Pygaulidae

Lambert, 1905, p.13

Genre type : Pygaulus Agassiz in Agassiz & desor, 1847

Description succincte de la famille : système apical tetrabasal, 4 pores génitaux, situé en avant. Pétales larges, le III plus court que les autres. Périprocte infra-marginal, élargi. Bourrelets bien développés, phyllodes à doubles pores et pas de pores buccaux.

 

 


 

Genre Pygaulus  Agassiz, 1847

Catalogue raisonné des Echinides vivans et fossiles, p.158

Espèce type  Pygaulus desmoulinsii Agassiz, 1847  (désignation subséquente de Cotteau, 1869, p.124)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Crétacé inférieur

 
diagnose originale du genre par Agassiz in Ag. & Desor

Catalogue raisonné des Echinides vivans et fossiles, 1847, p.158

LXVIII. PYGAULUS Agass.

          Petits oursins renflés, plus ou moins cylindriques. Face inférieure pulvinée. Bouche centrale pentagonale plus ou moins oblique sans bourrelet et sans rosette buccale. Anus rostré ou subrostré. Diffère des Echinolampes par sa bouche oblique et son anus longitudinal.

 

Pygaulus subaequalis Agassiz, 1847

 
diagnose originale de l'espèce par Agassiz in Ag. & Desor

Catalogue raisonné des Echinides vivans et fossiles, 1847, p.159

subaequalis Agass. - M 100. - Cat. syst. p. 4 - Petite espèce large et déprimée, rappelant un peu la forme de certains Caratomus.

          Cr. inf. de Saintes (départ. de la Charente). - D'Orbigny, Mus. Paris (gal. géol.).

 

Pygaulus subaequalis Agassiz, 1847, Cénomanien, Charente Maritime, France, 25 mm

 

 

Genre Pygorhynchus  Agassiz, 1839

Description des échinodermes fossiles de la Suisse ; première partie, spatangoides et clypéastroides, p.53

Espèce type  Catopygus obovatus Agassiz, 1836  (désignation subséquente de Lambert., 1898)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien - Albien

Syn.

  • Botriopygus d'Orbigny, 1856, p. 344 ; espèce type Catopygus obovatus Agassiz, 1836, p. 136

 

 
 
diagnose originale du genre
Description des échinodermes fossiles de la Suisse ; première partie, spatangoides et clypéastroides, p.53

9e Genre. PYGORHYNCHUS Ag.

Syn. Nucleolites, Auct.

          Nous avons vu, en parlant des Nucleolites, que le nouveau genre Pygorhynchus se compose d'espèces que les auteurs rangent, soit dans le genre Echinolampas, soit dans les genres Nucleolites ou Catopygus. Il importe donc d'en bien préciser les caractères afin de ne pas courir le risque de le confondre avec l'un ou l'autre de ces trois types. Ce sont des oursins de forme oblongue et plus ou moins renflée. La bouche s'ouvre au centre de la face inférieure ; elle est allongée transversalement et entourée de cinq bourrelets saillants et d'une rosette très distincte, formée par les extrémités des ambulacres, dont les pores, après avoir disparu au voisinage de la périphérie, redeviennent ici très apparens. L'ouverture anale est allongée dans le sens du diamètre longitudinal et placée à la face postérieure, ordinairement plus près du bord supérieur que du bord inférieur. Le test est recouvert sur toutes ses faces d'une granulation très homogène, composée, come dans les Nucleolites et les Echinolampas, de petits tubercules mamelonnés, surgissant du milieu d'une zone lisse et déprimée. L'appareil oviducal occupe le commet du disque ; il est formé, comme dans la plupart des genres de la famille, d'un bourrelet central, entouré de cinq plaques ovariales et de cinq plaques interovariales ; ces dernières sont plus petites que les premières.

         

 

En résumant ces caractères, on voit que les Pygorhynchus se rapprochent beaucoup des Echinolampas par leur forme générale ; mais ils en diffèrent par la forma et la position de l'ouverture anale, celle-ci étant, dans les Echinolampas, constamment placée à la face inférieure et allongée transversalement. On ne saurait non plus les confondre avec les vrais Nucleolites à cause de l'absence du sillon anal et de la structure de la bouche. Mais les Catopygus sont incontestablement ceux qui offrent la plus grande ressemblance avec les Pygorhynchus, et j'avoue que lorsqu'il s'agit de déterminer des exemplaires mal conservés d'espèces nouvelles, il peut fort bien arriver que l'on confonde ces deux genres. Cependant la forme et la structure de la face inférieure établissent une différence incontestable entre eux. La face inférieure au lieu d'être concave est entièrement plane dans les Catopygus, et la bouche y est dépourvue de ces ornemens, que nous venons de signaler dans les Pygorhynchus.

          Le genre des Pygorhynchus ainsi circonscrit comprend des Oursins de taille variable. Les plus grands atteignent les dimensions des grands Echinolampas, c'est à dire environ trois pouces de long, un pouce et demi de large et à peu près autant de haut ; les plus petits sont de la taille des Catopygus. J'en connais jusqu'à ce jour huit espèces ; la plupart appartiennent aux terrains tertiaires ; les deux espèces indigènes, dont la description suit, proviennent du Néocomien.

 

 
 

Pygorhynchus obovatus (Agassiz,1836)

 
 
description de l'espèce par d'Orbigny

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.335

 

N° 2230. Botriopygus obovatus, d'Orb., 1855.

Pl. 929.

 

     Dimensions. Longueur totale, 54 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 82 centièmes ; hauteur, 30 centièmes.

     Coquille très-déprimée, ovale, beaucoup moins large que longue, rétrécie en avant, élargie en arrière, et dont la hauteur a trente centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers inférieur. Dessus très-peu convexe, obtus en avant et en arrière, et formant un arc de cercle à grand rayon, sur la ligne supérieure ; le sommet est excentrique très en avant , et correspond à peu près avec la partie la plus convexe ; le pourtour est arrondi et comme pulviné. Dessous très-concave, surtout autour de la bouche, à sillon très-marqué en avant. Bourrelets à peine saillants autour de la bouche, séparés par des rosettes de pores peu prononcées, peu larges et peu profondes, mais cependant visibles. Bouche pentagone, longitudinale, quelquefois même oblique, placée au tiers antérieur. Anus ovale longitudinalement, placé moitié en dessus, moitié en dessous, sur la convexité du pourtour. Ambulacres subpétaloïdes, arrivant presque jusqu'au pourtour, où ils s'élargissent pour passer en dessous. Ils sont légèrement inégaux, en ce sens que l'antérieur est plus étroit que les autres ; tous sont un peu convexes entre les zones de pores formés de zones étroites, dont l'une externe est large, pourvue de pores longs, transverses, et l'autre, interne, de pores petits, courts, mais également transverses. Ces paires de pores sont séparées par une ligne de tubercules. Tubercules très-petits.

 

     Localité. Cette espèce est spéciale à l'étage néocomien ; elle a été recueillie à Saint-Sauveur (Yonne) par M. Cotteau ; à Mormont, près de Lasarraz, et à Saint-Croix, canton de Vaud, par MM. Coulon et Campiche. Elle est rare.

     Explication des figures. Pl. 929, fig. 1, coquille de grandeur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal du côté de la bouche ; fig. 5, le même du côté de l'anus ; fig. 6, rosette de la bouche, grossie ; fig. 7, partie des zones d'ambulacres grossis ; fig. 8, appareil génital grossi. De notre collection.

Extrait de la planche 929

   
 
 

Pygorhynchus obovatus (Agassiz,1836), Aptien, Castellon, Espagne, 50mm

 
 
 
 

Pygorhynchus botellae Cotteau,1889

 
 
description de l'espèce par Cotteau

Echinides Eocènes de la province d'Alicante,p.57

 

40. Pygorhynchus Botellae, Cotteau, 1889.

(Pl. VI, fig. 22 et 23).

     Espèce de taille moyenne, ovale, allongée, arrondie en avant et en arrière, un peu rétrécie dans la région postérieure. Face supérieure uniformément bombée. Face inférieure presque plane. Sommet apical excentrique en avant. Aires ambulacraires pétaloïdes, effilées et cependant ouvertes à l'extrémité, inégales, l'aire antérieure plus droite et beaucoup plus étroite que les autres, les aires ambulacraires paires antérieures un peu moins longues que les aires postérieures qui paraissent plus étroites. Zones porifères formées de pores presque égaux, les externes un peu plus virgulaires que les autres, unis par un sillon subflexueux, disposés par paires obliques et serrées. Dans chacune des aires, les zones porifères sont de même étendue et de même largeur. Zone interporifère à fleur de test, médiocrement développée, plus large dans les aires paires antérieures que dans l'aire ambulacraire impaire et les aires postérieures. Tubercules abondants, serrés, homogènes. Péristome non visible dans notre exemplaire. Périprocte supramarginal, peu distinct, paraissant subtransverse. Appareil apical muni de quatre pores génitaux.

     Hauteur, 17mm ; diamètre antéro-postérieur, 35mm ; diamètre transversal, 29mm1/2.

     Rapports et différences. - Nous ne connaissons pas le péristome de notre exmplaire et son périprocte est peu distinct ; cependant d'après sa physionomie générale et l'ensemble de ses caractères, nous n'avons pas hésité à la placer parmi les Pygorhynchus. Voisine de certaines variétés du P. grignonensis, cette espèce s'en distingue par sa forme plus allongée, plus

 

ovoïde, moins élevée, par son sommet apical plus excentrique en avant, par ses aires ambulacraires plus étroites, notamment l'aire impaire et les deux aires postérieures, par ses zones porifères relativement plus développées, par son périprocte paraissant plus circulaire.

     Localité. - Callosa (province d'Alicante). Très rare. Eocène.

     Collection Cotteau (Vilanova).

     Explication des figures. - Pl. VI, fig. 22, Pygorhynchus Botellae, vu de côté ; fig. 23, face supérieure.

Extrait de la planche VI

   
 
 

Pygorhynchus botellae Cotteau,1889, Eocène, Aspe, Alicante, Espagne, 22 mm

 
 
 
 

Pygorhynchus royi (Lambert)

 
 

Pygorhynchus royi (Lambert), Aptien, Castellon, Espagne, 47mm

 
 
 

Pygorhynchus royi (Lambert), Aptien, Castellon, Espagne, 51mm