Pygasteridae

Lambert, 1899

Genre type : Conulus Klein, 1734

Description succinte de la famille : Périprocte en contact direct avec le disque apical.

 

 


 

Genre   Pygaster Agassiz,1836

Prodrome d'une monographie des radiaires ou échinodermes, p.185

Espèce type  Clypeus semisulcatus Phillips, 1829, désignation subséquente par Savin, 1905, Révision des échinides du département de l'Isère, p.187.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Maastrichtien - Eocène inférieur

Syn.

  • Macropygus Desor, 1857 ; espèce type : Pygaster truncatus Agassiz, 1840, p.7 ; synonyme subjectif plus rérent ;

  • Plesiechinus, Pomel, 1883, p.76 ; espèce type : Pygaster macrostoma Wright, 1861, p.463 ; synonyme subjectif plus récent ;

  • Megapygus, Hawkins, 1912, p.449 ; espèce type : Pygaster umbrella Agassiz, 1839, p.83 ; synonyme objectif plus récent.

 

 
 

diagnose originale du genre par Agassiz

Prodrome d'une monographie des radiaires ou echinodermes, 1836, p.185.

 
     2. Pygaster Ag. (Nucleolites et Clypeus Auct.) - Disque circulaire ; ambulacres convergeant uniformément vers le sommet ; orifice de l'anus grand, à la face supérieure du disque. Espèces toutes fossiles, du Jura et de la Craie.

     P. semisulcatus Ag. (Clypeus semisulc. Phil.) - P. depressus Ag. (Nucleolites depr. Munst.)

 
 

Pygaster laganoides Agassiz, 1839

 
 

diagnose originale de l'espèce par Agassiz

Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, p. 79

 

III. Pygaster laganoides Ag.

Tab. 11, fig. 5-7.

Syn. Pygaster laganoïdes Ag. Descr. des Ech. foss. de la Suisse 1re partie p. 81. Tab. 12, fig. 13-16. - Catal. syst. Ectyp. etc., p. 7.

     Cette espèce est proportionnellement très-aplatie. Sa hauteur égale à peine le tiers de sa longueur. Son diamètre longitudinal et son diamètre transversal sont à-peu-près égaux ; la plus grande largeur correspond aux aires ambulacraires antérieures. L'ouverture buccale est très-grande, car elle occupe à-peu-près le tiers du diamètre du test ; elle est en outre légèrement concave, et son pourtour présente des entailles fort distinctes. L'anus paraît aussi avoir eu des dimensions considérables ; cependant, comme il n'est pas entièrement conservé dans l'exemplaire figuré, je ne saurais indiquer son pourtour d'une manière rigoureuse. Les détails du test sont admirablement conservés, et permettent d'étudier d'une manière fort exacte les tubercules. La simple inspection des fig. 5, 6 et 7 montre leur disposition sériale. J'en compte douze séries dans les aires interambulacraires, et quatre dans les aires ambulacraires. La différence de grosseur entre les tubercules de la face supérieure et ceux de la face inférieure est peu sensible ; mais la manière dont ils sont entourés par les tubercules miliaires n'a pas la moindre ressemblance. Il suffira de comparer, à cet égard, les fig. 5 a et 7 b, qui représentent, la première, une portion de la face supérieure, et l'autre, une portion de la face inférieure, vues à la loupe. Dans la première, les tubercules sont entourés d'une infinité de tubercules miliaires très-serrés (fig. 5 a), parmi lesquels il y en a de différentes grandeurs, entre autres, quelques-uns qui sont intermédiaires entre les tubercules principaux et les tubercules miliaires : dans la seconde, ils sont extrêmement rares et ne se trouvent qu'aux angles des gros tubercules qui sont juxtaposés de manière à présenter des figures hexagonales (fig. 7 b).

 

     Je ne connais jusqu'ici qu'un exemplaire parfaitement caractérisé de cette espèce ; il provient du calcaire à polypiers de Ranville en Normandie, et a été communiqué à M. Agassiz, l'envisageant comme identique avec certains fragmens d'une espèce trouvée par M. Gressly dans le portlandien du Jura suisse, fit restaurer, d'après ce modèle, les figures qu'il a publiées dans sa Description des Echinodermes fossiles de la Suisse. Après avoir comparé de nouveau ces différens exemplaires entre eux, j'avoue qu'il m'est resté des doutes sur l'identité admise par M. Agassiz. Les exemplaires du portlandien suisse m'ont paru être plus renflés et avoir les tubercules plus gros et plus serrés à la face supérieure ; et comme ce sont précisément les plus petits exemplaires qui ont les plus gros tubercules, on ne peut guère attribuer cette différence à une variété d'âge, car, dans ce cas, ce serait l'inverse qui devrait avoir lieu. Je penche par conséquent à envisager l'espèce suisse comme distincte de celle de Normandie. On pourrait l'appeler P. Gresslyi Des.

Extrait planche 11

   

 

 

Pygaster laganoides Agassiz, 1839 - Bajocien supérieur, Maroc, 29 mm

 
 
 

Pygaster morrisi Wright, 1851

 
 

IMPORTANT : nous classons ici ce taxon à part, car il est connu chez les collectionneurs comme étant une espèce différente, particulièrement par les spécimens provenant de Pologne, très bien conservés et trouvés dans le kimmeridgien. A priori seul le nombre de rangées de tubercules ambulacraires et interambulacraires les sépare. Toutefois, à l'instar des auteurs récents, nous le mettons en synonymie avec le Pygaster laganoides. Merci donc de ne pas tenir compte de cette pseudo coupure taxinomique qui n'a pas de sens dans la classification, mais est là uniquement pour aider les collectionneurs amateurs à retrouver leurs spécimens.

 

description de l'espèce par Wright here synonymized with P. laganoides as in the recent litterature (cf. supra)

British fossil echinodermata of the oolitic formations, p.280

 

Pygaster Morrisii, Wright. Pl. XX, fig. 1 a, b, c, d, e, f.

Pygaster Morrisii Wright, Annals and Magazine of Natural History, 2d ser., vol. ix, p.92, pl. 4, fig. 1.
      -            - Forbes, in Morris's Catalogue of British Fossils, 2d edit., p. 88.
      -            - Wright, Memoirs of the Geological Survey, Decade V. NOtes on British species of Pygasters.
      -            - Desor, Synopsis des Echinides Fossiles, p. 166.

     Test pentagonal, depressed ; marginal fold very tumid ; single inter-ambulacrum much trucated ; ambulacral areas wide, convex, and prominent, with six rows of tubercles ; inter-ambulacr'al areas wide, with rather large tubercles, in very regular vertical and horizontal rows, from twenty to twenty-two in each space on the same horizontal line at the equator ; base falt, concave towards the mouth opening, which is small ; anal opening long, pyramidal, occupying two thirds of the upper surface of the inter-ambulacrum.

     Dimensions. - Height, eight tenths of an inch ; antero-posterior diameter, two inches and three twentieths of an inch ; transverse diameter, two inches and a quarter of an inch.

     Description. - This is one of our rarest Pygasters, and the spécimen figured is the only one I know. It has a thick test, with a very perntagonal outline, is much depressed on the dorsal surface, has a flat base, tumid sides, is remarkable for the size of its tubercles, and for the regularity of their arrangement in vertical and horizontal rows.

     The ambulacral areas are wide, convex, and prominent, and form an exception to the generalisation of M. Agassiz, that in the genus Pygaster the ambulacra ar furnished with only four rows of tubercles, for in this species at the widest part of the area there are six rows of well-developed tubercles (fig. 1 a, b) ; the two marginal rows, with about forty-five tubercles in each row, extend from the peristome to the disc ; the second rows commence at a short distance from the mouth, and extend two thirds of the length of the upper surface ; the third rows commence at the base, about half an inch from the border, and extend to about the same distance up the sides of the area (fig. 1 b).

     The poriferous zones are straight, the pores have moderately thin septa, with only slight elevations on the surface, and there are four pairs of pores opposite each interambulacral plate (fig. 1 d).

     The inter-ambulacral areas are three times the width of the ambulacral ; at the circumference they are furnished with twenty-two rows of tubercles, which attain a greater size and are arranged with more regularity than in any other English species ; each plate above the circumference has from eight to nine tubercules developed on its surface (fig. 1 d) ; those on the half of the plate nearest the centro-suture are arranged horizontally on the same line, whilst the tubercles nearest the zones form double rows in oblique pairs. The tubercles are raised on prominent bosses, and surrounded by wide, sharply defined, sunken areolas (fig. 1 d) ; each areola is surrounded by a circle of granules (fig. 1 e) ; there are thirty-six pairs of plates in each area, twenty-one of which are dorsal and fifteen are basal. The tubercles attain their greatest development at the base, where they are so uniformly arranged, and so closely set together, that they appear to arise from hexagonal spaces (fig. 1 b) ; the areolas are deeply excavated (fig. 1 f), and have a square or hexagonal figure, two sides being bounded by granules, the other

 

two by sharp elevations of theareolar border (fig. 1 f) ; of the twenty-two rows of tubercles which occupy the area at the circumference, only six, and these the three central rows of each column, extend from the peristome to the disc, the others disappear at shorter distances, the length of the rows being in proportion to their distance from the margin of the columns.

     Although the upper surface of this urchin is much depressed, its sides are tumid, as is well seen in the profile (fig. 1 c). The single inter-ambulacrum is much truncated (fig. 1 a), and the large anal opening, which has an oblong shape, occupies the upper three fourths of this area ; the discal opening is small, and the plates are all absent.

     The marginal angle is obtuse, the outer half of the base is convex, and the inner half concave ; the small mouth opening, which is about one sixth the diameter of the test, lies in a deep depression.

     The spines are short, stout, needle-shaped bodies, marked with fine longitudinal lines.

     Affinities and differences. - This species resembles P. laganoides, Agassiz, in its depressed form, obtuse basal angle, and truncated single inter-ambulacrum ; but P. morrisii has a greater number of tubercles in the ambulacral and inter-ambulacral areas, P. laganoides having four rows in the ambulacral and fourteen in the inter-ambulacral areas, whilst P. Morrisii in the same region of the corresponding area possesses six rows and twenty-two rows.

     P. Morrisii resembles P. Gresslyi, Desor, in its general form, in the size and disposition of its tubercles, and in their surrounding granulation, but P. Morrisii is more depressed, has a larger anal opening, and more rows of tubercles in both areas.

     Locality and Stratigraphical position. - This rare species was collected by Mr W. Buy from the Forest Marble or Cornbrashnear Stanton, Wilts. The specimen figured (Pl. XX, fig. 1) is the only one I know. I have seen a Pygaster from the Great Oolite near Cirencester, which resembles my urchin ; but the specimen was crushed, and not otherwise determinable ; it had the same number of tubercles in the areas as P. Morrisii. I dedicate this species to my friend Profesor John Morris, to whose valuable labours British palaeontologists are under so many lasting obligations.

Extrait planche XX

   

 

 
 

Pygaster morrisi Wright, 1851 - Kimméridgien, Pologne, 78 mm

 
 

Pygaster morrisi Wright, 1851 - Kimméridgien, Pologne, 69 mm

 
   
 

Pygaster ornatus (Buckman in murchison,1845)

 

IMPORTANT : ne disposant pas de l'ouvrage de Murchison, nous ne sommes pas capables de donner ici la diagnose originale de cette espèce dont la synonymie est assez chaotique. En effet, une confusion a régné pendant longtemps avec P. semisulcatus. Les relations avec P. trigeri et P. umbrella sont également assez compliquées. Au XIXe siècle, il était d'usage d'utiliser suite à une mauvaise interprétation taxinomique, d'utiliser le nom semisulcatus pour les espèces du jurassique moyen et le nom umbrella pour les espèces du "corallien". Je renvoie au travail de Barras (2006, p.40) pour des explications très précises de l'historique et de l'utilisation de ces noms. Afin d'illustrer et de donner une description tout de même, nous reproduisons celle qu'à donnée McCoy (1848) pour son P. brevifrons, que nous mettons donc en synonymie avec P. ornatus.

description de l'espèce par McCOY (as P. brevifrons)

On some new Mesozoic Radiata, 1848, p.414

Pygaster brevifrons (M'Coy).

Sp. Char. Subpentagonal, much elevated (length 3 inches 2 lines, width 3 inches 3 lines, height 1 inch 8 lines) ; posterior margin slightly less convex than the others ; anus large, pyriform, close to the vertex,  which is nearer to the anterior than to the posterior margin, so that in the profile the anterior side is considerably shorter and more steeply inclined than the posterior ; mouth small, deeply impressed ; primary tubercles large, scattered.

     This species in size and form of the base resembles the P. umbrella (Lamk. sp.) (Clypeus semisulcatus, Phil.), but is more elevated ; and while in the profile of that species the posterior side is much the shortest and most highly inclined, the proportions of the present fossil

 

 are precisely reversed, a character which also separates it from the other known species. The tuberculation is as large, but more scattered than that of the P. patelliformis (Ag.).

     Not uncommon in the inferior oolite of Dundry.

     (Col. University of Cambrige.)

 

Pygaster ornatus (Buckman in murchison,1845) - Bajocien supérieur, Maroc, 48 mm

 
   
 

Pygaster ornatus (Buckman in murchison,1845) - Aalénien, Orne, 30 mm

 
 

Pygaster ornatus (Buckman in murchison,1845) - Bajocien, Maroc, 52 mm

 
 

Pygaster ornatus (Buckman in murchison,1845) - Bajocien, Maroc, 52 mm

 
   
 

Pygaster ornatus (Buckman in murchison,1845) - Bajocien, Maroc, 69 mm

 
   
 

Pygaster tenuis Agassiz,1839

 

diagnose originale de l'espèce par Agassiz

Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, p. 80

IV. Pygaster tenuis Ag.

Tab. 12, fig. 1-3.

Syn. Pygaster tenuis Ag. Descr. des Ech. foss. de la Suisse 1re partie p. 83.

     M. Agassiz mentionne cette espèce dans sa Descr. des Ech. foss. de la Suisse, comme étant voisine du Pyg. patelliformis ; mais il n'en donna pas de figures, faute d'exemplaires assez bien conservés. Quoique les exemplaires dont je dispose soient loin d'être parfaits, il m'ont cependant permis d'étudier les principaux caractères de l'espèce, et je me suis assuré qu'elle diffère à plusieurs égards de l'espèce ci-dessus. Et d'abord, le test est beaucoup plus mince à la face supérieure et à la face inférieure ; les tubercules sont aussi plus petits et plus nombreux ; il y en a au moins vingt rangées dans les aires interambulacraires ; les aires ambulacraires n'en ont guère que six. A la face supérieure, les tubercules sont bien moins serrés qu'à la face inférieure ; on peut même dire qu'ils y sont clair-semés. L'espace intermédiaire entre les tubercules principaux est occupé par une immense

 

quantité de tubercules miliaires qui, vus à la loupe, présentent l'aspect de fig. 1 a. Je n'ai pu mettre à découvert le pourtour de la bouche et ne puis par conséquent indiquer ses dimensions relatives. L'anus est très-rapproché du sommet ; il m'a paru être plus allongé que dans l'espèce précédente ; mais ses contours ne sont pas non plus intacts.

     Les seuls exemplaires qui me sont connus de cette espèce ont été recueillis par M. Gressly dans le terrain à chailles du Jura suisse, au Fringeli, dans le canton de Soleure.

Extrait planche 12

   

 

 

Pygaster tenuis Agassiz,1839 - Kimméridgien, Pologne, 44 mm