger Sammlung, p. 141, 1865.

     -              -                          Pillet, Descript. géol. des environs de Chambéry, p. 34, 1865.

     -              -                          Quenstedt, Handbuch des Petrefact., 2e éd., p. 685, pl. LXXII, fig. 19, 1866.

     -              -                          De Loriol in Pictet, Etude des fossiles de la Porte de France, d'Aisy, etc., Mélanges paléont., t. I, p. 280, pl. XLII, fig. 5, 1868.

     -              -                           Coquand, Note sur le gisement du Cidaris glandifera, Bull. Soc. géol. de France, 2e série, t. XXV, p. 600, 1868.

     -              -                             Desor et de Loriol, Echinologie helvétique, échin. jurassique, p. 54, pl. VIII, fig. 7-9, 1868.

     -              -                              Cotteau, Sur les Echinides du terrain jurassique sup. en Algérie, Bull. Soc. géol. de France, 2e série, t. XXVI, p.530, 1869.

     -              -                              Peron, Sur les terrains jurassiques sup. en Algérie, id., p. 517, 1869.

     -              -                               Pillet, L'Etage tithonique à Lemenc, p. 6, Arch. des sc. de la Bibliothèque univers., 1871.

     -              -                                 Peron, Sur l'étage tithonique en Algérie, Bull. Soc. géol., 2e sér. t. XXIX, p. 196, 1872.

Radiolus glandarius,                          Quenstedt, Petrefactenkunde Deutschlands, Echinodermen, p. 190, pl. LXVIII, fig. 52-56, 1873.

Cidaris glandifera,                            Cotteau, Peron et Gauthier, Echinides foss. de l'Algérie, 1re fascicule, p. 18, 1873.

     -              -                                  Pillet, Description géol. et paléont. de la colline de Lemenc, p. 94, pl. X, fig. 7, 1875.

     -              -                                  Cotteau, La Société géol. de France à Chambéry, à Genève et à Chamonix, p. 7, 1875 (Bull. Soc. des sciences hist. et nat. de l'Yonne).

     Modèle en plâtre, V. 25 (radiole)

     Espèce de grande taille, haute, renflée, circulaire, paraissant à peu près également déprimée en dessus et en dessous. Zones porifères étroites, à peine onduleuses, formées de pores arrondis, très-rapprochés les uns des autres. Aires ambulacraires relativement assez larges, planes presque droites à la face inférieure, garnies de deux rangées très-régulières de petits granules serrés et placés très-près des zones porifères. Au milieu, dans la zone intermédiaire, se montrent deux autres rangées de granules à peu près de même grosseur, mais beaucoup plus irrégulièrement disposés, plus espacés et accompagnés ça et là de petites verrues. A la face supérieure, les aires ambulacraires se rétrécissent, deviennent bien plus onduleuses et ne présentent plus, aux approches du sommet, que deux rangées de

 

granules. Tubercules interambulacraires médiocrement développés, saillants, fortement crénelés et perforés, très-espacés à la face supérieure, un peu plus serrés dans la région infra-marginale et près du péristome. Scrobicules étroits, circulaires, à peines déprimés, entourés d'un cercle de granules distincts, mais cependant peu saillants. Les cercles scrobiculaires partout complets sont cependant assez rapprochés des zones porifères. Zone miliaire très-large, garnie de granules abondants, serrés, homogènes, d'autant plus fins qu'ils se rapprochent de la suture des plaques. Péristome étroit, subpentagonal, un peu moins étendu que l'appareil apical.

     Radioles glandiformes, épais, plus ou moins allongés, tantôt arrondis au sommet, tantôt légèrement acuminés, garnis, sur toute la tige, de côtes longitudinales granuleuses, assez régulières, qui se réunissent au sommet. L'intervalle séparant les côtes est parfois finement granuleux, et le plus souvent garni de petites cloisons inégales, subtransversales, irrégulières, qui lui donnent un aspect ponctué. La base de la tige est brusquement tronquée ; la collerette est nulle et les côtes granuleuses descendent en s'atténuant jusqu'au bouton, qui est très-court. Anneau saillant, aminci, finement strié ; facette articulaire presque lisse.

     Le test des exemplaires de grande taille est trop incomplet pour qu'il soit possible d'en donner les dimensions.

     Individu jeune : hauteur, 16 millimètres ; diamètre, 30 millimètres.

     Longueur du radiole, 40 millimètres ; épaisseur, 17 millimètres.

     Le test de cette espèce est très-rare ; nous en connaissons cependant de différents âges : chez les jeunes, la zone miliaire, tout en étant très-large, paraît couverte de granules plus espacés. Les radioles sont au contraire très-abondants et varient beaucoup dans leur forme. Les nombreux exemplaires que M. Peron a recueillis en Algérie sont en général moins acuminés au sommet, plus allongés et plus cylindriques ; cependant ils nous paraissent se relier aux échantillons de France par des passages insensibles. Ces radioles varient également dans la disposition des côtes granuleuses qui recouvrent la tige et qui sont plus ou moins fines, plus ou moins serrées, le plus souvent longitudinales et régulières, quelquefois cependant subonduleuses et un peu confuses, surtout aux approches du sommet. C'est la première fois que le test du C. glandifera a été figuré ; nous ne l'avons pas rencontré, il est vrai, avec des radioles adhérents, mais sa présence, à Lemenc et à l'Echaillon, dans les mêmes couches que les radiles que nous lui attribuons, ainsi que la disposition de ses tubercules très-espacés, séparés par une zone miliaire très-large, et destinés par cela même à supporter des radioles épais et glandiformes, nous laissent bien peu de doute sur ce rapprochement.

     Raports et différences. - Le test du C. glandifera se distingue très-nettement de tous ses congénères jurassiques par ses aires ambulacraires presque droites à la face inférieure, étroites et très -onduleuses aux approches du sommet, par ses tubercules largement espacés, entourés d'un scrobicule très-étroit et séparés par une zone miliaire fort large. Quelques-uns de ces caractères se retrouvent dans certaines espèces crétacées, Cidaris gibberula, Agassiz, clavigera, Koenig, Ramondi, Leymerie, etc., à radioles épais et glandiformes ; mais aucune confusion n'est possible, et l'espèce qui nous aoccpe se distinguera toujours de celles que nous venons d'indiquer, outre plusieurs caractères sur lesquels il est inutile d'insister, par ses tubercules fortement crénelés et perforés. Les radioles du C. glandifera, malgré leur forme très-variable, seront toujours facilement reconnaissables aux côtes granuleuses longitudinales, presque toujours régulières, qui garnissent la tige, à leur collerette nulle, à leur bouton épais et très-court. Les radioles du C. glandifera se rapprochent de ceux attribués  au C. cucumifera ; mais chez ces derniers, les granules sont plus saillants, plus détachés, les côtes sont ordinairement plus espacées, et le sommet de la tige toujours plus acuminé. Nos radioles du C. episcopalis, de l'étage bathonien de Pont-l'Evêque, ont plus de ressemblance encore avec certaines variétés du C. glandifera ; ils en diffèrent par leur forme plus arrondie au sommet, leurs côtes plus épaisses et plus granuleuses.

     Histoire. - Les radioles du C. glandifera sont connus depuis longtemps, et les anciens auteurs, Lang, Mercati, Scheuchzer, Klein, etc., les ont figurés d'une manière très-reconnaissable. Les premiers exemplaires de cette espèce ont été rapportés de Syrie et de Palestine, et il est probable que le type de l'espèce (V. 25) et l'exemplaire figuré par Goldfuss ont cette origine. M. Desor, dans le Synopsis, n'est pas éloigné de croire que les radioles du C. glandifera, si répandus dans les collections, proviennent tous de Judée, d'où ils étaient rapportés par les pèlerins (1). Depuis, le C. glandifera a été recueilli dans plusieurs localités en France, en Suisse, en Allemagne et en Algérie, et son gisement a pu être déterminé d'une manière positive. Nous lui réunissons, comme l'a fait M. de Loriol, le C. authentica, très-commun à l'Echaillon, et qui ne nous paraît qu'une variété à côte plus grossièrement granuleuses et à aspect plus régulièrement glandiforme.

     Localités. - Colline de Lemenc près Chambéry (vigne Droguet) (Savoie) ; la Serrane près Cazilhac ; Ganges (Hérault) ; l'Echaillon (Isère) ; Rougon (Basses-Alpes) ; Chellalah (province d'Alger) ; Djebel-Seba (province de Constantine). Terrain jurassique supérieur.

     Ecole des Mines (Coll. Chaper), coll. de la Sorbonne, Ecole normale de Paris, Musée de Grenoble, Musée de Chambéry (coll. Pillet), coll. Lory, Peron, Gauthier, Coquand, Dumortier, ma collection.

     Localités autres que la France. - Barenweil (canton de Bâle, Suisse) ; terrain à chailles (Musée de Bâle). - Stramberg, Koniakau (Moravie) ; étage tithonique (Zittel) ; Musée de Munich.

     Explication des figures. - Pl. 195, fig. 7, C. glandifera, de l'étage corallien de l'Echaillon, de la coll. de la Sorbonne, vu de côté ; fig. 8, face supérieure ; fig. 9, face inférieure ; fig. 10, portion de l'aire interambulacraire grossie ; fig. 11, C. glandifera de grande taille, du terrain jurassique sup. de Lemenc-sur-Chambéry, du musée de Chambéry (coll. Pillet), vu de côté ; fig. 12, portion des aires ambulacraires grossie ; fig. 13, plaque interambulacraire grossie. - Pl. 196, fig. 1, radiole du C. glandifera, du terrain jurassique supérieur de Lemenc (vigne Droguet), du musée de Chambéry (coll. Pillet) ; fig. 2, autre radiole du terrain corallien de l'Echaillon, de la coll. de la Sorbonne ; fig. 3, portion de la tige grossie ; fig. 4, radiole de Djebel-Seba, de la coll. de M. Peron ; fig. 5, portion du radiole grossie ; fig. 6 et 7, autres radioles de Djebel-Seba, de la coll. de M. Peron ; fig. 8, base de la tige et bouton grossis ; fig. 9, autre radiole à stries flexueuses, de la colleciton de M. Peron.

 

extrait planches 195 et 196

   
 
  Balanocidaris glandifera (Münster in Goldfuss, 1829), Kimmeridgien, Teruel, Espagne, 45 mm  
 
   
 
   
 
   
 

 
 

Genre Caenocidaris  Thierry, 1928

Espèce type  Cidaris cucumifera (Agassiz, 1840)  (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Aalénien - Bajocien

Syn. 

  • Besairiecidaris Lambert in Besairie, 1936, p.117. Espèce type : Besairieidaris ankarensis Lambert,1936 ;

  • Chesniericidaris, Vadet, 2004, p.27. Espèce type : Cidaris wrightii Desor, 1855.

 
 
  Caenocidaris cucumifera (Agassiz,1840)  
 

description de l'espèce par Cotteau

paléontologie française, terrains jurassiques, tome X, p.31

 

N° 135. - Cidaris cucumifera, Agassiz, 1840.

Pl. 147 et pl. 148, fig.1-10.

synonymie

     Espèce de taille moyenne, circulaire, peu élevée en dessus et en dessous. Zones porifères déprimées, très-flexueuses, formées de petits pores arrondis, très-rapprochés les uns des autres, séparés par un léger renflement granuliforme. Aires ambulacraires étroites, flexueuses, garnies de deux rangées seulement de granules assez gros, mamelonnés, homogènes, très-serrés, laissant à peine la place, vers l'ambitus, à quelques petites verrues microscopiques et éparses. Aires interambulacraires larges. Tubercules très-gros, surtout à l'ambitus et à la face supérieure, saillants, fortement mamelonnés, finement perforés, tantôt lisses, au nombre de quatre à cinq par série. Scrobicules circulaires, très-développés à la face supérieure, beaucoup moins grands au fur et à mesure qu'ils se rapprochent du péristome, entouré d'un cercle complet de granules espacés, mamelonnés, distinctement plus gros que les autres ; du côté externe les cercles scrobiculaires touchent les zones porifères sans granules intermédiaires. Zone miliaire nulle à la face supérieure, assez large au-dessous de l'ambitus, couverte de granules inégaux et serrés, auxquels se mêlent de petites verrues éparses. Péristome subpentagonal, un peu moins grand que l'empreinte laissée par l'appareil apical, qui a disparu dans tous nos exemplaires.

     Radioles fusiformes, très-renflés, recouverts, sur toute la tige, de granules épais, ronds, aplatis, très-rapprochés et disposés en séries longitudinales plus ou moins régulières. L'espace intermédiaire entre les granules est rempli par une multitude de rides et de petites perforations qui lui donnent un aspect chagriné. Lorsque les granules sont plus espacés, quelques petites verrues se montrent çà et là. Collerette très-courte, épaisse, non limitée à sa partie supérieure par une ligne distincte, finement striée. Bouton épais et court ; anneau saillant, arrondi ; facette articulaire ordinairement lisse, marquée quelquefois de légères crénelures.

     Hauteur, 18 millimètres ; diamètre, 34 millimètres.

     Le test de cette espèce ne présente aucune variation. Nous possédons des exemplaires de divers âges depuis le diamètre de 15 millimètres jusqu'à celui de 32 : les caractères de l'espèce sont absolument les mêmes, et la différence de taille ne leur apporte aucune modification. Il n'en est pas de même des radioles, qui varient extrêmement dans leur aspect, leur taille et leur épaisseur ; le plus souvent ils sont fusiformes et à sommet très-pointu ; quelquefois, le sommet s'arrondit et le radiole prend un aspect sub-glandiforme, tout en conservant cependant une tendance à rester acuminé et sub-mucroné ; d'autres sont très-allongés et à peine renflés au milieu. Les granules qui recouvrent la tige sont plus ou moins épais, plus ou moins serrés, tantôt disposés en séries longitudinales très-régulières, tantôt disséminés tout à fait au hasard.

     Rapports et différences. - Le test du Cidaris cucumifera sera toujours facilement reconnaissable à sa forme déprimée, à ses aires ambulacraires flexueuses et garnies de deux rangées seulement de granules homogènes et serrés, à ses tubercules interambulacraires peu nombreux, fortement mamelonnés, marqués de fines crénelures et entourés d'un cercle scrobiculaire arrondi, complet et parfaitement distinct. La grosseur de ses tubercules et l'étroitesse de ses aires ambulacraires le rapprochent du C. propinqua du Coral-rag, mais cette dernière espèce s'en distingue par sa forme plus élevée, ses aires ambulacraires garnies de deux rangées de granules moins serrés, ses tubercules plus nombreux et séparés par une zone miliaire plus finement granuleuse et par ses radioles tout différents. - Quant aux radioles du C. cucumifera, les nombreuses variétés que nous avons signalées se séparent nettement des autres radioles que nous connaissons par leur aspect sub-fusiforme, leurs granules épais, arrondis, accompagnés de rides chagrinées, et par la structure de leur collerette et de leur bouton.

     Histoire. - Les radioles de cette espèce ont été décrits et figurés, en 1840, par Agassiz sous le nom de C. cucumifera ; seulement, par suite d'une erreur, Agassiz assignait à cette espèce une origine corallienne. Lorsqu'en 1849, dans nos Etudes sur les Echinides de L'Yonne, nous avons décrit les radioles du C. Courtaudina de l'oolite inférieure de l'Yonne, tout en reconnaissant combien ils se rapprochaient du C. cucumifera, nous n'avons pas osé, en raison de la différence énorme de gisement, les réunir à cette espèce que nous ne connaissions du reste que par la seule figure donnée par Agassiz, et pendant longtemps les deux espèces ont été maintenues dans la nomenclature, le C. cucumifera comme espèce corallienne, et le C. Courtaudina comme espèce bajocienne. M. de Loriol, dans l'Echinologie helvétique, a reconnu qu'il n'existait réellement aucune différence appréciable entre

 

ces deux espèces, et il a cru devoir les réunir. Nous nous rangeons à l'opinion de notre savant ami. L'échantillon figuré par Agassiz sous le nom de C. cucumifera, et qui a servi de type au moule en plâtre X. 13, est indiqué comme provenant du calcaire à chailles des environs de Besançon ; il est probable qu'il y a là une erreur de gisement, et que ce radiole appartient, comme les nôtres, à l'étage bajocien. M. Agassiz signale également, pour cette espèce, la localité corallienne de la Rochelle. On rencontre effectivement dans le coral-rag de la Rochelle des radioles qui offrent, au premier aspect, quelque ressemblance avec ceux du C. cucumifera ; ils en diffèrent essentiellement par leur forme moins renflée, leurs granules plus petits, plus aigus et placé&s sur des côtes saillantes, par leur collerette plus épaise, et se rapportent au C. marginata, ainsi que nous le verrons plus loin. En résumé, le nom de Courtaudina doit disparaître et être remplacé par celui plus ancien de cucumifera, qui cesse d'être une espèce corallienne et appartient exclusivement à l'étage bajocien. Tous les auteurs sont d'accord pour considérer le C. suboculata, d'Orbigny, et le C. Cottaldina, Desor, comme se rapportant au test du C. cucumifera.

     Localités. - Saint-Père-sous-Vezelay, Ile-sur-Serein (Yonne) ; Chanceaux, Pouillenay, Pouilly, Flavigny, Semur, Bligny-sur-Ouche, Alise-sur-Seine, la Roche-Vanneau, Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or) ; Langres (fossé de la citadelle), Tronchoy (Haute-Marne) ; Tramayes, Mancey, Saint-Martin de Sénozan (Saône-et-Loire) ; La Jardinière près Saint-Cyr, environs de Lyon, Bagnlos (Rhône) ; Crémieu (Isère) ; Saint-Denis près Charlieu, Feugerolle (Loire) ; Privas (Ardèche) ; Asnières (four à chaux du Tertre) (Sarthe) ; Pont-d'Hery, Ivory près Salins (Jura) ; Soulancourt (Vosges) ; les Géniveaux près Metz (Moselle) ; Belfort (fossés de la citadelle), Roppe (Haut-Rhin). Abondant. Etage bajocien inférieure.

     Muséum de Paris, coll. de l'Ecole des mines, de la Sorbonne, de l'Ecole normale, musée de Semur, coll. Dumortier, Koechlin-Schlumberger, Schlumberger, Berthelin, Bebeau, Carrey-Labache, ma collection.

     Localités autres que le France. - Creux de Vorbourg près Délémont, combe de Bollmar près Glovelier, Grange-Guénon près Rangars, Rosenberg, Füllinsdorf (Jura bernois) ; Brot-dessous (Jura neuchâlelois) ; Sainte-Croix (canton de Vaud) ; Schambelen, Schenkenberg, Moraine venant de la Gisulah-Flue (Argovie). Etage bajocien.

     Explication des figures. - Pl. 147, fig. 1, C. cucumifera, vu de côté, de la collection de M. Dumortier ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, aire ambulacraire grossie ; fig. 5, plaque interambulacraire, à tubercules non crénelés, grossie ; fig. 6, plaque interambulacraire, à tubercules crénelés, grossie ; fig. 7, tubercule vu de profil, grossi ; fig. 8, autre exemplaire plus jeune vu sur la face supérieure, de ma collection ; fig. 9, face inférieure. - Pl. 148, fig. 1, radiole du C. cucumifera, variété à gros granules ; fig. 2, portion grossie ; fig. 3, radiole de grande taille, de la colleciton de M. Dumortier ; fig. 4, variété à granules plus fins ; fig. 5, portion grossie ; fig. 6, 7 et 8, autres radioles de formes variées ; fig. 9 et 10, radioles de petite taille, de ma collection.

 

extrait planches 147 et 148

   
 
  Caenocidaris cucumifera (Agassiz,1840), Bajocien, Maroc, 33 mm  
 
 
  Caenocidaris cucumifera (Agassiz,1840), Bajocien, Maroc, 33 mm  
 
 
  Caenocidaris cucumifera (Agassiz,1840), Bajocien, Maroc, 25 mm  
 
 
  Caenocidaris cucumifera (Agassiz,1840), Bajocien, Boulemane, Maroc, 24 mm  
 
 

Genre Tylocidaris  Pomel, 1883

Espèce type  Cidaris clavigera Mantell, 1822  (désignation subséquente in Lambert & Thierry (1910) Essai de nomenclature raisonnée des échinides, p.156.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bajocien - Actuel

Syn. 

  • Merocidaris Thiery, 1928, p.180. Espèce type : Cidaris honorinae Cotteau,1880.

 

 
 
diagnose originale du genre
Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, Pomel, 1883, p.109
 
Tylocidaris. Apex subpersistant, à génitales réniformes, granulées, les ocellaires petites, encastrées en dehors. Ambulacres étroits, peu flexueux, à pores unigéminés, séparés par une verrue, avec plusieurs rangs de granules, dont les marginaux réguliers, mamelonnés. Tubercules interambulacraires   lisses, ni crénelés ni perforés, scrobiculés, peu nombreux en doubles rangées Granules miliaires non sériés ; radioles clavelés granuleux-cannelés. T. gibberula, clavigera, Ramondi et Bowerbakii (Cidaris des auteurs), sont des terrains crétacés.
 
  Tylocidaris propinquus (Münster in Goldfuss,1829)  
 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains jurassiques, échinides réguliers, tome X, partie 1, p.169
 

N° 180. - Cidaris propinqua, Münster, 1826.

Pl. 188.

     Espèce de taille moyenne, haute, renflée, circulaire, à peu près également déprimée en dessus et en dessous. Zones porifères subonduleuses, déprimées, formées de pores arrondis, très-rapprochés, les uns des autres, séparés seulement par un petit renflement granuliforme. Aires ambulacraires très-étroites, flexueuses, pourvues de deux rangées de petits granules qui se touchent aux approches du sommet et du péristome, s'élargissent vers l'ambitus, et renferment alors, au milieu d'elles, deux autres rangées assez régulières de granules beaucoup plus petits. Tubercules interambulacraires gros, saillants, très-fortement mamelonnés, surtout à la face supérieure, diminuant rapidement de volume au fur et à mesure qu'ils se rapprochent du péristome, perforés, presque toujours lisses, présentant cependant parfois, à la face supérieure, quelques traces de crénelures, au nombre de quatre à cinq par série. Scrobicules circulaires, à peine déprimés, entourés d'un cercle de granules espacés, saillants, mamelonnés, beaucoup plus gros que ceux qui remplissent la zone miliaire. Les cercles scrobiculaires, partout complets, sont placés cependant très-près des zones porifères. Zone miliaire large, garnie de granules inégaux, espacés et relativement assez fins. Péristome sub-pentagonal, médiocrement développé. Appareil apical à peu près identique, de forme et de grandeur, avec le péristome.

     Radioles gros, allongés, subclavellés, ordinairement plus renflés sur une des faces que su' l'autre, obtus au sommet, couverts, sur toute la tige, de granules uniformes, égaux, disposés en séries longitudinales, plus ou moins régulières ; l'espace qui sépare ces rangées est rugueux et chagriné. Aux approches de la collerette les granules se resserrent, s'amoindrissent, s'atténuent et disparaissent tout à fait. Collerette courte, épaisse, presque nulle, striée. Bouton très-peu développé ; anneau à peine apparent ; facette articulaire presque toujours lisse, parfois finement crénelée.

     Hauteur du test, 20 millimètres ; diamètre, 31 millimètres.

     Longueur des radioles, 25 millimètres ; épaisseur, 8 millimètres.

     Rapports et différences. - Le C. propinqua offre quelque ressemblance avec les individus jeunes du C. florigemma ; il s'en distingue par ses tubercules interambulacraires plus fortement mamelonnés, presque toujours dépourvus de crénelures, plus espacés et séparés par une zone miliaire plus large ; il diffère aussi par ses radioles toujours plus trapus, plus renflés et garnis de séries granulaires moins régulières. Voisin également des individus jeunes du C. coronata, avec lequel on le rencontre associé dans certaines localités, il s'en éloigne par ses aires ambulacraires garnies de deux rangées de granules, au lieu de quatre, et par ses tubercules interambulacraires plus fortement mamelonnés et presque lisses. Les radioles qui appartiennent à chacune de ces deux espèces sont tout à fait différents. Le C. propinqua se distinguera toujours facilement du C. elegans par ses aires ambulacraires plus étroites, garnies de deux rangées de granules plus saillants, plus serrés, que ne sépare jamais une bande lisse et déprimée, par ses tubercules interambulacraires plus serrés plus fortement mamelonnés et entourés de granules plus saillants, et par ses radioles : ce sont deux espèces qui ne peuvent être confondues.

 

     Les radioles du C. propinqua qu'on rencontre en Suisse, et tels que les a décrits et figurés M. de Loriol dans l'Echinologie helvétique, diffèrent un peu des nôtres par leur aspect plus clavellé, leur forme plus courte et plus renflée, leurs granules ordinairement plus espacés et disposés en séries moins régulières. Nos radioles cependant, par l'ensemble de leurs caractères, nous on paru appartenir au même type. M. de Loriol signale un exemplaire du Musée de Zurich dans lequel un radiole est encore engagé, et qui montre que l'association des radioles avec le test du C. propinqua, telle que l'a établie Goldfuss, ne saurait être contestée.     Localités. - Châtel-Censoir, Druyes (Yonne) ; Champlitte (Haute-Saône) ; Mont-de-Justice, près Tournus, environs de Mâcon (Saône-et-Loire) ; Sélongey (Côte-d'Or) ; Ecommoy (Sarthe) ; la Grange de Vaivres (Jura). Rare. Etage corallien inférieur. Environs de Bourges (Cher). Rare. Etage corallien supérieur.

     Ecole des mines ; Coll. de la Sorbonne et de l'Ecole normale de Paris, coll. Guéranger, Davoust, Guillier, Tombeck, Douvillé, ma collection.

     Localités autres que la France. - Oberbuchsitten, Rumpel (Soleure) ; Rothemberg près Mandach, Kreisacker, Bötzen (Argovie) ; Waldenburg (Bâle-Campagne) ; Etage oxfordien, couches de Birmensdorf, - Endingen, Balmis (Argovie). Terrain à chailles, couches à Hemicidaris crenularis. - Randen, Endingen, Riederen, Geissberg, Baden, Schönenwerth, Lagern, Wöschnau (Argovie). Etage séquanien, couches de Baden. - Randen, Lägern (Argovie) ; chute du Rhin près Schaffouse. Etage ptérocérien, couches de Wettingen (Suisse). - Baireuth (Bavière). - Muffendorf (Prusse). - Sirchingen, Nattheim (Wurtemberg).

     Explication des figures. - Pl. 188, fig. 1, C. propinqua, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, aire ambulacraire grossie : fig. 5, plaque interambulacraire à tubercules non crénelés, grossie ; fig. 5, plaque interambulacraire à tubercules crénelés, grossie ; fig. 7, exemplaire de grande taille, de l'étage corallien d'Ecommoy, vu de côté ; fig. 8, face supérieure ; fig. 9, radiole du C. propinqua ; fig. 10, autre radiole ; fig. 11, collerette et bouton grossis ; fig. 12, facette articulaire grossie.

extrait planche 188

   
 
  Tylocidaris propinquus (Münster in Goldfuss,1829), Oxfordien supérieur, Nollhoff, Sigmaringen, Allemagne, 26 mm  
 
 
  Tylocidaris safiense Vadet & al.,2007  
 
  Tylocidaris safiense Vadet & al.,2007 - Berriasien, Safi, Maroc, 22 mm  
 
 

Sous-Genre Sardocidaris  Lambert, 1907

Description des échinides fossiles des terrains miocéniques de la Sardaigne, p.22

Espèce type  Sardocidaris piae Lambert, 1907 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Maastrichtien - Miocène

 

 

  Tylocidaris (Sardocidaris) ramondi (Leymerie, 1851)  
 

description de l'espèce par Cotteau

paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p. 315

 

N° 2443. - Cidaris Ramondi, Leymerie, 1851.

Pl. 1076.

Cidaris strobilus ? ...          Agassiz, Catal. syst. Ectyp. foss., p. 10, 1840.

     -          -                      Agassiz et Desor, Catal. rais. des Ech., Ann. sc. nat., 3e sér., t. VI, p. 330, 1846.

Cidaris Ramondi,                Leymerie, Nouv. type pyrénéen, Mém. Soc. géol. de France, 2e sér., t. IV, p. 192, pl. IX, fig. 11 et 12, 1851.

     -          -                        Desor, Synops. des Ech. foss., p. 16, pl. VI, fig. 13, 1854.

     -          -                         Leymerie et Cotteau, Echin. foss. des Pyrénées, Bull. Soc. géol. de France, 2e sér., t. XIII, p. 320, 1856.

     -          -                        Dujardin et Hupé, Zoophytes Echinod., p. 482, 1862.

V. 3.

     Espèce de taille assez grande, circulaire, médiocrement renflée, à peu près également aplatie en dessus et en dessous. Zones porifères étroites, déprimées, sub-flexueuses, composées de pores arrondis ou oblongs, largement ouverts, très-rapprochés les uns des autres, laissant à peine la place à un petit renflement sub-granuliforme. Aires ambulacraires planes, sub-flexueuses, étroites, garnies de deux rangées externes de granules serrés, homogènes, visiblement mamelonnés ; l'espace intermédiaire entre ces deux rangées est occupé par d'autres granules beaucoup plus petits, abondants, inégaux, épars surtout vers l'ambitus, mais qui, aux approches du péristome et de l'appareil apicial, sont disposés deux à deux, obliquement, et forment une double rangée assez régulière. De petites verrues microscopiques et inégales existent en outre çà et là dans l'intérieur de l'ambulacre, et surtout au bord externe des deux rangées principales, en regard de chaque paires de pores. Tubercules inter-ambulacraires relativement peu développés, à base lisse, surmontés d'un mamelon très-gros à la face supérieure et toujours imperforé, au nombre de six ou sept par série. Scrobicules étroits, très-profondément déprimés, circulaires et espacés au-dessus de l'ambitus, plus serrés et sub-elliptiques au fur et à mesure qu'ils se rapprochent du péristome, entourés de granules mamelonnés, un peu plus gros que ceux qui remplissent la zone miliaire, mais cependant à peine distincts. Zone miliaire très-large, sinueuse et légèrement déprimée au milieu couverte de granules abondants, serrés, inégaux, épars, plus fins vers le milieu de l'aire inter-ambulacraire, accompagnés de quelques verrues microscopiques. Péristome très-petit, pentagonal, légèrement enfoncé. Appareil apicial beaucoup plus grand que le péristome, sub-circulaire.

     Hautur, 20 à 21 millimètres ; diamètre, 51 millimètres.

     Radiole épais, renflé, plus ou moins allongé, presque toujours acuminé au sommet, garni de granulations fines, serrées, épineuses, le plus souvent éparses, quelquefois, et notamment vers l'extrémité de la tige, rangées en séries longitudinales assez régulières. La base est courte, brusquement étranglée, lisse ou couverte de ganules atténués. Collerette presque nulle. Bouton très-peu développé. Anneau caréné, saillant, strié ; facette articulaire étroite, non crénelée.

     Var. renflée : longueur du radiole, 20 millimètres ; largeur, 12 millimètres.

     Var. allongée : longueur, 31 millimètres ; largeur, 7 millimètres.

     Rapports et différences. - Le C. Ramondi appartient au même groupe que le C. clavigera. Il s'en rapproche par ses zones porifères déprimées, ses ambulacres pourvus de quatre rangées de granules, ses tubercules inter-ambulacraires imperforés, fortement mamelonnés et entourés d'un scrobicule étroit et profond, son péristome très-petit, ses radioles épais et renflé. Il sera cependant

 

toujours très-facilement reconnaisable à sa taille plus forte, à ses ambulacres garnis de granules intermédiaires plus fins, plus abondants et moins régulièrement disposés, à ses tubercules principaux plus nombreux, surmontés d'un mamelon relativement moins gros et séparés par une zone miliaire beaucoup plus large, à ses radioles non claviformes, toujours acuminés au sommet, garnis de granulations serrées, éparses, épineuses. Dans les deux exemplaires que nous a ocmmuniqués M. Leymerie, aucun tubercule ne porte de traces de perforation, tandis que chez le C. clavigera, comme nous l'avons vu précédemment, quelques-uns des tubercules, les plus rapprochés de l'appareil apicia, sont légèrement perforés. Voisin également du C. gibberula, le C. Ramondi s'en distingue par sa forme paraissant plus déprimée, par ses tubercules moins nombreux, à scrobicule plus profond et entouré d'un cercle moins apparent de granules.

     Histoire. - M. Leymrie a décrit et figuré pour la première fois cette espèce, en 1851, en lui réunissant avec raison les radioles qu'on rencontre dans la même couche que le test. Depuis cette époque, le C. Ramondi a été mentionné par M. Desor, et plus tard par nous, dans le Catalogue des Echinides des Pyrénées. Dès 1840, M. Agassiz avait signalé, sous le nom de C. strobilus, un radiole, qui d'après la diagnose qu'il en donne, paraît se rapporter à ceux du C. Ramondi ; cependant, comme l'espèce d'Agassiz n'a jamais été figurée, et que son identité ne nous est pas démontrée d'une manière incontestable, nous n'avons pas hésité à conserver au Cidaris qui nous occupe, le nom de Ramondi, et si nous avons cité, à la synonymie de l'espèce, le C. strobilus, c'est avec un point de doute.

     Localité. - Gensac (Haute-Garonne) ; Mont-Léon (Hautes-Pyrénées). Test rare, radioles assez abondants. Etage sénonien.

     Coll. Leymerie, Koechlin-Schlumberger, ma collection.

     Expl. des fig. - Pl. 1076, fig. 1, C. Ramondi, de la coll. de M. Leymerie, vu de côté ; fig. 2, face inf. ; fig. 3, portion de l'ambulacr, prise à l'ambitus, grossie ; fig. 4, plaque ambulacraire, vue au microscope ; fig. 5, plaque inter-ambulacraire grossie ; fig. 6, tubercule grossi, vu de profil ; fig. 7, autre exemplaire du C. Ramondi, de la coll. de M. Leymerie, vu sur la face supérieure ; fig. 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, radioles de différentes formes, de la coll. de MM. Leymerie, Koechlin-Schlumberger et de ma collection ; fig. 16, portion de la tige grossie ; fig. 17, bouton grossi.

 

 

extrait planche 1076

   
 
  Tylocidaris (Sardocidaris) ramondi (Leymerie, 1851), Maastrichtien, Haute Garonne, 38 mm  
  Tylocidaris (Sardocidaris) ramondi (Leymerie, 1851), Haute Garonne, 30 mm  
 
 

Sous-Genre Oedematocidaris  Smith & Wright,1989

British Cretaceous echinoids. Part 1, General introduction and Cidaroida, p.33

Espèce type  Cidaris asperula Roemer,1841 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Cénomanien - Maastrichtien

 
 
diagnose originale du genre (traduction d'après Smith & Wright)

British Cretaceous echinoids. Part 1, General introduction and Cidaroida, p.33

 
Avec de robustes radioles aboraux, glandiformes, granuleux en apparence, jamais fortement nervuré ; stéréome avec des lignes corticales denses et fusionnées pour former une ornementation secondaire assez épaisse au cours de la croissance ; plaques ambulacraires à l'ambitus avec un tubercule primaire et deux secondaires.
 
  Tylocidaris (Oedematocidaris) asperula (Roemer, 1841)  
 

description de l'espèce par Schlüter (radiole uniquement...)

Die regulären Echiniden der norddeutschen Kreide, II, Cidaridae, Salenidae, 1892, p.113

 

Tylocidaris asperula Adolph Römer.

Taf. 10, Fig. 11.

   

     Gehäuse unbekannt.

     Die Stacheln, durch Cotteau in bezeichnender Weise characterisirt, sind gross, gebläht, birnförmig, die ganze Oberfläche ist besetzt mit kleinen, scharfen, gedrängt stehenden Granulen von verschiedener Grösse, welche in regelmässige Längsreihen geordnet sind.

     Gegen den Scheitel des Stachels hin lösen sich die linien-foörmigen Reihen der Granulen auf und sind weniger stachelig. Der Zwischenraum ist chagrinirt, gänzlich bedeckt von gedrängt stehenden mikroskopischen Körnchen. An der Basis ist der Haupttheil plötzlich eingeschnürt 1).

     Die vorliegenden Exemplare haben eine Dicke bis 13mm und eine Höhe des Haupttheiles von 17mm. Es stimmen also die grösseren Stücke überein mit dem Stachel, den Wright l. c. tab. XI, fig. 5 abbildet. In Frankreich sind Stacheln von 15 bis 18mm Dicke und 30mm ganzer Länge beobachtet.

 

     Die Stacheln aus dem Pläner sind meist schwer von dem anhaftenden Gestein zu reinigen. Die Angabe von Ad. Römer, dass, die scharfen Körner, abgesehen vom Stiele, ohne Ordnung neben einander stehen, erklärt sich hieraus, bezieht sich in Wirklichkeit aber nur auf den Scheitel, der bald flach, bald höher gewölbt ist.

     Die englischen Vorkommnisse hat Dixon schon abgebildet, aber ich sehe nicht, dass er dieser Formen auch im Texte gedenkt. Befremdlicher Weise wurden sie durch Wright mit der fast glatten, vielgestaltigen.

1) Stacheln, welche sich so langsam nach unten hin verjüngen, wie in der Abbildung bei Ad. Römer, sind ungewöhnlich, doch liegen Uebergänge dahin vor.

extrait planche 10

   
 
  Tylocidaris (Oedematocidaris) asperula (Roemer, 1841), Cénomanien moyen, Seine Maritime, 17 mm  
 

 

Genre Roseicidaris Vadet,1991

Espèce type  Roseicidaris morieri (Cotteau,1875)  (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Lias

syn.

  • Reboulicidaris Vadet, 2005, p.7 ; espèce type : R.rebouli Vadet & Nicolleau,2005

 
 
  Roseicidaris rebouli (Vadet & Nicolleau,2005), Maroc, Pliensbachien, 32 mm  
 
 
  Roseicidaris rebouli (Vadet & Nicolleau,2005), Maroc, Pliensbachien, 21 mm