Saleniidae

Agassiz, 1838

nomen correct. Haime,1849 pro "des Salénies" Agassiz,1838

Genre type : Salenia Gray, 1835

Description succinte de la famille : Tubercules non perforés et crénelés. Ambulacres bigéminés à unigéminés (rarement trigéminés).

 

Genre Pseudosalenia  Cotteau,1859

Echinides nouveaux ou peu connus

Espèce type  Pseudosalenia flexuosa Cotteau,1879 ibid., désignation originale

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Oxfordien - Tithonien

Syn.

  • Prandinia Vadet, 2000, p.93 ; espèce type : Cidarites interpunctata Quenstedt,1852, p.576

 

 
 
Diagnose originale du genre par Cotteau
Echinides nouveaux ou peu connus, 1859, p.9
 

Genre Pseudosalenia, Cotteau

     Le genre Acrosalenia, l'un des plus nombreux et des plus intéressants de la famille des Salénidées, a été établi par M. Agassiz en 1842. Quelques années plus tard, MM. Agassiz et Desor, bien que ce genre ne renfermât encore qu'un petit nombre d'espèces, le divisèrent en deux groupes : le premier s'appliquait aux espèces à ambulacres étroits, flexueux et garnis de petits tubercules très-serrés ; le second comprenait toutes les espèces à ambulacres droits, plus développés et pourvus de tubercules plus espacés (1). Tout récemment, M. Desor a cru devoir faire disparaître cette subdivision, se fondant sur ce que certaines espèces, découvertes dans ces derniers temps établissaient un passage entre les deux groupes. Nous ne pouvons adopter l'opinion de notre savant ami : en examinant les caractères propres aux Acrosalenia, nous avons été frappé des dissemblances profondes qui séparent les espèces des deux groupes ; il suffit, pour s'en convaincre, de les placer à côté les uns des autres : leur physionomie seule démontre de suite qu'elles ne peuvent se ranger autour du même type (2). Cette différence dans l'aspect n'est point superficielle ; elle tient à un caractère important, la structure des ambulacres et des tubercules qui les recouvrent. Ce caractère est constant, toujours tranché, et nous ne connaissons aucune espèce intermédiaire qui vienne en diminuer la valeur. Aussi n'avons nous pas hésité à séparer des véritables Acrosalenia, sous le nom de Pseudosalenia, les espèces à ambulacres étroits et flexueux.

     Voici la diagnose de ce nouveau genre qui correspond au premier groupe des Acrosalenia du catalogue raisonné. Test plus ou moins développé, subcirculaire. Interambulacres larges, garnis de deux rangées de tubercules crénelés et perforés, très-gros surtout vers l'ambitus et à la face supérieure, nuls près du sommet. Ambulacres très-étroits, flexueux, pourvus de petits granules serrés, égaux, non crénelés et imperforés. A la base, les ambulacres s'élargissent un peu et présentent quelques petits tubercules crénelés et perforés. Pores simples. Appareil apicial, pentagonal, composé de cinq plaques génitales et de cinq plaques ocellaires perforées et d'une plaque supplémentaire imperforée, excentrique en avant. La suture des plaques est souvent marquée, comme dans les Salenia, de dépressions plus ou moins profondes. Anus subcirculaire, excentrique en arrière. Péristome grand, subdécagonal, assez profondément entaillé. - Radioles inconnus.

 

     Le genre Pseudosalenia doit se placer, dans la méthode, à la suite des Acrosalenia ;  il en diffère nettement par ses tubercules interambulacraires peu nombreux, très-gros et saillants, par son disque apicial souvent persillé, et surtout par ses ambulacres très-étroits dans toute leur étendue, flexueux, garni de granules imperforés, tandis que dans les Acrosalenia les ambulacres sont parfaitement droits, s'élargissent régulièrement du sommet à l'ambitus, et présentent deux rangées de tubercules inégaux, espacés, quelquefois très-petits à la face supérieure, mais toujours crénelés et perforés.

     Ce nouveau genre, par sa physionomie générale, par la structure de son appareil apicial et par la disposition de ses gros tubercules, se rapproche certainement plus des Salenia que des Acrosalenia ; il ne s'en distingue réellement que par la perforation des tubercules interambulacraires, et constitue un type intermédiaire entre ces deux genres.

     Les Pseudosalenia sont spéciaux à la formation jurassique. Nous en connaissons seulement deux espèces : les Pseudosalenia flxuosa et tuberculosa. L'Acrosalenia aspera que MM. Agassiz et Desor plaçaient dans le groupe des Acrosalenia à ambulacres étroits et flexueux ne peuvent rentrer dans notre genre. Son anus excentrique en avant, comme celui des Hyposalenia, forcera certainement à en faire le type d'une nouvelle coupe générique.

 

(1) Agassiz et Desor, Catalogue raisonné des Echinides, Ann. des sc. nat. 3e sér., t.VI, p.139.

(2) Desor, Synopsis des Echinides fossiles, p.139.

 
 

Pseudosalenia aspera (Agassiz,1838)

 
 
Description de l'espèce par Agassiz & Desor
Catalogue raisonné des échinides vivants et fossiles, 1847, p.9
 

X. ACROSALENIA Agass.

     Disque apicial plus petit que dans les Salénies, mais composé des mêmes éléments, savoir : de cinq plaques génitales, de cinq plaques ocellaires, et d'une plaque suranale qui est quelquefois double. Diffère des Salénies en ce que les tubercules sont crénelés et perforés. Toutes les espèces sont fossiles, des terrains oolitiques.

PREMIER TYPE. - Aires ambulacraires très étroites et flexueuses, composées de petits tubercules très serrés.

tuberculosa Agass. - X 45. X 56. - Cat. syst. p. 9. - Tubercules gros et peu nombreux, au nombre de trois ou quatre dans une rangée. Aires ambulacraires composées de deux rangées flexueuses de petits granules très serrés.

Coral. de Saint-Mihiel. - d'Orbigny, Deshayes.K

aspera Agass. - M 78. - Cat. syst. p. 9, Tab. 18, fig. 6-10.

Marnes portlandiennes de Courtedoux, près Porrentruy (Jura bernois). - Gressly, Thurmann.

 

Pseudosalenia aspera (Agassiz,1838), Kimmeridgien, Charente Maritime, 28 mm

 
 
 

Sous-famille Saleniinae  Agassiz, 1838

description succinte : périprocte décalé par rapport à l'axe antéro/postérieur, du côté de la plaque oculaire I. C'est le plan salénien : l'axe passe par la génitale 3 et l'oculaire I. Ambulacres unigéminés à bigéminés. Tubercules non perforés et crénelés.

 

Genre Salenia  Gray,1835

On the genera distinguishable in Echinus, p.58

Espèce type  Cidarites scutiger Münster in goldfuss,1829 (monotypie)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Barrémien - Actuel

Syn.

  • Trisalenia Lambert, 1895, p.262 ; espèce type : Salenia loveni Cotteau,1888

 
 
Description du genre par Agassiz
Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, des Salénies, 1838, p.5

     Les Salénies, telles que Gray les a caractérisées (Procced. of the Zool. Soc. 1835, p.58), et telles qu'on les a envisagées jusqu'ici, sont des OUrsins à aires ambulacraires plus étroites que les interambulacraires, n'ayant qu'un gros tubercule imperforé sur chaque plaque coronale, et dont les plaques ovariales et interovariales, soudées entre elles de manière à ne pas se disloquer facilement, forment un disque saillant traversé par l'appareil anal dont l'ouverture est tantôt centrale, tantôt antérieure et tantôt postérieure. En examinant cependant attentivement ce groupe, j'ai reconnu des différences notables dans la structure de l'appareil oviducal ; et comme, par une particularité digne de remarque, cet appareil se trouve conservé dans tous les exemplaires tant soit peu reconnaissables, au point que lorsqu'il s'agirait de déterminer un oursin qui réunirait tous les caractères des Salénies, mais auquel il manquerait l'appareil oviducal, on pourrait sans crainte de se tromper le rapporter à d'autres genres, j'ai cru devoir attacher une importance toute particulière à cette partie du test, et diviser le groupe des Salénies en quatre genres suivant les modifications qu'elles présentent. Ce sont : 1° le genre Salenia proprement dit, 2° le genre Gonioygus, 3° le genre Peltastes et 4° le genre Goniophorus, qui tous paraissent particuliers aux terrains crétacés, puisqu'on n'en a jusqu'à présent trouvé aucune espèce ni dans les terrains plus anciens, ni dans les plus récens. Goldfuss à la vérité cite aussi son Cidarites scutiger dans la formation jurassique, mais cette indication mérite confirmation.

     Comme les Salénies sont généralement de petite taille, et leurs caractères par conséquent difficiles à saisir à l'oeil nu, j'ai eu soin de faire représenter les différentes parties du test grossies à côté des figures de grandeur naturelle. Chaque espèce se voit de profil et par les faces supérieure et ingérieure ; les parties grossies sont, pour chaque espèce, une aire ambulacraire et une interambulacraire, le pourtour de l'ouverture inférieure du test, l'appareil oviducal et un tubercule vu de profil.

CHAPITRE I.

DU GENRE SALENIA Gray. (Ag.)

     Le genre Salenia, restreint aux limites que je lui assigne maintenant, est caractérisé par une plaque impaire, placée au milieu de l'appareil oviducal, que j'appellerai la plaque suranale et qui, suivant sa position vis-à-vis de l'ouverture anale, rend l'anus toujours excentrique, le rejetant tantôt en avant, tantôt en arrière. Cette plaque suranale est ordinairement de même grandeur que les plaques ovariale, et forme avec elles, ainsi qu'avec les cinq interovariales, un disque circulaire diversement échancré dans son pourtour. Les plaques elles-mêmes ont leurs bords ou tronqués, ou dentelés, ou lobés, ce qui constitue des différences

 

spécifiques très-importantes. Lorsque la plaque suranale est placée en avant de l'anus, les trois plaques ovariales postérieures sont ordinairement un peu plus grandes que les deux antérieures ; et au contraire lorsqu'elle est reportée en arrière et rapprochée de l'aire interambulacraire postérieure, ce sont les quatre plaques ovariales paires qui sont les plus grandes. Les aires interambulacraires sont fort larges, composées d'un petit nombre de plaques sur le milieu desquelles s'élève un large cône, entouré d'une, entouré d'une zone lisse qui est bordée d'autres petites tubercules. Ce cône est surmonté d'un mamelon articulaire, au sommet duquel il n'y a point d'impression foraminiforme, comme dans les espèces de la tribu des Cidaris. L'étranglement qui sépare le mamelon articulaire de la base du cône tuberculaire, est marqué d'impressions rayonnées qui, d'après l'observation que M. de Buch en a faite pour les Cidaris, servent à fixer les baguettes et à régulariser leurs mouvemens. Jusqu'à présent je n'ai eu occasion d'observer les baguettes d'aucune espèce de Salenia. Les aires ambulacraires portent deux rangées de tubercules principaux, séparés quelquefois par de petites granulations verruqueuses plus ou moins nombreuses, mais en général plus rapprochées que dans le genre Diadema ;  elles sont bordées de chaque côté d'une double rangée de pores disposés par paires obliques simples, et très-rapprochés des petits tubercules que portent les plaques ambulacraires. Le nombre de ces paires de pores est constamment plus considérable et souvent triple de celui des tubercules. L'ouverture de l'appareil buccal est toujours plus petite que le disque formé par l'appareil oviducal, bien que dans des proportions différentes. Dans quelques exemplaires brisés de diverses espèces, j'ai pu remarquer que le test des Salenia est fort épais, proportionnellement à leur taille, et que les supports auxquels l'appareil buccal est fixé sont très-courts. Toutes les espèces que je connais sont de petite taille, les unes ayant à peine un tiers de pouce, les autres un demi-pouce de diamètre. Elles proviennent toutes des terrains crétacés, depuis le terrain néocomien jusqu'à la craie blanche inclusivement. D'après la position de l'anus, j'ai divisé ce genre en deux sections : la première comprend les espèces où l'anus est antérieur, la seconde celles où il est postérieur.

Sous-genre Salenia (Salenia)  Gray,1835

On the genera distinguishable in Echinus, p.58

Espèce type  Cidarites scutiger Münster in goldfuss,1829 (monotypie)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Barrémien - Actuel

 
 

Salenia (Salenia) garciae Cotteau,1890

 
 
diagnose originale de l'espèce par Cotteau, 1890
Echinides éocènes de la province d'Alicante, p. 90
 

67. Salenia Garciae, Cotteau, 1890.

(Pl. XIV, fig. 4-8.)

    Espèce de petite taille, circulaire, peu élevée, déprimée en dessus et en dessous. Zones porifères droites, à fleur de test, formées de petits pores arrondis, rapprochés les uns des autres, séparés par un léger renflement granuliforme, se multipliant autour du péristome. Aires ambulacraires étroites, un peu renflées, aiguës près du sommet, garnies de deux rangées de petits granules finement mamelonnés, espacés, placés sur le bord des zones porifères, augmentant à peine de de volume à la face inférieure, au nombre de quinze ou seize par série, accompagnés çà et là de verrues inégales. Tubercules interambulacraires bien développés, crénelés, finement mamelonnés, très saillants, au nombre de cinq et quelquefois six par série ; les plus gros se trouvent à la face supérieure et diminuent insensiblement de volume en se rapprochant du péristome. Scrobicules circulaires, même à la face inférieure, lorsque les tubercules deviennent plus petits et plus rapprochés, se touchant par le bord et occupés en grande partie par la base renflée des tubercules. Granules scrobiculaires peu nombreux, inégaux, quelquefois mamelonnés, formant des cercles très incomplets. Zone miliaire assez large, couverte de granules espacés, beaucoup moins gros que les granules scrobiculaires. Péristome assez grand, subcirculaire, marqué de très fines entailles. Le périprocte et l'appareil apical ne sont pas visibles dans notre exemplaire.

     Hauteur, 5mm ; diamètre, 9mm.

     Rapports et différences. - Nous ne connaissons de cette espèce qu'un seul exemplaire incomplet ; il présente cependant des caractères suffisants pour être déterminé, et comme les Salenia tertiaires sont extrêmement rares, nous n'avons pas hésité à en donner la description et le figures. Le Salenia Garciae ne saurait être confondu avec le Salenia Pellati, du terrain nummulitique de Biarritz ; il en diffère par sa forme plus élevée, par ses aires ambulacraires plus longues, plus aiguës au sommet, par ses tubercules interambulacraires plus nombreux et diminuant moins brusquement de volume en se rapprochant de la base. Il s'éloigne également du Salenia Blanfordi, Duncan et

 

Sladen, de Petiani, à l'est de Kohi, dont la taille est un peu plus forte, dont les aires ambulacraires offrent, au milieu des rangées principales de granules, deux séries intermédiaires, et qui est muni de tubercules interambulacraires moins saillants et plus développés.

     Localité. - Callosa (province d'Alicante). Très rare. Eocène.

     Muséum de Paris (coll. paléontologique, don de M. Vilanova).

     Explication des figures. - Pl. XIV, fig. 4, S. Garciae, vu de côté ; fig. 5, face inférieure ; fig. 6, aire ambulacraire, grossie ; fig. 7, aire interambulacraire, grossie ; fig. 8, tubercule interambulacraire, vu de profil, grossi.

Planche XIV (extrait)

 
   

 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains éocènes, tome II, p. 484

    Salenia Garciae, Cotteau, 1890, Echin. éocènes de la prov. d'Alicante, Mém. Soc. géol. de France, 3e sér., t. V, p. 90, pl. XIV, fig. 4-8, 1890. - Espèce de petite taille, peu élevée, déprimée en dessus et en dessous. Zones profières à fleur de test, formées de pores petits, séparés par un renflement granuliforme, se multipliant près du péristome. Aires ambulacraires étroites, un peu renflées, garnies de deux rangées de petits granules serrés, au nombre de quinze ou seize par série, et auxquels se mêlent quelques

 

verrues intermédiaires. Cinq ou six tubercules interambulacraires, crénelés, imperforés. Granules scrobiculaires peu nombreux, inégaux, quelquefois mamelonnés, formant des cercles incomplets. Zone miliaire assez large, couverte de granules beaucoup moins gros. Callosa (province d'Alicante, Espagne). Très rare. Eocène moyen.

 

Salenia (Salenia) garciae Cotteau,1890, Eocène supérieur, Alicante, Espagne, 14 mm

 
 
 

Salenia (Salenia) garciae Cotteau,1890, Eocène supérieur, Aspe, Alicante, Espagne, 10 mm

 
 
 
 

Salenia (Salenia) geometrica Agassiz,1838

 
Diagnose originale de l'espèce par Agassiz
Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, 1838, p.11

IV. Salenia geometrica Ag. Tab. 1 fig. 25-32.

    C'est la plus grande des espèces de ce genre connues jusqu'à présent. Sa forme élevée, presque sphéroïdale, faiblement aplatie à la face supérieure et inférieure, l'étroitesse des aires ambulacraires et les sutures rectilignesde l'appareil ovicucal (qui m'ont engagé à lui donner le nom ci-dessus), serviront toujours à la distinguer de prime abord de la plupart de ses congénères.

     L'ouverture inférieure est plus petite que l'appareil oviducal. Son pourtour est circulaire, bien que légèrement échancré entre les aires ambulacraires et les aires interambulacraires. Comme dans la S. personata, le bord de ces dernières est presque droit, tandis que celui des aires ambulacraires présente une légère inflexion correspondant au point de jonction des deux séries de tubercules ; et il est digne de remarque que malgré la grande différence de largeur des aires ambulacraires et interambulacraires, les échancrures qui les séparent sur le pourtour de l'ouverture buccale soient à égale distance, fig. 27 et 31.

     Les aires ambulacraires, très-étroites et légèrement sinueuses, portent deux séries de tubercules tellement rapprochés, qu'il ne reste point d'espace libre entre elles pour de plus petites verrues ; c'est à peine s'il en existe quelques-unes très-petites près de l'ouverture inférieure. Les pores forment de chaque côté de l'aire ambulacraire une double série parallèle aux rangées de tubercules, fig. 26 et 29. Les aires interambulacraires, également larges du côté anal et du côté buccal, sont formées d'un petit nombre de grandes plaques portant chacune un tubercule très-saillant, entouré d'un cercle de plus petites verrues. Les plus gros tubercules sont placés au-dessus du milieu de la circonférence ; tous, sans exception, s'élèvent du milieu d'une large zone lisse et sont couronnés d'un mamelon articulaire très-apparent, quoique petit comparativement à la largeur de la base, fig.28 et 32. Les petites crénelures articulaires du mamelon se voient très-bien au-dessous du col des tuberules ; enfin l'espace entre les deux séries de gros tubercules est parsemé, comme dans l'espèce précédente, mais en nombre moins considérable, de très-petites granulations qui ont été omises par erreur dans le dessin.

 

     Les plaques ovariales et interovariales et la plaque suranale sont également lisses. L'ouverture anale est subcentrale, légèrement saillante et bordée dans sa moitié postérieure par la grande plaque suranale qui occupe le centre du disque supérieur ; cette dernière est de forme hexagonale à base concave. Les ovariales sont irrégulièrement hexagonales, allongées et rétrécies en dehors, avec un petit trou au milieu. Leur bord extérieur est tronqué et arrondi ; mais il ne dépase pas le bord des plaques interovariales, ce qui rend le disque apicial circulaire et asez régulier. Les plaques interovariales sont en forme de triangles irréguliers ; leur plus grnad côté est tourné en-dehors et légèrement ondulé. Les sutures qui unissent toutes ces plaques représentent des lignes droites interrompues d'espace en espace par de petites impressions anguleuses, fig. 25 et30. M. d'Orbigny a eu l'obligeance de me communiquer plusieurs exemplaires très-bien conservés de cette espèce, provenant des couches inférieures de la craie de Saintes, près de la Charente, dans le département de la Charente-Inférieure. Un autre, non moins parfait, m'a été confié par M. Deshayes.

Extrait de la planche 1, d'après Agassiz

 

   
 

Salenia (Salenia) geometrica Agassiz,1838, Santonien inférieur, Sarthe, 12 mm

 
 

Salenia (Salenia) geometrica Agassiz,1838, Santonien inférieur, Sarthe, 12 mm

 
 

Salenia (Salenia) leanderensis Ikins,1940, Walnut fm, Albien, cté Bell, Texas, 14 mm

 
 

Salenia (Salenia) maxima Arnaud,1896

 
Diagnose originale de l'espèce par Arnaud
Quelques observations sur les Salenia crétacées du Sud-Ouest, 1896, p.23

SALENIA MAXIMA, Arnaud, 1896.

S. scutigera, Pal. fr., pl. 1036, fig. 17-20.

Pl. II, fig. 8 , Pl. III fig. 1-8.

    Coquille de grande taille, circulaire, pourtour arrondi, convexe ; face inférieure légèrement renflée ; face supérieure faiblement bombée.

     Apex circulaire, arrondi, robuste, très étendu, fortement relevé à la région anale, formé de plaques finement striées sur les exemplaires bien conservés.

     Génitales hexagonales, allongées en avant vers l'extérieur, légèrement convexes au pourtour où elles occupent un arc moindre que celui des ocellaires : 3 millim. 5 à 5 millim. 5. La plus grande largeur des génitales est dans la partie postérieure de la plaque : 7 : 4 ; plaques ornées de carènes plus ou moins saillantes, granulées au sommet, serrées et pouvant atteindre le nombre de 15 à 18 par plaque, rayonnant du centre et venant rencontrer aux sutures les carènes des plaques voisines auxquelles elles se soudent le plus souvent, laissant entre deux carènes une incision suturale généralement profonde, anguleuse, qui correspond au bord externe du sillon creusé entre les carènes ; quelquefois ces incisions pénètrent plus avant dans la vallée et , en s'allongeant, donnent au pourtour des plaques un aspect dentelé, aigu, en forme de scie.

     L'ornementation des plaques rarement conservée dans son intégrité passe graduellement à un état presque lisse, déprimé au centre ; les carènes passant par le milieu des lignes de suture persistent plus longtemps que les autres et ne cessent d'être visibles que par exception.

     Pores génitaux antérieurs subcentraux, moyennement ouverts, situés au fond de la dépression de la plaque, mais relevés par une margelle forte et saillante.

     Plaque madreporique portant à la place du pore génital une excroissance spongieuse, boursouflée, dans les replis de laquelle s'ouvrent plusieurs perforations minces et vermiculées, communiquant par un double canal à la suture de l'ocellaire antérieure. Ce double canal est exactement représenté par la figure 20, pl. 1036 de la Pal. Fr., mais le pore isolé et arrondi qui l'accompagne dans la figure ne peut être considéré que comme une rare exception ; les pores vermiculés multiples du madréporide sont la règle générale.

     Ocellaires triangulaires, ornées comme les génitales, arrêtées au bord du cercle apical, présentant à l'intérieur un angle obtus dirigé vers le centre de la coquille ; la base du triangle correspondant au bord externe de l'apex est droite, fortement épaissie et provoque en arrière une dépression centrale de l'ocellaire ; pores ocellaires centraux, correspondant à un amincissement de la plaque qui paraît souvent se perforer autour et au-delà des limites du pore.

     Suranale hexagonale, échancrée à la base par le périprocte, ornée comme les autres plaques.

     Périprocte elliptique ou triangulaire, saillant, assez largement ouvert, à bords relevés, fermé par les deux génitales postérieures et la suranale ; margelle souvent crénelée au bord interne, sans doute pour l'insertion des sclérites de la membrane anale.

     Ambulacres presque droits, présentant seulement deux faibles inflexions vers le haut ; zone porifère étroite, à fleur de test ; deux paires de pores obliquement disposés correspondent à un granule ambulacraire ; vers la quatrième ou cinquième paire précédant le péristome cet ordre se modifie ; les pores se bigéminent et chaque granule porte en regard quatre paires de pores en carré ; cette multiplication n'est bien nettement apparente que lorsque la coquille atteint au moins 14 millimètres de diamètre.

     Granules ambulacraires assez grands, ne se confondant pas par la base, s'allongeant et devenant elliptiques dans le sens vertical. Zone intergranifère étroite, n'admettant que de petites verrues qui débutent souvent assez loin du sommet ; elles forment une série linéaire qui, dans les grands exemplaires, passe en descendant à une double série de verrues de deux tailles différentes, en lignes régulières, les unes de moyenne taille, les autres microscopiques.

     La largeur de l'ambulacre à l'ambitus est environ le quart de celle de l'interambulacre.

     Interambulacres portant six tubercules principaux, imperforés, crénelés, dont les trois supérieurs très développés, entourés d'un large scrobicule généralement bordé par sept tubercules secondaires ; cette série secondaire fermée du côté de la zone miliaire interambulacraire s'ouvre au point de rencontre des scrobicules à la base et au sommet des tubercules principaux et disparaît au contact de la zone porifère ; les scrobicules se trouvent ainsi dégarnis de trois côtés (quadratae) (1).

 

     Six granules ambulacraires, douze paires de pores correspondent à une plaque interambulacraire majeure.

     Entre les tubercules secondaires de l'interambulacre se place une zone miliaire étroite portant deux rangées de granules assez forts entre lesquels pénètre une série linéaire, simple ou double, de petites verrues microscopiques qui, par exception, se multiplient quelquefois vers le sommet de l'interambulacre et poussent des ramifications entre les tubercules principaux et secondaires, même dans le sens horizontal. La zone miliaire a son maximum de largeur vers la base de l'interambulacre ; la partie la plus étroite correspond au milieu de la hauteur.

     Péristome moyen, faiblement rentrant par suite de la légère convexité de la face inférieure ; diamètre inférieur à celui de l'apex. Incisions branchiales peu profondes, lèvres ambulacraires et interambulacraires subégales.

    Mesures du plus grand exemplaire de ma collection :

  Diamètre de la coquille 26 m/m.  
  Hauteur :   15  
I.   Rapport :   0,576
  Apex :   19  
II.   Rapport :   0,730
  Péristome :   9,5  
III.   Rapport :   0,366
  Ambulacre, longueur :   20  
IV.   Rapport :   0,769
  Ambulacre, granules :   21  
V.   Rapport :   0,952

     Rapports et différences. Cette espèce est nettement caractérisée par sa grande taille, le développement et l'ornementation de l'ape, la forme particulière du madréporide, son double canal, la multiplication bien visible des pores débutant assez loin du péristome.

     Elle a été recueillie à Saint-Seurin d'Uzet, Campanien moyen, à Talmont Campanien supérieur, Charente Inférieure, à Courgeac, Charente, Campanien supérieur, P3.

     Je rattache à cette espèce une Salenia de petite taille, 14 mil. au maximum, recueillie à Pilou entre le niveau de Saint-Seurin et celui de Talmont ; j'en rapproche ci-après les mesures de celles de S. maxima à égalité de taille :

 

Diamètre de la coquille : 12-15 m/m.

  Pilou. Talmont.
I. 0,664 0,666
II. 0,741 0,720
III. 0,461 0,472
IV. 0,769 0,770
V. 0,714 0,769

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(1) Je désigne sous le nom de quadratae un groupe de Salénies chez lesquelles les tubercules majeurs de l'interambulacre ont le cercle scrobiculaire incomplètement fermé par les tubercules secondaires qui l'entourent ; ceux-ci se succèdent régulièrement et sans interrumtion du côté de la zone miliaire. Au-dessus et au-dessous de chaque tubercule principal, comme du côté de la zone porifère, le cercle scrobiculaire est dégarni et les scrobicules supérieur et inférieur se touchent par la base sans interposition de tubercules ni de granules ; sur ces trois faces le scrobicule est limité par quatre tubercules secondaires en carré, placés deux au contact de la zone porifère à chaque angle de la plaque portant le tubercule principal et les deux autres du côté opposé dans la direction de la zone miliaire interambulacraire ; la figure 5, planche 1038 de la  Pal. fr. représente cette disposition.

     Dans le groupe que je désigne sous le nom de coronatae, il n'existe pas de lacune sur les deux faces inférieure et supérieure du scrobicule ; l'espace vide chez les quadratae, est occupé par un ou plusieurs tubercules secondaires complétant sur ces deux faces le cercle scrobiculaire ; le côté contigu à la zone porifère reste seul dégarni. Souvent un tubercule supplémentaire vient au contact de la zone porifère s'intercaler entre les deux tubercules de deux scrobicules successifs ; cette disposition est commune au groupe duquel dépendent S. trigonata, S. petalifera, S. Prestensis, etc.

     Si le caractère sur lequel se fonde cette division n'a pas par lui-même d'importance physiologique, son accord constant avec les autres caractères du groupe permet de lui reconnaître au point de vue de la détermination spécifique une certaine utilité.

planches II et III (extraits)

 
 

Salenia (Salenia) maxima Arnaud,1896, Campanien supérieure, Charente Maritime, 19 mm

 
 

Salenia (Salenia) nutrix Peron & Gauthier,1881

 
Diagnose originale de l'espèce par Peron & Gauthier,1881
Echinides fossiles de l'Algérie, description des espèces déjà recueillies dans ce pays et considérations sur leur position stratigraphique, p.167

Salenia nutrix, Peron et Gauthier, 1881.

Pl. XVIII, fig. 4-10.

Diamètre, 17 mill.      Hauteur, 10 mill.       Diam. du péristome, 7 mill,

     Espèce de taille moyenne, subcirculaire, renflée, arrondie au pourtour, déprimée à la partie supérieure, presque plate en dessous.

     Appareil apical médiocrement développé, presque rond, peu saillant. Les trois plaques génitales antérieures, égales entre elles, sont perforées assez près du bord externe, et celle de droite porte autour du pore oviducal une petite plaque spongieuse, qui est le corps madréporiforme ; les deux postérieures sont perforée plus au milieu. La plaque suranale occupe le centre, et rejette le périprocte à droite, en dehors de l'axe antéro-postérieur. Les cinq plaques ocellaires sont petites, triangulaires, et intercalées dans les angles. La postérieure de droite s'avance jusqu'au péristome dont elle concourt k former le bord. Sur les sutures des plaques se trouvent des impressions arrondies, mais la surface des plaques elles-mêmes parait être à peu près lisse.

     Zones porifères onduleuses à la face supérieure ; pores disposés par simples paires, se multipliant près du péristome. Aires ambulacraires très étroites, saillantes, un peu onduleuses près de l'apex, droites plus bas. Elles portent deux rangées de petits tubercules ne laissant aucun espace entre elles dans toute la partie supérieure ; à partir du pourtour, elles s'écartent un peu, et on peut distinguer quelques granules dans l'intervalle.

     Aires interambulacraires larges, portant deux rangées de gros tubercules crénelés, imperforés, fortement mamelonnés, dont les trois supérieurs sont plus développés. De gros granules occupent l'intervalle, formant des cercles très incomplets autour des tubercules ; d'autres granules plus petits, peu nombreux, sont régulièrement disséminés dans la zone miliaire, entre les cercles scrobiculaires.

     Péristome situé dans une légère dépression, subdécagonal, avec dix entailles échancrant sensiblement le bord. Les lèvres ambulacraires sont à peu près aussi grandes que les lèvres interambulacraires.

     Périprocte ovale transversalement.

     Rapports et différences. — -Nous avons cru devoir désigner par un nom spécifique nouveau les exemplaires de Salenia recueillis dans le dordonien, bien qu'ils ne soient pas sans analogie avec le Sal. scutigera signalé dans les couches inférieures. Ils présentent en effet des différences assez notables : dans l'appareil apical, le pourtour du périprocte, au lieu d'être formé par la plaque suranale et

 

 les deux plaques génitales postérieures se rejoignant, est formé en outre par la plaque ocellaire de droite, qui s'intercale ainsi complètement entre les plaques génitales et les sépare ; les tubercules interambulacraires sont beaucoup plus développés, et par suite la zone miliaire plus étroite et bien moins granuleuse ; la partie supérieure est déprimée et plate. Ce dernier caractère rapprocherait notre espèce du Salenia Bourgeoisi ; l'appareil apical de celui-ci est bien plus différent encore, et la disproportion des tubercules est aussi frappante. Nous avons donc cru ne pouvoir réunir notre type à ceux qui sont déjà connus, car il ne s'accorde bien avec aucun d'eux.

     Localité. - Kef Matrek au sud de Medjès. Etage dordonien inférieur, couches à Heterolampas maresi. Rare.

     Collection Peron.

     Explication des figures. -P1. XVIII, fig. 4, Salenia nutrix, de la collection de M. Peron, vu de profil ; fig. 5, le même, face supérieure ; fig. 6, face inférieure ; fig.7, ambulacre grossi ; fig. 8, interambulacre grossi ; fig. 9, appareil apical grossi ; fig. 10, plaque interambulacraire fortement grossie (1).

(1) C'est à tort que sur les figures 4, 5, 6, S et 10, le dessinateur a représenté les tubercules du Salenia nutrix comme étant perforés ; ces tubercules sont imperforés.

Pllanche XVIII  (extrait)

   
 

Salenia (Salenia) nutrix Peron & Gauthier,1881, Maastrichtien, Jebel Rawdah, Sultanat d'Oman, 15 mm

 
     
 

Salenia (Salenia) nutrix Peron & Gauthier,1881, Maastrichtien, Jebel Rawdah, Sultanat d'Oman, 15 mm

coll. Joaquín Espílez

 
 

Salenia (Salenia) paquieri Lambert,1907,

 
 

Salenia (Salenia) paquieri Lambert,1907, Maastrichtien, Haute Garonne, 18 mm

 
 

Salenia (Salenia) pesmei Arnaud,1897

 

SALENIA PESMEI, Arnaud, 1896.

PI. II, fig. 7.

     Coquille de diamètre et de hauteur moyennes; pourtour convexe ; face supérieure médiocrement renflée, face inférieure subplane.

     Apex assez développé, relevé dans la région du périprocte, pourtour anguleux.

     Génitales pyriformes, prolongées entre les ocellaires en poin­tes émoussées qui rappellent à un moindre degré la disposition des génitales de S. Grasi ; granulées aux pointes; ornées de 7 h 8 carènes rayonnantes peu accentuées ; pores génitaux excen­triques en avant, un peu allongés dans le sens du rayon, pour­vus d'un rebord saillant ; plaque madréporique portant une faible échancrure en gouttière coudée qui rejoint la suture de l'ocellaire antérieure.

     Ocellaires triangulaires, terminées du côté central par un angle obtus, trés renforcées et saillantes du côté externe où elles se terminent par un rebord épaissi, trifurqué ; les deux extrémités latérales renflées et retournées forment chacune comme un cornet souvent ouvert de chaque côté des zones porifères qu'elles débordent notablement ; la médiane se prolonge en avant-toit et laisse un vide entre elle et les zones porifères réunies qui s'engagent sous l'apex ; pores ocellaires peu distincts.

     Suranale courte ; presque deux fois aussi large que longue, radiée comme les génitales.

     Périprocte nettement triangulaire, pourvu d'un rebord saillant, limité par les deux génitales postérieures et la suranale.

     Ambulacres légèrement flexueux ; zones porifères à fleur de test ; pores assez ouverts; deux paires par granule ambulacraire; les deux ou trois dernières paires paraissent se bigéminer au voisinage du péristome; granules ambulacraires elliptiques dans le sens vertical ; zone intergranifère s'élargissant de l'apex jusque près du péristome, admettant dès le sommet une ligne

de fines verrues qui grandissent et forment deux rangées à partir de l'ambitus.

     Interambulacres pourvus de cinq tubercules majeurs, entourés de tubercules secondaires qui forment un cercle garni du côté de la zone miliaire, ouvert au contact de la zone porifère, simplement relâché en haut et en bas de la plaque tuberculaire.

     La ligne de suture qui sépare horizontalement les scrobicules des tubercules principaux est droite et renforcée sur chaque plaque par un bourrelet saillant ; on constate la présence (l'un granule détaché au contact de la zone porifère entre les tuber­cules secondaires de deux plaques successives.

     Zone miliaire non évasée de bas en haut, portant deux séries de granules différents, de sorte que l'interambulacre porte quatre ordres d'épiphyses :

1° Les tubercules principaux ;

2° Les tubercules secondaires du cercle scrobiculaire;

3° Un deuxième cercle de tubercules plus petits que les précédents ;

4° Une zone miliaire interne assez étroite, garnie de deux rangées de petites verrues microscopiques qui se prolongent de l'apex au péristome en suivant les bords de la suture médiane accusée par la dépression du test.

     Quatre granules ambulacraires, huit paires de pores en face de la plaque majeure portant le tubercule principal.

     Péristome à fleur de test ; incisions branchiales assez marquées : lèvres ambulacraires et interambulacraires subégales.

     Voici les mesures du type décrit correspondant au maximum de taille de l'espèce :

Diamètre de la coquille :

15 m/m.

 

Hauteur :

9

 

Rapport :

 

0,600

Apex :

10

 

Rapport :

 

0,666

Péristome

6

 

Rapport :

 

0,400

Ambulacre, longueur :

12,5

 

Rapport :

 

0,833

Granules ambulacraires

18

 

Rapport :

 

694

 

     Rapports et différences

     Cette espèce se distingue : 1° par son apex pourvu au pourtour de festons anguleux ; 2° par ses génitales aiguës, dégagées et saillantes à l'extérieur 3n par ses ocellaires trifurquées, renflées extérieurement ; la granulation multiple des ambulacres concourt à lui donner une physionomie spéciale ; c'est de S. trigonata qu'elle parait se rapprocher le plus, mais elle en diffère par les caractères qui précèdent, par le nombre relatif de ses tubercules principaux, l'exignité de la zone miliaire interainbulacra.ire; la variété de sa granulation, l'atténuation des carènes qui donnent à S. trigonata son aspect particulier.

      Il faut d'ailleurs reconnaître que les caractères rappelés ci-dessus, bien accentués sur l'exemplaire qui a servi de type à cette description et qui atteint le maximum de dimension connue (15 millimètres), subissent, à une taille inférieure, des restrictions qui les atténuent et. pourraient faire douter de l'identité de l'espèce si les individus comparés ne provenaient du même gisement et ne se suivaient sans lacune, de la taille la plus minime (4 millimètres) à celle du type décrit. C'est ainsi que les pointes anguleuses des génitales reculent graduellement avec la diminution de taille et rentrent. dans le cercle plus arrondi du pourtour chez les petits échantillons ; que les ocellaires ont leurs lobes moins échancrés, leurs bourrelets pleins et moins saillants; que les interambulacres ont leur cercle de tubercules secondaires simple, les granules de la zone miliaire sur un seul rang; différences qui paraissent résulter de Fige et. de l'état plus embryonnaire de la coquille; mais elles rendent bien difficile à cette taille et bien incertaine sa distinction de S. Bourgeoisi.

     S. Pesmei occupe le Dordonien inférieur et moyen; le type a été recueilli à Royan par M. le général Pesme qui a bien voulu en enrichir ma collection.

     Le nombre des Salenia crétacées du S.O. se trouve ainsi porté à dix.

     Une seule espèce a été rencontrée dans le Cénomanien : S. gibba.

     Le Ligérien, l'Angoumien, ld Provencien n'ont fourni aucune espèce.

planches II (extrait)

   
 

Salenia (Salenia) pesmei Arnaud,1897 - Campanien moyen, Barzan, Charente Maritima, 10 mm

 
 
 

Salenia (Salenia) pesmei Arnaud,1897 - Maastrichtien, Meschers, Charente Maritime, 6 mm

 
   
 

Salenia (Salenia) petalifera (Defrance in desmarest,1825)

 
Description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrain crétacé, tome VII, p.144

N° 2383. Salenia petalifera. Agassiz, 1838.

(Desmar., 1825.)

Pl. 1034.

Echinus, Parkinson, Organ. Remains, t. III, pl.I, fig. 12, 1811.
  Smith, Strata ident. by Organ. Foss., p.12, Green sand, fig. II, 1816.
Echinus areolatus (non Cidarites areaolatus, Wahlenb.) Koenig, Icones sextiles, fig. 100, 1820.
Echinus petaliferus, Desmarets in Defrance, Oursin, Dict. sc. nat., t. XXXVII, p.101, 1825.
     -            - Blainville, zoophyte, id., t. LX, p. 210, 1830.
     -            - Des Moulins, Et. sur les Ech., p.302, n°82, 1837.
Salenia petalifera, Agassiz, Monog. des Salénies, p.9, pl.I, fig.17-24, 1838.
     -            - Agassiz, Catal. Ectyp. foss., p.11, 1840.
     -            - Dujardin in Lamarck, Anim. sans vert., 2e éd., t.III, p.394, 1840.
     -            - Morris, Catal. of Brit. Foss, p.58, 1843.
Salenia personata (pro parte), Agassiz et Desor, Catal. rais. des Ech., ann. sc. nat., 3e série, t.VI, p.341,1846.
Salenia petalifera, Graves, Essai sur la Top. géog. du dép. de l'Oise, p.689, 1847.
Salenia personata (pro parte), Forbes, Memoirs of Geol. Surv., Dec.I, pl. V, 1849.
Salenia petalifera, Bronn, Ind. Paleont., p.1107, 1849.
Salenia personata (pro parte), d'Orbigny, Prod. de Pal. strat., t.II, p.179, Et.20, n°672, 1850.
Var. petalifera. d'Archiac, Hist. des prog. de la géol., t. IV, p.51, 1851.
Salenia personata, D'Orbigny, Cours élém. de Pal., t.II, p.126, fig.277, 1852.
Salenia petalifera (pro parte), Bronn, Leth. Geognost., Kreide-geb., p.182 (excl. pl.XXIX, fig.15 a, b), 1852.
Salenia personata, Joh. Müller, Ueber den Bau der Echinod., p.7, pl.I, fig.15, 1854.
Salenia petalifera, Morris, Catal. of Brit. Foss., 2e éd., p.89, 1854.
     -           - Desor, Synops. des Ech. foss., p.149, pl.XX, fig.1-3, 1856.
Salenia personata (pro parte), Pictet, Traité de Paléont., t. IV, p.247, pl. XCVII, fig.1, 1857.

     Espèce de grande taille, circulaire ; fac supérieure renflée, sub-convexe au sommet ; face inférieure presque plane, arrondie sur les bords, très-légèrement concave au milieu. Zones porifères sub-onduleuses aux approches de l'appareil apicial, composées de pores arrondis, disposés obliquement, séparés par un petit renflement granuliforme, se multipliant près du péristome. Ambulacres relativement assez larges, onduleux, garnis de deux rangées de granules serrés, mamelonnés, au nombre de vingt-quatre ou vingt-cinq dans les exemplaires adultes. La zone qui les sépare est occupée par des verrues de deux natures ; les unes, plus développées, sont placées à la base de chaque granule, et forment des rangées régulières ; les autres, beaucoup plus fines, sont éparses, homogènes, et remplissent l'espace intermédiaire. Tubercules inter-ambulacraires médiocrement déaveloppé, entourés de scrobicules irréguliers, très-ptits en approchant du péristome, au nombre de six par série. Zone miliaire large et très-granuleuse ; les plus gros granules sont visiblement mamelonnés, et forment autour des tubercules des cercles interrompus seulement près des zones porifères ; les autres granules sont abondants, inégaux, quelquefois mamelonnés, épars, et accompagnés partout de petites verrues fines, serrées, homogènes. Péristome assez grand, s'ouvrant presque à fleur du test, circulaire, muni de très-faibles entailles relevées sur les bords; les lèvres inter-ambulacraires sont à peu près de même largeur que celles qui correspondent aux ambulacres. Périprocte sub-triangulaire, saillant et renflé sur les bords. Appareil apicial plus ou moins développé, arrondi au pourtour, épais, sub-concave, lisse, marqué le plus souvent, sur la suture des plaques, d'impressions espacées, circulaires, peu profondes. Pores génitaux s'ouvrant au centre des plaques, au milieu d'un renflement du test ; pores ocellaires situés au sommet des ambulacres, sous le bord externe des plaques. La plaque génitale antérieure de droite offre une déchirure assez étendue, d'une forme irrégulière, et dont l'aspect intérieur est spongieux et madréporiforme ; au milieu de la déchirure, le pore oviducal est parfaitement visible.

     Hauteur, 13 millimètres ; diamètre, 21 millimètres.

     Chez quelques exemplaires du S. petalifera, les impressions apiciales, sans être plus nombreuses, deviennent plus larges, plus profondes, et tendent à se prolonger en sillons vers le centre des plaques, qui sont elles-mêmes moins lisses et plus rugueuses ; cette

 

modification donne au disque un aspect particulier, mais elle nous paraît sans importance spécifique. - Nous avons rapporté au S. petalifera quelques exemplaires recueillis aux environs de Beauvais, à un horizon beaucoup plus élevé ; après un examen minutieux, nous nous sommes assuré qu'ils ne pouvaient être distingués de cette espèce par aucun de leurs caractères.

     Rapports et différences. - Le S. petalifera constitue un type parfaitement tranché ; il s'éloigne du S. scutigera, avec lequel il a longtemps été confondu par sa taille un peu plus forte, ses tubercules inter-ambulacraires plus développés, et surtout par ses ambulacres plus larges et garnis de verrues intermédiaires beaucoup plus nombreuses. Ce caractère le rapproche du S. Austeni, Forbes, provenant du Lower Chark de Douvres (1), remarquable par son appareil apicial rugueux, et couvert de petites côtes rayonnantes qui s'entre-croisent en forme de treillis : "ornamented with serrated ridges running in pairs from their centre and meeting to form a sort of trellis." Malgré cette différence, qui concerne uniquement l'appareil apicial, les deux espèces sont très-voisines, et peut-être le S. Austeni n'est-il qu'une variété du S. petalifera.

     Histoire. - Le S. petalifera a été mentionné, en 1825, sous le nom d'Echinus petaliferus, par Desmarets, qui renvoie à la figure asez médiocre de Parkinson. En 1838, dans sa Monographie des Salénies, M. Agassiz décrivit et figura cette espèce, et la distingua avec soin des S. personata et scutigera. Plus tard, dans le Catalogue raisonné des Echinides, MM. Agassiz et Desor, tout en maintenant le S. scutigera comme une simple variété du S. personata. A partir de cette époque, une grande obscurité règne sur la synonymie de l'espèce qui nous occupe : comme le fait remarquer M. Desor, elle se trouve confondue, dans la plupart des collections, avec d'autres espèces, et on la désigne tantôt sous le nom de petalifera, tantôt sous ceux de personata et de scutigera. C'est à M. Desor que revient le mérite d'avoir fait disparaître cette confusion, en fixant les caractères propres au S. petalifera, et en lui restituant sa véritable synonymie.

     Localités. - Cap de la Hève près le Havre, Rouen, montagne Sainte-Catherine (Seine-Inférieure). Assez commun. Etage cénomanien. - Notre-Dame du Thil (Oise). Rare. Etage sénonien.

     Musée de Beauvais (coll. Graves) ; coll. Michelin, d'Archiac, Hébert, Koechlin-Schlumberger, Triger, Renevier, Poulain, Guillier, ma collection.

     Loc. autre que la France. - Warminster (Angleterre). Abondant. Etage cénomanien (Upper Green Sand).

     Expl. des figures. - Pl. 1034, fig. 1, S. petalifera, de la coll. de M. Poulain, vu de côté ; fig. 2, face sup. ; fig. 3, face inf. ; fig. 4, ambulacre grossi ; fig. 5, aire inter-ambul. grossie ; fig. 6, tubercule grossi ; fig. 7, apareil apicial grossi ; fig. 8, plaque madréporiforme grossie ; fig. 9, péristome grossi ; fig. 10, indiv. à appareil apicial plus persillé, de la coll. de M. Poulain, vu de côté ; fig. 11, face sup. ; fig. 12, face inf. ; fig. 13, appareil apicial grossi ; fig. 14, indiv. de la craie de Beauvais, de la coll. de M. Hébert, vu de côté ; fig. 15, face sup. ; fig. 16, face inf. ; fig. 17, portion d'ambulacre grossie ; fig. 18, appareil apicial grossi et restauré.

 

(1) Forbes in Morris, Catal. of British Foss., 2e ed., p.89, 1854. - Woodward, Memoirs of Geol. Surv., Appendix 10 Dec. v, p.4, 1856.

 

Extrait de la planche 1034, d'après Cotteau

 

 

 
 

Salenia (Salenia) petalifera (Defrance in desmarest,1825), Aptien, Aude, 15 mm

 
 

Salenia (Salenia) scotti Ikins,1940, Walnut fm, Albien, cté Bell, Texas, 14 mm

 

Sous-genre Salenia (Pleurosalenia)  Pomel,1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.94

Espèce type  Salenia tertiaria Tate,1877 (désignation originale par Pomel,1883,p.94)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Campanien - Eocène sup.

 
Diagnose originale du genre par Pomel
Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, 1838, p.94

     Pleurosalenia. Subrotulaire ; apex de Salenia, à périprocte latéral, mais touchant l'ocellaire qui sépare complètement les génitales voisines. Péristome petit, arrondi, un peu enfoncé, faiblement entaillé. Zones porifères 1-géminées et 1-sériées. Tubercules ambulacraires très petits, granuliformes, en deux rangées, séparés par une zone miliaire ; les interambulacraires très

  gros, crénelés, imperforé, en deux rangées principales de 5 àn 6, avec deux rangs de petits secondaires à leur intérieur. P. tertiaria (Tate sp.) est fossile d'Australie. S. varispina W. Tomps. (non A. Ag.) paraît être du même genre et vit dans les mers actuelles.
 

Salenia (Pleurosalenia) heberti (Cotteau,1861)

 
Diagnose originale de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains crétacés, t.VII, p.173
 

N° 2392. Salenia Heberti. Cotteau, 1861.

Pl. 1040, fig. 11-24.

     Espèce de taille moyenne, circulaire ; face supérieure haute, renflée, légèrement sub-conique ; face inférieure étroite, presque plane, arrondie sur les bords. Zones porifères à peine flexueuses, composées de pores espacés, rangés très-obliquement, séparés par un petit renflement granuliforme. Ambulacres de médiocre largeur, sub-flexueux au sommet, beaucoup plus droits vers l'ambitus et à la face inférieure, garnis de deux rangées de granules serrés, homogènes, placés très-près des zones porifères, au nombre de vingt-quatre ou vingt-cinq par série. En approchant du péristome, deux ou trois de ces granules par rangée augmentent un peu de volume ; l'espace intermédiaire est rempli par une granulation fine, abondante, inégale, au milieu de laquelle se détachent ordinairement deux rangées régulières et plus apparentes. Tubercules inter-ambulacraires assez fortement développés, s'élevant très-près du sommet, au nombre de six ou sept par série, diminuant insensiblement de volume, au fur et à mesure qu'ils se rapprochent de l'appareil apicial. Zone miliaire large et très-granuleuse ; les plus gros granules sont visiblement mamelonnés, et forment autour des tubercules des cercles interrompus par les zones porifères ; les autres sont abondants, inégaux, quelquefois mamelonnés, et accompagnés, natamment dans la zone miliaire de verrues fines et homogènes. Péristome petit, circulaire, s'ouvrant à fleur du test, muni d'entailles à peine apparentes ; les lèbres inter-ambulacraires paraissent moins larges que clles qui correspondent aux ambulacres. Périprocte sub-triangulaire, à peine renflé sur les bords. Appareil apicial mince, peu développé, vaguement pentagonal, marqué d'impressions suturales plus ou moins prononcées, et quelquefois de petites côtes rayonnantes très-atténuées ; plaque madréporiforme parfaitement distincte.

     Hauteur, 11 millimètres ; diamètre, 14 millimètres.

     Nous n'hésitons pas à rapporter à cette même espèce une petite Salénie que nous a communiquée M. l'abbé Sorignet, et qui a été recueillie à Civières (Eure), associée, comme à Meudon, au Cidaris pleracantha. Elle ne saurait être distinguée du S. Heberti par aucun caractère essentiel ; seulement, dans l'exemplaire de Meudon, dont la taille est un peu plus forte, les granules qui garnissent les ambulacres sont relativement plus gros, et les pores ambulacraires plus espacés. - Cette différence nous a paru sans importance au oint de vue spécifque.

 

     Rapports et différences. - Cette espèce présente assurément beaucoup de ressemblance avec les S. petalifera et antophora ; elle nous a paru cependant en différer par plusieurs caractères, et nous avons cru devoir en faire une espèce particulière. Elle se distingue du S. petalifera par sa forme plus élevée, plus étroite à la base, par son péristome moins large, ses tubercules inter-ambulacraires plus nombreux, son appareil apicial plus mince, ses ambulacres garnis de granules plus abondants, plus délicats, plus serrés, placés plus près des zones porifères, et séparés par une granulation plus fine. Cette structure des ambulacres sert également à distinguer le S. Heberti du S. anthophora, que caractérisent en outre son appareil apicial plus épais et son péristome plus ouvert et plus concave.

     Localités. - Meudon (Seine) ; Civières (Eure). Rare. Etage sénonien.

     Coll. Hébert, Sorignet.

     Expl. des figures. - Pl. 1040, fig. 11, S. Heberti, de la coll. de M. Hébert, vu de côté ; fig. 12, face sup. ; fig. 13, face inf. ; fig. 14, ambulacre grossi ; fig. 15, aire inter-ambul. grossie ; fig. 16, tubercule, vu de profil ; fig. 17, appareil apicial grossi ; fig. 18, péristome grossi ; fig. 19, autre exempl. de la coll. de M. l'abbé Sorignet, vu de côté ; fig. 20, face sup. ; fig. 21, face inf. ; fig. 22, ambulacre grossi ; fig. 23, appareil apicial grossi ; fig. 24, plaque madréporiforme grossie.

 

 

Extrait de la planche 1040, d'après Cotteau

 

 

 
 

Salenia (Pleurosalenia) heberti (Cotteau,1861), Campanien, Allemagne, 15 mm

 
 

Salenia (Pleurosalenia) maestrichtensis Schlüter,1892, Maastrichtien, Haute Garonne, 19 mm

 
 
 

Salenia (Pleurosalenia) pygmaea (v. Hagenow,1840)

 
 
Diagnose originale de l'espèce par v. Hagnow
Monographie der Kreide-Versteinerungen Neuvorpommerns und Rügens, p.650
 

3. C. (Salenia) pygmaeus n., Fg. 4. - Der ovale After dieses kleinen nur 1''' breiten Cidariten liegt, wie bei dem vorigen, ausserhalb der Mitte und tritt aus einem sehr dick un scharfkantig aufliegenden, Rosetten-ähnlichem Schilde hervor, welcher aus einem Stücke besteht une fast den ganzen oberen Theil des etwas niedergedrückt-kugeligen Körpers bedeckt. Die Oberfläche des Schildes zeigt regelmäsig - gestellte grössere und kleinere Vertiefangen. Auf den grossen Feldern stehen in zwei Reihen sechs grosse Warzen, innen mit gekerbten Gelenk-Ringen und zwar in jeder Reihe dreien derselben, zwischen welchen sich eine hin und hergebogene Doppel-Reihe feiner Knötchen herabzieht ; eine Kranz-artige Einfassung der Gelenk-Scheiben ist nicht bemerkbar. Die Fühlergänge sind einfach-paarig geradlinig, und deren Felder haben eine doppelte Reihe gleichgrosser abwechselnd stehender feiner Knötchen. - Kommt sehr selten vor.

 

Extrait de la planche IV, d'après v. Hagenow

 

   

 

 
   
 
 

Salenia (Pleurosalenia) tertiara (Tate,1877)

 
 
description de l'espèce par Bittner, 1892
Ueber Echiniden des Tertiärs von Australien, p.333
 

Salenia tertiaria Tate.

(Tab. I, Fig. 6, 7.)

Ralph Täte: On new species of Belemnites and Salenia from South Australia. The Quarterly Journal of the Geolog. Soc. of London XXXIII, 1877, p. 257, 258.

Duncan: On the Salenidae in Ann. and Mag. of Nat. History 1878, vol. II, p. 61.

Duncan, im Quart. Journ. XLIIL, 1887, p. 412.

Plenrosalenia tertiaria Tate spec. bei Pomel: Classification method. 1883, p. 94.

Salenia tertiaria ist von Täte nur kurz beschrieben und nicht zum besten abgebildet worden. Dune an hat später, auf vier Exemplare gestützt, eine sehr genaue und detaillirte Beschreibung dieser Art gegeben (in Ann. and Mag. 1878), indessen keine neue Abbildung hinzugefügt. Da sich in der mir vorliegenden Suite australischer Tertiärechiniden sieben Exemplare dieser Art befinden, die zumeist gut erhalten sind, halte ich es für angezeigt, die alte Abbildung Tate's durch eine bessere zu ersetzen. Das kleinste Exemplar misst 6, das grösste 19mm im Durchmesser; die Anzahl der grossen Tuberkeln, respective der Interambulacralplatten bei dem kleinsten Stücke beträgt vier, respective fünf, die Körnerreihe der Ambulacra besteht aus 12 kleinen Tuberkeln; zwischen beiden Hauptreihen der Ambulacra liegen noch zwei Reihen viel feinere : Körnchen die gegen beide Pole ausspitzer. Bei den grössten Stücken kann man von fast sechs Reihen von Körnern auf den Ambulacren sprechen, die gegen innen graduell kleiner werden, und derer, innerste ziemlich verworren angeordnet sind. Die Figur 1. c. S. 257c bei Tate bringt das recht gut zum Ausdrucke. Peristom und Appicalapparat sind im Durchmesser fast gleich bei den kleinsten Exemplaren, bei grösseren dagegen ist der Durchmesser des Peristoms beträchtlich kleiner als jener des Apicalapparats. Die Mundeinschnitte sind sehr schwach entkelt aber doch

 

deutlich, ein hohles Exemplar zeigt den Kieferring (perignathic girdle Dunc.), welcher fast zusammenhängend entwickelt ist. zwischen den Fortsätzen (auriculae) jedoch riefe Ausrandungen besi:z:: auch die interradialen Verbindungsstücke der Aurikeln sind weit und ziemlich tief ausgerandet (vergl. Tab. I. Fig. 6b). Die genaue Abbildung des Apicalschildes (vergl. Tab. I. Fig. 7 a) soll zeigen, dass die Zuweisung zu PJenrosalenia7 welche von Pomel vorgenommen wurde, nicht haltbar ist, indem das Periproct die rechte hintere . Augenplatte nicht berührt. sondern vor derselben die beiden angrenzenden Genitalplatten in einer Naht zusammenstossen und die betreffende Augenplatte von der Umrandung des Periprocts ausschliessen. Die ostindische Sälen ia Blanfordi Dunc et Slad. würde nach diesem Merkmale zu Pleurosalenia gestellt werden müssen. Sonst ist die ostindische Art der australischer: im Baue des Apicalschildes ziemlich ähnlich. Die vordere rech:e Genitalplatte von Salenia tertiaria besitz keine einfache, sondern eine unregelmässig Spalt- oder narbenförmige Öffnung.

Extrait de la planche I

   

 

 
 

Salenia (Pleurosalenia) tertiara (Tate,1877) - Eocène supérieur, Tortachilla limestone, Australie du Sud, 16 mm

 
 

 

Genre Bathysalenia  POMEL,1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles

Espèce type  Salenia goesiana Loven,1874 (désignation subséquente par Smith & Wright,1990, p.134)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Albien - Actuel

Syn.

  • Valsalenia Mortensen, 1934 ; espèce type : Salenia garumnensis Valette,1905

 
 
Diagnose originale du genre par Pomel
Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, 1838, p.94

     Bathysalenia. Apex grand, construit comme dans le type, mais couvert de saillies fraisées faisant couronne autour du périprocte. Zones porifères bigéminées, unisériées, formées d'un petit nombre de paires s'ouvrant dans une fossette bordée ; les pores superposés dans chaque paire. Péristome gran, subdécagonal, très peu entaillé. Tubercules imperforés, en double rangée dans

  chaque aire ; les interambulacraires espacés, non crénelés, plus volumineux à l'ambitus ; les interambulacraires un peu plus gros que ces derniers, allant en grossissant vers le haut, les supérieurs seuls crénelés. S. goezana Lovén est des mers actuelles.
 

Bathysalenia gallemii (Smith & Jeffery,2000)

 
 

Bathysalenia gallemii (Smith & Jeffery,2000), Maastrichtien, Aspe, Alicante, Espagne, 6 mm

 
     
 

Bathysalenia gallemii (Smith & Jeffery,2000), Maastrichtien, Aspe, Alicante, Espagne, 4 mm

 
   
 

Bathysalenia gallemii (Smith & Jeffery,2000), Maastrichtien, Aspe, Alicante, Espagne, 3 mm

 
     
 

Bathysalenia gallemii (Smith & Jeffery,2000), Maastrichtien, Aspe, Alicante, Espagne, 4 mm

 
 
 

Bathysalenia garumnensis (Valette,1905), Thanétien inférieur, Haute Garonne, 15 mm

 
 

Bathysalenia granulosa (Woodward,1856), Turonien moyen, Seine-Maritime, 9 mm

 
   

 

Genre Holosalenia  Smith & Wright,1990

British cretaceous echinoids, part 2, p.130

Espèce type  Salenia batnensis Cotteau, Peron & Gauthier,1879 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Albien - Maastrichtien

 
 

Holosalenia batnensis (Cotteau, Peron & Gauthier,1879)

 
Diagnose originale du genre par Cotteau, Peron & Gauthier
Echinides fossiles de l'Algérie, description des espèces déjà recueillies dans ce pays et considérations sur leur position stratigraphique, 1879, p.183

Salenia Batnensis, Peron et Gauthier, 1879.

Pl. XIII, fig. 7-13.

Salenia petalifera, Coquand, Mém. de la Soc. d'émul. de la Provence, t. II, p.65, 66 et 299, 1862.

Dimensions : Exemplaire très élevé. Diam. 19 mill. Haut. 17 mill. Périst.

                   Taille ordinaire.                   -      17             -       13      -     8 mill.

     Espèce d'assez grande taille, de forme généralement élevée, quoique quelques exemplaires soient plus déprimés, circulaire, parfois pentagonale légèrement aplatie en dessus et en dessous. Les grands exemplaires ont un aspect presque cylindrique.

     Appareil apical arrondi, peu étendu, composé de cinq plaques ocellaires petites et subtriangulaires, et de cinq plaques génitales assez irrégulières et granuleuses. La plaque suranale, en forme de croissant, fortement échancrée par le périprocte, ne rejette que légèrement cette ouverture à droite. Les sutures des plaques, peu distinctes elles-mêmes, sont parquées d'impressions profondes, nombreuses, variables, qui s'allongent dans quelques exemplaires et dont les bords forment, en se croisant en différents sens, comme des cloisons géométriquement disposées. Un caractère particulier à cette espèce, c'est de porter sur la plaque antérieure de droite un corps madréporiforme assez grand, spongieux et bien distinct. Ce caractère est beaucoup moins accentué dans la plupart des espèces du genre, au point que tout d'abord on avait cru que les salénies étaient dépourvues de cet organe.

     Zones porifères étroites, onduleuses, composées de pores ronds, très petits, disposés par simples paires. Aires ambulacraires déprimées, sinueuses, relativement assez larges. Les granules forment deux rangées légèrement écartées l'une de l'autre et qui ne s'élargissent pas à la face inférieure. Un grand nombre de granules fins, homogènes et disposé sans ordre, remplissent l'intervalle.

     Aires interambulacraires médiocrement larges, surtout dans les exemplaires élevés. Elles portent deux rangées de tubercules assez gros, crénelés, imperforés, au nombre de six à sept par série, ou même huit dans les grands individus. Scrobicules entourés d'un cercle complet de granules. Zone miliaire assez large, couverte d'une grande quantité de granules très fins.

 

     Péristome à fleur du test, de médiocre grandeur, subcirculaire, marqué d'entailles profondes.

     Périprocte irrégulièrement arrondi, grand, avec bords saillants et formant bourrelet.

     Rapports et différences. - M. Coquand a réuni les exemplaires que nous venons de décrire au Salenia petalifera ; mais des différences très sensibles séparent les deux espèces. La nôtre est bien plus haute en général ; l'appareil apical est beaucoup moins étendu, marqué d'impressions suturales plus profondes, et porte un corps madréporiforme très nettement accusé, tandis qu'il est à peine sensible dans le Salenia petalifera. Les tubercules interambulacraires sont plus nombreux, plus gros et plus saillants ; enfin la granulation est toute différente.

     Localité. - Le Salenia Batnensis assez abondant à Batna ; mais nous ne l'avons recueilli dans aucune autre localité. On le rencontre principalement au sud de la ville, près de la mosquée, dans les ravins du Djebel Iche-Ali, avec l'Heterodiadema Libycum. Cénomanien.

     Collections Peron, Cotteau, Gauthier, Coquand, Jullien, de Loriol, le Mesle, de la Sorbonne.

     Explication des Figures. - Pl, XIII, fig. 7, Salenia Batnensis, vu de côté ; fig. 8, face sup. ; fig. 9, face inf. ; fig, 10, autre exemplaire moins élevé, vu de côté ; fig. 11, aire ambulacraire grossie ; fig. 12, plaques interambulacraires grossies ; fig. 13, appareil apical grossi.

 

Extrait de la planche XIII

 

   
 

Holosalenia batnensis (Cotteau, Peron & Gauthier,1879), Cénomanien, Maroc, 25 mm

 
 

Holosalenia batnensis (Cotteau, Peron & Gauthier,1879), Cénomanien, Maroc, 24 mm

 
 

Holosalenia batnensis (Cotteau, Peron & Gauthier,1879), Cénomanien, Maroc, 25 mm

 
 

Holosalenia batnensis (Cotteau, Peron & Gauthier,1879), Cénomanien, Maroc, 26 mm

 
 

Holosalenia batnensis (Cotteau, Peron & Gauthier,1879), Cénomanien, Maroc, 24 mm

 

 

Genre Leptosalenia  Smith & Wright,1990

British cretaceous echinoids, part 2, p.134

Espèce type  Salenia prestensis Desor,1856 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Albien - Cénomanien

 
 

Leptosalenia prestensis (Desor,1856)

 

N° 2381. Salenia Prestensis, Desor, 1856. (Gras, 1848).

Pl. 1032 et 1033, fig. 1-9.

Salenia personata (non Ag.), A. Gras, Ours. foss. de l'Isère, p. 28, pl. I, fig. 16, 1848.

     -            -                A. Gras, Catal. des corps org. foss. de l'Isère, p. 36, 1852.

Salenia Prestensis         Desor, Synops. des Ech. foss., p. 151, 1856.

Salenia Triboleti,              Desor, id.

Salenia Prestensis,           Leymerie et Cotteau, Catal. des Ech. des Pyrénées, Bull. Soc. géol. de France, 2e série, t. XIII, p. 328, 1856.

Salenia Prestensis,            Pictet et Renevier, Desc. des foss. du terr. aptien de la Perte du Rhône, p.159, pl.XXII, fig. 6 a, b, c, 1858.

Salenia Triboleti,              Pictet et Renevier, id., p. 160, pl.XXII, fig. 7 a, b, c, et fig. 8, 1858.

Salenia Prestensis,           d'Archiac, les Corbières, Mém. Soc. géol. de France, 2e série, t. VI, p. 387, 1859.

 

     Espèce de grande taille, circulaire ; face supérieure médiocrement renflée, presque toujours déprimée au sommet ; face inférieure plane, arrondie sur les bords. Zones porifères onduleuses, formées de pores oblongs, largement ouverts, disposés obliquement, séparés par un petit renflement granuliforme, se multipliant d'une manière sensible près du péristome. Ambulacres très-étroits, surtout vers le sommet, flexueux, garnis de granules mamelonnés, homogènes, au nombre de vingt-trois ou vingt-quatre dans les individus de taille ordinaire. A la face inférieure, les ambulacres s'élargissent insensiblement, et les granules paraissent un peu plus développés ; les deux rangées de granules sont partout très-rapprochées, et l'espace intermédiaire, souvent fort étroit, est occupé par des verrues fines, serrées, homogènes ; depuis l'ambitus jusqu'au péristome, l'intervalle est plus large, et les verrues sont moins abondantes et plus développées. Tubercules inter-ambulacraires très-gros, saillants, au nombre de six ou sept par série. Granules plus apparents que ceux qui garnissent les ambulacres, inégaux, souvent mamelonnés, rares sur le bord des zones porifères, plus abondants dans la zone miliaire ; les plus gros forment des demi-cercles autour des scrobicules ; les autres sont disséminés au haard, et accompagnés de petites verrues fines, inégales. Péristome assez grand, s'ouvrant presque à fleur du test, sub-décagonal, muni d'entailles relevées sur les bords ; les lèvres inter-ambulacraires sont moins larges et un peu plus arrondies que celles qui correspondent aux ambulacres. Périprocte sub-triangulaire, granuleux et renflé sur les bords. Appareil apicial médiocrement développé, sub-circulaire, ordinairement lisse, déprimé, marqué, sur la suture des plaques, d'impressions nombreuses, mais peu profondes, et qui se prolongent en sillons atténués dans l'intérieur des plaques. Pores génitaux très-apparents, entourés d'un léger bourrelet. La plaque génitale antérieure de droite présente une déchirure très-étendue, irrégulière dans ses contours, d'un aspect spongieux et madréporiforme.

     Hauteur, 14 millimètres ; diamètre, 27 millimètres.

     Individu de grande taille : hauteur, 18 millimètres ; diamètre, 30 millimètres.

     Le S. Prestensis varie beaucoup avec l'âge. Les individus les plus jeunes sont remarquables par leur forme déprimée et la grandeur de leur appareil apicial qui couvre toute la face supérieure, et offre à la suture des plaques, au lieu de sillons nombreux et atténués, des impressions circulaires beaucoup plus espacées, mais plus profondes ; les plaques génitales sont déjà perforées d'un petit trou, mais la plaque antérieure de droite ne paraît se distinguer des autres par aucun caractère. Au fur et à mesure que l'animal grandit, de nouvelles modifications ont lieu ; l'appareil apicial prend le plus souvent un aspect pentagonal ; il ne couvre plus qu'une partie de la face supérieure, et les impressions dont il est marqué deviennent moins profondes et plus nombreuses. En vieillissant, ces impressions, tout en s'atténuant, se multiplient encore, et l'appareil apicial s'arrondit sur les bords. A l'âge adulte, il existe également certaines variétés qu'il importe de signaler. M. d'Archiac nous a communiqué un échantillon recueilli dans les couches crétacées de la Clape (Aude). Bien que sa physionomie générale soit celle du S. Prestensis, il en diffère par son appareil apicial marqué d'impressions plus profondes et plus rares, par ses ambulacres encore plus étroits et garnis de granules plus serrés : malgré ces petites différences, nous n'avons pas hésité, dès 1856, dans notre

 

Catalogue des Echinides des Pyrénées, à réunir cet exemplaire au S. Prestensis. - Chez quelques individus de l'Isère et de la Presta, l'appareil apicial cesse d'être lisse, déprimé, et couvert d'impressions atténuées ; les plaques dont il se compose sont plus épaisses, plus bosselées, et profondément digitées sur les bords : M. Desor a donné à ces échantillons le nom de S. Triboleti, et MM. Pictet et Renevier les ont fait figurer, sous cette dénomination, dans leur Description des fossiles du terrain aptien de la Perte du Rhône ; ils reconnaissent cependant qu'il existe entre cette espèce et le S. Prestensis, des transitions curieuses : nous irons plus loin encore, en réunissant ces deux espèces, qu'on rencontre au même horizon et dans les mêmes localités, et qui, en dehors de l'appareil apicial, offrent dans tous leurs autres caractères, une identité presque complète.

     Rapports et différences. - Le S. Prestensis est la plus grande espèce que nous connaissons. Au premier aspect, il se rapproche un peu du S. scutigera, Gray, et notamment de la variété de grande taille, assez abondante dans l'étage sénonien de la Charente ; mais cette dernière espèce sera toujours reconnaissable à son appareil apicial plus large, plus épais et plus renflé, à ses ambulacres garnis de granules plus gros et moins nombreux, à son péristome plus étroit et plus enfoncé.

     Histoire. - Albin Gras le premier, en 1848, a décrit cette Salénie, et l'a rapportée à tort au S. personata. Quelques années plus tard, en la mentionnant de nouveau dans le Catalogue des fossiles de l'Isère, il éprouve quelque doute sur ce rapprochement, et n'est pas éloigné d'y voir le type d'une espèce nouvelle. En 1856, M. Desor désigna cette espèce sous le nom de S. Prestensis, qu'elle a conservé depuis. Nous lui avons réuni, à titre de variété, le S. Triboleti.

     Localités. - Le Rimet près Rancurel, la Fà, ravin des Ravix (Isère), couches à Orbitolines, abondant ; la Clape (Aude), couches à Echinospatagus Collegnyi, rare. Etage aptien.

     Ecole des mines, Musée de Grenoble (coll. A. Gras), Musée de Neuchâtel ; coll. de la Sorbonne, Michelin, d'Archiac, Lory, Renevier, ma collection.

     Loc. autres que la France. - La Presta (Val de Travers), Kamor (Sentis), Suisse ; Shanklin (île de Wight), Angleterre, couches à Ostrea aquila. Etage aptien.

     Expl. des figures. - Pl. 1032, fig. 1, S. Prestensis, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, face sup. ; fig. 3, face inf.; fig. 4, ambulacre grossi ; fig. 5, aire inter-amb. grossie ; fig. 6, appareil apicial grossi ; fig. 7, plaque madréporiforme grossie ; fig. 8, péristome grossi ; fig.? 9, individu de grande taille, de la coll. de M. Michelin, vu de côté ; fig. 10, face sup. ; fig. 11, var. à appareil apicial pentagonal, du Musée de Grenoble, vu de côté ; fig. 12, face sup. ; fig. 13, ind. très-jeune, du Musée de Grenoble, vu de côté ; fig. 14, face sup. ; fig. 15, face inf. ; fig. 16, face sup. grossie ; fig. 17, var. provenant de la Clape, de la coll. de M. d'Archiac, vue de côté ; fig. 18, face sup. ; fig. 19, face inf. ; fig. 20, ambulacre grossi ; fig. 21, appareil apicial grossi. - Pl. 1033, fig. 1, var. à appareil apicial persillé (Salenia Triboleti, de la coll. de M. Michelin, vu de côté ; fig. 2, face sup. ; fig. 3, face inf. ; fig. 4, ambulacre grossi ; fig. 5, aire inter-amb. grossie ; fig. 6, appareil apicial grossi ; fig. 7, péristome grossi ; fig. 8, ind. de grande taille, légèrement grossi, vu sur la face supérieure (figure copiée d'après MM. Pictet et Renevier, loc. cit.) ; fig. 9, appareil apicial grossi (id.).

Extrait de la planche 1033, d'après Cotteau

 

 

 
 

Leptosalenia prestensis (Desor,1856), Aptien, Espagne, 12 mm

 
 

Leptosalenia prestensis (Desor,1856), Aptien, Morella, Castellon, Espagne, 20 mm

 
 

Leptosalenia barredai Forner,2014

 
diagnose originale de l'espèce par Forner, 2015
Nuevo registro de Leptosalenia barredai Forner, 2014 (Echinoidea), procedente del Albiense de la cuenca Vasco-Cantabrica
in Munibe, Cienc. nat. 63, 2015, p.145-153
reproduced with courtesy of Enric Forner

Leptosalenia barredai Forner, 2014
Figura 1 A-F

v 2014 Leptosalenia barredai Forner: 8, fig. 3 A-F, fig. 4 i fig. 5 A.

Holotipo conservado en el Museu de Geologia – Museu de Ciències Naturals de Barcelona (MGB) con el número de registro MGB 59964 (fig. 1 E-F).

Diagnosis: Leptosalenia pequeña con el disco apical cónico de contorno pentagonal de bordes casi rectos. Placas oculares de contorno romboidal.

Para la descripción se remite al artículo original (Forner, 2014).

   

Fig.1.- Leptosalenia barredai, Forner, 2014, ejemplar LUB-EG-479, Museo Luberri, del Albiense inferior de Ajo (cuenca Vasco-Cantábrica), A: vista apical; B: vista oral; C: vista lateral; D: detalle tubérculos ambulacrales. Holotipo, MGB-59964, Museu Geològic de Barcelona, del Albiense inferior-medio de Traiguera (cuenca del Maestrat); E: vista apical; F: vista oral. Las flechas indican las escotaduras bran­quiales. Fotos: E. Forner. Montaje: V. Gual.

Medidas. El ejemplar figurado, LUB EG-479, mide D: 11,7; h: 8,3 mm; h/D: 71%; diámetro del disco apical: 7,5; dda/D: 64%; diámetro del peristoma: 6,9; dp/D: 59%. El ejemplar de la CMA mide D: 13,6; h: 9.5 mm; h/D: 68,6%, es el más grande registrado (tabla 1).

   

Tabla 1.- Medidas de los ejemplares de Leptosalenia barredai Forner, 2014 del Albiense del cabo de Ajo (Bareyo, cuenca Vasco-Cantábrica) y comparación con los ejemplares de la localidad tipo (Traiguera, cuenca del Maestrat).

Se han podido clasificar los ejemplares de Ajo como L. barredai porque las escotaduras branquiales poco profundas y en forma de “U” (fig. 1 B y E) separan el material estudiado de L. prestensis (Desor, 1856) y L. faringdonensis Smith & Wright, 1990, que las tienen profundas y en forma de V (Smith & Wright, 1990: Pl. 37, fig. 1C). L. barredai no presenta entrantes en el perímetro del disco apical entre las placas genitales y las oculares mientras que sí los presentan las otras dos especies, más acusados en prestensis que en faringdonensis.

L. faringdonensis también se diferencia de L. barredai por la placa madrepórica, en la cual la depresión con los hidroporos es pequeña (como dos veces el tamaño de un poro genital frente a más de cinco en barredai) y entra en contacto con la placa ocular III; el poro genital de la placa 2 es externo a la depresión madrepórica mientras que siempre son internos, cuando existen, en barredai; las fosetas entre las suturas de las placas de L. faringdonensis son poco desarrolladas o inexistentes en los contactos entre tres placas; la relación altura diámetro es inferior, tiene más tubérculos primarios interambulacarles y menos ambulacrales y el disco apical, en perfil, no desarrolla un cono prominente como en L. barredai. Una síntesis de las diferencias se recoge en la tabla 2.

Otras consideraciones paleontológicas

Este hallazgo es concordante con la existencia de conexión entre las cuencas Vasco-Cantábrica y del Maestrat durante el Albiense (fig. 2).

El ambiente que se puede deducir para este nuevo hallazgo de L. barredai sería de plata‑carbonatada, salinidad plenamente marina (la propia presencia de equínidos,

 
   

 

Tabla 2.- Diferencias principales entre Leptosalenia barredai Forner, 2014 del Albiense de España, L. faringdonensis Smith & Wright, 1990, del Albiense de Gran Bretaña (Datos de Smith & Wright, 1990) y L. prestensis (Desor, 1856) del Aptiense de Francia y España (datos de Smith & Wright, 1990).

corales y de braquiopodos lo indica), de poca profundidad y aguas cálidas (dominancia de corales).

La asociación de fósiles tanto en número de ejemplares como en diversidad de especies está dominada por el filum Cnidaria (Baron-Zsabo & Fernández-Mendiola, 1997). Estos au-tores consideran que el yacimiento de Ajo representa un ambiente subtropical de aguas someras y con alta energía. En conclusión, un ambiente muy similar al que se indica para su localidad tipo (Forner, 2014 a) en la cuenca del Maestrat, aunque con menor energía

 

   

Fig. 2.- Paleo mapa de la parte central del Tethys al final del Albiense. Los puntos indican las cuencas donde ha aparecido Leptosalenia barredai Forner, 2014. A: cuenca del Maestrat; B: cuenca Vasco-Can­tábrica; Marrón: tierras emergidas, Blanco: mar, plataforma continental; Azul: mar profundo. Fuente: Blakey, NAU Geology, 2014, modificado.

en este último. Entre los gasterópodos presentes en Ajo, que están en fase de estudio, se ha determinado Helicacanthus octavius (d’Orbigny, 1850), que también aparece en la fauna asociada a L. barredai en su localidad tipo. Tambien han aparecido en Ajo como fauna acompañante de L. barredai 2 ejemplares del coral solitario de pequeñas dimensio­nes Actinoseris sp. descrito por Reig (Reig & Calzada, 1993) en nomenclatura abierta, que no se cita en el trabajo de Baron-Zsabo & Fernández-Mendiola (1997); dicho coral acompañaba también a L. barredai en el yacimiento de Traiguera.

La edad que se asigna a la localidad nueva del cabo de Ajo para L. barredai es del Albiense Inferior según Baron-Zsabo & Fernández-Mendiola (1997).

De los dos ejemplares estudiados de Ajo, uno excede los máximos de diámetro y altura de los de Traiguera (n: 21). Son muestras pequeñas pero es posible que exista una dife­rencia de tamaño entre los ejemplares de las dos localidades, que se puede asimilar dentro de las diferencias intraespecíficas.

 

 ? Leptosalenia barredai  Forner,2014 - Albien, Traiguera, Castellon, Espagne, 12 mm

 
 

Leptosalenia barredai Forner,2014 - Albien, Traiguera, Castellon, Espagne, 12 mm

 
 

Leptosalenia barredai Forner,2014 - Albien, Traiguera, Castellon, Espagne, 13 mm

 
 

Leptosalenia foliumquerci (Desor,1854)

 
Description de l'espèce par Ag. & Desor
Catalogue raisonné des échinides vivans et fossiles, 1847, p. 38
folium-querci Desor. Espèce très voisine du S. scutigera ; mais les tubercules secondaires qui entourent les gros tubercules sont moins nombreux et plus saillants. Les plaques génitales ressemblent à des feuilles de chêne, par suite des impressions de leurs sutures.

     Néoc. de Billecul (Jura). - Marcou.

Description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains créacés, tome VII, p. 133

N° 2378. Salenia folium-querci, Desor, 1842.

Pl. 1030, fig. 7-13.

     Espèce de petite taille, circulaire ; face supérieure légèrement renflée ; face inférieure presque plane, arrondie sur les bords. Zones porifères droites, composées de pores petits, rangés obliquement, séparés par un renflement granuliforme, se multipliant un peu près du péristome. Ambulacres étroits, garnis de granules mamelonnés, serrés, homogènes, au nombre de douze par série ; les deux rangées sont tellement rapprochées, qu'on aperçoit à peine quelques petites verrues intermédiaires. Tubercules interambulacraires très-inégaux, saillants et développés vers l'ambitus, beaucoup plus petits à la face inférieure, au nombre de quatre ou cinq par série. Granules intermédiaires assez apparents, quelquefois mamelonnés, inégaux, espacés, épars, formant cependant autour des plus gros tubercules des cercles assez réguliers. Péristome largement ouvert, sub-circulaire, marqué d'entailles apparentes. Périprocte triangulaire, légèrement renflé sur les bords. Appareil apicial très-grand, occupant presque entièrement la face supérieure, recouvert sur toute sa surface d'impressions allongées et rayonnantes, d'autant plus prononces qu'elles se rapprochent de la suture des plaques. Dans l'exemplaire que nous avons sous les yeux, les plaques génitales paraissent marquées de deux pores inégaux ; le plus petit est antérieur, et tend à se confondre avec l'autre. Les plaques ocellaires présentent sur le bord, au sommet de l'ambulacre, une petite échancrure dans laquelle paraît s'ouvrir le pore ocellaire. La plaque génitale antérieure de droite diffère des autres par une fissure oblongue, entourée d'un léger bourrelet.

     Hauteur,  millimètres ; diamètre, 12 millimètres 1/2.

     Rapport et différences. - Le S. folium-querci offre quelques rapports avec le S. scutigera, qu'on rencontre à un horizon beaucoup plus élevé ; il s'en distingue cependant assez facilement par sa face supérieure plus déprimée, ses granules inter-ambulacraires moins

 

nombreux et plus apparent, son appareil apicial plus développé et marqué de sillons plus profonds. Au premier aspect, cette espèce a peut-être plus de ressemblance avec le Peltastes stellulatus, qui caractérise les mêmes couches ; il en diffère par son appareil apicial encore plus étendu, ses ambulacres garnis de tubercules plus serrés, et surtout par son périprocte oblique, triangulaire, et situé en dehors de l'axe de l'animal.

     Localités. - Bernouil (Yonne) ; Billecul (Jura). Très-rare. Etage néocomien inf. et moyen.

     Musée de Neuchâtel, ma collection.

     Loc. autre que la France. - Du Roc, près Neuchâtel (Suisseà . Etage néocomien.

     Expl. des figures. - Pl. 1030, fig. , S. folium-querci, de ma collection, vu de côté ; fig. 8, face sup. ; fig. 9, face inf. ; fig. 10, ambulacre grossi ; fig. 11, aire inter-amb. grossie ; fig. 12, tubercule vu de profil, grossi ; fig. 13, appareil apicial grossi ; fig. 14, péristome grossi.

Extrait de la planche 1030

 

 
 

Leptosalenia foliumquerci (Desor,1854), Hauterivien, Maroc, 16 mm

 
 

Leptosalenia grasi (Cotteau,1861)

 
Diagnose originale de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.142

N° 2382. Salenia Grasi, Cotteau, 1861.

Pl. 1033, fig. 10-16.

     Espèce de petite taille, sub-circulaire ; face supérieure très-peu renflée, déprimée au sommet ; face inférieure plane, à peine arrondie sur les bords. Zones porifères presque droites, composées de pores sub-elliptiques, disposés obliquement, séparés par un petit renflement granuliforme, déviant un peu de la ligne droite près du péristome, sans cependant se multiplier. Ambulacres étroits, convergeant en ligne droite du sommet à la bouche, garnis de douze rangées de granules serrés, mamelonnés, au nombre de dix-sept ou dix-huit par série : à la face supérieure, ces granules sont petits et homogènes ; ils augmentent un peu de volume au-dessous de l'ambitus ; les deux rangées sont très-rapprochées et laissent à peine la place à quelques verrues intermédiaires, qui se montrent seulement à la face inférieure. Tubercules inter-ambulacraires gros et saillants vers l'ambitus, très-petits en approchant du péristome, au nombre de cinq ou six par série. Granules intermédiaires inégaux, visiblement mamelonnés, plus apparents que les granules ambulacraires ; les uns sont placés çà et là autour des gros tubercules ; les autres occupent la zone miliaire et forment vers le sommet des séries concentriques, assez régulières ; ils sont accompagnés, notamment vers l'ambitus, de quelques petites verrues microscopiques. Péristome assez grand, s'ouvrant presque à fleur du test, sub-circulaire, muni d'entailles apparentes et relevées sur les bords ; les lèbres inter-ambulacraires sont beaucoup plus étroites que celles qui correspondent au ambulacres. Périprocte sub-triangulaire, légèrement arrondi. Appareil apicial lisse, déprimé, sub-pentagonal, fortement onduleux sur les bords, marqué sur la suture de plaques d'impressions espacées, larges et profondes. Plaques génitales troites, allongées, s'avançant au milieu des aires inter-ambulacraires ; plaques ocellaires rentrantes, arrondies en forme de croissant.

 

     Rapports et différences. - Cette petite espèce se distingue nettement de ses congénères par la disposition de ses granules inter-ambulacraires, par sa face inférieure tout à fait plane, et surtout par son appareil apicial onduleux sur les bords, et d'un aspect étoilé. Ce caractère lui donne au premier aspect beaucoup de ressemblance avec le Peltastes acanthoides de l'étage cénomanien ; elle s'en éloigne non-seulement par son périprocte situé en dehors de l'axe de l'animal, mais encore par ses ambulacres plus étroits et dépourvus, à la face supérieure, de verrues intermédiaires, par sa face inférieure plus plane, son péristome moins enfoncé, et ses granules inter-ambulacraires autrement disposés.

     Localité. - Le Rimet, près Rancurel (Isère). Très-rare. Etage aptien.

     L'échantillon que nous avons décrit fait partie de la collection d'Albin Gras, et appartient aujourd'hui au Musée de Grenoble. L'étiquette qui l'accompagne porte ces mots écrits de la main d'Albin Gras : Salenia, nov. sp. Nous sommes heureux de la dédier à ce savant paléontologiste, qui le premier a fait connaître les échinides si nombreux et si curieux que renferme le terrain crétacé inférieur de l'Isère.

     Expl. des figures. - Pl. 1033, fig. 10, S. Grasi, du Musée de Grenoble, vu de côté ; fig. 11, face sup. ; fig. 12, face inf. ; fig. 13, ambulacre grossi ; fig. 14, aire inter-amb. grossie ; fig. 15, appareil apicial grossi ; fig. 16 péristome grossi.

Extrait de la planche 1033, d'après Cotteau

 

 
 

Leptosalenia grasi (Cotteau,1861), Aptien, Espagne, 10 mm

 
 

Leptosalenia mexicana (Schlüter,1887), Fredericksburg group, Walnut Fm, Albien, Cté Bell, Texas, 18 mm

 
 

Leptosalenia texana (Credner,1875)

 
Diagnose originale de l'espèce par Credner
Ceratites fastigatus und Salenia texana, 1875, p.111

II. Salenia texana. nov. spec.

(Fig. 1-6.)

     Unter dem Materiale, das mir bei meinen paläontologisclien Studien im hiesigen mineralogischen Institut von meinem hochgeehrten Lehrer Herrn Prof. v. Fritsch zur Verfügung gestellt wurde , befand sich unter andern eine umfangreiche Suite eines texanischen Kreide-Echiniden. Zugleich mit einer Reihe anderer von demselben Fundpunkt stammender Kreide-Versteinerungen ist auch dieser Echiuid durch Herrn Prof. Giebel im Jahre 1852) beschrieben und mit Cidarites diatretum Mort. **) identificirt worden.

     Durch eingehendes Präpariren des ziemlich rohen Materials ist es nun gelungen eine Anzahl von Exemplaren in theilweise ausgezeichnetem Erhaltungszustande freizulegen und besonders den Apicialapparat bei verschiedenen Individuen in grosser Deutlichkeit aufzudecken. Diese Resultate gestatteten den bestimmten Nachweis, dass die vorliegenden Formen dem von Desor dem Geschlecht Pseudodiadema untergestellten Cidarites diatretum Mort. nicht zugerechnet werden können, dass dieselben vielmehr dem Geschlecht Saleuia angehören und, wie die weitere Beschreibung zeigen wird, als eine neue Species desselben aufgefasst werden müssen, welche Salenia texana heissen möge.

Grösstes Individuum: Höhe: 18 Mm.; Durchmesser 24 Mm.

Kleinstes Individuum:   „      14   „              „         18    ,,

     Die allgemeine Gestalt sämmtlicher 20 Exemplare ist turbanförmig mit kreisrundem horizontalem Querschnitt. Die stark ausgebauchten und aufgetriebenen Seiten biegen nach unten hin scharf um, gehen dagegen an der Oberseite allmählich in eine schwach convexe Rundung über, während die Unterseite fast eben ist, nur dicht am Peristom eine beinahe unmerkliche Einsenkung zeigt. Die höchste Erhebung be findet sich in der durch die aufgerichtete Superanalplatte gebildeten Seite des Periprocts.

     Die Ambulacralfeider (Fig. 4) verlaufen schwach wellig vom Apicialapparat bis zum Peristom und nehmen ganz allmählig ein wenig an Breite zu, so dass sie am Peristom 1/3 breiter sind als am Discus. Auf der Innenzone , die sieh scharf gegen die Porenzonen hervorhebt, stehen 2 Keihen von je 24—26 glatten undurchbohrten alternirenden Wärzchen. Diese sind am Periproct am kleinsten und stehen dort auch am dichtesten, nach dem Rande zu und besonders auf der Unterseite, dicht am Peristom, nehmen sie allmählig an Grösse zu und stehen weniger dicht gedrängt. Die Zwischenräume zwischen diesen Wärzchen vom Peristom bis etwa in die Mitte der Läugserstreckung des ganzen Feldes sind mit zahlreichen winzigen Körnchen besetzt, welche zwischen den beiden Warzenreihen am reichlichsten stehen, in einreihigen kreisförmigen Zonen jedoch auch die grösseren Warzchen rings umgeben.

     Die Porenzonen bestehen aus einfachen Porenpaaren ; nur direct am Peristom tritt in seltenen Fällen e i n doppeltes Porenpaar auf. Die Oeffuung der Poren ist rund bis schwach oblong. Sie sind am Peristom am grössten, liegen dort etwas erhaben und nehmen nach dem Periproct zu ganz allmählig an Grösse ab. Zwischen den Porenreihen der einzelnen Zonen zieht sich eine lineare Reihe winziger Körnchen hin. Die Inte rambulacr alfelder (Fig. 5) werden von je 5—6 Platten gebildet, deren jede eine mehr oder weniger grosse, scharf crenulirte undurchbohrte Stachelwarze trägt. Diejenigen zunächst dem Peristom sind die kleinsten (annähernd gleich den grösseren Ambulacralwärzchen, jedoch flacher gewölbt als diese), die vierten von dort aus die grössten. Die bald unmittelbar aneinanderstossenden, bald durch 1—2-fache Reihen von kleinen Körnchen getrennten Scrobicula sind stets kreisrund und von wenig zahlreichen, ziemlich grossen Miliartuberkeln umgeben. Zwischen den beiden Tuberkelreihen verläuft eine schmale Miliarzoue, von eng gedrängt stehenden grösseren und kleineren Körnchen besetzt.

     Das Peristom (Fig. 2) ist rundlicb, scliwacli zehnseitig und mit 10 ziemlich tiefen Ausschnitten versehen. Die Umrandung ist besonders in den Ausschnitten deutlich wulstig zurückgeklappt. Die durch die Ausschnitte gebildeten Lippen sind untereinander verschieden, und zwar sind die der Interambulacra meist breiter als die der Ambulacra, dagegen ragen die letztgenannten etwas weiter in das Peristom hinein als jene. Der Durchmesser des Peristonis erreicht annähernd die halbe Länge des Durchmessers des Individuums. Das Periproct (Fig. 6) ist kreisrund, seltener queroval, der Rand oft mit winzigen Einschnitten und stets mit einer grösseren Ausbuchtung nach der anliegenden Ocellarplatte zu versehen. Durch die Superanalplatte ist das Periproct excentrisch nach rechts verschoben, wird von jener in einem hohen Rand begrenzt und ist deshalb mit seiner Oeffnung schräg nach rechts gerichtet. Der Apicialap parat (Fig. 6) besitzt eine abgerundet fünfseitige Gestalt, seine Grösse unterscheidet sich nicht wesentlich von der des Peristoms. In der Umrandung zeigen sich bei den besterhaltenen Exemplaren regelmässige, ziemlich tiefe Einschnitte. Der Apparat besteht aus 5 ungleichen (je 3 und 2 unter sich gleichen), deutliche Genitalporen tragenden Genitalplatten, von denen eine, die Madreporenplatte, in der linken Ecke eine grössere unregelmässig conturirte auf dem Grunde feingekörnelte Durchbrechung zeigt. Nach aussen zu schieben sich zwischen die Genitalplatten 5 gleiche breitherzförmige kleinere Ocellarplatten ein, während die halbmondförmig das Periproct begrenzende, schräg aufgerichtete Superanaltafel

 

die Mitte des Discus einnimmt. Die Grenzen der einzelnen Platten sind nur selten scharf ausgebildet, vielmehr sind diese zumeist verwachsen und nur durch länglich gestreckte Durchbrechungen gekennzeichnet. Die Oberfläche des Apicialapparates zeigt bei starke r Vergrösserung eine äusserst fein gerunzelte Beschaffenheit. Von den Durchbrechungen ausgehend, ziehen sich mannigfach gewunden und wellig gebogen zarte Rippchen und Falten über den ganzen Apparat ihn, wodurch derselbe ein fein gestreiftes Aussehen erhält, am besten vergleichbar der Schraffirung gewisser Werthpapiere.

     Von bekannten Salenienarten stehen Salenia petalifera Species ziemlich nahe. Von ersterer unterscheidet sich diese indessen leicht durch die Gestalt der Ocellar-platten und durch die Lage der Ambulacraltuberkein, welche bei Salenia petalifera bedeutend weiter auseinanderrücken gegenüber der letztgenannten bieten Zahl und Anordnung der Interambulacraltuberkeln , die Menge und Grösse der den Miliarzonen folgenden Körnchen genügende Unterscheidungsmerkmale. Grössere Aehnlichkeit dagegen zeigt unsere Species mit Salenia Prestensis Des. aus dem Aptiano oder unterem Gault von la Presta, Val Travers, Neufchatel, vom Sentis, von Südfrankreich und Wight, besonders bei einer Vergleichung mit den vortrefflichen Abbildungen Cotteau's in der Paleontologie frangaise. Doch sind auch zwischen dieser Form und der unseren wichtige Unterschiede vorhanden, so dass eine Verwechselung bei eingehender Vergleichung kaum möglich ist. Vor allem sind die Porenreihen bei Salenia texana durchaus einfach, nur in wenigen Fällen war eine Verdoppelung und dann ausschliesslich des letzten Porenpaares zu beobachten, während bei S. Prestensis dieselben in der Nähe des Peristoms „se multipliant d'une maniere sensible" 4—6 doppelte Paare aufweisen.

Die winzigen Körnchen auf den Ambulacralfeldern finden sich bei S. Prestenis ausschliesslich zwischen den beiden Tuberkelzonen, dagegen umgeben sie bei S. texana ausserdem noch ringförmig die einzelnen grösseren Wärzchen.

     Behufs klarerer Charakterisirung der neuen Salenia stelle ich die schon angeführten Unterscheidungsmerkmale beider Species zugleich mit einigen anderen übersichtlich zusammen.

   

     Als Fundort der S. texana bezeichnen die Etiquetten Cibolo bei Comanche spring, Texas, wo dieselbe eine ziemlich grosse Verbreitung zu besitzen scheint, wenigstens dürfte darauf das numerische Vorwalten unserer Species vor den anderen Fossilien der von jenem Fundpunkt stammenden Suite in der hiesigen Universitätssammlung hindeuten.

     Zu einer genauen Bestimmung des geologischen Horizontes, aus welchem die neue Salenia stammt, fehlen leider die nöthigen Anhaltspunkte. Wir müssen uns begnügen darauf hinzuweisen, dass nach Ferd. Eömer*) "die Kreidebildungen von Texas sämmtlich der oberen Kreide, d. i. der Kreide über dem Gault angehören und zwar so, dass sie dem Niveau der weissen Kreide ("Etage Senonien" d'Orbigny's) und der oberenAbtheilung der chloritischen Kreide ("Etage Turonien" d'Orbigny's) in Europa entsprechen."

Erklärung der Ahlildungen auf Taf. V.

Salenia texana. nov. spec.

Fig. 1. Von oben, 2 von unten, 3 von der Seite (natürl. Grösse) - Fig. 4. Ambulacralfeld nebst Porenzonen (vergrössert). - Fig. 5. Interambulacralfeld (natürl. Grösse). - Fig. 6. Apicialapparat (vergrössert).

    

Extrait de la planche V

 

 

 
 

Leptosalenia texana (Credner,1875), Glenrose Fm, Albien inférieur, Cté Comal, Texas, 26 mm

 
 

Leptosalenia texana (Credner,1875), Glenrose Fm, Albien inférieur, Cté Comal, Texas, 18 mm

 
 
 

Leptosalenia texana (Credner,1875), Glenrose Fm, Albien inférieur, Canyon Lake, Texas, 28 mm

 

Sous-famille Hyposaleniinae  Mortensen, 1934

description succinte : périprocte nettement partagé en deux parties symétriques par l'axe ambulacre III / interambulacre 5.

 

Genre Hyposalenia  Desor,1856

Synopsis des échinides fossiles, p.147

Espèce type  Salenia stellulata Agassiz, 1838

Monographie d'échinodermes vivans et fossiles, I- des Salénies, p.27 (désignation subséquente Smith in Smith & Wright, 1990, British cretaceous echinoids, p.174)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien - ? Danien

Syn.

  • Peltastes Agassiz, 1838, p.27 non Illinger, 1807

  • Peltosalenia Quenstedt, 1872, p.36

  • Peltaris Quenstedt, 1873, p.236

 
Diagnose originale du genre par Desor
Synopsis des échinides fossiles, 1856, p.147

LVIIIe Genre. - HYPOSALENIA Desor nov. gen.

Tab. XX, fig. 6-8.

     Petits oursins plus ou moins déprimés, à ambulacres droits. Tubercules interambulacraires gros, imperforés, mais distinctement crénelés. Disque apicial grand, souvent persillé, à pourtour onduleux. Plaque suranale dans le pla de l'axe de l'animal, bordant le périprocte en avant.

     Radioles inconnus.

     Ce genre ne comprend que des espèces des terrains crétacés, mais on en trouve à peu près dans tous les étages de cette formation.K

       Nota. Défalqué d'abord du genre Salenia puis du genre Peltastes auquel il avait été associé dans le "Catalogue raisonné", ce genre comprend cette fraction de l'ancien genre Salenia, qu'on pourrait appeler les Salénies normales, et qui ne diffèrent des vraies Salénies que par un seul caractère, c'est que la plaque suranale et le périprocte sont dans le même plan, ce qui, dans l'hypothèse de M. Agassiz, revient à dire que le périprocte est excentrique en arrière, tandis que dans les Salénies, on suppose qu'il est excentrique en avant. (Comp. les fig. 1 et 6.)
 

Sous-genre Hyposalenia (Hyposalenia)  Gray,1835

Synopsis des échinides fossiles, p.147

Espèce type  Salenia stellulata Agassiz, 1838

Monographie d'échinodermes vivans et fossiles, I- des Salénies, p.27 (désignation subséquente Smith in Smith & Wright, 1990, British cretaceous echinoids, p.174)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien - ? Danien

 
 

Salenia (Hyposalenia) stellulata (Agassiz,1838)

 
Description de l'espèce par Desor
Synopsis des échinides fossiles, 1856, p.147

     Hyposalenia stellulata (Tab. XX, fig.6-8).

     Syn. Salenia stellulata Agass. Monogr. des Salén. p. 15, Tab. II, fig. 25-32. - Echin. suiss. II, p. 90, Tab. XXIII, fig. 6-10. - Peltastes stellulatus Agass. Catal. rais. p. 38. Espèce peu élevée, subconique. Ambulacres droits, composés de tubercules très petits et très serrés. Disque apicial grand, d'apparence persillée, ce qui provient de ce que les impressions suturales sont allongées en forme de petits sillons, au lieu d'être de simples petits points.

     Q. 64. (Type de l'espèce.)

     Néocomien inf. (Valanginien) des environs de la Chaux-de-Fonds et du Dépt. de l'Yonne.

 

     Coll. Nicolet, Cotteau.

     Nota. C'est par erreur que dans le "Catalogue raisonné", cette espèce est citée dans le gault du Wiltshire.

Extrait de la planche XX, fig.6-8, d'après Desor

   
 

Salenia (Hyposalenia) stellulata (Agassiz,1838), Barrémien inférieur, Maroc, 18 mm

 
 

Salenia (Hyposalenia) archiaci (Cotteau, 1861)

 
 
Diagnose originale de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.110

N° 2370. Peltastes Archiaci, Cotteau, 1861.

Pl. 1025, fig. 11-17.

     Espèce de taille moyenne, circulaire ; face supérieure épaisse, médiocrement renflée ; face inférieur presque plane. Zones porifères droites, formées de pores oblongs obliquement rangés, se multipliant près du péristome. Ambulacres étroits, garnis de deux rangées de petits granules mamelonnés, espacés, égaux entre eux, au nombre de dix-sept ou dix-huit par série. L'espac intermédiaire entre les deux rangées et entre chaque granule est occupé par des verrues abondantes, fines, éparses, inégales, disposées en petites lignes horizontales. Tubercules interambulacraires au nombre de cinq ou six par série, développés surtout à la face supérieure, et s'élevant très-près de l'appareil apicial. Granules inégaux, mamelonnés, formant sur le milieu des aires inter-ambulacraires deux lignes sub-sinueuses, que séparent de ptites verrues microsopiques et éparses. Péristome à peine enfoncé, sub-circulaire, un peu moins grand que l'appareil apicial. Périprocte elliptique anguleux. Appareil apicial sub-onduleux sur les bords, couvrant une partie de la face supérieure, marqué de sillons circulaires ou allongés  plus ou moins apparents.

     Hauteur, 11 millipètres ; diaètre, 16 millimètres 1/2.

     Rapports et différences. - Le P. Archiaci est voisin du P. Lardyi ; il en diffère par ses ambulacres garnis de granules plus petits et plus espacés, par ses tubercules interambulacraires plus rapprochés du sommet, et son disque apicial relativement moins développé. Sa physionomie générale lui donne peut-être plus de ressemblance avec le P. Meyeri ; cependant cette dernière espèce sera toujours facilement reconnaissable à sa face

 

supérieure plus déprimée, à son appareil apicail plus pentagonal, à ses ambulacres sub-flexueus au sommet, très-étroits et dépourvus de verrues intermédiaires. - Dans le gisement de la Clape (Aude), le P. Archiaci se rencontre associé au Salenia Prestensis, que caractérisent d'une manière bien nette ses ambulacres plus étroits et plus flexueux, et surtout son périprocte placé en dehors de l'axe de l'animal.

     Localité. - La Clape (Aude). Rare. Etage aptien inf.

     Coll. Noguès, Triger, ma collection.K

     Expl. des figures. - Pl. 1025, fig. 11, P. Archiaci, vu de côté, de ma collection ; fig. 12, face sup. ; fig. 13, ambulacre grossi ; fig. 14, aire inter-amb. grossie ; fig. 15, appareil apicial grossi ; fig. 16, var. à appareil apicial plus lisse, de la coll. de M. Noguès, vue de côté ; fig. 17, appareil apicial grossi.

 

Extrait de la planche 1025, fig.11-17, d'après Cotteau

   
 

Salenia (Hyposalenia) archiaci (Cotteau, 1861), Aptien, Aude, 17 mm

 
 

Salenia (Hyposalenia) phillipsae (Whitney & Kellum, 1966)

 
Diagnose originale de l'espèce par Whitney & Kellum, 1966  (extract, with courtesy of Centr. Michigan Univ.)
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VII, p.110

Salenia phillipsae n. sp.
(Pl. I, Figs. 4-6)

     Description.—The test is circular, very small, low, with sides inflated, flattened below, convex above.

     Ambulacral areas are short, narrow, slightly lanceolate and almost straight, made up of two rows of 5 granules each. There appear to be no smaller granules between these rows; neither are there granules between the slightly oblique pores; there is, however, a slight ridge between the pores. Pores are slightly crowded at the peristome. Interambulacral areas are broad, short, with four plates in each row and with four prominent, mamelonate, crenulate, nonperforate tubercles. The areolas are prominent under a lens and are surrounded by 6 granules.

     The peristome is very large, more than one-half the diameter of the shell, circular to decagonal, incised.

     The apical system is decidedly pentagonal in outline, and the sides are quite straight with only slight indentations in the middle and at the ends. Over the ambulacraI areas the corners of the sides form two small scallops with a shallow indentation between. There are also two slight scallops near the ends and one in the middle of each side of the apical system. The scallops and indentations are all microscopic. The apical system consists of five genital plates, five ocular plates, and one suranal plate which is concave in the center and rises very abruptly to the rim of the oval periproct. All of the plates are slightly concave in the center. The genital plates have several pitlike depressions in the concavities, and the genital pore is slightly below the center of the plate. There are also two pits in the ocular plates. Between the plates are numerous pyriform pores. The madreporite does not show clearly. The periproct is only slightly raised and has an elevated rim surrounding it. The edges of the apical disc are slightly elevated and flaring.

 

     Only one specimen of Salenia phillipsae has been found, and it was collected by Miss Ophelia Phillips. It differs from S. texana and S. mexicana in having fewer tubercles and plates in the ambu­lacral and interambulacral areas; there are no granules between the rows of tubercles in the ambulacral areas, and no sinuous ambulacra and fewer granules surrounding the primary tubercles in the interambulacral areas. The apical system also differs consider­ably in appearance from that of other species of the Glen Rose. It is more decidedly pentagonal, flat, and flaring at the edges; each plate is more depressed in the center and has a more sharply elevated rim around the periproct. The periproct remains directly above the posterior ambulacrum, but it is in the angle between the side of the apical discs, whereas in the other two species it is in the middle of the posterior side of the apical dise. In other words, the position of the pentagonal disc has shifted in S. phillipsae so that it has an angle directly in the posterior instead of a straight side, causing a straight side to appear in the anterior rather than an angle as is round in S. texana and S. mexicana. The sides of the apical disc in S. phillipsae are not so deeply scalloped as in the other species. It also differs in the fact that it is much smaller.

     Dimensions.—Height 2.25 mm, diameter 4.5 mm.

     Occurrence.—Four miles west of Driftwood, Texas.

     Holotype.—UMMP 51762.

 

 

Salenia (Hyposalenia) phillipsae (Whitney & Kellum, 1966) - Albien inférieur, Glen Rose formation, Comal county, Texas, U.S.A., 11 mm