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Saleniidae
Agassiz, 1838
nomen correct.
Haime,1849 pro "des
Salénies" Agassiz,1838
Genre type : Salenia
Gray, 1835
Description succinte de la famille : Tubercules
non perforés et crénelés. Ambulacres bigéminés à unigéminés (rarement
trigéminés).
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Genre
Pseudosalenia
Cotteau,1859
Echinides nouveaux ou
peu connus
Espèce type
Pseudosalenia flexuosa
Cotteau,1879 ibid.,
désignation originale
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Oxfordien -
Tithonien
Syn.
-
Prandinia
Vadet,
2000, p.93 ; espèce type : Cidarites interpunctata
Quenstedt,1852, p.576
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Diagnose originale du
genre par Cotteau |
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Echinides nouveaux ou
peu connus, 1859, p.9 |
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Genre
Pseudosalenia, Cotteau
Le genre Acrosalenia, l'un des plus nombreux et des plus
intéressants de la famille des Salénidées, a été établi par M. Agassiz
en 1842. Quelques années plus tard, MM. Agassiz et Desor, bien que ce
genre ne renfermât encore qu'un petit nombre d'espèces, le divisèrent
en deux groupes : le premier s'appliquait aux espèces à ambulacres
étroits, flexueux et garnis de petits tubercules très-serrés ; le
second comprenait toutes les espèces à ambulacres droits, plus
développés et pourvus de tubercules plus espacés (1). Tout récemment,
M. Desor a cru devoir faire disparaître cette subdivision, se fondant
sur ce que certaines espèces, découvertes dans ces derniers temps
établissaient un passage entre les deux groupes. Nous ne pouvons
adopter l'opinion de notre savant ami : en examinant les caractères
propres aux Acrosalenia, nous avons été frappé des dissemblances
profondes qui séparent les espèces des deux groupes ; il suffit, pour
s'en convaincre, de les placer à côté les uns des autres : leur
physionomie seule démontre de suite qu'elles ne peuvent se ranger
autour du même type (2). Cette différence dans l'aspect n'est point
superficielle ; elle tient à un caractère important, la structure des
ambulacres et des tubercules qui les recouvrent. Ce caractère est
constant, toujours tranché, et nous ne connaissons aucune espèce
intermédiaire qui vienne en diminuer la valeur. Aussi n'avons nous pas
hésité à séparer des véritables Acrosalenia, sous le nom de
Pseudosalenia, les espèces à ambulacres étroits et flexueux.
Voici
la diagnose de ce nouveau genre qui correspond au premier groupe des
Acrosalenia du catalogue raisonné. Test plus ou moins développé,
subcirculaire. Interambulacres larges, garnis de deux rangées de
tubercules crénelés et perforés, très-gros surtout vers l'ambitus et à
la face supérieure, nuls près du sommet. Ambulacres très-étroits,
flexueux, pourvus de petits granules serrés, égaux, non crénelés et
imperforés. A la base, les ambulacres s'élargissent un peu et
présentent quelques petits tubercules crénelés et perforés. Pores
simples. Appareil apicial, pentagonal, composé de cinq plaques
génitales et de cinq plaques ocellaires perforées et d'une plaque
supplémentaire imperforée, excentrique en avant. La suture des plaques
est souvent marquée, comme dans les Salenia, de dépressions plus ou
moins profondes. Anus subcirculaire, excentrique en arrière. Péristome
grand, subdécagonal, assez profondément entaillé. - Radioles inconnus. |
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Le genre Pseudosalenia doit se placer, dans la méthode, à la
suite des Acrosalenia ; il en diffère nettement par ses
tubercules interambulacraires peu nombreux, très-gros et saillants,
par son disque apicial souvent persillé, et surtout par ses ambulacres
très-étroits dans toute leur étendue, flexueux, garni de granules
imperforés, tandis que dans les Acrosalenia les ambulacres sont
parfaitement droits, s'élargissent régulièrement du sommet à
l'ambitus, et présentent deux rangées de tubercules inégaux, espacés,
quelquefois très-petits à la face supérieure, mais toujours crénelés
et perforés.
Ce
nouveau genre, par sa physionomie générale, par la structure de son
appareil apicial et par la disposition de ses gros tubercules, se
rapproche certainement plus des Salenia que des Acrosalenia ; il ne
s'en distingue réellement que par la perforation des tubercules
interambulacraires, et constitue un type intermédiaire entre ces deux
genres.
Les
Pseudosalenia sont spéciaux à la formation jurassique. Nous en
connaissons seulement deux espèces : les Pseudosalenia flxuosa et
tuberculosa. L'Acrosalenia aspera que MM. Agassiz et Desor plaçaient
dans le groupe des Acrosalenia à ambulacres étroits et flexueux ne
peuvent rentrer dans notre genre. Son anus excentrique en avant, comme
celui des Hyposalenia, forcera certainement à en faire le type d'une
nouvelle coupe générique.
(1) Agassiz et Desor, Catalogue
raisonné des Echinides, Ann. des sc. nat. 3e sér., t.VI, p.139.
(2) Desor, Synopsis des Echinides
fossiles, p.139. |
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Pseudosalenia
aspera (Agassiz,1838) |
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Description de
l'espèce par Agassiz & Desor |
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Catalogue raisonné des
échinides vivants et fossiles, 1847, p.9 |
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X. ACROSALENIA
Agass.
Disque apicial plus petit que dans les Salénies, mais composé des
mêmes éléments, savoir : de cinq plaques génitales, de cinq plaques
ocellaires, et d'une plaque suranale qui est quelquefois double.
Diffère des Salénies en ce que les tubercules sont crénelés et
perforés. Toutes les espèces sont fossiles, des terrains oolitiques.
PREMIER TYPE. -
Aires ambulacraires très étroites et flexueuses, composées de petits
tubercules très serrés.
tuberculosa Agass. - X 45. X 56. -
Cat. syst. p. 9. - Tubercules gros et peu nombreux, au nombre de trois
ou quatre dans une rangée. Aires ambulacraires composées de deux
rangées flexueuses de petits granules très serrés.
Coral. de Saint-Mihiel. - d'Orbigny,
Deshayes.K
aspera Agass. - M 78. - Cat. syst. p. 9, Tab. 18, fig. 6-10.
Marnes portlandiennes de Courtedoux, près
Porrentruy (Jura bernois). - Gressly, Thurmann. |
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Pseudosalenia
aspera (Agassiz,1838),
Kimmeridgien, Charente Maritime, 28 mm |
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Sous-famille
Saleniinae
Agassiz,
1838
description succinte :
périprocte décalé par rapport à l'axe antéro/postérieur, du côté de la
plaque oculaire I. C'est le plan salénien : l'axe passe par la génitale 3 et
l'oculaire I. Ambulacres unigéminés à bigéminés. Tubercules non perforés et
crénelés. |
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Genre
Salenia
Gray,1835
On the genera
distinguishable in Echinus, p.58
Espèce type
Cidarites scutiger
Münster in
goldfuss,1829 (monotypie)
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Barrémien -
Actuel
Syn.
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Description du genre
par Agassiz |
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Monographies
d'échinodermes vivans et fossiles, des Salénies, 1838, p.5 |
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Les Salénies, telles que
Gray les a caractérisées (Procced. of the Zool. Soc. 1835, p.58), et
telles qu'on les a envisagées jusqu'ici, sont des OUrsins à aires
ambulacraires plus étroites que les interambulacraires, n'ayant qu'un
gros tubercule imperforé sur chaque plaque coronale, et dont les
plaques ovariales et interovariales, soudées entre elles de manière à
ne pas se disloquer facilement, forment un disque saillant traversé
par l'appareil anal dont l'ouverture est tantôt centrale, tantôt
antérieure et tantôt postérieure. En examinant cependant attentivement
ce groupe, j'ai reconnu des différences notables dans la structure de
l'appareil oviducal ; et comme, par une particularité digne de
remarque, cet appareil se trouve conservé dans tous les exemplaires
tant soit peu reconnaissables, au point que lorsqu'il s'agirait de
déterminer un oursin qui réunirait tous les caractères des Salénies,
mais auquel il manquerait l'appareil oviducal, on pourrait sans
crainte de se tromper le rapporter à d'autres genres, j'ai cru devoir
attacher une importance toute particulière à cette partie du test, et
diviser le groupe des Salénies en quatre genres suivant les
modifications qu'elles présentent. Ce sont : 1° le genre Salenia
proprement dit, 2° le genre Gonioygus, 3° le genre Peltastes
et 4° le genre Goniophorus, qui tous paraissent particuliers
aux terrains crétacés, puisqu'on n'en a jusqu'à présent trouvé aucune
espèce ni dans les terrains plus anciens, ni dans les plus récens.
Goldfuss à la vérité cite aussi son Cidarites scutiger dans la
formation jurassique, mais cette indication mérite confirmation.
Comme les Salénies sont généralement de petite taille, et leurs
caractères par conséquent difficiles à saisir à l'oeil nu, j'ai eu
soin de faire représenter les différentes parties du test grossies à
côté des figures de grandeur naturelle. Chaque espèce se voit de
profil et par les faces supérieure et ingérieure ; les parties
grossies sont, pour chaque espèce, une aire ambulacraire et une
interambulacraire, le pourtour de l'ouverture inférieure du test,
l'appareil oviducal et un tubercule vu de profil.
CHAPITRE I.
DU GENRE SALENIA Gray.
(Ag.)
Le genre Salenia, restreint aux limites que je lui assigne maintenant,
est caractérisé par une plaque impaire, placée au milieu de l'appareil
oviducal, que j'appellerai la plaque suranale et qui, suivant sa
position vis-à-vis de l'ouverture anale, rend l'anus toujours
excentrique, le rejetant tantôt en avant, tantôt en arrière. Cette
plaque suranale est ordinairement de même grandeur que les plaques
ovariale, et forme avec elles, ainsi qu'avec les cinq interovariales,
un disque circulaire diversement échancré dans son pourtour. Les
plaques elles-mêmes ont leurs bords ou tronqués, ou dentelés, ou
lobés, ce qui constitue des différences
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spécifiques
très-importantes. Lorsque la plaque suranale est placée en avant de
l'anus, les trois plaques ovariales postérieures sont ordinairement un
peu plus grandes que les deux antérieures ; et au contraire
lorsqu'elle est reportée en arrière et rapprochée de l'aire
interambulacraire postérieure, ce sont les quatre plaques ovariales
paires qui sont les plus grandes. Les aires interambulacraires sont
fort larges, composées d'un petit nombre de plaques sur le milieu
desquelles s'élève un large cône, entouré d'une, entouré d'une zone
lisse qui est bordée d'autres petites tubercules. Ce cône est surmonté
d'un mamelon articulaire, au sommet duquel il n'y a point d'impression
foraminiforme, comme dans les espèces de la tribu des Cidaris.
L'étranglement qui sépare le mamelon articulaire de la base du cône
tuberculaire, est marqué d'impressions rayonnées qui, d'après
l'observation que M. de Buch en a faite pour les Cidaris, servent à
fixer les baguettes et à régulariser leurs mouvemens. Jusqu'à présent
je n'ai eu occasion d'observer les baguettes d'aucune espèce de
Salenia. Les aires ambulacraires portent deux rangées de tubercules
principaux, séparés quelquefois par de petites granulations
verruqueuses plus ou moins nombreuses, mais en général plus
rapprochées que dans le genre Diadema ; elles sont
bordées de chaque côté d'une double rangée de pores disposés par
paires obliques simples, et très-rapprochés des petits tubercules que
portent les plaques ambulacraires. Le nombre de ces paires de pores
est constamment plus considérable et souvent triple de celui des
tubercules. L'ouverture de l'appareil buccal est toujours plus petite
que le disque formé par l'appareil oviducal, bien que dans des
proportions différentes. Dans quelques exemplaires brisés de diverses
espèces, j'ai pu remarquer que le test des Salenia est fort épais,
proportionnellement à leur taille, et que les supports auxquels
l'appareil buccal est fixé sont très-courts. Toutes les espèces que je
connais sont de petite taille, les unes ayant à peine un tiers de
pouce, les autres un demi-pouce de diamètre. Elles proviennent toutes
des terrains crétacés, depuis le terrain néocomien jusqu'à la craie
blanche inclusivement. D'après la position de l'anus, j'ai divisé ce
genre en deux sections : la première comprend les espèces où l'anus
est antérieur, la seconde celles où il est postérieur. |
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Sous-genre
Salenia (Salenia)
Gray,1835
On the genera
distinguishable in Echinus, p.58
Espèce type
Cidarites scutiger
Münster in
goldfuss,1829 (monotypie)
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Barrémien -
Actuel |
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Salenia (Salenia)
garciae Cotteau,1890 |
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diagnose originale de
l'espèce par Cotteau, 1890 |
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Echinides éocènes de
la province d'Alicante, p. 90 |
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67.
Salenia Garciae, Cotteau,
1890.
(Pl. XIV, fig.
4-8.)
Espèce de petite taille, circulaire, peu élevée, déprimée en dessus et
en dessous. Zones porifères droites, à fleur de test, formées de
petits pores arrondis, rapprochés les uns des autres, séparés par un
léger renflement granuliforme, se multipliant autour du péristome.
Aires ambulacraires étroites, un peu renflées, aiguës près du sommet,
garnies de deux rangées de petits granules finement mamelonnés,
espacés, placés sur le bord des zones porifères, augmentant à peine de
de volume à la face inférieure, au nombre de quinze ou seize par
série, accompagnés çà et là de verrues inégales. Tubercules
interambulacraires bien développés, crénelés, finement mamelonnés,
très saillants, au nombre de cinq et quelquefois six par série ; les
plus gros se trouvent à la face supérieure et diminuent insensiblement
de volume en se rapprochant du péristome. Scrobicules circulaires,
même à la face inférieure, lorsque les tubercules deviennent plus
petits et plus rapprochés, se touchant par le bord et occupés en
grande partie par la base renflée des tubercules. Granules
scrobiculaires peu nombreux, inégaux, quelquefois mamelonnés, formant
des cercles très incomplets. Zone miliaire assez large, couverte de
granules espacés, beaucoup moins gros que les granules scrobiculaires.
Péristome assez grand, subcirculaire, marqué de très fines entailles.
Le périprocte et l'appareil apical ne sont pas visibles dans notre
exemplaire.
Hauteur, 5mm ; diamètre, 9mm.
Rapports et différences.
- Nous ne connaissons de cette espèce qu'un seul exemplaire incomplet
; il présente cependant des caractères suffisants pour être déterminé,
et comme les Salenia tertiaires sont extrêmement rares, nous
n'avons pas hésité à en donner la description et le figures. Le
Salenia Garciae ne saurait être confondu avec le Salenia
Pellati, du terrain nummulitique de Biarritz ; il en diffère par
sa forme plus élevée, par ses aires ambulacraires plus longues, plus
aiguës au sommet, par ses tubercules interambulacraires plus nombreux
et diminuant moins brusquement de volume en se rapprochant de la base.
Il s'éloigne également du Salenia Blanfordi, Duncan et
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Sladen, de
Petiani, à l'est de Kohi, dont la taille est un peu plus forte, dont
les aires ambulacraires offrent, au milieu des rangées principales de
granules, deux séries intermédiaires, et qui est muni de tubercules
interambulacraires moins saillants et plus développés.
Localité. - Callosa
(province d'Alicante). Très rare. Eocène.
Muséum de Paris (coll. paléontologique, don de M. Vilanova).
Explication des figures.
- Pl. XIV, fig. 4, S. Garciae, vu de côté ; fig. 5, face
inférieure ; fig. 6, aire ambulacraire, grossie ; fig. 7, aire
interambulacraire, grossie ; fig. 8, tubercule interambulacraire, vu
de profil, grossi.
Planche XIV
(extrait)
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description de
l'espèce par Cotteau |
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Paléontologie
française, terrains éocènes, tome II, p. 484 |
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Salenia Garciae, Cotteau, 1890, Echin. éocènes de la prov.
d'Alicante, Mém. Soc. géol. de France, 3e sér., t. V, p. 90, pl.
XIV, fig. 4-8, 1890. - Espèce de petite taille, peu élevée, déprimée
en dessus et en dessous. Zones profières à fleur de test, formées de
pores petits, séparés par un renflement granuliforme, se multipliant
près du péristome. Aires ambulacraires étroites, un peu renflées,
garnies de deux rangées de petits granules serrés, au nombre de quinze
ou seize par série, et auxquels se mêlent quelques
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verrues
intermédiaires. Cinq ou six tubercules interambulacraires, crénelés,
imperforés. Granules scrobiculaires peu nombreux, inégaux, quelquefois
mamelonnés, formant des cercles incomplets. Zone miliaire assez large,
couverte de granules beaucoup moins gros. Callosa (province
d'Alicante, Espagne). Très rare. Eocène moyen. |
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Salenia (Salenia)
garciae Cotteau,1890,
Eocène supérieur, Alicante, Espagne, 14 mm |
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Salenia (Salenia)
garciae Cotteau,1890,
Eocène supérieur, Aspe, Alicante, Espagne, 10 mm |
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Salenia (Salenia)
geometrica Agassiz,1838 |
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Diagnose originale de
l'espèce par Agassiz |
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Monographies
d'échinodermes vivans et fossiles, 1838, p.11 |
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IV.
Salenia geometrica Ag.
Tab. 1 fig. 25-32.
C'est la plus grande des espèces de ce genre connues jusqu'à présent.
Sa forme élevée, presque sphéroïdale, faiblement aplatie à la face
supérieure et inférieure, l'étroitesse des aires ambulacraires et les
sutures rectilignesde l'appareil ovicucal (qui m'ont engagé à lui
donner le nom ci-dessus), serviront toujours à la distinguer de prime
abord de la plupart de ses congénères.
L'ouverture inférieure est plus petite que l'appareil oviducal. Son
pourtour est circulaire, bien que légèrement échancré entre les aires
ambulacraires et les aires interambulacraires. Comme dans la S.
personata, le bord de ces dernières est presque droit, tandis que
celui des aires ambulacraires présente une légère inflexion
correspondant au point de jonction des deux séries de tubercules ; et
il est digne de remarque que malgré la grande différence de largeur
des aires ambulacraires et interambulacraires, les échancrures qui les
séparent sur le pourtour de l'ouverture buccale soient à égale
distance, fig. 27 et 31.
Les aires ambulacraires, très-étroites et légèrement sinueuses,
portent deux séries de tubercules tellement rapprochés, qu'il ne reste
point d'espace libre entre elles pour de plus petites verrues ; c'est
à peine s'il en existe quelques-unes très-petites près de l'ouverture
inférieure. Les pores forment de chaque côté de l'aire ambulacraire
une double série parallèle aux rangées de tubercules, fig. 26 et 29.
Les aires interambulacraires, également larges du côté anal et du côté
buccal, sont formées d'un petit nombre de grandes plaques portant
chacune un tubercule très-saillant, entouré d'un cercle de plus
petites verrues. Les plus gros tubercules sont placés au-dessus du
milieu de la circonférence ; tous, sans exception, s'élèvent du milieu
d'une large zone lisse et sont couronnés d'un mamelon articulaire
très-apparent, quoique petit comparativement à la largeur de la base,
fig.28 et 32. Les petites crénelures articulaires du mamelon se voient
très-bien au-dessous du col des tuberules ; enfin l'espace entre les
deux séries de gros tubercules est parsemé, comme dans l'espèce
précédente, mais en nombre moins considérable, de très-petites
granulations qui ont été omises par erreur dans le dessin.
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Les plaques ovariales et interovariales et la plaque suranale sont
également lisses. L'ouverture anale est subcentrale, légèrement
saillante et bordée dans sa moitié postérieure par la grande plaque
suranale qui occupe le centre du disque supérieur ; cette dernière est
de forme hexagonale à base concave. Les ovariales sont irrégulièrement
hexagonales, allongées et rétrécies en dehors, avec un petit trou au
milieu. Leur bord extérieur est tronqué et arrondi ; mais il ne dépase
pas le bord des plaques interovariales, ce qui rend le disque apicial
circulaire et asez régulier. Les plaques interovariales sont en forme
de triangles irréguliers ; leur plus grnad côté est tourné en-dehors
et légèrement ondulé. Les sutures qui unissent toutes ces plaques
représentent des lignes droites interrompues d'espace en espace par de
petites impressions anguleuses, fig. 25 et30. M. d'Orbigny a eu
l'obligeance de me communiquer plusieurs exemplaires très-bien
conservés de cette espèce, provenant des couches inférieures de la
craie de Saintes, près de la Charente, dans le département de la
Charente-Inférieure. Un autre, non moins parfait, m'a été confié par
M. Deshayes.
Extrait de la
planche 1, d'après Agassiz
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Salenia (Salenia)
geometrica Agassiz,1838,
Santonien inférieur, Sarthe, 12 mm |
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Salenia (Salenia)
geometrica Agassiz,1838,
Santonien inférieur, Sarthe, 12 mm |
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Salenia (Salenia)
leanderensis Ikins,1940,
Walnut fm, Albien, cté Bell, Texas, 14 mm |
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Salenia (Salenia)
maxima Arnaud,1896 |
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Diagnose originale de
l'espèce par Arnaud |
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Quelques observations
sur les Salenia crétacées du Sud-Ouest, 1896, p.23 |
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SALENIA
MAXIMA, Arnaud, 1896.
S. scutigera,
Pal. fr., pl. 1036, fig. 17-20.
Pl. II, fig. 8
, Pl. III fig. 1-8.
Coquille de grande taille, circulaire, pourtour arrondi, convexe ;
face inférieure légèrement renflée ; face supérieure faiblement
bombée.
Apex circulaire, arrondi, robuste, très étendu, fortement relevé à la
région anale, formé de plaques finement striées sur les exemplaires
bien conservés.
Génitales hexagonales, allongées en avant vers l'extérieur, légèrement
convexes au pourtour où elles occupent un arc moindre que celui des
ocellaires : 3 millim. 5 à 5 millim. 5. La plus grande largeur des
génitales est dans la partie postérieure de la plaque : 7 : 4 ;
plaques ornées de carènes plus ou moins saillantes, granulées au
sommet, serrées et pouvant atteindre le nombre de 15 à 18 par plaque,
rayonnant du centre et venant rencontrer aux sutures les carènes des
plaques voisines auxquelles elles se soudent le plus souvent, laissant
entre deux carènes une incision suturale généralement profonde,
anguleuse, qui correspond au bord externe du sillon creusé entre les
carènes ; quelquefois ces incisions pénètrent plus avant dans la
vallée et , en s'allongeant, donnent au pourtour des plaques un aspect
dentelé, aigu, en forme de scie.
L'ornementation des plaques rarement conservée dans son intégrité
passe graduellement à un état presque lisse, déprimé au centre ; les
carènes passant par le milieu des lignes de suture persistent plus
longtemps que les autres et ne cessent d'être visibles que par
exception.
Pores génitaux antérieurs subcentraux, moyennement ouverts, situés au
fond de la dépression de la plaque, mais relevés par une margelle
forte et saillante.
Plaque madreporique portant à la place du pore génital une
excroissance spongieuse, boursouflée, dans les replis de laquelle
s'ouvrent plusieurs perforations minces et vermiculées, communiquant
par un double canal à la suture de l'ocellaire antérieure. Ce
double canal est exactement représenté par la figure 20, pl. 1036 de
la Pal. Fr., mais le pore isolé et arrondi qui l'accompagne dans la
figure ne peut être considéré que comme une rare exception ; les pores
vermiculés multiples du madréporide sont la règle générale.
Ocellaires triangulaires, ornées comme les génitales, arrêtées au bord
du cercle apical, présentant à l'intérieur un angle obtus dirigé vers
le centre de la coquille ; la base du triangle correspondant au bord
externe de l'apex est droite, fortement épaissie et provoque en
arrière une dépression centrale de l'ocellaire ; pores ocellaires
centraux, correspondant à un amincissement de la plaque qui paraît
souvent se perforer autour et au-delà des limites du pore.
Suranale hexagonale, échancrée à la base par le périprocte, ornée
comme les autres plaques.
Périprocte elliptique ou triangulaire, saillant, assez largement
ouvert, à bords relevés, fermé par les deux génitales postérieures et
la suranale ; margelle souvent crénelée au bord interne, sans doute
pour l'insertion des sclérites de la membrane anale.
Ambulacres presque droits, présentant seulement deux faibles
inflexions vers le haut ; zone porifère étroite, à fleur de test ;
deux paires de pores obliquement disposés correspondent à un granule
ambulacraire ; vers la quatrième ou cinquième paire précédant le
péristome cet ordre se modifie ; les pores se bigéminent et chaque
granule porte en regard quatre paires de pores en carré ; cette
multiplication n'est bien nettement apparente que lorsque la coquille
atteint au moins 14 millimètres de diamètre.
Granules ambulacraires assez grands, ne se confondant pas par la base,
s'allongeant et devenant elliptiques dans le sens vertical. Zone
intergranifère étroite, n'admettant que de petites verrues qui
débutent souvent assez loin du sommet ; elles forment une série
linéaire qui, dans les grands exemplaires, passe en descendant à une
double série de verrues de deux tailles différentes, en lignes
régulières, les unes de moyenne taille, les autres microscopiques.
La largeur de l'ambulacre à l'ambitus est environ le quart de celle de
l'interambulacre.
Interambulacres portant six tubercules principaux, imperforés,
crénelés, dont les trois supérieurs très développés, entourés d'un
large scrobicule généralement bordé par sept tubercules secondaires ;
cette série secondaire fermée du côté de la zone miliaire
interambulacraire s'ouvre au point de rencontre des scrobicules à la
base et au sommet des tubercules principaux et disparaît au contact de
la zone porifère ; les scrobicules se trouvent ainsi dégarnis de trois
côtés (quadratae) (1).
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Six granules ambulacraires, douze paires de pores correspondent à une
plaque interambulacraire majeure.
Entre les tubercules secondaires de l'interambulacre se place une zone
miliaire étroite portant deux rangées de granules assez forts entre
lesquels pénètre une série linéaire, simple ou double, de petites
verrues microscopiques qui, par exception, se multiplient quelquefois
vers le sommet de l'interambulacre et poussent des ramifications entre
les tubercules principaux et secondaires, même dans le sens
horizontal. La zone miliaire a son maximum de largeur vers la base de
l'interambulacre ; la partie la plus étroite correspond au milieu de
la hauteur.
Péristome moyen, faiblement rentrant par suite de la légère convexité
de la face inférieure ; diamètre inférieur à celui de l'apex.
Incisions branchiales peu profondes, lèvres ambulacraires et
interambulacraires subégales.
Mesures du plus grand exemplaire de ma collection :
| |
Diamètre
de la coquille |
26 m/m. |
|
| |
Hauteur : |
|
15 |
|
| I. |
|
Rapport : |
|
0,576 |
| |
Apex : |
|
19 |
|
| II. |
|
Rapport : |
|
0,730 |
| |
Péristome : |
|
9,5 |
|
| III. |
|
Rapport : |
|
0,366 |
| |
Ambulacre, longueur : |
|
20 |
|
| IV. |
|
Rapport : |
|
0,769 |
| |
Ambulacre, granules : |
|
21 |
|
| V. |
|
Rapport : |
|
0,952 |
Rapports et différences. Cette espèce est nettement caractérisée par
sa grande taille, le développement et l'ornementation de l'ape, la
forme particulière du madréporide, son double canal, la multiplication
bien visible des pores débutant assez loin du péristome.
Elle a été recueillie à Saint-Seurin d'Uzet, Campanien moyen, à
Talmont Campanien supérieur, Charente Inférieure, à Courgeac,
Charente, Campanien supérieur, P3.
Je rattache à cette espèce une Salenia de petite taille, 14
mil. au maximum, recueillie à Pilou entre le niveau de Saint-Seurin et
celui de Talmont ; j'en rapproche ci-après les mesures de celles de
S. maxima à égalité de taille :
| |
Diamètre de la
coquille : 12-15 m/m. |
| |
Pilou. |
Talmont. |
| I. |
0,664 |
0,666 |
| II. |
0,741 |
0,720 |
| III. |
0,461 |
0,472 |
| IV. |
0,769 |
0,770 |
| V. |
0,714 |
0,769 |
____________
(1) Je désigne sous le
nom de quadratae un groupe de Salénies chez lesquelles les
tubercules majeurs de l'interambulacre ont le cercle scrobiculaire
incomplètement fermé par les tubercules secondaires qui l'entourent ;
ceux-ci se succèdent régulièrement et sans interrumtion du côté de la
zone miliaire. Au-dessus et au-dessous de chaque tubercule principal,
comme du côté de la zone porifère, le cercle scrobiculaire est dégarni
et les scrobicules supérieur et inférieur se touchent par la base sans
interposition de tubercules ni de granules ; sur ces trois faces le
scrobicule est limité par quatre tubercules secondaires en carré,
placés deux au contact de la zone porifère à chaque angle de la plaque
portant le tubercule principal et les deux autres du côté opposé dans
la direction de la zone miliaire interambulacraire ; la figure 5,
planche 1038 de la Pal. fr. représente cette disposition.
Dans le groupe que je désigne sous le nom de coronatae, il
n'existe pas de lacune sur les deux faces inférieure et supérieure du
scrobicule ; l'espace vide chez les quadratae, est occupé par
un ou plusieurs tubercules secondaires complétant sur ces deux faces
le cercle scrobiculaire ; le côté contigu à la zone porifère reste
seul dégarni. Souvent un tubercule supplémentaire vient au contact de
la zone porifère s'intercaler entre les deux tubercules de deux
scrobicules successifs ; cette disposition est commune au groupe
duquel dépendent S. trigonata, S. petalifera, S. Prestensis,
etc.
Si le caractère sur lequel se fonde cette division n'a pas par
lui-même d'importance physiologique, son accord constant avec les
autres caractères du groupe permet de lui reconnaître au point de vue
de la détermination spécifique une certaine utilité.
planches II et
III (extraits)
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Salenia (Salenia)
maxima Arnaud,1896,
Campanien supérieure, Charente Maritime, 19 mm |
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| |
Salenia (Salenia)
paquieri Lambert,1907, Maastrichtien, Haute Garonne, 18 mm |
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|
| |
Salenia (Salenia)
petalifera (Defrance in
desmarest,1825) |
|
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|
Description de
l'espèce par Cotteau |
|
Paléontologie
française, terrain crétacé, tome VII, p.144 |
|
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|
N° 2383.
Salenia petalifera. Agassiz, 1838.
(Desmar., 1825.)
Pl. 1034.
| Echinus, |
Parkinson, Organ. Remains, t. III, pl.I, fig. 12, 1811. |
| |
Smith, Strata ident. by Organ. Foss., p.12, Green sand,
fig. II, 1816. |
| Echinus
areolatus (non Cidarites areaolatus, Wahlenb.) |
Koenig, Icones sextiles, fig. 100, 1820. |
| Echinus
petaliferus, |
Desmarets in Defrance, Oursin, Dict. sc. nat., t.
XXXVII, p.101, 1825. |
|
-
- |
Blainville, zoophyte, id., t. LX, p. 210, 1830. |
|
-
- |
Des
Moulins, Et. sur les Ech., p.302, n°82, 1837. |
| Salenia
petalifera, |
Agassiz, Monog. des Salénies, p.9, pl.I, fig.17-24, 1838. |
|
-
- |
Agassiz, Catal. Ectyp. foss., p.11, 1840. |
|
-
- |
Dujardin in Lamarck, Anim. sans vert., 2e éd.,
t.III, p.394, 1840. |
|
-
- |
Morris, Catal. of Brit. Foss, p.58, 1843. |
| Salenia
personata (pro parte), |
Agassiz et Desor, Catal. rais. des Ech., ann. sc. nat.,
3e série, t.VI, p.341,1846. |
| Salenia petalifera, |
Graves, Essai sur la Top. géog. du dép. de l'Oise, p.689, 1847. |
| Salenia
personata (pro parte), |
Forbes, Memoirs of Geol. Surv., Dec.I, pl. V, 1849. |
| Salenia
petalifera, |
Bronn, Ind. Paleont., p.1107, 1849. |
| Salenia
personata (pro parte), |
d'Orbigny, Prod. de Pal. strat., t.II, p.179, Et.20,
n°672, 1850. |
| Var. petalifera. |
d'Archiac, Hist. des prog. de la géol., t. IV, p.51,
1851. |
| Salenia
personata, |
D'Orbigny, Cours élém. de Pal., t.II, p.126, fig.277,
1852. |
| Salenia
petalifera (pro parte), |
Bronn, Leth. Geognost., Kreide-geb., p.182 (excl. pl.XXIX,
fig.15 a, b), 1852. |
| Salenia
personata, |
Joh.
Müller, Ueber den Bau der Echinod., p.7, pl.I, fig.15,
1854. |
| Salenia
petalifera, |
Morris, Catal. of Brit. Foss., 2e éd., p.89, 1854. |
|
- - |
Desor, Synops. des Ech. foss., p.149, pl.XX, fig.1-3,
1856. |
| Salenia
personata (pro parte), |
Pictet, Traité de Paléont., t. IV, p.247, pl. XCVII,
fig.1, 1857. |
Espèce
de grande taille, circulaire ; fac supérieure renflée, sub-convexe au
sommet ; face inférieure presque plane, arrondie sur les bords,
très-légèrement concave au milieu. Zones porifères sub-onduleuses aux
approches de l'appareil apicial, composées de pores arrondis, disposés
obliquement, séparés par un petit renflement granuliforme, se
multipliant près du péristome. Ambulacres relativement assez larges,
onduleux, garnis de deux rangées de granules serrés, mamelonnés, au
nombre de vingt-quatre ou vingt-cinq dans les exemplaires adultes. La
zone qui les sépare est occupée par des verrues de deux natures ; les
unes, plus développées, sont placées à la base de chaque granule, et
forment des rangées régulières ; les autres, beaucoup plus fines, sont
éparses, homogènes, et remplissent l'espace intermédiaire. Tubercules
inter-ambulacraires médiocrement déaveloppé, entourés de scrobicules
irréguliers, très-ptits en approchant du péristome, au nombre de six
par série. Zone miliaire large et très-granuleuse ; les plus gros
granules sont visiblement mamelonnés, et forment autour des tubercules
des cercles interrompus seulement près des zones porifères ; les
autres granules sont abondants, inégaux, quelquefois mamelonnés,
épars, et accompagnés partout de petites verrues fines, serrées,
homogènes. Péristome assez grand, s'ouvrant presque à fleur du test,
circulaire, muni de très-faibles entailles relevées sur les bords; les
lèvres inter-ambulacraires sont à peu près de même largeur que celles
qui correspondent aux ambulacres. Périprocte sub-triangulaire,
saillant et renflé sur les bords. Appareil apicial plus ou moins
développé, arrondi au pourtour, épais, sub-concave, lisse, marqué le
plus souvent, sur la suture des plaques, d'impressions espacées,
circulaires, peu profondes. Pores génitaux s'ouvrant au centre des
plaques, au milieu d'un renflement du test ; pores ocellaires situés
au sommet des ambulacres, sous le bord externe des plaques. La plaque
génitale antérieure de droite offre une déchirure assez étendue, d'une
forme irrégulière, et dont l'aspect intérieur est spongieux et
madréporiforme ; au milieu de la déchirure, le pore oviducal est
parfaitement visible.
Hauteur, 13 millimètres ; diamètre, 21 millimètres.
Chez
quelques exemplaires du S. petalifera, les impressions
apiciales, sans être plus nombreuses, deviennent plus larges, plus
profondes, et tendent à se prolonger en sillons vers le centre des
plaques, qui sont elles-mêmes moins lisses et plus rugueuses ; cette
|
|
modification donne au disque un
aspect particulier, mais elle nous paraît sans importance spécifique.
- Nous avons rapporté au S. petalifera quelques exemplaires
recueillis aux environs de Beauvais, à un horizon beaucoup plus élevé
; après un examen minutieux, nous nous sommes assuré qu'ils ne
pouvaient être distingués de cette espèce par aucun de leurs
caractères.
Rapports et différences.
- Le S. petalifera constitue un type parfaitement tranché ; il
s'éloigne du S. scutigera, avec lequel il a longtemps été
confondu par sa taille un peu plus forte, ses tubercules
inter-ambulacraires plus développés, et surtout par ses ambulacres
plus larges et garnis de verrues intermédiaires beaucoup plus
nombreuses. Ce caractère le rapproche du S. Austeni, Forbes,
provenant du Lower Chark de Douvres (1), remarquable par son appareil
apicial rugueux, et couvert de petites côtes rayonnantes qui s'entre-croisent
en forme de treillis : "ornamented with serrated ridges running in
pairs from their centre and meeting to form a sort of trellis." Malgré
cette différence, qui concerne uniquement l'appareil apicial, les deux
espèces sont très-voisines, et peut-être le S. Austeni n'est-il
qu'une variété du S. petalifera.
Histoire. - Le S.
petalifera a été mentionné, en 1825, sous le nom d'Echinus
petaliferus, par Desmarets, qui renvoie à la figure asez médiocre
de Parkinson. En 1838, dans sa Monographie des Salénies, M.
Agassiz décrivit et figura cette espèce, et la distingua avec soin des
S. personata et scutigera. Plus tard, dans le
Catalogue raisonné des Echinides, MM. Agassiz et Desor, tout en
maintenant le S. scutigera comme une simple variété du S.
personata. A partir de cette époque, une grande obscurité règne
sur la synonymie de l'espèce qui nous occupe : comme le fait remarquer
M. Desor, elle se trouve confondue, dans la plupart des collections,
avec d'autres espèces, et on la désigne tantôt sous le nom de
petalifera, tantôt sous ceux de personata et de
scutigera. C'est à M. Desor que revient le mérite d'avoir fait
disparaître cette confusion, en fixant les caractères propres au S.
petalifera, et en lui restituant sa véritable synonymie.
Localités. - Cap de la
Hève près le Havre, Rouen, montagne Sainte-Catherine
(Seine-Inférieure). Assez commun. Etage cénomanien. - Notre-Dame du
Thil (Oise). Rare.
Etage sénonien.
Musée
de Beauvais (coll. Graves) ; coll. Michelin, d'Archiac, Hébert,
Koechlin-Schlumberger, Triger, Renevier, Poulain, Guillier, ma
collection.
Loc. autre que la France.
- Warminster (Angleterre). Abondant. Etage cénomanien (Upper Green
Sand).
Expl. des figures. - Pl.
1034, fig. 1, S. petalifera, de la coll. de M. Poulain, vu de
côté ; fig. 2, face sup. ; fig. 3, face inf. ; fig. 4, ambulacre
grossi ; fig. 5, aire inter-ambul. grossie ; fig. 6, tubercule grossi
; fig. 7, apareil apicial grossi ; fig. 8, plaque madréporiforme
grossie ; fig. 9, péristome grossi ; fig. 10, indiv. à appareil
apicial plus persillé, de la coll. de M. Poulain, vu de côté ; fig.
11, face sup. ; fig. 12, face inf. ; fig. 13, appareil apicial grossi
; fig. 14, indiv. de la craie de Beauvais, de la coll. de M. Hébert,
vu de côté ; fig. 15, face sup. ; fig. 16, face inf. ; fig. 17,
portion d'ambulacre grossie ; fig. 18, appareil apicial grossi et
restauré.
(1) Forbes in Morris, Catal. of British
Foss., 2e ed., p.89, 1854. - Woodward, Memoirs of Geol. Surv.,
Appendix 10 Dec. v, p.4, 1856.
Extrait de la
planche 1034, d'après Cotteau
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Salenia (Salenia)
petalifera (Defrance in
desmarest,1825), Aptien, Aude, 15 mm |
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Salenia (Salenia)
scotti Ikins,1940,
Walnut fm, Albien, cté Bell, Texas, 14 mm |
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Sous-genre
Salenia (Pleurosalenia)
Pomel,1883
Classification
méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.94
Espèce type
Salenia tertiaria
Tate,1877 (désignation
originale par Pomel,1883,p.94)
Extension
stratigraphique
(bibliographique, non vérifiée)
: Campanien - Eocène sup. |
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Diagnose originale du
genre par Pomel |
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Classification
méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, 1838, p.94 |
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Pleurosalenia. Subrotulaire ; apex de Salenia, à
périprocte latéral, mais touchant l'ocellaire qui sépare complètement
les génitales voisines. Péristome petit, arrondi, un peu enfoncé,
faiblement entaillé. Zones porifères 1-géminées et 1-sériées.
Tubercules ambulacraires très petits, granuliformes, en deux rangées,
séparés par une zone miliaire ; les interambulacraires très
|
|
gros, crénelés, imperforé, en
deux rangées principales de 5 àn 6, avec deux rangs de petits
secondaires à leur intérieur. P. tertiaria (Tate sp.) est
fossile d'Australie. S. varispina W. Tomps. (non A. Ag.) paraît être
du même genre et vit dans les mers actuelles. |
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Salenia (Pleurosalenia)
heberti
(Cotteau,1861) |
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Diagnose originale de
l'espèce par Cotteau |
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Paléontologie
française, terrains crétacés, t.VII, p.173 |
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N° 2392.
Salenia Heberti. Cotteau, 1861.
Pl. 1040, fig. 11-24.
Espèce
de taille moyenne, circulaire ; face supérieure haute, renflée,
légèrement sub-conique ; face inférieure étroite, presque plane,
arrondie sur les bords. Zones porifères à peine flexueuses, composées
de pores espacés, rangés très-obliquement, séparés par un petit
renflement granuliforme. Ambulacres de médiocre largeur, sub-flexueux
au sommet, beaucoup plus droits vers l'ambitus et à la face
inférieure, garnis de deux rangées de granules serrés, homogènes,
placés très-près des zones porifères, au nombre de vingt-quatre ou
vingt-cinq par série. En approchant du péristome, deux ou trois de ces
granules par rangée augmentent un peu de volume ; l'espace
intermédiaire est rempli par une granulation fine, abondante, inégale,
au milieu de laquelle se détachent ordinairement deux rangées
régulières et plus apparentes. Tubercules inter-ambulacraires assez
fortement développés, s'élevant très-près du sommet, au nombre de six
ou sept par série, diminuant insensiblement de volume, au fur et à
mesure qu'ils se rapprochent de l'appareil apicial. Zone miliaire
large et très-granuleuse ; les plus gros granules sont visiblement
mamelonnés, et forment autour des tubercules des cercles interrompus
par les zones porifères ; les autres sont abondants, inégaux,
quelquefois mamelonnés, et accompagnés, natamment dans la zone
miliaire de verrues fines et homogènes. Péristome petit, circulaire,
s'ouvrant à fleur du test, muni d'entailles à peine apparentes ; les
lèbres inter-ambulacraires paraissent moins larges que clles qui
correspondent aux ambulacres. Périprocte sub-triangulaire, à peine
renflé sur les bords. Appareil apicial mince, peu développé, vaguement
pentagonal, marqué d'impressions suturales plus ou moins prononcées,
et quelquefois de petites côtes rayonnantes très-atténuées ; plaque
madréporiforme parfaitement distincte.
Hauteur, 11 millimètres ; diamètre, 14 millimètres.
Nous
n'hésitons pas à rapporter à cette même espèce une petite Salénie que
nous a communiquée M. l'abbé Sorignet, et qui a été recueillie à
Civières (Eure), associée, comme à Meudon, au Cidaris pleracantha.
Elle ne saurait être distinguée du S. Heberti par aucun
caractère essentiel ; seulement, dans l'exemplaire de Meudon, dont la
taille est un peu plus forte, les granules qui garnissent les
ambulacres sont relativement plus gros, et les pores ambulacraires
plus espacés. - Cette différence nous a paru sans importance au oint
de vue spécifque. |
|
Rapports et différences. - Cette espèce présente assurément beaucoup
de ressemblance avec les S. petalifera et antophora ;
elle nous a paru cependant en différer par plusieurs caractères, et
nous avons cru devoir en faire une espèce particulière. Elle se
distingue du S. petalifera par sa forme plus élevée, plus
étroite à la base, par son péristome moins large, ses tubercules
inter-ambulacraires plus nombreux, son appareil apicial plus mince,
ses ambulacres garnis de granules plus abondants, plus délicats, plus
serrés, placés plus près des zones porifères, et séparés par une
granulation plus fine. Cette structure des ambulacres sert également à
distinguer le S. Heberti du S. anthophora, que
caractérisent en outre son appareil apicial plus épais et son
péristome plus ouvert et plus concave.
Localités. - Meudon
(Seine) ; Civières (Eure). Rare. Etage sénonien.
Coll.
Hébert, Sorignet.
Expl. des figures. - Pl.
1040, fig. 11, S. Heberti, de la coll. de M. Hébert, vu de côté
; fig. 12, face sup. ; fig. 13, face inf. ; fig. 14, ambulacre grossi
; fig. 15, aire inter-ambul. grossie ; fig. 16, tubercule, vu de
profil ; fig. 17, appareil apicial grossi ; fig. 18, péristome grossi
; fig. 19, autre exempl. de la coll. de M. l'abbé Sorignet, vu de côté
; fig. 20, face sup. ; fig. 21, face inf. ; fig. 22, ambulacre grossi
; fig. 23, appareil apicial grossi ; fig. 24, plaque madréporiforme
grossie.
Extrait de la
planche 1040, d'après Cotteau
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Salenia (Pleurosalenia)
heberti
(Cotteau,1861), Campanien, Allemagne, 15 mm |
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Salenia (Pleurosalenia)
maestrichtensis
Schlüter,1892, Maastrichtien, Haute Garonne, 19 mm |
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Salenia (Pleurosalenia)
pygmaea
(v. Hagenow,1840) |
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Diagnose originale de
l'espèce par v. Hagnow |
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Monographie der Kreide-Versteinerungen
Neuvorpommerns und Rügens, p.650 |
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3. C. (Salenia)
pygmaeus n., Fg. 4. - Der ovale After dieses kleinen nur 1'''
breiten Cidariten liegt, wie bei dem vorigen, ausserhalb der Mitte und
tritt aus einem sehr dick un scharfkantig aufliegenden, Rosetten-ähnlichem
Schilde hervor, welcher aus einem Stücke besteht une fast den ganzen
oberen Theil des etwas niedergedrückt-kugeligen Körpers bedeckt. Die
Oberfläche des Schildes zeigt regelmäsig - gestellte grössere und
kleinere Vertiefangen. Auf den grossen Feldern stehen in zwei Reihen
sechs grosse Warzen, innen mit gekerbten Gelenk-Ringen und zwar in
jeder Reihe dreien derselben, zwischen welchen sich eine hin und
hergebogene Doppel-Reihe feiner Knötchen herabzieht ; eine Kranz-artige
Einfassung der Gelenk-Scheiben ist nicht bemerkbar. Die Fühlergänge
sind einfach-paarig geradlinig, und deren Felder haben eine doppelte
Reihe gleichgrosser abwechselnd stehender feiner Knötchen. - Kommt
sehr selten vor. |
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Extrait de la
planche IV, d'après v. Hagenow
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Salenia (Pleurosalenia)
pygmaea
(v. Hagenow,1840), Paléocène inférieur, Canal Frederick,
Danemark, 3 mm |
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Salenia (Pleurosalenia)
tertiara (Tate,1877),
Eocène supérieur, Tortachilla limestone, Australie du Sud, 16 mm |
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Genre
Bathysalenia
Pomel,1883
Classification
méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.94
Espèce type
Salenia geosiana
Loven,1874 (désignation
subséquente de Smith & Wright, 1990, p.134)
Etudes sur les
échinoidées, p.27
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Albien -
Actuel
Syn.
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Diagnose originale du
genre par Pomel |
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Classification
méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, 1838, p.94 |
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Bathysalenia. Apex grand, construit comme dans le type, mais
couvert de saillies fraisées faisant couronne autour du périprocte.
Zones porifères bigéminées, unisériées, formées d'un petit nombre de
paires s'ouvrant dans une fossette bordée ; les pores superposés dans
chaque paire. Péristome gran, subdécagonal, très peu entaillé.
Tubercules imperforés, en double rangée dans
|
|
chaque aire ; les
interambulacraires espacés, non crénelés, plus volumineux à l'ambitus
; les interambulacraires un peu plus gros que ces derniers, allant en
grossissant vers le haut, les supérieurs seuls crénelés. S. goezana
Lovén est des mers actuelles. |
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Bathysalenia
garumnensis (Valette,1905),
Thanétien inférieur, Haute Garonne, 15 mm |
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Bathysalenia
granulosa (Woodward,1856),
Turonien moyen, Seine-Maritime, 9 mm |
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Genre
Holosalenia
Smith & Wright,1990
British cretaceous
echinoids, part 2, p.130
Espèce type
Salenia batnensis
Cotteau, Peron & Gauthier,1879 (désignation
originale)
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Albien -
Maastrichtien |
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Holosalenia
batnensis (Cotteau, Peron &
Gauthier,1879) |
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Diagnose originale du
genre par Cotteau, Peron & Gauthier |
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Echinides fossiles de
l'Algérie, description des espèces déjà recueillies dans ce pays et
considérations sur leur position stratigraphique, 1879, p.183 |
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Salenia Batnensis, Peron
et Gauthier, 1879.
Pl. XIII, fig. 7-13.
Salenia petalifera, Coquand, Mém. de la Soc. d'émul. de la
Provence, t. II, p.65, 66 et 299, 1862.
Dimensions : Exemplaire très élevé. Diam.
19 mill. Haut. 17 mill. Périst.
Taille ordinaire.
- 17
- 13
- 8 mill.
Espèce d'assez grande taille, de forme généralement élevée, quoique
quelques exemplaires soient plus déprimés, circulaire, parfois
pentagonale légèrement aplatie en dessus et en dessous. Les grands
exemplaires ont un aspect presque cylindrique.
Appareil apical arrondi, peu étendu, composé de cinq plaques
ocellaires petites et subtriangulaires, et de cinq plaques génitales
assez irrégulières et granuleuses. La plaque suranale, en forme de
croissant, fortement échancrée par le périprocte, ne rejette que
légèrement cette ouverture à droite. Les sutures des plaques, peu
distinctes elles-mêmes, sont parquées d'impressions profondes,
nombreuses, variables, qui s'allongent dans quelques exemplaires et
dont les bords forment, en se croisant en différents sens, comme des
cloisons géométriquement disposées. Un caractère particulier à cette
espèce, c'est de porter sur la plaque antérieure de droite un corps
madréporiforme assez grand, spongieux et bien distinct. Ce caractère
est beaucoup moins accentué dans la plupart des espèces du genre, au
point que tout d'abord on avait cru que les salénies étaient
dépourvues de cet organe.
Zones
porifères étroites, onduleuses, composées de pores ronds, très petits,
disposés par simples paires. Aires ambulacraires déprimées, sinueuses,
relativement assez larges. Les granules forment deux rangées
légèrement écartées l'une de l'autre et qui ne s'élargissent pas à la
face inférieure. Un grand nombre de granules fins, homogènes et
disposé sans ordre, remplissent l'intervalle.
Aires
interambulacraires médiocrement larges, surtout dans les exemplaires
élevés. Elles portent deux rangées de tubercules assez gros, crénelés,
imperforés, au nombre de six à sept par série, ou même huit dans les
grands individus. Scrobicules entourés d'un cercle complet de
granules. Zone miliaire assez large, couverte d'une grande quantité de
granules très fins. |
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Péristome à fleur du test, de médiocre grandeur, subcirculaire, marqué
d'entailles profondes.
Périprocte irrégulièrement arrondi, grand, avec bords saillants et
formant bourrelet.
Rapports et différences. - M. Coquand a réuni les exemplaires que
nous venons de décrire au Salenia petalifera ; mais des
différences très sensibles séparent les deux espèces. La nôtre est
bien plus haute en général ; l'appareil apical est beaucoup moins
étendu, marqué d'impressions suturales plus profondes, et porte un
corps madréporiforme très nettement accusé, tandis qu'il est à peine
sensible dans le Salenia petalifera. Les tubercules
interambulacraires sont plus nombreux, plus gros et plus saillants ;
enfin la granulation est toute différente.
Localité. - Le
Salenia Batnensis assez abondant à Batna ; mais nous ne l'avons
recueilli dans aucune autre localité. On le rencontre principalement
au sud de la ville, près de la mosquée, dans les ravins du Djebel Iche-Ali,
avec l'Heterodiadema Libycum. Cénomanien.
Collections Peron, Cotteau, Gauthier, Coquand, Jullien, de Loriol, le
Mesle, de la Sorbonne.
Explication des Figures.
- Pl, XIII, fig. 7, Salenia Batnensis, vu de côté ; fig. 8,
face sup. ; fig. 9, face inf. ; fig, 10, autre exemplaire moins élevé,
vu de côté ; fig. 11, aire ambulacraire grossie ; fig. 12, plaques
interambulacraires grossies ; fig. 13, appareil apical grossi.
Extrait de la
planche XIII
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Holosalenia
batnensis (Cotteau, Peron &
Gauthier,1879),
Cénomanien, Maroc, 25 mm |
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Holosalenia
batnensis (Cotteau, Peron &
Gauthier,1879),
Cénomanien, Maroc, 24 mm |
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Holosalenia
batnensis (Cotteau, Peron &
Gauthier,1879),
Cénomanien, Maroc, 25 mm |
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Holosalenia
batnensis (Cotteau, Peron &
Gauthier,1879),
Cénomanien, Maroc, 26 mm |
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Holosalenia
batnensis (Cotteau, Peron &
Gauthier,1879),
Cénomanien, Maroc, 24 mm |
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Genre
Leptosalenia
Smith & Wright,1990
British cretaceous
echinoids, part 2, p.134
Espèce type
Salenia prestensis
Desor,1856 (désignation
originale)
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Albien -
Cénomanien |
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Leptosalenia
prestensis
(Desor,1856) |
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N° 2381.
Salenia Prestensis, Desor, 1856. (Gras, 1848).
Pl. 1032 et 1033, fig. 1-9.
Salenia personata (non Ag.), A.
Gras, Ours. foss. de l'Isère, p. 28, pl. I, fig. 16, 1848.
-
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A. Gras, Catal. des corps org. foss. de l'Isère, p. 36, 1852.
Salenia Prestensis
Desor, Synops. des Ech. foss., p. 151, 1856.
Salenia Triboleti,
Desor, id.
Salenia Prestensis,
Leymerie et Cotteau, Catal. des Ech. des Pyrénées, Bull. Soc.
géol. de France, 2e série, t. XIII, p. 328, 1856.
Salenia Prestensis,
Pictet et Renevier, Desc. des foss. du terr. aptien de la Perte du
Rhône, p.159, pl.XXII, fig. 6 a, b, c, 1858.
Salenia Triboleti,
Pictet et Renevier, id., p. 160, pl.XXII, fig. 7 a, b, c, et
fig. 8, 1858.
Salenia Prestensis,
d'Archiac, les Corbières, Mém. Soc. géol. de France, 2e série,
t. VI, p. 387, 1859.
Espèce de grande taille, circulaire ; face supérieure médiocrement
renflée, presque toujours déprimée au sommet ; face inférieure plane,
arrondie sur les bords. Zones porifères onduleuses, formées de pores
oblongs, largement ouverts, disposés obliquement, séparés par un petit
renflement granuliforme, se multipliant d'une manière sensible près du
péristome. Ambulacres très-étroits, surtout vers le sommet, flexueux,
garnis de granules mamelonnés, homogènes, au nombre de vingt-trois ou
vingt-quatre dans les individus de taille ordinaire. A la face
inférieure, les ambulacres s'élargissent insensiblement, et les
granules paraissent un peu plus développés ; les deux rangées de
granules sont partout très-rapprochées, et l'espace intermédiaire,
souvent fort étroit, est occupé par des verrues fines, serrées,
homogènes ; depuis l'ambitus jusqu'au péristome, l'intervalle est plus
large, et les verrues sont moins abondantes et plus développées.
Tubercules inter-ambulacraires très-gros, saillants, au nombre de six
ou sept par série. Granules plus apparents que ceux qui garnissent les
ambulacres, inégaux, souvent mamelonnés, rares sur le bord des zones
porifères, plus abondants dans la zone miliaire ; les plus gros
forment des demi-cercles autour des scrobicules ; les autres sont
disséminés au haard, et accompagnés de petites verrues fines,
inégales. Péristome assez grand, s'ouvrant presque à fleur du test,
sub-décagonal, muni d'entailles relevées sur les bords ; les lèvres
inter-ambulacraires sont moins larges et un peu plus arrondies que
celles qui correspondent aux ambulacres. Périprocte sub-triangulaire,
granuleux et renflé sur les bords. Appareil apicial médiocrement
développé, sub-circulaire, ordinairement lisse, déprimé, marqué, sur
la suture des plaques, d'impressions nombreuses, mais peu profondes,
et qui se prolongent en sillons atténués dans l'intérieur des plaques.
Pores génitaux très-apparents, entourés d'un léger bourrelet. La
plaque génitale antérieure de droite présente une déchirure
très-étendue, irrégulière dans ses contours, d'un aspect spongieux et
madréporiforme.
Hauteur, 14 millimètres ; diamètre, 27 millimètres.
Individu de grande taille : hauteur, 18 millimètres ; diamètre, 30
millimètres.
Le
S. Prestensis varie beaucoup avec l'âge. Les individus les plus
jeunes sont remarquables par leur forme déprimée et la grandeur de
leur appareil apicial qui couvre toute la face supérieure, et offre à
la suture des plaques, au lieu de sillons nombreux et atténués, des
impressions circulaires beaucoup plus espacées, mais plus profondes ;
les plaques génitales sont déjà perforées d'un petit trou, mais la
plaque antérieure de droite ne paraît se distinguer des autres par
aucun caractère. Au fur et à mesure que l'animal grandit, de nouvelles
modifications ont lieu ; l'appareil apicial prend le plus souvent un
aspect pentagonal ; il ne couvre plus qu'une partie de la face
supérieure, et les impressions dont il est marqué deviennent moins
profondes et plus nombreuses. En vieillissant, ces impressions, tout
en s'atténuant, se multiplient encore, et l'appareil apicial
s'arrondit sur les bords. A l'âge adulte, il existe également
certaines variétés qu'il importe de signaler. M. d'Archiac nous a
communiqué un échantillon recueilli dans les couches crétacées de la
Clape (Aude). Bien que sa physionomie générale soit celle du S.
Prestensis, il en diffère par son appareil apicial marqué
d'impressions plus profondes et plus rares, par ses ambulacres encore
plus étroits et garnis de granules plus serrés : malgré ces petites
différences, nous n'avons pas hésité, dès 1856, dans notre
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Catalogue
des Echinides des Pyrénées, à réunir cet exemplaire au S.
Prestensis. - Chez quelques individus de l'Isère et de la Presta,
l'appareil apicial cesse d'être lisse, déprimé, et couvert
d'impressions atténuées ; les plaques dont il se compose sont plus
épaisses, plus bosselées, et profondément digitées sur les bords : M.
Desor a donné à ces échantillons le nom de S. Triboleti, et MM.
Pictet et Renevier les ont fait figurer, sous cette dénomination, dans
leur Description des fossiles du terrain aptien de la Perte du
Rhône ; ils reconnaissent cependant qu'il existe entre cette
espèce et le S. Prestensis, des transitions curieuses : nous
irons plus loin encore, en réunissant ces deux espèces, qu'on
rencontre au même horizon et dans les mêmes localités, et qui, en
dehors de l'appareil apicial, offrent dans tous leurs autres
caractères, une identité presque complète.
Rapports et différences.
- Le S. Prestensis est la plus grande espèce que nous
connaissons. Au premier aspect, il se rapproche un peu du S.
scutigera, Gray, et notamment de la variété de grande taille,
assez abondante dans l'étage sénonien de la Charente ; mais cette
dernière espèce sera toujours reconnaissable à son appareil apicial
plus large, plus épais et plus renflé, à ses ambulacres garnis de
granules plus gros et moins nombreux, à son péristome plus étroit et
plus enfoncé.
Histoire. - Albin Gras
le premier, en 1848, a décrit cette Salénie, et l'a rapportée à tort
au S. personata. Quelques années plus tard, en la mentionnant
de nouveau dans le Catalogue des fossiles de l'Isère, il
éprouve quelque doute sur ce rapprochement, et n'est pas éloigné d'y
voir le type d'une espèce nouvelle. En 1856, M. Desor désigna cette
espèce sous le nom de S. Prestensis, qu'elle a conservé depuis.
Nous lui avons réuni, à titre de variété, le S. Triboleti.
Localités. - Le Rimet
près Rancurel, la Fà, ravin des Ravix (Isère), couches à Orbitolines,
abondant ; la Clape (Aude), couches à Echinospatagus Collegnyi,
rare. Etage aptien.
Ecole
des mines, Musée de Grenoble (coll. A. Gras), Musée de Neuchâtel ;
coll. de la Sorbonne, Michelin, d'Archiac, Lory, Renevier, ma
collection.
Loc. autres que la France.
- La Presta (Val de Travers), Kamor (Sentis), Suisse ; Shanklin (île
de Wight), Angleterre, couches à Ostrea aquila. Etage aptien.
Expl. des figures. - Pl.
1032, fig. 1, S. Prestensis, de ma collection, vu de côté ;
fig. 2, face sup. ; fig. 3, face inf.; fig. 4, ambulacre grossi ; fig.
5, aire inter-amb. grossie ; fig. 6, appareil apicial grossi ; fig. 7,
plaque madréporiforme grossie ; fig. 8, péristome grossi ; fig.? 9,
individu de grande taille, de la coll. de M. Michelin, vu de côté ;
fig. 10, face sup. ; fig. 11, var. à appareil apicial pentagonal, du
Musée de Grenoble, vu de côté ; fig. 12, face sup. ; fig. 13, ind.
très-jeune, du Musée de Grenoble, vu de côté ; fig. 14, face sup. ;
fig. 15, face inf. ; fig. 16, face sup. grossie ; fig. 17, var.
provenant de la Clape, de la coll. de M. d'Archiac, vue de côté ; fig.
18, face sup. ; fig. 19, face inf. ; fig. 20, ambulacre grossi ; fig.
21, appareil apicial grossi. - Pl. 1033, fig. 1, var. à appareil
apicial persillé (Salenia Triboleti, de la coll. de M.
Michelin, vu de côté ; fig. 2, face sup. ; fig. 3, face inf. ; fig. 4,
ambulacre grossi ; fig. 5, aire inter-amb. grossie ; fig. 6, appareil
apicial grossi ; fig. 7, péristome grossi ; fig. 8, ind. de grande
taille, légèrement grossi, vu sur la face supérieure (figure copiée
d'après MM. Pictet et Renevier, loc. cit.) ; fig. 9, appareil
apicial grossi (id.).
Extrait de la
planche 1033, d'après Cotteau
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Leptosalenia
prestensis
(Desor,1856),
Aptien, Espagne, 12 mm |
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Leptosalenia
foliumquerci
(Desor,1854) |
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Description de
l'espèce par Ag. & Desor |
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Catalogue raisonné des
échinides vivans et fossiles, 1847, p. 38 |
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folium-querci Desor.
Espèce très voisine du S. scutigera ; mais les tubercules
secondaires qui entourent les gros tubercules sont moins nombreux et
plus saillants. Les plaques génitales ressemblent à des feuilles de
chêne, par suite des impressions de leurs sutures.
Néoc.
de Billecul (Jura). - Marcou. |
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Description de
l'espèce par Cotteau |
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Paléontologie
française, terrains créacés, tome VII, p. 133 |
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N° 2378.
Salenia folium-querci, Desor, 1842.
Pl. 1030, fig. 7-13.
Espèce
de petite taille, circulaire ; face supérieure légèrement renflée ;
face inférieure presque plane, arrondie sur les bords. Zones porifères
droites, composées de pores petits, rangés obliquement, séparés par un
renflement granuliforme, se multipliant un peu près du péristome.
Ambulacres étroits, garnis de granules mamelonnés, serrés, homogènes,
au nombre de douze par série ; les deux rangées sont tellement
rapprochées, qu'on aperçoit à peine quelques petites verrues
intermédiaires. Tubercules interambulacraires très-inégaux, saillants
et développés vers l'ambitus, beaucoup plus petits à la face
inférieure, au nombre de quatre ou cinq par série. Granules
intermédiaires assez apparents, quelquefois mamelonnés, inégaux,
espacés, épars, formant cependant autour des plus gros tubercules des
cercles assez réguliers. Péristome largement ouvert, sub-circulaire,
marqué d'entailles apparentes. Périprocte triangulaire, légèrement
renflé sur les bords. Appareil apicial très-grand, occupant presque
entièrement la face supérieure, recouvert sur toute sa surface
d'impressions allongées et rayonnantes, d'autant plus prononces
qu'elles se rapprochent de la suture des plaques. Dans l'exemplaire
que nous avons sous les yeux, les plaques génitales paraissent
marquées de deux pores inégaux ; le plus petit est antérieur, et tend
à se confondre avec l'autre. Les plaques ocellaires présentent sur le
bord, au sommet de l'ambulacre, une petite échancrure dans laquelle
paraît s'ouvrir le pore ocellaire. La plaque génitale antérieure de
droite diffère des autres par une fissure oblongue, entourée d'un
léger bourrelet.
Hauteur, millimètres ; diamètre, 12 millimètres 1/2.
Rapport
et différences. - Le S. folium-querci offre quelques rapports
avec le S. scutigera, qu'on rencontre à un horizon beaucoup
plus élevé ; il s'en distingue cependant assez facilement par sa face
supérieure plus déprimée, ses granules inter-ambulacraires moins
|
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nombreux et plus apparent, son
appareil apicial plus développé et marqué de sillons plus profonds. Au
premier aspect, cette espèce a peut-être plus de ressemblance avec le
Peltastes stellulatus, qui caractérise les mêmes couches ; il
en diffère par son appareil apicial encore plus étendu, ses ambulacres
garnis de tubercules plus serrés, et surtout par son périprocte
oblique, triangulaire, et situé en dehors de l'axe de l'animal.
Localités. - Bernouil
(Yonne) ; Billecul (Jura). Très-rare. Etage néocomien inf. et moyen.
Musée
de Neuchâtel, ma collection.
Loc. autre que la France.
- Du Roc, près Neuchâtel (Suisseà . Etage néocomien.
Expl. des figures. - Pl.
1030, fig. , S. folium-querci, de ma collection, vu de côté ;
fig. 8, face sup. ; fig. 9, face inf. ; fig. 10, ambulacre grossi ;
fig. 11, aire inter-amb. grossie ; fig. 12, tubercule vu de profil,
grossi ; fig. 13, appareil apicial grossi ; fig. 14, péristome grossi.
Extrait de la
planche 1030
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Leptosalenia
foliumquerci
(Desor,1854), Hauterivien, Maroc, 16 mm |
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Leptosalenia
grasi
(Cotteau,1861) |
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Diagnose originale de
l'espèce par Cotteau |
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Paléontologie
française, terrains crétacés, tome VII, p.142 |
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N° 2382.
Salenia Grasi, Cotteau, 1861.
Pl. 1033, fig. 10-16.
Espèce
de petite taille, sub-circulaire ; face supérieure très-peu renflée,
déprimée au sommet ; face inférieure plane, à peine arrondie sur les
bords. Zones porifères presque droites, composées de pores
sub-elliptiques, disposés obliquement, séparés par un petit renflement
granuliforme, déviant un peu de la ligne droite près du péristome,
sans cependant se multiplier. Ambulacres étroits, convergeant en ligne
droite du sommet à la bouche, garnis de douze rangées de granules
serrés, mamelonnés, au nombre de dix-sept ou dix-huit par série : à la
face supérieure, ces granules sont petits et homogènes ; ils
augmentent un peu de volume au-dessous de l'ambitus ; les deux rangées
sont très-rapprochées et laissent à peine la place à quelques verrues
intermédiaires, qui se montrent seulement à la face inférieure.
Tubercules inter-ambulacraires gros et saillants vers l'ambitus,
très-petits en approchant du péristome, au nombre de cinq ou six par
série. Granules intermédiaires inégaux, visiblement mamelonnés, plus
apparents que les granules ambulacraires ; les uns sont placés çà et
là autour des gros tubercules ; les autres occupent la zone miliaire
et forment vers le sommet des séries concentriques, assez régulières ;
ils sont accompagnés, notamment vers l'ambitus, de quelques petites
verrues microscopiques. Péristome assez grand, s'ouvrant presque à
fleur du test, sub-circulaire, muni d'entailles apparentes et relevées
sur les bords ; les lèbres inter-ambulacraires sont beaucoup plus
étroites que celles qui correspondent au ambulacres. Périprocte
sub-triangulaire, légèrement arrondi. Appareil apicial lisse, déprimé,
sub-pentagonal, fortement onduleux sur les bords, marqué sur la suture
de plaques d'impressions espacées, larges et profondes. Plaques
génitales troites, allongées, s'avançant au milieu des aires
inter-ambulacraires ; plaques ocellaires rentrantes, arrondies en
forme de croissant. |
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Rapports et différences.
- Cette petite espèce se distingue nettement de ses congénères par la
disposition de ses granules inter-ambulacraires, par sa face
inférieure tout à fait plane, et surtout par son appareil apicial
onduleux sur les bords, et d'un aspect étoilé. Ce caractère lui donne
au premier aspect beaucoup de ressemblance avec le Peltastes
acanthoides de l'étage cénomanien ; elle s'en éloigne
non-seulement par son périprocte situé en dehors de l'axe de l'animal,
mais encore par ses ambulacres plus étroits et dépourvus, à la face
supérieure, de verrues intermédiaires, par sa face inférieure plus
plane, son péristome moins enfoncé, et ses granules
inter-ambulacraires autrement disposés.
Localité. - Le Rimet,
près Rancurel (Isère). Très-rare. Etage aptien.
L'échantillon que nous avons décrit fait partie de la collection
d'Albin Gras, et appartient aujourd'hui au Musée de Grenoble.
L'étiquette qui l'accompagne porte ces mots écrits de la main d'Albin
Gras : Salenia, nov. sp. Nous sommes heureux de la dédier à ce
savant paléontologiste, qui le premier a fait connaître les échinides
si nombreux et si curieux que renferme le terrain crétacé inférieur de
l'Isère.
Expl. des figures. - Pl.
1033, fig. 10, S. Grasi, du Musée de Grenoble, vu de côté ;
fig. 11, face sup. ; fig. 12, face inf. ; fig. 13, ambulacre grossi ;
fig. 14, aire inter-amb. grossie ; fig. 15, appareil apicial grossi ;
fig. 16 péristome grossi.
Extrait de la
planche 1033, d'après Cotteau
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Leptosalenia
grasi
(Cotteau,1861),
Aptien, Espagne, 10 mm |
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Leptosalenia
mexicana
(Schlüter,1887), Fredericksburg group, Walnut Fm, Albien, Cté
Bell, Texas, 18 mm |
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Leptosalenia
texana
(Credner,1875), Glenrose Fm, Albien, Cté Comal, Texas, 18 mm |
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Leptosalenia
texana
(Credner,1875), Glenrose Fm, Albien, Canyon Lake, Texas, 28 mm |
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Sous-famille
Hyposaleniinae
Mortensen,
1934
description succinte :
périprocte nettement partagé en deux parties symétriques par l'axe ambulacre
III / interambulacre 5. |
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Genre
Hyposalenia
Desor,1856
Synopsis des
échinides fossiles, p.147
Espèce type
Salenia stellulata
Agassiz, 1838
Monographie
d'échinodermes vivans et fossiles, I- des Salénies, p.27 (désignation
subséquente Smith in
Smith & Wright, 1990, British
cretaceous echinoids, p.174)
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Valanginien - ?
Danien
Syn.
-
Peltastes
Agassiz,
1838, p.27 non Illinger,
1807
-
Peltosalenia Quenstedt,
1872, p.36
-
Peltaris
Quenstedt, 1873, p.236
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Diagnose originale du
genre par Desor |
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Synopsis des échinides
fossiles, 1856, p.147 |
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LVIIIe
Genre. - HYPOSALENIA
Desor nov. gen.
Tab. XX, fig.
6-8.
Petits oursins plus ou moins déprimés, à ambulacres droits. Tubercules
interambulacraires gros, imperforés, mais distinctement crénelés.
Disque apicial grand, souvent persillé, à pourtour onduleux. Plaque
suranale dans le pla de l'axe de l'animal, bordant le périprocte en
avant.
Radioles inconnus.
Ce genre ne comprend que des espèces des terrains crétacés, mais on en
trouve à peu près dans tous les étages de cette formation.K |
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Nota. Défalqué d'abord
du genre Salenia puis du genre Peltastes auquel il avait été associé
dans le "Catalogue raisonné", ce genre comprend cette fraction de
l'ancien genre Salenia, qu'on pourrait appeler les Salénies normales,
et qui ne diffèrent des vraies Salénies que par un seul caractère,
c'est que la plaque suranale et le périprocte sont dans le même plan,
ce qui, dans l'hypothèse de M. Agassiz, revient à dire que le
périprocte est excentrique en arrière, tandis que dans les Salénies,
on suppose qu'il est excentrique en avant. (Comp. les fig. 1 et 6.) |
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Sous-genre
Hyposalenia (Hyposalenia)
Gray,1835
Synopsis des
échinides fossiles, p.147
Espèce type
Salenia stellulata
Agassiz, 1838
Monographie
d'échinodermes vivans et fossiles, I- des Salénies, p.27 (désignation
subséquente Smith in
Smith & Wright, 1990, British
cretaceous echinoids, p.174)
Extension
stratigraphique (bibliographique,
non vérifiée) : Valanginien - ?
Danien |
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Salenia (Hyposalenia)
stellulata
(Agassiz,1838) |
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Description de
l'espèce par Desor |
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Synopsis des échinides
fossiles, 1856, p.147 |
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Hyposalenia stellulata (Tab. XX, fig.6-8).
Syn. Salenia stellulata Agass. Monogr. des Salén. p. 15, Tab.
II, fig. 25-32. - Echin. suiss. II, p. 90, Tab. XXIII, fig. 6-10. -
Peltastes stellulatus Agass. Catal. rais. p. 38. Espèce peu
élevée, subconique. Ambulacres droits, composés de tubercules très
petits et très serrés. Disque apicial grand, d'apparence persillée, ce
qui provient de ce que les impressions suturales sont allongées en
forme de petits sillons, au lieu d'être de simples petits points.
Q. 64. (Type de l'espèce.)
Néocomien inf. (Valanginien) des environs de la Chaux-de-Fonds et du
Dépt. de l'Yonne. |
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Coll. Nicolet, Cotteau.
Nota. C'est par erreur
que dans le "Catalogue raisonné", cette espèce est citée dans le gault
du Wiltshire.
Extrait de la
planche XX, fig.6-8, d'après Desor
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Salenia (Hyposalenia)
stellulata
(Agassiz,1838), Barrémien inférieur, Maroc, 18 mm |
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Salenia (Hyposalenia)
archiaci
(Cotteau, 1861) |
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Diagnose originale de
l'espèce par Cotteau |
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Paléontologie
française, terrains crétacés, tome VII, p.110 |
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N° 2370.
Peltastes Archiaci, Cotteau, 1861.
Pl. 1025, fig. 11-17.
Espèce
de taille moyenne, circulaire ; face supérieure épaisse, médiocrement
renflée ; face inférieur presque plane. Zones porifères droites,
formées de pores oblongs obliquement rangés, se multipliant près du
péristome. Ambulacres étroits, garnis de deux rangées de petits
granules mamelonnés, espacés, égaux entre eux, au nombre de dix-sept
ou dix-huit par série. L'espac intermédiaire entre les deux rangées et
entre chaque granule est occupé par des verrues abondantes, fines,
éparses, inégales, disposées en petites lignes horizontales.
Tubercules interambulacraires au nombre de cinq ou six par série,
développés surtout à la face supérieure, et s'élevant très-près de
l'appareil apicial. Granules inégaux, mamelonnés, formant sur le
milieu des aires inter-ambulacraires deux lignes sub-sinueuses, que
séparent de ptites verrues microsopiques et éparses. Péristome à peine
enfoncé, sub-circulaire, un peu moins grand que l'appareil apicial.
Périprocte elliptique anguleux. Appareil apicial sub-onduleux sur les
bords, couvrant une partie de la face supérieure, marqué de sillons
circulaires ou allongés plus ou moins apparents.
Hauteur, 11 millipètres ; diaètre, 16 millimètres
1/2.
Rapports et différences.
- Le P. Archiaci est voisin du P. Lardyi ; il en diffère
par ses ambulacres garnis de granules plus petits et plus espacés, par
ses tubercules interambulacraires plus rapprochés du sommet, et son
disque apicial relativement moins développé. Sa physionomie générale
lui donne peut-être plus de ressemblance avec le P. Meyeri ;
cependant cette dernière espèce sera toujours facilement
reconnaissable à sa face |
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supérieure
plus déprimée, à son appareil apicail plus pentagonal, à ses
ambulacres sub-flexueus au sommet, très-étroits et dépourvus de
verrues intermédiaires. - Dans le gisement de la Clape (Aude), le
P. Archiaci se rencontre associé au Salenia Prestensis, que
caractérisent d'une manière bien nette ses ambulacres plus étroits et
plus flexueux, et surtout son périprocte placé en dehors de l'axe de
l'animal.
Localité. - La Clape
(Aude). Rare. Etage aptien inf.
Coll.
Noguès, Triger, ma collection.K
Expl. des figures. - Pl.
1025, fig. 11, P. Archiaci, vu de côté, de ma collection ; fig.
12, face sup. ; fig. 13, ambulacre grossi ; fig. 14, aire inter-amb.
grossie ; fig. 15, appareil apicial grossi ; fig. 16, var. à appareil
apicial plus lisse, de la coll. de M. Noguès, vue de côté ; fig. 17,
appareil apicial grossi.
Extrait de la
planche 1025, fig.11-17, d'après Cotteau
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Salenia (Hyposalenia)
archiaci
(Cotteau, 1861), Aptien, Aude, 17 mm |
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