Schizasteridae

Lambert, 1905, p.14

nomen transl. Mortensen, 1951, p.204 ex. Schizasterinae Lambert in Doncieux, 1905

Genre type : Schizaster Ag., 1836, p.185

Description succinte de la famille : Fasciole péripétale et latéro-anal. Système apical ethmophracte à ethmolytique, avec deux à quatre gonopores. Plastron mésamphisterne à holamphisterne. Périprocte sur face postérieure tronquée.

 

 


Genre Schizaster  Agassiz, 1836

Prodrome d'une monographie des radiaires, p.185

Espèce type  Schizaster studeri Agassiz, 1836

Prodrome d'une monographie des radiaires, p.209 (décision ICZN, 1948)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Cénomanien - Actuel

Syn.

  • Paraster Pomel, 1869, p.XIV ; espèce type : Schizaster gibberulus Agassiz,1847

  • Aplospatangus Lambert, 1907, p.113 ; espèce type : Schizaster eurynotus Sismonda,1842

  • Prymnaster Koehler, 1914, p.187 ; espèce type : Prymnaster angulatus Koehler,1914, p.187

  • Rotundaster Lambert & Thierry, 1925, p.526 ; espèce type : Schizaster foveatus Agassiz,1889, p.350

  • Brachybrissus Pomel, 1883, p.37 ; espèce type : Spatangus ambulacrum Deshayes,1831

 
 
diagnose originale du genre par Agassiz
Prodrome d'une monographie des radiaires ou echinodermes, p.185
 

     9. Schizaster Ag. (Echinodardium V. Ph. et Gr. - Spatangus De Bl. section B.) - Disque cordiforme, très-élevé en arrière ; sillon bucco-dorsal long et très-profond ; quatre autres sillons au sommet dorsal, profonds et étroits, où sont cachés les ambulacres. Une espèce fossile et une vivante.

 
 

Schizaster ambulacrum (Deshayes,1831)

 
 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française terrains éocènes
 

N° 87. Schizaster ambulacrum (Deshayes),

Agassiz, 1860.

Pl. 95, et pl. 96.

 

     18 (type de l'espèce) ; T. 42.

     Espèce de taille assez forte, subcirculaire, de forme un peu hexagonale, trapue, plus large que longue, arrondi et émarginée en avant, étroite et acuminée en arrière. Face supérieure haute, renflée, presque aussi élevée dans la région antérieure que dans l'aire interambulacraire postérieure, ayant sa plus grande largeur vers le milieu, au point qui correspond à l'appareil apical. Face inférieure presque plane, arrondie sur les bords, un peu déprimée près du péristome, surtout dans les aires ambulacraires paires antérieures, qui paraissent lisses, à peine un peu bombée dans l'aire interambulacraire impaire. Face postérieure tronquée verticalement, fortement évidée au-dessous du périprocte. Sommet ambulacraire subcentral. Sillon antérieur large, très excavé, caréné et subnoduleux sur les bords, se rétrécissant et s'atténuant un peu vers l'ambitus, se prolongeant jusqu'au péristome. Aire ambulacraire impaire munie, de chaque côté, d'une rangée de petits pores s'ouvrant à la base de l'excavation, écartés, séparés par un granule saillant et disposés par paires obliques. De petites côtes granuleuses et transverses s'intercalent entre chaque paire de pores et remontent sur la paroi de l'excavation jusqu'au bord de l'aire ambulacraire. Chaque série se compose de vingt-six ou vingt-sept paires depuis le sommet jusqu'au fasciole ; les dernières paires s'espacent et deviennent moins apparentes. Bien que notre exemplaire soit parfaitement conservé, nous n'avons remarqué aucune trace d'une seconde série de petits pores qui se montrent chez certaines espèces. Le milieu de l'aire ambulacraire est très finement granuleux. Aires ambulacraires paires étroites, fortement excavées, acuminées à leur extrémité, inégales, les aires antérieures flexueuses, divergentes, beaucoup plus longues que les aires postérieures, qui sont courtes, flexueuses, resserrées à l'extrémité et relativement divergentes. Zones porifères assez larges, placées sur les parois de l'excavation ambulacraire, formées de pores ovales, unis par un sillon, disposés par paires transverses que sépare une petite côte granuleuse, au nombre de vingt-neuf ou trente dans les aires antérieures, de vingt environ dans les aires postérieures. Aux approches du sommet, les pores des cinq ou six dernières paires deviennent très petits, presque microscopiques. La différence entre les zones porifères antérieures et postérieures, dans les aires ambulacraires paires antérieures, est à peine sensible. Zone interporifère se rétrécissant aux deux extrémités, vers le milieu, à peu près de même étendue que l'une des zones porifères. Tubercules très fins, serrés, homogènes sur toute la face supérieure, un peu plus gros vers le bord du sillon antérieur, au sommet des aires interambulacraires et surtout à la face inférieure. Aires interambulacraires antérieures saillantes, carénées et subnoduleuses près du sommet. Péristome excentrique en avant, semi-circulaire, fortement labié, la lèvre bordée d'un bourrelet très apparent. Les aires ambulacraires paires antérieures forment, de chaque côté du péristome, une dépression allongée, subanguleuse, plus accentuée que dans aucune autre espèce. Périprocte arrondi, très largement ouvert, placé à la base de la carène dorsale, au sommet d'une aréa lisse et évidée. Appareil apical peu distinct, paraissant pourvu de quatre pores génitaux. Fasciole péripétale sinueux, suivant de près les aires ambulacraires, s'élargissant à leur base, formant en arrière un angle qui pénètre dans l'aire interambulacraire postérieure. Fasciole latéro-sous-anal très étroit, non flexueux, se détachant du fasciole péripétale en arrière des aires ambulacraires paires antérieures, à peu près au quart de leur longueur.

     Type de l'espèce : hauteur, 32 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 48 millimètres ; diamètre transversal, 50 millimètres.

     Individu de grande taille ; hauteur ? ... ; diamètre antéro-postérieur, 59 millimètres ; diamètre transversal, 60 millimètres.

 

      Rapports et différences. - Cette curieuse espèce ne saurait être confondue avec aucune autre ; elle se distingue nettement de ses congénères par sa forme subcirculaire, légèrement hexagonale, par sa face supérieure aussi élevée en avant qu'en arrière, par son sommet central, par ses aires ambulacraires paries étroites, excavées, très acuminées, par son péristome fortement labié et remarquable par la dépression des aires ambulacraires paries, et surtout par l'énorme développement de son périprocte régulièrement arrondi.

     Histoire. - Cette espèce a été signalée pour la première fois, en 1831, par Deshayes qui en donne une figure assez médiocre et pas de description. Bien que mentionnée comme une espèce caractéristique du terrain nummulitique des Pyrénées, cette espèce est extrêmement rare, et deux échantillons seulement jusqu'ici ont été rencontrés en France, celui qui a servi de type à l'espèce, provenant de Biarritz, et un autre trouvé depuis, de taille plus forte et de la même localité. L'espèce est tellement rare que d'Archiac (loc. cit.), tout en la mentionnant,, met en doute son existence à Biarritz ; mais la couleur, l'aspect de la roche et le second exemplaire recueilli depuis ne peuvent laisser aucune incertitude sur la provenance. Les exemplaires du Vicentin, figurés par Dames, appartiennent bien certainement à l'espèce qui nous occupe.

     Localité. - Biarritz (Phare Saint-Martin), d'après la roche) (Basses-Pyrénées). Très rare. Eocène supérieur.

     Ecole des mines de Paris (coll. Deshayes et michelin).

     Localités autres que la france. - Scaranto, Montecchio Maggiore, Priabona, S. Florano, Senago, Monte Colombara, Arziano près d'Avesa (Verone). Penguente, Punta grossa, Muggia (Istrie). Eocène.

     Explication des figures. - Pl. 95, fig. 1, S. ambulacrum, de la collection de l'Ecole des mines de Paris, type de l'espèce, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, face postérieure ; fig. 5, portion de l'aire ambulacraire impaire grossie ; fig. 6, plaques de l'aire ambulacraire impaire très fortement grossies. - Pl. 96, fig. 1, aires ambulacraires paires grossies ; fig. 2, exemplaire de grande taille, de la collection de l'Ecole des mintes de Paris, vu sur la face inférieure ; fig. 3, plaques ambulacraires prises vers l'ambitus, grossies.

 

Pl. 95 et 96 (extrait)

 
 

Schizaster ambulacrum (Deshayes,1831) - Lutétien, Italie, 50 mm

 
 
 

Schizaster archiaci Cotteau,1863

 
 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française terrains éocènes, tome I, p.278
 

N° 71. Schizaster archiaci, Cotteau, 1863

Pl. 83 et pl. 84, fig.1 et 2.

 

     Espèce de taille moyenne, allongée, ovoïde, étroite, arrondie, émarginée en avant, subacuminée postérieurement, ayant sa plus grande largeur vers le milieu de sa longueur, plutôt un peu en arrière. Face supérieure renflée, régulièrement déclive dans la région antérieure, ayant sa plus grande hauteur en avant de l'appareil apical, subcarénée en arrière. Face inférieure arrondie au pourtour, régulièrement bombée, renflée surtout dans l'aire interambulacraire impaire. Face postérieure tronquée et même un peu évidée au-desous du périprocte. Sommet ambulacraire très excentrique en arrière. Sillon antérieur allongé, étroit, assez profond, excavé et subcaréné sur les bords, s'atténuant vers l'ambitus qu'il échancre légèrement, disparaissant aux approches du péristome. Aire ambulacraire impaire étroite, formée de pores petits, simples, séparés par un léger renflement granuliforme, disposés de chaque côté sur une seule rangée par paires espacées, d'autant plus écartées qu'elles se rapprochent de l'ambitus. Aires ambulacraires paires étroites, fortement creusées, inégales, les aires antérieures allongées, flexueuses, rapprochées du sillon antérieur, les aires postérieures beaucoup plus courtes, moins flexueuses et plus arquées. Zones porifères larges, composées de pores allongés, inégaux, les internes arrondis, les externes plus étroits, plus longs, unis par un sillon, s'ouvrant sur les parois de l'excavation, disposés par paires transverses, au nombre de trente et une ou trente-deux, dans les zones porifères des aires antérieures, au nombre de vingt et une ou vingt-deux dans les aires postérieures. Zone interporifère presque nulle. Aires interambulacraires resserrées et saillantes autour du sommet. Tubercules petits et homogènes sur une grande partie de la face supérieure, plus développés sur le bord du sillon antérieur, et à la face inférieure. Péristome très excentrique en avant, semi-circulaire, à fleur de test, pourvu d'une lèvre saillante. Périprocte ovale, longitudinal, placé au sommet de la face postérieure. Fascioles à peine distinctes.

     Individu de taille moyenne, type de l'espèce : hauteur, 25 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 33 millimètres ; diamètre transversal, 29 millimètres.

     Exemplaire de taille plus forte : hauteur, 31 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 45 millimètres ; diamètre transversal, 40 millimètres.

     Variété plus large : hauteur, 25 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 40 millimètres ; diamètre transversal, 35 millimètres.

     Cette espèce présente quelques variations de peu d'importance, mais qu'il est cependant intéressant de constater : la forme générale est plus ou moins ovoïde, et son diamètre transversal plus ou moins étendu ; la face supérieure est toujours un peu relevée et acuminée en arrière. Nous avons fait figurer un exemplaire du Muséum de Paris (Collection d'Orbigny), chez lequel la plus grande hauteur est non pas en avant, comme dans le type, mais en arrière de l'appareil apical. Le sommet ambulacraire, ordinairement très excentrique en arrière, paraît, dans les individus de grande taille, se rapprocher un peu plus du centre. Malgré ces légères différences, tous mes exemplaires présentent une grande uniformité dans leurs caractères principaux.

     Rapports et différences. - Cette espèce, dans l'origine, avait été confondue par d'Archiac avec le S. vicinalis, de l'Eocène supérieur de Biarritz. Ainsi que nous l'avons constaté, dès 1863, dans nos Echinides fossiles des Pyrénées, le S. vicinalis se distingue nettement de l'espèce qui nous occupe

 

     Rapports et différences. - Cette espèce, dans l'origine, avait été confondue par d'Archiac avec le S. vicinalis, de l'Eocène supérieur de Biarritz. Ainsi que nous l'avons constaté, dès 1863, dans nos Echinides fossiles des Pyrénées, le S. vicinalis se distingue nettement de l'espèce qui nous occupe par sa forme moins ovale et plus dilatée en avant, par sa face supérieure plus rapidement déclive, par son sillon antérieur plus large et plus profond, par ses aires ambulacraires antérieures plus flexueuses. Le S. Archiaci se rapproche davantage des individus de grande taille du S. Des Moulinsi ; cette dernière espèce,  cependant, s'en éloigne d'une manière très positive par son sommet ambulacraire moins excentrique en arrière, par son sillon antérieur plus large, plus profond, moins saillant sur les bords, entamant plus fortement l'ambitus et se prolongeant jusqu'au péristome, par sa face postérieure tronquée plus verticalement. Notre espèce offre également quelques rapports avec le S. acuminatus, de l'Eocène de Belgique ; elle en diffère par sa forme plus ovoïde, par son sommet plus excentrique en arrière, par son sillon antérieur plus ou moins large, plus atténué vers l'ambitus, par ses aires ambulacraires paires antérieures plus étroites, par sa face postérieure plus acuminée, plus rentrante, tronquée moins verticalement. Les exemplaires du Vicentin, figurés par M. de Loriol et plus tard par M. Bittner, paraissent bien appartenir à cette même espèce.

     Localité. - Saint-Palais (Charente-Inférieure). Assez rare. Eocène moyen.

     Muséum de Paris (coll. d'Orbigny) ; coll. Hébert, Ducrocq, Croizier, Degrange-Touzin, ma collection.

     Localités autres que la France. - Blangg (Schwitz) ; Gran Croce di Giovani Ilarione (Vicentin). Eocène.

     Explications des figures. - Pl. 83, fig. 1, S. Archiaci, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, face antérieure ; fig. 5, autre exemplaire, de la collection d'Orbigny, variété plus dilatée, vu de côté ; fig. 6, face supérieure ; fig. 7, face postérieure. - Pl. 84, fig. 1, exemplaire de grande taille, de la collection de M. Degrange-Touzin, vu sur la face supérieure ; fig. 2, aire ambulacraire impaire grossie.

Pl. 83 et 84 (extrait)

 
 
 

Schizaster archiaci Cotteau,1863 - Lutétien, Italie, 36 mm

 
 
 

Schizaster armiger Clarck,1915

 
 
diagnose originale de l'espèce par Clark
The Mesozoic and Cenozoic Echinodermata of the United States, p.152
 

Schizaster armiger Clark, n. sp.

Plate LXX, figures 1a-d.

 

     Determinative characters. - Test rather large, cordiform, depressed upper surface slopes at first rapidly then more slowly from anterior margin to apical system, beyond which an elevated sharp ridge continues to the truncated posterior margin. Ambulacra in broad deep furrows, the paired ambulacra in moderately sunken petals, the anterolateral being about one and one-half times al long as the posterolateral. Peripetalous and lateral fascioles distinct.

     Dimensions. - Length 53 millimeters ; width 46 millimeters ; height 22 millimeters.

     Description. - This species has a test of moderately large size, much depressed and clearly cordiform in marginal outline. The upper surface slopes at first rapidly from a sharp anterior margin to near the apical system when it becomes nearly flat for a short distance. Beyond the apical system a sharp elevated ridge highest near the middle point continuous on to the truncated posterior margin.

     The ambulacra are broad, the single anterior ambulacrum being situated in a deep broad groove that deeply indents the anterior margin. The paired ambulacra have broad deep petals, the anterolateral being somewhat over one and a half times as long as the posterolateral.

 

     The interambulacra are more or less flat, slightly gibbous, the posterior much elevated forming a sharp ridge. The surface is thickly covered with small perforate tubercles. The peripetalous and lateral fascioles are very distinct.

     The peristome is near the anterior margin in a shallow depression. The periproct is high on truncated posterior margin.

     Locality. - Cocoa post office, Choctaw County, Ala.

     Geologic horizon. - St. Stephens limestone (lower part), upper Eocene.

     Collection. - U.S.National Museum (141104).

Pl. LXX (extrait)

   
 

Schizaster armiger Clarck,1915 - Eocène, Ocala limestone, Floride, 51 mm

 
 
 
 

Schizaster calceolus Lambert,1907

 
 
description de l'espèce par Lambert
Description des échinides fossiles des terrains miocéniques de la Sardaigne, 1907, p.69
 

Schizaster calceolus Lambert, 1907

(Pl. V, fig. 8).

synonymie

1907. Schizaster calceolus, Lambert, description des Echin. foss. de la prov. de Barcelone, fasc. 2, Echin. des terr. miocènes, p.118.   

     Longueur : 52mm, larg. 47mm, haut. 30mm.

     Test polygonal, ovalaire, à peu près également rétréci en avant et en arrière, acuminé de ce côté, déclive en avant et face inférieure plane.

     Apex subcentral, à deux pores génitaux. Sillon antérieur large et très profond, au point de donner au test un aspect calcéolé particulier ; ce sillon entame très profondément l'ambitus et disparaît en dessous avant d'atteindre le péristome.

     Les pores de l'ambulacre impair sont sur les bords du sillon que recouvre un peu l'interambulacre, réduit entre les ambulacres antérieurs pairs à une crête étroite et surplombante. Amaulacres pairs, courts, profonds, inégaux, les antérieurs peu divergents, les postérieurs très réduits.

     Péristome assez éloigné du bord, à labrum peu saillant. Périprocte postérieur, ovale, assez élevé, dominant un area distinct.

 

     Tubercules très petits et serrés ; un peu plus développés en dessous. Fasciole circonscrivant de très près les pétales, mais passant en avant obliquement et directement de l'extrémité des pétales antérieurs pairs au bord du sillon, qu'il traverse, sans en suivre la crête et sans former le coude caractéristique du S. eurynotus.

     En raison de son apex subcentral, de son énorme sillon et de ses courts ambulacres cette espèce ne me paraît pouvoir être confondue avec aucune autre.

     Localités : Grès de la tranchée de Bonorva ; étage Langhien - Monte Alvu ; étage Helvétien.

Pl. V (extrait)

   
 
 

Schizaster calceolus Lambert,1907 - Helvétien, Thiesi, Sardaigne, 77 mm

 
 
 
 

Schizaster calceolus Lambert,1907 - Burdigalien, Sardaigne, 53 mm

 
 
 
 

Schizaster cavernosus Pomel,1887

 
 
diagnose originale de l'espèce par Pomel
Description des animaux fossiles de l'Algérie, 2ème fascicule, 2ème livraison, 1887, p.76.
 

schizaster cavernosus

A. Pl. XXV, fig. 6-8.

Longueur, 0m072 ; largeur, 0m068 ; hauteur, 0m040.

      -         0 039         -      0 036          -       0 023.  

     Grand oursin à pourtour presque en losange, longuement atténué en avant et largement échancré, plus brièvement atténué à l'arrière et un peu tronqué ; à la face supérieure brièvement retombante en arrière et déclive en avant dans tout le reste de son étendue, médiocrement épaisse à l'arrière, amincie à l'avant, la plus grande largeur étant à la hauteur de l'apex et la plus grande hauteur à un centimètre de l'extrémité postérieure, disposée en rostre peu saillant.

     Apex un peu déprimé, à deux pores génitaux, excentrique en arrière (3/5). Ambulacre antérieur formé de paires de pores serrées, en série unique le long du pli des assules ambulacraires ; les pores sont petits, séparés par un granule et il en part une strie qui remonte jusqu'à la suture interambulacraire et paraît même se poursuivre sur le fond du sillon. Celui-ci est très ample, très profond dès son origine, un peu resserré vers l'avant qu'il échancre fortement et au-dessous duquel il se prolonge en gouttière jusqu'à la bouche. Ses parois verticales sont creusées en surplomb, formées dans la moitié supérieure par une assez large bande de l'interambulacre rentrante sous la marge, presque lisse et costulée sur les sutures. Ce sillon a 0,012 de large et autant de profondeur à une faible distance de son origine.

     Pétales fortement coudés assez loin de leur naissanc, puis presque droits, courts, serrés contre le sillon impair, beaucoup moins creusés que lui, divergeant entr'eux de 33° ; les postérieurs à fossette ovale, n'ayant guère plus

 

du 1/3 de la longueur des antérieurs. Fasciole péripétale serrant de près les pétales, allant croiser le sillon impair près du bord.

     Interambulacres antérieurs très étroits, saillants, en côte obtusément carénée entre les sillons ; les latéraux assez longuement contractés et peu gibbeux au sommet ; l'impair assez épais, caréné en toit, puis obtusément à sa partie postérieure retombante.

     Péristome assez éloigné du bord, en croissant à lèvre brisée, faiblement déprimé au pourtour. Périprocte au sommet de la face postérieure, sous un faible rostre (dans un jeune il est à fleur) au-dessus d'une aréa mal conservée. Plastron un peu convexe, ample, lancéolé angulairement, rétréci en arrière vers les 2/5 ; talon un peu arrondi et pulviné et un peu proéminent en arrière. Fasciole latéro-sous-anal mal conservé, naissant vers le milieu des pétales antérieurs.

     On arrivera peut-être à reconnaître que ce Schizaster n'est qu'une monstruosité du S. barbarus, analogue à celle signalée pour le S. saheliensis sous le nom de dilatatus. Une simple comparaison des figures suffira du reste pour ne laisser aucun doute sur la convenance de les distinguer au moins provisoirement.

     Terrain helvétien : Envion d'Orléansville; Djebel Garibou.

 
 

Schizaster cavernosus Pomel,1887 - Miocène, Murcia, Espagne, 61 mm

 
 
 
 

Schizaster decipiens Lambert,1908

 
 
diagnose originale de l'espèce par Lambert
Description des échinides fossiles des terrains miocéniques de la Sardaigne, 1908, p.74
 

Schizaster decipiens Lambert.

(Pl. VI, fig. 6, 7).

     Test de moyenne taille, mesurant 37mrn de longueur sur 34 de largeur et 24 de hauteur, subcordiforme, arrondi et légèrement échancré en avant, un peu rétréci et subtronqué en arrière. Sillon antérieur large, profond en dessus, rétréci et atténué à l'ambitus ; carène postérieure assez sensible ; apex excentrique en arrière; pétales pairs peu divergents, les antérieurs flexueux, peu longs mais assez larges, les postérieurs très courts. Face inférieure à peine convexe, avec péristome très excentrique en avant. Fasciole péripétale paraissant assez liirge, faiblement coudé en avant, d'ailleurs peu distinct.

     Cette espèce, représentée seulement par trois individus assez défectueux, avait été rapportée par Cotteau à. son S. Scillae, c'est-à-dire au S. eurynotus ; mais il n'est pas possible de maintenir cette détermination, car malgré un sillon antérieur assez large et une carène assez saillante, le S. decipiens diffère nettement de l'espèce provençale par sa taille moindre et son sillon antérieur plus atténué, presque nul à l'ambitus; il est aussi plus large en arrière et son apex est beaucoup moins excentrique. Ce Schizaster se rapprocherait plutôt des S. barcinensis et S. Parkinsoni, mais ce dernier plus grand, plus rétréci en avant, a ses interambnlacres plus saillants en dessus, son sillon plus profond à l'ambitus, son fasciole plus

 

développé. Quant au S. barcinensis, il est plus large, son apex est plus central, ses ambulacres postérieurs sont relativement plus longs et son sillon échancre davantage l'ambitus.

     localité. Calcaire marneux de Cuccuruddu (Thiesi); étage Helvétien.

planche VI (extrait)

   
 
 

Schizaster decipiens Lambert,1908 - Lutétien, Italie, 44 mm

 
 
 
 

Schizaster depressum - Lutétien, Italie, 44 mm

 
 
 
 

Schizaster desori Wright,1855

 
 
description de l'espèce par Lambert
Description des échinides fossiles des terrains miocéniques de la Sardaigne, 1907, p.70
 

Schizaster Desori Wright, 1855.

(Pl. V, fig. 5).

     Si l'on peut se faire une idée assez exacte de cette espèce d'après les figures données, d'abord par Wright en 1855 (Foss. Echinod. of Malta, pl. VI, fig. 3), puis par Manzoni en 1880 (Echin. coll. di Bologna, taf. III, fig. 29, 30), sa synonymie reste très incertaine en ce qui concerne les citations sans figure données par les auteurs.

     Cotteau n'en a signalé en Sardaigne que quelques individus douteux, dont le moins mal conservé de l'Helvétien du Cap Sant'Elia, par sa forme rétrécie en arrière, son sillon échancrant très peu l'ambitus, son apex faiblement excentrique en arrière et ses ambulacres pairs étroits, peu divergents, paraît en effet très voisin de l'espèce sans que l'on puisse affirmer son identité.

     Mais les individus les moins rares et les plus typiques proviennent des marnes micacées du Langhien, où ils sont surtout fréquents à l'état de moules.

     Espèce de moyenne taille, mesurant 50mm de longueur, sur 48mm de largeur et 31mm de hauteur, assez renflée, un peu rétrécie et très acuminée en arrière, arrondie et à peine sinueuse en avant. Sillon antérieur étroit, canaliforme en dessus, mais s'atténuant beaucoup vers l'ambitus. Apex excentrique en arrière, avec seulement deux pores génitaux. Ambulacres pairs inégaux, peu divergents, les antérieurs étroits, flexueux, les postérieurs relativement assez longs. Fasciole circonscrivant latéralement de très près les pétales ; le latéral bien distinct, presque droit sur les flancs, s'y tient assez haut, puis s'infléchit en U à la face postérieure.

     Je rapporte encore au S. Desori certains moules qui, malgré leur compression, présentent bien les caractères de l'espèce ; mais il faut pour leur détermination tenir largement compte des déformations qu'ils ont subi.

 

     Malgré la forme de son sillon et sa physionomie générale le S. Desori paraît bien n'avoir que deux pores génitaux à l'apex. Il n'appartient donc pas comme je le croyais et comme je l'ai dit dans ma Description des Echinides fossiles de la province de Barcelone (fasc. 2, p. 113) à la section des Schizaster typiques ; et il serait à reporter dans une section particulière, si toutefois ce caractère a bien la valeur que l'on a voulu lui attribuer. Mais il semble que les formes éocéniques à quatre pores en aient en quelque sorte individuellement perdu deux vers le Miocène, sans que l'ensemble de leurs caractères se soient d'ailleurs sensiblement modifié.

     On trouve dans les calcaires marneux du Stampien de Cameseda (Ales) une forme très voisine du S. Desori, mais dont le sillon paraît encore plus atténué. Elle n'est malheureusement représentée que par quelques rares individus en mauvais état et il ne m'est pas possible de me prononcer d'une façon certaine sur l'exactitude de ce rapprochement.

     Localités : Marnes Langhiennes de la tranchée de Bonorva (Sassari) et de Biugia Targesi (Fangario). D'après un fragment de Fontanaccia l'espèce serait apparue dès l'Aquitanien ; elle remonte d'après Cotteau jusque dans l'Helvétien du Cap Sant' Elia. A Malte, elle est d'après Wright caractéristique de son assise N° 4, c'est-à-dire du Langhien.

Pl. V (extrait)

 
 

Schizaster desori Wright,1855 - Middle Globigerina Limestone, Miocène,  Forna Point, Ile de Malte, 20 mm

 
 
 
 

Schizaster desori Wright,1855 - Upper Globigerina Limestone, phosphorite conglomerate bed, Miocène,  Ile de Malte, 20 mm

 
 
 
 

Schizaster eurynotus Sismonda,1842

 
 
diagnose originale de l'espèce par Sismonda
Monografia degli Echinidi fossili del Piedmonte, 1842, p.31
 

schyzaster eurynotus Ag. tab. 2. fig. 2-3.

Schyzaster ambitu ovato-cordato, postice elatus, productus, acute carinatus ; ambulacris profunde impressis, posterioribus brevissimis, anticis paribus longioribus et flexuosis, impari simplici, cunctis zonula circumdatis, poris coniugatis ; canali antero patulo, valde excavato ; ano ovato, fere sub carina dorsali ; ore prope marginem, labiato ; basi subpulvinata.

Echinus ..... cordiformis ; lacuna media multum incavata, longitudinali ; duabus lateralibus minoribus ; duabus aliis minimis, fere marginalibus, gibba media extante prope anum marginalem Bord. Catal raisonn. p. 691. n. 28.

Spatangus globosus ? Risso Europ. mérid. t. 5. p. 281 n. 36.3

Schyzaster Eurynotus Ag. Catal. syst. ectyp. echin. foss. p. 2. - E. Sism. Monogr. echin. piem. p. 22.

     Lo Schyzaster Eurynotus si è una della più belle specie del suo genere, e suol presental degli individui di piuttosto grossa tablia. Forma un guscio ovale, cuoriforme, posteriormente bibboso, e terminato in una cresta acutamente carenata ; sul dinnanzi è depresso, più sottile, ed ampiamente e profondamente solcato dal canale bocco-dorsale, in cui sta annidato l'ambulacro impari, fatto da pori semplici. Gli ambulacri pari son pur essi impressi in altrettante lacune scavate sul dorso del disco, differiscono in lunghezza essendo brevissimi i posteriori, e lunghi ed arcuati gli anteriori, convergono al di là del centro, e formano une stella circoscritta da une zona, o filetto liscio ed impresso. Fori ambulacrali coniugati, ano ovale, scolpito quasi al dissotto della cresta dorsale, bocca vicina al margine anteriore, labiata, base un po' convessa, granulosa assai pei tubercoli spiniferi quivi più numerosi, e più sviluppati.

 

     Indotto in errore da un individuo schiacciato sui lati in modo a mostrarsi posteriormente alquanto più acuto e carenato del solito, citai questa specie nella Monograpfia degli Echinidi fossili del Piemonte come propria del terreno mioceno del colle torinese ; un pi severo esame, e'l paragone del fossile terziario col vero S. Eurynotus della creta mi paleso la differenza, e mi fece vedere che esso non è che un individuo mal conservato dello Schyzaster canaliferus ; giova del resto confessare, che queste due specie hanno tra loro molta analogia, e se si eccettui la cresta dorsale, che è pronunciatissima nello S. Eurynotys, per gli altri caratteri è difficile il distinguerle.

     Abita . . . . .  Fossile nella creta di Biarritz (Ag.) ed a Nizza marittima in un terreno cretaceo superiore.

Pl. 2 (extrait)

   
 
 

Schizaster eurynotus Sismonda,1842 - Burdigalien inférieur, Lybie, 85 mm

 
 
 

Schizaster globulus Dames,1877

 
 
diagnose originale de l'espèce par Dames
Die Echiniden der vicentinischen und veronesischen Tertiaerablangerungen, 1877, p.57
 

S c h i z a s t e r   g l o b u l u s   nov. sp.

Tafel IX, Fig. 5.

  Schizaster Beloutschistanensis von Schauroth. Catalog p. 193 (ex parte).

          "                   "               Laube. Vic. Ech. p. 31.

     Länge 35 mm., Breite 31 mm., Höhe 26 mm.

     Die kuglige, nussförmige Art besitzt einen fast regelmässig ovalen Umriss, dessen grösste Breite mitten zwischen die hinteren Interambulacralfelder fällt. Die Ränder sind bauchig aufgetrieben, die Oberseite ist gleichmässig gewölbt, die Unterseite flach. Die grösste Höhe liegt dicht vor dem Apex, der weit nach hinten gelegen ist. Von ihm geht nach vorn eine im Anfang sehr tiefe, nahe dem Rande jedoch nur noch schwache Ambulacralfurche aus, am Apex durch scharfe, kammartig sich erhebende Theile der vorderen Interambulacralfelder begrenzt. An den Seiten liegen die zerstreut stehenden Paare runder, feiner Poren in kleinen Einsenkungen, bis sie bei Verflachung der Furche vershwinden. Die vorderen paarigen Ambulacralfelder liegen in tiefen, nach vorn scharf begrenzten, sehr schwach S-förmig geschwungenen, mehr keulenförmigen Furchen. An den Seiten derselben liegen 25 Paare schlitzförmiger Poren. Die Innenzone zwischen den beiden Reihen eines Ambulacralfeldes erscheint schmal, glatt und ausgehöhlt. Die vorderen paarigen Ambulacralfelder sind sehr kurz, die tiefen Einsenkungen, in denen sie liegen, oval. Man zählt in jeder Reihe 15-16 Porenpaare von der Form derer der vorderen paarigen Ambulacren, aber viel gedrängter gestellt. Zwei Genitalöffnungen lassen sich erkennen. Um die Ambulacralfelder hat zine ziemlich breite Fasciole den gewöhnlichen Verlauf. Innerhalb derselben sind alle Theile der Interambulacralfelder dicht mit Körnchen besetzt, ausserhalb degagen nehmen dieselben an Grösse nach dem Rande zu, wo sie ausserdem viel zerstreuter stehen. Hinter dem Ende der vorderen Ambulacren zweigt sich eine viel schmälere Lateralsubanalfasciole ab, die steil nach unten verläuft und so tief unter das Periproct reicht, dass sie fast den unteren Rand berührt. Auf der Unterseite liegt das deutlich gelippte Peristom nahe dem Rande. Das Plastrum, mit den gewöhnlichen Körnchenreihen bedeckt, ist gerundet dreiseitig, von schmalen Mundstrassen eingefasst. Das runde, ziemlich grosse Periproct liegt auf der steilen Hinterseite nahe dem oberen Rande.

 

     Es ist diese Art, welche v. Schauroth und Laube mit Schizaster Beloutschistanensis verwechselt haben. Allerdings stehen sich Beide nahe, aber schon die vorn tiefe, breite, mit steilen Rändern versehene Ambulacralfurche unterscheidet sie genügend. Dieselbe ist bei Schizaster Beloutschistanensis d'Archiac viel schmäler und seichter. Ferner sind die vorderen paarigen Ambulacren bei letzterer mehr S-förmig gebogen, bei unserer Art mehr keulenförmig, und endlich ist die Hiterseite bei ersterer höher als hier.

     Ein Exemplar von Ciuppio, ein zweites von San Giovenni Ilarione und ein drittes von Montecchia mit Porocidaris serrata (Meneguzzo's ausführliche Etiquette lautet : Mte. Zugiello presso la casa Gambojin o Vitivinario di Montecchia).

 

Pl. IX (extrait)

   
 
 

Schizaster globulus Dames,1877 - Lutétien, Italie, 41 mm

 
 
 
 

Schizaster globulus Dames,1877 - Lutétien, Arzignano, Italie, 33 mm

 
 
 
 

Schizaster cf. lucidus Laube,1868

 
 
diagnose originale de l'espèce par Laube
Ein Beitrag zur Kenntnis der Echinodermen des vicentinischen Tertiärgebietes, 1868, p.32
 

Schizaster lucidus   Laube.

Tab. VI, Fig. 1.

       Der Körper ist fast kreisförmig, wenig länger als breit, sehr hoch, nach vorn in einen schönen gleichmässigen Bogen abfallend ; die Basis ist flach, die unpaarige Stirnfurche ist schmal, tief eingeschnitten, bis an den Mund verlängert, die vorderen paarigen Ambulacren sind ziemlich lang, schwach, keulenförmig nach Aussen gekrümmt, sehr tief, die hinteren sind bedeutend verkürzt, etwa ein halbmal so lang wie die vorderen ; die Poren sind gross, liegen in tiefen Furchen, und die Paare sind von einander durch breite Wulste getrennt. Der Scheitel liegt excentrisch etwa unter der Mitte gegen hinten ; er zeigt fünf deutliche Oviducalöffnungen, von denen die der unpaarigen Furche opponierte die kleinste, die zwischen den vorderen und hinteren Ambulacren gelegenen die grössten sind. Die Peripetal-Fasceiole legt sich dicht an die Spitzen der Petalen an und steigt in der Stirnfurche in einem zierlichen Bogen auf. Die Subanal-Fasciole verläuft ziemlich hoch über dem Rande und steigt tief unter das Periproct hinunter. Der Mund ist schmal, die Mundstrassen eng, im Anfange mit einzelnen Tastporen besetzt. Die Platte ist eiförmig, mit regelmässigen Reihen sich nach dem Munde hin vergrössernder Warzen. Die übrigen Theile der Basis sind nicht dicht mit grossen umhoften Schachelwarzen bedeckt, zwischen denen man eine feine Granulation wahrnimmt, welche die vorhergehende einfasst, wodurch diese Partie der Schale ein äusserst zierliches Aussehen erhält. Das Periproct liegt hoch über dem unteren Rande und auf einer ausgehöhlten Interseite, und ist von einem stumpfen Kiel überragt.

 

     Die Art unterscheidet sich durch ihren  kreisähnlichen Umbang, die schmale tiefe Stirnfurche, das Verhältniss der Ambulacren und die hohy Form wesentlich von allen bisher bekannt gewordenen Arten dieser Gattung.

     Ein Exemplar vom Schurfe Lione bei Zovencedo ; mehrere andere aus Val Scaranto mit Ostrea Martinsii.

     Länge 52 Millim., Breite 52 Millim., Höhe 33 Millim., Länge der vorderen Petalen 20 Millim., Länge der hinteren 9 Millim.

Pl. VI (extrait)

   
 
 

Schizaster cf. lucidus Laube,1868 - Lutétien, Italie, 43 mm

 
 
 

Schizaster melitensis Stefanini,1908

 
 
diagnose originale de l'espèce par Stefanini, 1908
Echinidi mioceni di Malta essistenti nel museo di geologia di Firenze, p.479
 

18. Schizater melitensis n. sp.

(Tav. XVII, fig. 14).

       Guscio di piccole dimensioni, alquanto tumido, leggermente sinuoso in avanti, con apice subcentrale.

     Zone ambulacrali petaloidee, ambulacro impari diverso dagli altri, decorrente in un solco più profondo, che va molto attenuandosi e restringendosi verso l'ambito, e costituito da linee porifere diritte, a pori radi, posti dentro doccie escavate nelle pareti laterali del solco. Petali pari escavati, con zone porifere larghe e zigopori radetti. Gli ambulacri anteriori sono flessuosi, mediocremente divergenti, attondati all'estremità, circa il doppio, in lunghezza, dei posteriori, che sono piriformi.

     Zone interambulacrali tumidette, presso l'apice rilevate in forma di coste.

     Apparato apicale tetrabasale etmolisiano, apparentemente con quattro pori genitali.

     Tubercoli con scrobicola rialzata in forma di zoccoletto ovale e mamellone eccentrico : finissimi nella faccia superiore, più grandi e più radi assai sui margini e sulla faccia inferiore. Fasciola peripetala ampia, ben visibile, molto sinuosa, e strettamente accosta agli ambulacri. Poco dietro ai petali anteriori se ne stacca une fasciola latero-sottoanale quasi rettilinea. Le placche sono convesse nella loro parte centrale e come ombilicate.

     La specie descritta dal Lambert come S. angustistella dei piani inferiori del miocene sardo si riconosce per i petali più stretti, il solco anteriore non ristretto verso il margine, gli ambulacri anteriori pari piuttosto piegati in avanti che flessuosi, meno divergenti, ecc. La specie che egli interpetra come S. sardiniensis Cott. ha, in confronto della figura-tipo, un guscio assai più depresso : cio non puo essere dovuto a semplice variabilita individuale, avendo constatato sopra oltre venti esemplari sardi une notevole costanza in questo carattere ; ma

 

 puo dimendere da un accidentale schiacciamento subito dall'esemplare figurato dal Lambert. Comunque anche da esso si differenzia la nostra speie per i petali anteriori flessuosi e aperti un poco in fuori all'estremità, pel solco più stretto, dilatato verso il mezzo, e uniformemente ristretto verso l'apice e verso il margine, ecc.

     L'esemplare unico che è tipo di questa specie si trovava insieme ad altri di Malta, ma senza cartellino speciale di provenienza. La roccia nella quale è fossilizzato - un calcare un poco terroso, piuttosto tenero, giallastro - è del totto simile a quello che si trova aderente a certi esemplari di S. Parkinsoni, provenienti da Malta e quasi certamente dal Globigerina Limestone. La specie è rappresentata anche nelle arenarie ser entinose dell'Emilia (miocene medio).

Pl. XVII (extrait)

   
 
 

Schizaster melitensis Stefanini,1908 - Middle Globigerina Limestone, Gozo, Malte, 38 mm

 
 
 
 

Schizaster ocalanus (Cooke,1942) - Eocène supérieur, Ocala limestone, Cté de Marion, Floride, 19 mm

 
 
 
 
 

Schizaster parkinsoni (Defrance,1835)

 
 
description de l'espèce par Desor
Synopsis des échinides fossiles, p.392
 

       Parkinsoni Agass. Catal. rais. p. 128.- Wright Foss. Echin. From Malta. Ann. and Magaz. Nat. Hist. Vol. XV. p. 52. Tab. V. fig. 3. - Syn. Spatangus Parkinsoni Defr. Dict. sc. nat. Tom. L. p. 96. - Spatangus lacunosus Parkinson Org. Rem. III. Tab. III. fig. 12. - Schizaster Goldfussii Agass. Catal. syst. p. 3. - Schizaster Raulini Agass. Catal. rais. p. 128. - Grande

  espèce fortement élargie en avant. Sillon impair profond, comme dans le S. Scillae, mais les pétales antérieurs sont beaucoup plus divergents et, ce qui mérite surtout d'être signalé, le sommet ambulacraire est à peu près central, au lieu d'être très excentrique.
 
 

Schizaster parkinsoni (Defrance,1835) - Burdigalien, Lybie, 41 mm

 
 
 

Schizaster parkinsoni (Defrance,1835) - Upper Globigerina lmst, Gozo, Malte, 35 mm

 
 
 
 

Schizaster rimosus Desor,1847

 
 
diagnose originale de l'espèce par Desor
Synopsis des échinides fossiles, p.391
 

       Rimosus Desor Catal. rais. p. 128. - D'Arch. Foss. numm. Mém. Soc. géol. de France, 2e Sér. Vol. III, p. 425, Tab. XI, fig. 5. - Espèce large, renflée et très accuminée en arrière. Sommet ambulacraire très excentrique. Sillon impair peu profond et droit. Pétales antérieurs de moitié plus courts que le sillon impair, sensiblement divergents, formant une ligne droite avec les pétales postérieurs.

     T. 51 (Type de l'espèce).

 

     Terrain nummulitique de Biarritz, Christian près Montfort, Laplante, Nousse.

     Coll. d'Archiac, Delbos.

 

 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains Eocènes, tome I, page 335
 

N° 90. Schizaster rimosus, Desor, 1847

Pl. 100 et 101.

 

     T. 51. (Type de l'espèce.)

     Espèce de taille assez grande, cordiforme, presque aussi large que longue, arrondie et échancrée en avant, étroite et subacuminée en arrière. Face supérieure renflée, déclive dans la région antérieure, épaisse sur le bord, ayant sa plus grande hauteur au milieu de l'espace compris entre le sommet et l'extrémité postérieure, munie, dans l'aire interambulacraire impaire, d'une carène qui se prolonge en se recourbant jusqu'au périprocte ; la plus grande largeur se trouve un peu en avant du sommet ambulacraire. Face inférieure presque plane, arrondie au pourtour, légèrement bombée sur l'aire interambulacraire impaire, un peu déprimée autour du péristome. Face postérieure tronquée, très acuminée, plus ou moins évidée au-dessous du périprocte. Sommet ambulacraire subcentral, un peu rejeté en arrière. Sillon antérieur long, étroit, fortement excavé, caréné sur les bords, se rétrécissant un peu vers l'ambitus et se prolongeant, en s'atténuant, jusqu'au péristome. Aire ambulacraire impaire plus ou moins étroite, munie, de chaque côté, d'une rangée de petits pores s'ouvrant à la base de l'excavation, écartés, séparés par un granule saillant et disposés par paires obliques. De petites côtes granuleuses et transverses s'intercalent entre chaque paire de pores et remontent dans la paroi de l'excavation jusqu'au bord de l'aire ambulacraire. Une seconde rangée de pores très petits paraît exister, dans certains individus, très près de l'extrémité externe des plaques, mais elle est à peine distincte et fait défaut dans la plupart de nos exemplaires ; en tout cas elle disparaît bien avant d'arriver à l'ambitus. La série externe descend plus bas et se prolonge à peu de distance du fasciole ; les derniers pores sont plus petits, et les paires plus espacées. Dans notre exemplaire, la zone porifère externe comprend vingt-huit ou vingt-neuf paires de pores. Le milieu de l'aire ambulacraire est garni de granules serrés, très fins, mais cependant inégaux. Aires ambulacraires paires étroites, excavée, inégales, les antérieures beaucoup plus allongées que les autres, très flexueuses, un peu rapprochées du sillon antérieur, tout en étant sensiblement divergentes. Aires postérieures courtes, subflexueuses, peu écartées. Zones porifères assez larges, placées en grande partie sur les parois de l'excavation ambulacraire, formées de pores ovales, unis par un sillon, disposés par paires transverses que sépare une petite côte granuleuse, au nombre de trente et une environ dans les aires ambulacraires antérieures d'un individu de taille moyenne, et de vingt et une ou vingt-deux dans les aires ambulacraires postérieures de ce même exemplaire. Aux approches du sommet, les pores deviennent très petits, presque microscopiques. La différence entre les zones porifères antérieures et postérieures, dans les aires ambulacraires paires antérieures, est à peine sensible. Zone interporifère se rétrécissant aux deux extrémités, vers le milieu à peu près de même étendue que l'une des zones porifères. Tubercules fins, serrés, homogènes sur toute la face supérieure, un peu plus gros vers les bords du sillon antérieur, au sommet des aires interambulacraires et surtout à la face inférieure. Aires interambulacraires saillantes et comprimées autour du sommet. Péristome très excentrique en avant, semi-circulaire, fortement labié, la lèvre bordée d'un petit bourrelet très apparent. Périprocte longitudinal, acuminé à ses deux extrémités, s'ouvrant sous la carène dorsale, au sommet d'une aréa évidée, subtriangulaire et vaguement noduleuse. Appareil apical granuleux, étroit, toujours comprimé, paraissant muni de quatre pores génitaux. Fasciole péripétale sinueux suivant de près les aires ambulacraires, s'élargissant à son extrémité, à peine anguleux en arrière, traversant le sillon antérieur à une assez grande distance du bord. Fasciole latéro-sous-anal se détachant du fasciole péripétal en arrière des aires ambulacraires paires antérieures, à peu près au quart de leur longueur, plus étroit, descendant obliquement et sans sinuosité sous le périprocte.

     Nous connaissons un grand nombre d'exemplaires de différents âges appartenant au S. rimosus. Quelques-uns sont d'une admirable conservation et nous ont permis d'étudier cette belle espèce dans tous ses détails. Elle offre peu de variations : le sommet, légèrement excentrique en arrière, se rapproche plus ou moins du centre ; la face postérieure, toujours acuminée, est plus ou moins évidée au-dessous du périprocte. Les aires ambulacraires paires postérieures varient dans leur longueur ; dans certains exemplaires, elles comprennent vingt et un ou vingt-deux pores et quelquefois vingt-cinq ou vingt-six. Chez les individus jeunes, la forme paraît souvent plus allongée, la carène dorsale plus saillante, plus acuminée et la face postérieure plus évidée. Nous avons cru devoir retrancher de la synonymie le S. rimosus, figuré par Schauroth ; il nous paraît différer essentiellement de notre espèce par sa forme et surtout par la

 

longueur de ses aires ambulacraires. Le Schizaster, que cet auteur a figuré sous le nom de S. Newboldi (non d'Archiac), s'en rapproche bien davantage. Les individus décrits et figurés par M. Dames, sous le nom de rimosus, malgré l'excentricité plus prononcée de l'appareil apical, malgré l'étroitesse singulière de leur sillon antérieur, malgré leur face postérieure très profondément évidée, doivent se rapprocher de cette espèce, et forment, si les figures sont exactes, une variété très curieuse.

     Hauteur, 33 millimètres ; diamètre antéro-postérieur 59 millimètres ; diamètre transversal, 55 millimètres.

     Individu de taille moins forte : hauteur, 27 millimètres ; diamètres antéro-postérieur et diamètre transversal 45 millimètres.

     Individu jeune : hauteur, 17 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 25 millimètres et demi ; diamètre transversal, 23 millimètres.

     Rapports et différences. - Le S. rimosus, bien qu'il se rencontre associé au S. vicinalis et qu'il s'en rapproche par quelques-uns de ses caractères, ne saurait lui être réuni. La nouvelle étude que nous venons de faire des nombreux échantillons qui nous ont été communiqués nous engage à maintenir les deux espèces : le S. rimosus s'éloigne d'une manière positive et constante du S. vicinalis par sa face supérieure plus épaisse en avant et moins fortement déclive, par son sommet ambulacraire plus central, par son sillon antérieur plus étroit, par ses aires ambulacraires paires postérieures relativement un peu plus longues. Ces différences sont assurément légères, mais elles se retrouvent chez les individus jeunes comme chez les exemplaires les plus développés.

     Localités. - Biarritz, falaise du phare Saint-Martin (Basses-Pyrénées) ; coteau de Gayot, Laplante, Montfort (Landes) ; Baigtz près Orthez (Basses-Pyrénées) ; Vence (Var). Assez commun à Biarritz. Eocène supérieur.

     Ce n'est pas sans quelque doute que nous réunissons au S. rimosus les échantillons assez abondants qu'on rencontre dans les environs de Montfort : leur taille est en général moins développée, leurs aires ambulacraires moins profondes, leur sommet plus central ; la plupart de ces exemplaires sont écrasés, déformés, et il est difficile de reconnaître d'une manière positive leurs caractères spécifiques.

     Collection Pellat, Ecole des mines de Paris ; coll. de la Sorbonne, musée de Toulouse (Coll. Leymerie). Faculté des sciences de Nancy (Coll. Delbos) ; Hébert, coll. Degrange-Touzin, Linder, comte de Bouillé, Boreau, Gauthier, ma collection.

     Localités autres que la France. - Priabona, Granella, Val Rovina, Santa-Libera (Vicentin).

     Explication des figures. - Pl. 100, fig. 1, S. rimosus, de Biarritz, de la collection de M. Pellat, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, périprocte ; fig. 5, portion de l'aire ambulacraire impaire grossie ; fig. 6, tubercules de la face inférieure grossis. - Pl. 101, fig. 1, variété élargie, de la collection de M. Degrange-Touzin, vue de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, portion de l'aire ambulacraire antérieure grossie ; fig. 4, variété allongée, de Biarritz, de ma collection, vue sur la face supérieure ; fig. 5, individu jeune de Biarritz, de la collection de M. Degrange-Touzin, vu de côté ; fig. 6, face supérieure ; fig. 7, autre individu jeune, de Biarritz, de la collection de M. Pellat, vu de côté ; fig. 8, face supérieure.

Pl. 100 et 101 (extrait)

 
 
 

Schizaster rimosus Desor,1847 - Lutétien, Landes, 31 mm

 
 
 
 

Schizaster rousseli Cotteau,1887

 
 
description de l'espèce par Cotteau, 1887
Paléontologie française, terrains éocènes, tome 1, p.284
 

N° 73 - Schizaster rousseli, Cotteau, 1887

Pl. 85, fig. 4-7 et pl. 86.

   

     Espèce de taille assez forte, arrondie, rétrécie, fortement émarginée en avant, étroite et acuminée en arrière. Face supérieure épaisse, renflée, déclive dans la région antérieure, ayant sa plus grande hauteur dans l'aire interambulacraire postérieure, qui est élevée, saillante, sub-carénée et se recourbe en descendant vers le périprocte . Face inférieure légèrement bombée, arrondie sur les bords, déprimée en avant du péristome. Face postérieure acuminée, tronquée, un peu évidée. Sommet ambulacraire subcentral. Sillon antérieur large, très profond, anguleux et caréné sur les bords, plus étroit et un peu resserré vers l'ambitus, s'atténuant en se rapprochant du péristome. Aire ambulacraire impaire assez large, finement granuleuse, munie de chaque côté d'une rangée de pores simples, très écartés, séparés par un renflement granuliforme saillant, disposés par paires obliques s'ouvrant dans de légères fossettes. Près de l'ambitus, les pores se rapprochent et deviennent plus petits. Aires ambulacraires paires profondément excavées, inégales, les antérieures très flexueuses, se rapprochant du sillon antérieur, beaucoup plus longues que les aires postérieures également flexueuses. Zones porifères bien développées, composées de pores oblongs, égaux, disposés par paires transverses, au nombre de trente ou trente et une dans les aires antérieures, de vingt à vingt et une dans les aires postérieures. Aux approches du sommet, les pores deviennent très petits, presque simples. Zone interporifère étroite, apparente cependant et paraissant ouverte à l'extrémité. Tubercules finement crénelés et perforés, petits, serrés, homogènes à la face supérieure, augmentant de volume à la partie supérieure des aires ambulacraires, sur les bords du sillon antérieur, et surtout à la face inférieure. Aires interambulacraires très saillantes autour du sommet. Péristome excentrique en avant, pourvu d'une lèvre très prononcée. Périprocte longitudinal, acuminé en dessus et en dessous. Appareil apical muni de quatre pores génitaux placés à peu près sur la même ligne ; la plaque madréporiforme allongée, large à la base, se prolongeant à travers l'appareil, sans dépasser cependant les deux plaques ocellaires postérieures. Fasciole péripétale large, très sinueuse. Fasciole latéro-sous-anale plus étroite, non flexueuse, descendant obliquement sous le périprocte.

Cette espèce varie dans sa taille et aussi dans la position de son appareil apical qui est toujours subcentral, mais quelquefois un peu rejeté en arrière.

Hauteur, 35 millimètres; diamètre antéro-postérieur; 40 millimètres ; diamètre transversal, 37 millimètres.

 

Individu de grande taille : hauteur, 39 millimètres; diamètre antéro-postérieur, 51 millimètres ; diamètre transversal, 48 millimètres.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. - Cette espèce se rencontre associée au S. obesus, que nous décrivons plus loin ; elle s'en rapproche par plusieurs caractères, par sa taille, par son sillon antérieur profond et se rétrécissant vers l'ambitus, par son aire ambulacraire impaire munie de chaque côté d'une rangée de pores ambulacraires très écartés ; peut-être devrait-elle lui être réunie; elle nous a paru cependant s'en distinguer par sa forme plus allongée, plus renflée à la face supérieure, plus acuminée au-dessus du périprocte, plus évidée dans la région postérieure et non proéminente à la base. Par sa forme générale, cette espèce rappelle le S. beloutchistanensis de l'Inde, auquel nous avions cru devoir la réunir, dans nos Échinides fossiles des Pyrénées. Les deux espèces, comparées de nouveau avec soin, nous ont paru bien distinctes: le S. beloutchistanensis sera toujours reconnaissable à sa forme plus allongée, plus étroite, émarginée moins profondément à l'ambitus.

LOCALITES. — Conques, Saint-Martin-le-Vieil, Montagne Noire, Pradelles en Val, Montagne d'Alaric (Aude); Montegret (Ariège). Assez rare. Éocène moyen.

Collection de M. Hébert, Musée de Toulouse (coll. Leyrnerie), coll. Roussel, Toncas.

EXPLICATION DES FIGURES. - Pl. 85, fig. 4, S. Rousseli, exemplaire de grande taille, de la collection de M. Roussel, vu sur la face supérieure ; fig. 5, appareil apical grossi; fig. 6, individu jeune, de la collection de M. Toucas, vu de côté; fig. 7, face supérieure. — Pl. 86, autre exemplaire, de la collection de M. Hébert, vu de côté ; fig. 2, face supérieure; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, aire ambulacraire impaire grossie, montrant la disposition des pores ; fig. 5, aire ambulacraire paire antérieure grossie; fig. 6, périprocte ; fig. 7, fasciole latéro-sous­anale vue sous le périprocte.

Pl. 85 et 86 (extrait)

 
 
 

Schizaster rousseli Cotteau,1887 - Yprésien inférieur, Huesca, Espagne, 37 mm

 
 
 
 

Schizaster rousseli Cotteau,1887 - Yprésien inférieur, Aren, Huesca, Espagne, 41 mm

 
 
 
 

Schizaster rousseli Cotteau,1887 - Eocène inférieur, Huesca, Espagne, 42 mm

 
 
 
 

Schizaster saheliensis Pomel,1887

 
 
diagnose originale de l'espèce par Pomel, 1887
Paléontologie ou description des animaux fossiles de l'Algérie, Zoophites, 2e fasc., échinodermes, p. 72
 

SCHIZASTER SAHELIENSIS
A Pl. XII, lig. 1 à 5.

Longueur, 0m078 ; largeur, 0m065; hauteur, 0m040.

—      0 047          —      0 042          —      0 022.

Grand oursin subelliptique, échancré en avant, un peu atténué en arrière et y formant un rostre très obtus, peu saillant au dessus de la troncature, un peu oblique en dessous. Apex déprimé, excentrique en arrière, aux 3/5 de la longueur, à 2 pores génitaux avec madréporide peu prolongé en arrière. Ambulacre impair à pores rapprochés par paires, les extérieurs un peu plus gros, séparés par un très petit granule, disposés en une seule rangée contiguë au pli des assules ambulacraires qui se relèvent pour former la moitié inférieure de la paroi abrupte du sillon ; celui-ci plus de deux fois plus large que les pétales, bien creusé, manifestement contracté à l'avant, au passage du fasciole, puis formant un canal plus étroit et presque superficiel qui s'étend jusqu'à la bouche après avoir échancré la face antérieure.

Pétales antérieurs peu flexueux, brièvement coudés près de leur origine, bien creusés, divergeant entr'eux de 50° à 54° et dépassant très peu la moitié du rayon; les postérieurs oblongs, presque moitié longs comme les antérieurs, divergeant entr'eux de 45". Le fasciole péripétale bien développé, anguleux, serrant de près les pétales, coupant le sillon impair vers sa contraction, près de son extrémité.

Interambulacres antérieurs étroits, saillants, en côte anguleuse, portant deux carènes peu saillantes, un peu noduleuses, assez rapprochées, s'interrompant sur la partie du sommet déprimée ; la face versant au sillon est beaucoup plus étroite et plus déclive

 

que celle versant au pétale, et elle se prolonge en surplomb au delà de l'arête pour former la paroi supérieure presque lisse du sillon. Interambulacres latéraux tronqués au sommet en dedans d'une faible gibbosité; le postérieur semblablement tronqué pour compléter la dépression apiciale, puis relevé en carène saillante qui s'efface au haut du rostre assez fortement arrondi. Péristome en croissant réniforme, rapproché du bord dans une dépression formée par les sillons assez marqués des pétales du trivium, portant une lèvre étroitement calleuse et proéminente . Périprocte circulaire sous le rostre et au-dessus d'une aréa déprimée, faiblement tuberculée, presque pentagonale, le côté plus étroit au-dessus du talon et bordé par le fasciole latéro­sous-anal; celui-ci bien marqué quoique étroit, s'insère sur une ligne en relief, descendant en écharpe de l'angle fasciolaire situé derrière le 1/3 inférieur des pétales antérieurs. Plastron grand, presque plat, ovale lancéolé, un peu contracté en avant, bien en relief par suite de la déclivité des avenues ambulacraires, lisses, assez larges, qui le séparent des interambulacres latéraux. Tubercules du dessous serrés, presque semblables au plastron et sur les côtés et assez gros ; ceux du dessus également très serrés, bien plus petits, homogènes. Radioles du dessous grêles, terminés en large spatule et couchés en avant.

Terrain sahélien : environs d'Oran ; Aïn-Ameria, près de Lourmel.

 

 
 

Schizaster saheliensis Pomel,1887 - Pliocène, Nabeul, Tunisie, 52 mm

 
 
 
 

Schizaster saheliensis Pomel,1887 - Pliocène, Mazarros, Huesca, Espane, 76 mm

 
 
 
 

Schizaster scillae (Desmoulins)

 
 
description de l'espèce par Desor
Synopsis des échinides fossiles, p.389
 

     Scillae Agass. et Desor Catal. rais. p. 127. - Syn. Spatangus Scillae Des Moulins. Tabl. synon. p. 392. - Schizaster eurynotus Agass. Catal. syst. p. 2. - E. Sism. Echin. foss. Nizza p. 30. Tab. II. fig. 2 et 3. - Wright Foss. Echin. of Malta Ann. and Magaz of Nat. Hist. Vol. XV. p. 49. - Schizaster graecus Agass. Catal. syst. p. 3. - Grande espèce déprimée et étalée en avant, élevée et accuminée en arrière. Silon impair très large et profond, mais se rétrécissant un peu en avant. Pétales antérieurs légèrement arqués en S. Deux pores génitaux. Aire interambulacraire postérieure renflée en une carène saillante qui se termine en un rostre au dessus du périprocte.

   P. 86. P. 95. (Schizaster graecus).

     Tertiaire moyen de Santa Manza (Corse), Perpignan.

     Grès calcaire (myocène) de Malte, Morée.

     Tertiaire de Palerme, d'Asti, Monte Pelegrino ?

     Mus. Turin, Coll. Des Moulins, Michelin, Lord Ducie, Ecole des Mines de Paris.

 

  NOTA. Cette espèce a été pendant longtemps confondue avec l'espèce vivante de la Méditerranée, dont elle diffère cependant par plusieurs caractères ; ainsi, notre espèce est moins haute en arrière, les pétales postérieurs sont moins courts, les antérieurs plus divergents et le sillon impair un peu moins profond. Comme l'a montré M. Cotteau, c'est à M. Des Moulins que revient le mérite d'avoir le premier distingué cette espèce sous le nom de Spatangus Scillae. Comme ce nom a l'antériorité sur le Sch. eurynotus de M. Agassiz, nous n'hésitons pas à lui donner la préférence. Le Schizaster Scillae Agass. du "Catalogue raisonné" n'est, selon toute apparence, qu'une espèce nominale. Dût-on cependant s'assurer qu'elle est distincte, le nom de Scillae n'en devrait pas moins rester à l'espèce du Myocène qui est celle que M. Des Moulins avait en vue. La figure de Scilla n'est probablement pas correcte. C'est par erreur que M. Sismonda cite cette espèce dans le terrain crétacé. Le Schizaster graecus n'est, selon toute apparence, qu'une variété déformée de notre espèce.

 
 

Schizaster scillae (Desmoulins) - Helvétien, Portugal, 56 mm

 
 
 

Schizaster spado Lambert,1902

 
 
diagnose originale de l'espèce par Lambert
Synopsis des échinides fossiles, 1902, p.46
 

SCHIZASTER SPADO Lambert

Pl. IV, fig. 12, 13.

     Espèce de moyenne taille (long. 39 mill. ; larg. 35 ; haut. 20),  un peu déformée dans l'unique individu que je possède, très voisine du S. Leymeriei Cotteau, mais à ambulacres plus larges et plus profonds. Le sillon antérieur, profondément excavé en dessus, est aussi plus large que celui du S. Leymeriei et rappelle plutôt par sa forme celui du S. vicinalis, mais ce sillon se termine brusquement à l'ambitus en échancrant à peine le bord.

     L'apex très large est en même temps très court, l'ambulacre impair s'avançant très près des postérieurs ; la plaque perforée par les hydrotrémes est très étendue et la génitale postérieure gauche est seule perforée ; ce pore génital unique est d'ailleurs largement ouvert. En admettant que cet individu représente un cas tératologique, la forme générale de l'apex et le rapprochement des ambulacres n'en indiquent pas moins que les organes génitaux étaient chez lui normalement très réduits.

 

     Localité. - Je dois à M. Cossmann ce Schizaster, recueilli par M. Vidal à La Baells (Catalogne).

fig in texte 5 et Pl. IV (extrait)

 
 
 

Schizaster spado Lambert,1902 - Lutétien, Espagne, 42 mm

 
 

Schizaster studeri Agassiz,1836

 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, Terrains tertiaires, tome I, p.344

N° 92. — Schizaster Studeri (Agassiz), 1836.
Pl. 103, 104 et 105.

 

     S. 6 (type de l'espèce).

     Espèce de grande taille, allongée, émarginée et rétrécie en avant, subacuminée en arrière. Face supérieure haute, renflée en forme de toit, très élevée dans la région antérieure et dans l'aire interambulacraire postérieure, brusquement déclive en avant et sur les côtés, fortement carénée en arrière, ayant sa plus forte épaisseur sur la carène dorsale et sa plus grande largeur au point correspondant au sommet. Face inférieure arrondie sur les bords, déprimée en avant du péristome, légèrement bombée dans l'aire interambulacraire impaire. Face postérieure étroite, verticalement tronquée, évidée. Sommet ambulacraire presque central, un peu rejeté en arrière. Sillon antérieur étroit, allongé, très profond, muni, sur les bords, d'une carène saillante et noduleuse, se rétrécissant encore vers l'ambitus et se prolongeant, en s'atténuant jusqu'au péristome. Aire ambulacraire impaire munie, de chaque côté, d'une rangée de petits pores allongés, écartés, s'ouvrant à la base de l'excavation, séparés par une granulation plus ou moins apparente, disposés par paires très obliques et serrées, au nombre d'environ trente-trois dans l'intervalle compris entre le sommet et le fasciole ; les derniers pores sont plus petits, plus rapprochés et les paires s'espacent en même temps que les plaques qui les supportent s'agrandissent. Des côtes fines, granuleuses, transverses, un peu atténuées, s'intercalent entre chaque paire de pores et remontent sur la paroi de l'excavation jusqu'au bord supérieur des plaques. Le milieu de l'aire ambulacraire est un peu creusé et granuleux. Aires ambulacraires paires étroites, fortement excavées, acuminées et cependant ouvertes à leur extrémité, inégales, les antérieures très flexueuses, divergentes, sensiblement infléchies en dehors, beaucoup plus longues que les aires postérieures, qui sont plus rapprochées et moins flexueuses. Zones porifères assez larges, placées sur les parois de l'excavation ambulacraire, formées de pores oblongs, virgulaires, unis par un sillon, disposés par paires transverses que sépare une petite côte granuleuse, au nombre de trente-cinq ou trente-six dans les aires antérieures, de vingt-trois ou vingt-quatre dans les aires postérieures. Aux approches du sommet, les pores des sept ou huit dernières paires deviennent très petits, surtout dans la zone porifère antérieure des aires ambulacraires paires antérieures. Zone interporifère apparente, presque aussi large que l'une des zones porifères Tubercules en général très fins, serrés, homogènes sur la face supérieure, un peu plus gros vers le bord du sillon antérieur, au sommet des aires interambulacraires et à la face inférieure qui est très tuberculeuse. Aires interambulacraires saillantes, comprimées, subnoduleuses autour du sommet. Péristome excentrique en avant, relativement un peu éloigné du bord, semi-circulaire, fortement labié, la lèvre munie d'un petit bourrelet. Les aires ambulacraires forment, de chaque côté du péristome, une dépression allongée, subangaleuse, beaucoup moins accentuée cependant que dans le S. ambulacrum. Périprocte ovale, longitudinal, médiocrement développé, s'ouvrant au sommet de la face postérieure, sous la carène dorsale. Appareil apical très étroit, paraissant pourvu de quatre pores génitaux. Fasciole péripétale sinueux, suivant de très près le contour des aires ambulacraires, formant un angle très prononcé au sommet de l'aire interambulacraire impaire et longeant de très près le sillon antérieur avant de le traverser, toujours large à l'extrémité des aires ambulacraires. Fasciole latéro-sous-anal plus étroit, non flexueux, se détachant du fasciole péripétale en arrière des aires ambulacraires antérieures paires, à peu près au tiers de leur longueur. Un de nos exemplaires présente sur plusieurs points une agglomération de petits radioles; ils sont allongés, grêles, cylindriques, aciculés, lisses en apparence, mais certainement garnis de stries très fines et longitudinales.

     Nous rapportons à cette espèce trois exemplaires provenant de l'éocène supérieur de Vaugelade près Vence ; leur forme est allongée, le sommet ambulacraire excentrique en arrière, le sillon antérieur étroit et resserré près de l'ambitus ; les aires ambulacraires antérieures sont recourbées, très flexueuses, sensiblement plus grandes que les aires postérieures, qui sont légèrement acuminées à leur extrémité ; cependant ils diffèrent un peu du type par leur taille moins forte, par leurs aires ambulacraires relativement moins longues, un peu plus larges et moins recourbées.

     Hauteur, 43 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 60 millimètres; diamètre transversal, 55 millimètres.

     Variété de Vaugelade ; hauteur, 31 millimètres, diamètre antéro-postérieur, 42 millimètres ; diamètre transversal, 39 millimètres .

     Rapports et différences. — Cette espèce, qu'on rencontre à Biarritz, associée au S. rimosus, s'en distingue d'une manière positive par sa taille plus forte, par sa forme plus allongée, par sa face supérieure renflée en forme de toit,

 

plus épaisse, plus haute, plus brusquement déclive en avant et sur les côtés, par son sommet un peu plus excentrique en arrière, par son sillon antérieur bordé d'une carène plus saillante et plus noduleuse, par ses aires ambulacraires paires antérieures plus longues, plus acuminées et sensiblement infléchies en dehors, par son péristome plus éloigné du bord, par son fasciole péripétale plus sinueux, serrant de plus près les aires ambulacraires, pénétrant plus avant dans l'aire interambulacraire postérieure et longeant le sillon antérieur avant d'y pénétrer.

     Histoire. - Il nous paraît avoir existé relativement à cette espèce une assez grande confusion. Le type est le moule en plâtre S. 6, désigné sous le nom de S. Studeri par Agassiz, dès 1860. Qu'est devenu l'original ?... provenait-il du comté de Nice ?... avait-il été recueilli dans le Vicentin ?... nous l'ignorons ; toujours est-il que ce moule en plâtre est parfaitement caractérisé et ne saurait être confondu avec aucune autre espèce. C'est à tort, suivant nous, que Desor, dans le Synopsis des Échinides fossiles, a réuni au S. Studeri le S. Djelfensis, du Caucase, qui semble une espèce particulière et le S. subincurvatus, qui nous paraît devoir être rapporté de préférence au S. vicinalis. L'échantillon figuré par Sismonda, malgré sa taille un peu plus forte et ses aires ambulacraires paires postérieures plus écartées, parait bien se rapporter au S. Studeri; il en est de même de l'individu de taille beaucoup plus petite figurée par Schauroth sous le nom de S. beloutchistanensis. L'échantillon dont M. Dames donne la figure, pl. IX, fig. 3, s'éloigne davantage du type d'Agassiz (S. 6) par son sillon antérieur si régulier, par sa face postérieure si acuminée et son sommet ambulacraire très excentrique en arrière. Nous pensons cependant que cet exemplaire, malgré ces différences, peut être considéré comme une variété du S. Studeri. Les échantillons que M. Degrange-Touzin et le comte de Bouillé ont recueillis à Biarritz diffèrent un peu du type par leur forme plus épaisse et plus renflée, par leur sommet ambulacraire un peu moins excentrique en arrière, par leurs aires ambulacraires postérieures un peu plus développées. Tous leurs autres caractères les rapprochent tellement du type S. 6, que nous n'avons pas hésité à les y réunir. Cette espèce atteignait de très grandes dimensions et nous lui rapportons un fragment rencontré à Biarritz par M. Degrange­Touzin, dont le diamètre antéro-postérieur mesure plus de 78 millimètres ; les aires ambulacraires paires antérieures, tout en conservant leur forme flexueuse et arrondie, grandissent en proportion.

     Localités. - Phare Saint-Martin près Biarritz (couches à Operculines), la Gourepe (couche à Serpula spirulaea). (Basses-Pyrénées); Vaugelade près Vence (Var); Nice (Alpes-Maritimes). Rare. Éocène supérieur.

     Collection Hébert, Degrange-Touzin, Maurice Gourdon, comte de Bouillé.

     Localités autres que la France. — Logivo, Laverda, Senago, Montecchio, Monte Arziano près Avesa, Priabona (Italie).

     Explication des figures. — Pl. 103, fig. 1, S. Studeri, de Biarritz, de la collection de M. Degrange-Touzin, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, aire ambulacraire antérieure paire grossie ; fig. 4, aire ambulacraire paire postérieure grossie. — Pl. 104, fig. 1, le même exemplaire vu sur la face inférieure ; fig. 2, portion de l'aire ambulacraire antérieure grossie; fig. 3, péristome grossi ; fig. 4, moule en plâtre S. 6, type de l'espèce, vu de côté ; fig. 5, face supérieure. — Pl. 105, fig. 1, portion d'un exemplaire de grande taille du S. Studeri, de Biarritz, avec radioles, de la collection de M. Degrange-Touzin, vu sur la face supérieure ; fig. 2, radiole grossi; fig. 3, S. Studeri, variété à aires ambulacraires paires plus courtes, de Vaugelade près Vence, de la collection de M. Hébert, vu de côté ; fig. 4, face supérieure ; fig. 3, face inférieure; fig. 6, aire ambulacraire paire antérieure grossie.

Planches 103, 104 et 105 (extrait)

 

Schizaster studeri Agassiz,1836 - Eocène inférieur, Ypresien, Huesca, Espagne, 30 mm

 
 

Schizaster vicinalis Agassiz,1847

 
diagnose originale de l'espèce par Agassiz
Catalogue raisonné des espèces, des genres et des familles d'échinides, p.21

vicinalis Agass. - X 93. - Schizaster eurynotus Agass. Cat. syst. p. 3. - Espèce voisine du Sch. eurynotus, mais de plus petite taille. Il en diffère par ses ambulacres qui ne sont pas arqués en dehors.

     Terr. numm. de Biaritz. Tert. de Saint-Palais, près Royen. - Deshayes, d'Orbigny.

description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, terrains éocènes, tome 1, p.328

N° 89. - Schizaster vicinalis, Agassiz, 1847

Pl. 98 et 99.

 

     X. 93 : 12.

     Espèce de taille moyenne, cordiforme, presque aussi large que longue, arrondie et échancrée en avant, subacuminée en arrière. Face supérieure fortement déclive dans la région antérieure, amincie en avant, très élevée en arrière, ayant sa plus grande épaisseur au milieu de l'espace compris entre le commet et l'extrémité postérieure, munie, dans l'aire interambulacraire impaire, d'une carène saillante qui se prolonge en se recourbant jusqu'au périprocte. La plus grande largeur se trouve un peu en avant du sommet ambulacraire. Face inférieure arrondie sur les bords, légèrement bombée sur l'aire interambulacraire impaire, à peine déprimée autour du péristome. Face postérieure tronquée, évidée, un peu rentrante. Sommet ambulacraire très excentrique en arrière. Sillon antérieur large, profond, évasé, excavé, comprimé et caréné sur les bords, se rétrécissant vers l'ambitus qu'il entame fortement, se prolongeant très atténué, mais distinct, jusqu'au péristome. Aire ambulacraire impaire large, finement granuleuse, munie, de chaque côté, de deux rangées de pores. La première série, placée très près de l'extrémité externe des plaques dans l'excavation, est souvent peu distincte. La seconde série s'ouvre à la base de l'excavation : elle est formée de pores écartés, séparés par un granule saillant, disposés par paires obliques. De petites côtes granuleuses et transverses s'intercalent entre chaque paire de pores et remontent dans la paroi de l'excavation jusqu'au bord de l'aire ambulacraire. A quelque distance de l'ambitus, la rangée externe de pores disparaît ; la série interne descend un peu plus bas ; mais, en se rapprochant de l'ambitus, les pores deviennent plus petits, le granule s'atténue, les pores se touchent pour ainsi dire, et les paires sont plus espacées ; les côtes saillantes disparaissent également. Dans l'exemplaire que nous avons décrit, la zone porifère interne comprend trente et un ou trente-deux paires de pores. Le milieu de l'aire ambulacraire est garni de granules serrés et très fins, mais cependant inégaux. Aires ambulacraires paires étroites, excavées, les antérieures beaucoup plus allongées que les autres, très flexueuses, rapprochées du sillon antérieur, les aires postérieures courtes, flexueuses, peu écartées. Zones porifères bien développées, occupant en grande partie les parois de l'excavation ambulacraire, formée de pores ovales unis par un sillon, disposés par paires transverses, au nombre de trente-quatre ou trente-cinq dans les aires ambulacraires antérieures, de dix-neuf ou vingt dans les aires postérieures. Aux approches du sommet, les pores deviennent très petits, presque microscopiques ; la zone porifère des aires ambulacraires antérieures, très resserrée sous l'excavation, est plus étroite que l'autre, à quelque distance du sommet. Zone interporifère apparente, un peu moins large que l'une des zones porifères. Tubercules fins, serrés, homogènes sur presque toute la face supérieure, un peu plus gros sur les bords du sillon antérieur, au sommet des aires interambulacraires et surtout à la face inférieure. Aires interambulacraires saillantes et comprimées autour du sommet. Péristome excentrique en avant, semi-circulaire, fortement labié. Périprocte longitudinal, acuminé à ses deux extrémités, s'ouvrant à la base de la carène dorsale, au sommet d'une aréa un peu évidée, subtriangulaire et noduleuse. Appareil apical étroit, toujours comprimé, paraissant muni de deux pores génitaux seulement. Fasciole péripétale très sinueux, suivant de près les aires ambulacraires, s'élargissant à leur extrémité. Fasciole latéro-sous-anal se détachant du fasciole péripétale en arrière des aires ambulacraires paires antérieures, à peu près au tiers de leur longueur, plus étroit, descendant obliquement sous le périprocte.

     Cette espèce, dont nous avons sous les yeux un assez grand nombre d'exemplaires, éprouve quelques variations dans sa forme générale, dans la largeur de son sillon antérieur, dans sa face postérieure toujours acuminée, mais munie d'une carène plus ou moins saillante. Les pores de l'aire ambulacraire antérieure paraissant varier également dans leur forme et leur disposition. La zone porifère externe n'est pas toujours visible, et dans certains exemplaires elle semble faire entièrement défaut. Quant à la zone interne, elle se compose de pores que nous considérons comme ne formant qu'une seule série, mais qui sont plus ou moins espacés et semblent quelquefois constituer deux séries distinctes. Nous n'hésitons pas, comme l'a fait M. Gauthier, à réunir à l'espèce qui nous occupe un exemplaire du Kef-Iroud (Algérie), paraissant offrir, sur certains points de l'aire ambulacraire impaire, plusieurs rangées de petits pores, mais que l'ensemble de ses caractères ne permet pas de séparer du S. vicinalis. A Biarritz, l'espèce se rencontre à tous les âges : chez les individus jeunes, les caractères sont les mêmes, seulement la face postérieure est peut-être plus sensiblement acuminée et plus évidée au-dessous du périprocte.

     Type de l'espèce : hauteur, 30 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 43 millimètres ; diamètre transversal, 42 millimètres.

     Individu de taille moyenne : hauteur, 23 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 36 millimètres ; diamètre transversal, 34 millimètres.

 

     Individu jeune : hauteur, 17 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 23 millimètres ; diamètre transversal, 22 millimètres.

     Exemplaire d'Algérie : hauteur, 30 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 50 millimètres ; diamètre transversal, 48 millimètres.

     Rapports et différences. - Cette espèce, anciennement connue, se distinguera toujours facilement de ses congénères à son aspect cordiforme et dilaté, à son sommet ambulacraire très excentrique en arrière, à son sillon antérieur large, profond, entamant fortement l'ambitus, à sa face supérieure rapidement déclive, à sa face postérieure saillante et carénée, à ses aires ambulacraires paires postérieures plus courtes et plus rapprochées. Par l'ensemble de ses caractères, le S. vicinalis se rapproche du S. Scillae (S. Eurynotus), avec lequel il avait été confondu dans l'origine ; il s'en distingue par sa taille moins forte, sa forme moins allongée, plus dilatée, par sa face postérieure moins acuminée et munie d'une carène moins saillante et moins longue, par ses aires ambulacraires paires antérieures moins larges et moins flexueuses, par ses aires ambulacraires paries postérieures paraissant plus courtes. Le S. Scillae occupe un niveau bien différent et appartient au terrain miocène.

     Histoire. - C'est en 1867, dans le Catalogue raisonné des Echinides, qu'Agassiz a donné le nom de S. vicinalis au moule X. 93, dont l'original, appartenant à l'Ecole des mines de Paris, provient du terrain éocène supérieur de Biarritz. Plus tard, d'Archiac, sous le nom de vicinalis, a décrit et figuré une espèce toute différente, recueillie dans l'Eocène moyen de Saint-Palais, et il ajoute que probablement le S. vicinalis ne se rencontre pas à Biarritz. En 1863, nous avons fait cesser cette confusion, en rendant au type de Biarritz le nom de vicinalis et en donnant à l'espèce de Saint-Palais, figurée par d'Archiac, le nom de S. Archiaci. Nous réunissons au S. vicinalis le S. subincurvatus, Agassiz, modèle en plâtre R. 22, que Desor, dans le Synopsis des Echinides fossiles, indique comme une variété du S. Studeri. La forme dilatée de l'espèce, son sillon antérieur large, profond, caréné sur les bords, ses aires ambulacraires flexueuses et rapprochées de l'aire ambulacraire impaire, ses aires ambulacraires paires postérieures courtes et peu écartées, son appareil apical excentrique en arrière lui donnent, suivant nous, beaucoup plus de ressemblance avec le S. vicinalis. Du reste cette opinion, dans l'origine, était celle de Desor qui considérait, dans le Catalogue raionné des Echinides, le S. subincurvatus comme une espèce très voisine du S. vicinalis, peut-être même identique.

     Localités. - Biarritz (Chambre d'Amour, côte du Moulin, falaise du Phare Saint-Martin) (Basses-Pyrénées) ; Kef-Iroud (département d'Alger). Assez commun à Biarritz. Eocène supérieur.

     Ecole des mines de Paris, Musée de Toulouse (coll. Leymerie) ; coll. Pellat, Comte de Bouillé, Boreau, Degrange-Touzin, Granger, Gauthier, ma collection.

     Localités autres que la France. - Burga di Bolca, Monti Berici, Laverdà, S. Florano, Senago, Avesa près Vérone.

     Explication des figures. - Pl. 98, fig. 1, S. vicinalis, de Biarritz, de la collection de l'Ecole de mines, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, portion de la face supérieure grossie ; fig. 5, autre exemplaire de la collection de M. Degrange-Touzin, vu de côté ; fig. 6, face postérieure. - Pl. 99, fig. 1, S. vicinalis, de Kef-Iroud (Algérie), de la collection de M. Gauthier, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, face inférieure ; fig. 4, aire ambulacraire impaire grossie ; fig. 5, exemplaire de taille plus petite, de la collection de M. Degrange-Touzin, vu de côté ; fig. 6, face supérieure ; fig. 7, exemplaire de très petite taille, de ma collection, vu de côté ; fig. 8, face supérieure.

 

Pl. 98 et 99 (extrait)

 
 

Schizaster vicinalis Agassiz,1847 - Eocène inférieur, Italie, 44 mm

 
 
 

Schizaster vilanovae Cotteau,1889

 
 
description de l'espèce par lambert
Sur quelques échinides fossiles de Valence et l'Alicante, communiqués par M. le Pr. Darder Pericas, 1935, p.370
 

     Schizaster vilanovae Cotteau, des marnes à lépidocyclines de Villa-joyosa (Alicante) (num.293). - Cette espèce a bien quatre pores génitaux à son apex et elle se distingue du S. archiazi Cotteau par sa forme plus rétrécie en arrière, son apex central et ses pétales pairs plus droits. Comme l'a indiqué Cotteau, je ne crois pas que l'on puisse la confondre avec les S. vicinalis et S. rimosus ; mais je pense aujourd'hui que mon S. cantaber, du Nummulitique de Santander, devrait être réuni au S. vilanovae. Quant à mon S. thieryi, de l'Auversien, il en diffère par ses pétales postérieurs plus courts et son sillon plus atténué à l'ambitus.

 
 

Schizaster vilanovae Cotteau,1889 - Eocène, Alicante, Espagne, 32 mm

 
 
 

 

 

 

Genre Diploporaster  Mortensen, 1950

A monograph on the echinoidea, p.160.

Espèce type  Diploporaster barbatus Mortensen,1950

A monograph on the echinoidea, p.160.  (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène - Actuel

 
 
 

Diploporaster savignyi (Fourtau,1904)

 
 
 

Diploporaster savitnyi (Fourtau,1904) - Pléistocène, Hurghada, Egypte, 45 mm

 
 
 

 

 

 

Genre Gregoryaster  Lambert, 1907

Description des échinides des terrains miocéniques de la Sardaigne, p.59.

Espèce type  Pericosmus coranguinum Gregory,1892

The Maltese fossil echinoids and their evidence of the correlation of the Maltese rocks, p.615 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Maastrichtien - Eocène

 
 
diagnose originale du genre par Lambert, 1907

Description des échinides des terrains miocéniques de la Sardaigne, p.59.

 

Sous-genre GREGORYASTER Lambert, 1907.

     Wright a décrit en 1855 (Poss. Echin. of Malta, p. 40). sous le nom. d' Hemiaster Grateloupi, une espèce qu'il confondait avec le Schizaster Grateloupi Sismonda ; il l'a reportée en 1864 dans le genre Brissopris, puis Grégory en 1891 a voulu en faire un Pericosmus (P. coranguinum), bien que le type ait quatre pores génitaux à l'apex et manque de fasciole marginal.

     Cette intéressante espèce, dont j'ai sous les yeux plusieurs individus sardes, a été figurée par M. Grégory (Maltese foss. Echinoidea, pl. 11, fig. 3, 4) ; elle est remarquable par sa taille, sa forme arrondie, subglobuleuse,' à peine sinueuse en avant, et ses longs pétales, étroits et assez profonds : les antérieurs un peu arqués sont très divergents, les postérieurs, moins arqués en sens inverse des premiers, sont au contraire peu divergents. L'ambulacre impair, logé clans un sillon à peine différent de ceux des autres, est composé de pores rapprochés, séparés par un granule et s'ouvrant clans des plaques basses. Le périprocte est au sommet d'une face posté­rieure relativement haute et verticalement tronquée. L'apex est pourvu de quatre pores génitaux. Le fasciole péripétale étroit, mais bien distinct, est très sinueux ; aucune trace de fasciole marginal, latéral ou sous-anal.

     Cette forme est très distincte de Pericosmus, dont elle n'a ni la physionomie générale, ni l'ambulacre impair, ni l'apex, ni le fasciole marginal, et l'idée de la placer dans ce genre, déjà critiquée par Gauthier (Annuaire géol. univ., T. VIII, p. 811, 1893), doit être complètement abandonnée. Cet échinide a plutôt l'aspect d'un Linthia, mais il est dépourvu de fasciole latéral. L'absence de fasciole sous-anal ne permet pas d'en faire un Brissorna et, comme Wright l'avait parfaitement compris, l'espèce se trouve ainsi rejetée dans la Tribu des Hemiastériens. Ce n'est cependant pas un Opissaster, puisqu'elle n'a ni la forme schizastérique, ni ses ambulacres pairs flexueux et excavés et qu'elle possède plus de deux pores génitaux à l'apex. Proraster crétacé a bien le même fasciole et le même nombre de pores génitaux, mais ses ambulacres, son sillon, sa forme générale sont trop différents pour que l'on puisse confondre avec lui l'espèce de Malte et de Sardaigne. Trachyaster, qui est à peine un sous-genre (1'Hemiaster a pour type une petite espèce très inéquipétale T. globosus), à pétales ambulacraires courts, flexueux, très divergents et dont la physionomie est bien distincte de celle (le 1'Hemiaster Grateloupi Wright. Mais Cotteau a réuni aux Trachyaster de Pomel des formes éocènes à ambulacres pairs longs, droits, peu inégaux (T. Heberti Cotteau), dont on serait tenté de rapprocher notre espèce, si l'ensemble de ses caractères et la forme de son ambulacre impair ne l'éloignaient pas encore de ces Hemiaster éocènes. En tous cas l'espèce de Malte et de Sardaigne n'est pas un vrai Trachyaster et dans ces conditions le mieux m'a paru de la placer dans une section particulière du genre Hemiaster, en créant pour elle le terme Gregoryaster, ainsi caractérisé :

     Brissidæ de forte taille, à test mince, subcirculaire, renflé en dessus. avec sillon antérieur très atténué à l'ambitus. Ambulacres à pétales longs, droits, tous dans des sillons assez profonds; l'impair, plus étroit, est composé de pores non conjugués rapprochés ; les pairs sont en avant légèrement et régulièrement arqués et les postérieurs sont peu divergents. Apex à quatre pores génitaux. Tubercules homogènes ; un seul fasciole péripétale.

     Type : G. coranguinum Grégory (Pericosmus) du Miocène de Malte.

 
 

Gregoryaster coranguinum (Gregory,1892)

 
 
description de l'espèce par Lambert, 1907

Description des échinides des terrains miocéniques de la Sardaigne, p.60.

 

Gregogyaster coranguinum Grégory (Pericosmus), 1891

     Ce que je viens de dire du sous-genre me dispense d'entrer dans des détails au sujet (le cette espèce. Le type sarde mesure 59mm de longueur, sur 63m ni de largeur et 311"1" de hauteur.

     Le Schizaster Grateloupi Sismonda, qui n'est certainement ni un Schizaster, ni un Pericosmus appartient très probablement au sous-genre Gregoryaster, mais il paraît différer de l'espèce de Malte et de Sardaigne par son ambulacre impair un peu moins profond, ses ambulacres pairs plus droits, les postérieurs plus courts et plus divergents.

     Une autre espèce de l'Oligocène (le Bude, connue sous le nom de Pericosmus Arpadis Pavay, malgré sa grande taille, diffère très peu de la nôtre par son apex plus central et son ambitus étroit, anguleux ; ce qui peut tenir à l'écrasement du type. Il est donc possible qu'un nouvel examen de tous ces individus et des matériaux plus complets pour les formes piémontaises et hongroises conduisent à réunir toutes ces espèces sous le nom plus ancien proposé par Sismonda. Il est même certain que si Grégory n'avait pas créé son Pericosmus coranguinum je n'aurais pas osé, malgré la différence de gisement, en faire une espèce distincte sur de si légères différences. Mais l'espèce existant, comme un doute peut subsister sur son identité avec les P. Arpadis et Schizaster Grateloupi, j'ai cru devoir provisoirement conserver (sic) l'espèce créée par l'auteur anglais.

     Il serait possible que le Linthia Peolae Botto-Micca, du Pliocène d'Alexandrie, soit encore un Gregoryaster, mais l'espèce n'étant connue que. par mi fragment indéterminable, il n'y a pas lieu quant à présent d'en faire état.

Tous les individus du G. coranguinum recueillis par M. Lovisato ont été trouvés dans les marnes de Cameseda (Ales), couches rapportées à l'étage Stampien, c'est-à-dire plus anciennes que celles qui ont fourni le type de l'espèce, mais de. même âge que le G. Grateloupi du Piémont.

 
 

Gregoryaster coranguinum (Gregory,1892) - Lower Globigerina limestone, Gozo, Malte, 70 mm

 
 
     
 

 

 

 

Genre Linthia  Desor, 1853

Notice sur les échinides du terrain nummulitique des Alpes, p.278.

Espèce type  Linthia insignis (Merian in Desor, 1853)

ibid.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Crétacé supérieur - Paléocène

Syn.

  • Lutetiaster Lambert, 1920, p.27 ; espèce type : Spatangus subglobosus Lamarck,1816, p.240

  • Victoriaster Lambert, 1920, p.27 ; espèce type : Pericosmus gigas Mc Coy,1882, p.15

 
 
diagnose originale du genre par Desor

Notice sur les échinides du terrain nummulitique des Alpes, 1853, p.278.

 

     Genre Linthia. Des. - Oursins de grande taille à sommet ambulacraire central ou à peu près. Ambulacres pairs grands et profonds. Ambulacre ipair logé dans un large et profond sillon. Un fasciole péripétal entourant les ambulacres de près comme chez les Brissus, plus un fasciole latéral qui part de l'ambulacre pair postérieur pour se diriger en arrière sous l'anus comme chez les Schizaster. Granulation tuberculeuse très-serrée. Diffère des Schizaster et des Prenaster par ses ambulacres à peu près égaux et son sommet central, et de tous les autres genres par la disposition de ses fascioles. Ce genre comprend, outre les espèces nouvelles que nous allons décrire, plusieurs autres aue l'on a rangées jusqu'ici dans les Hemiaster. Dédié à M. A. Escher de la Linth. 1

     Linthia insignis Mer. - Très-grande espèce subconique à ambulacres larges et profonds - Localité : environs d'Iberg ; assez fréquente. Musées de Zurich et d'Einsiedlen.

       Linthia spatangoïdes Des. - Espèce voisin du L. subglobosa (Hemiast. subglob.), mais un peu plus allongée, à sommet légèrement excentrique en avant. - Localité : Strockweid près d'Iberg ; assez fréquent. Musée de Zurich.

1 Il existe déjà un genre de Coléoptères portant le nom d'Escheria, nom créé par M. Heer, pour l'un des types tertiaires d'Oeningen.

 
 

Linthia insignis (Mérian in Desor, 1853)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Mérian in Desor :

Notice sur les échinides du terrain nummulitique des Alpes, 1853, p.278.

confer supra

_______________

 
description de l'espèce par Desor

Description des échinides tertiaires de la Suisse, 2ème partie, p.101

 

Linthia insignis, Mérian

Pl. XV, fig. 1. Pl. XVI, fig. 1. Pl. XVII, fig. 1-2.

   

     Forme largement ovale, un peu en coeur, ordinairement un peu plus longue que large, arrondie et très échancrée en avant, rétrécie en arrière. Face supérieure plus ou moins renflée, relevée parfois très fortement au sommet ambulacraire, à partir duquel elle s'abaisse, suivant une déclivité régulière et assez forte, jusqu'au bord postérieur ; l'aire interambulacraire postérieure impaire est renflée et parfois fortement carénée. Les aires interambulacraires paires sont assez rapidement déclives vers le pourtour. Le sillon antérieur commence au sommet ambulacraire ; il est d'abord à peine déclive, mais il s'abaisse tout à coup très fortement, devient presque abrupt, en s'approfondissant beaucoup, et échancre largement et profondément la face antérieure ; ses bords sont renflés et forment comme un gros bourrelet. Face postérieure tronquée et très obliquement rentrante. Face inférieure fortement renflée sur le plastron. Pourtour arrondi, mais peu renflé.

     Sommet ambulacraire excentrique en avant ; il est situé à 0,40 à 0,42 de la longueur totale de l'oursin.

     Ambulacres pairs très longs, relativement étroits, enfoncés, droits, à peine un peu courbés à leur extrémité ; les antérieurs, qui atteignent presque le pourtour, sont très divergents, seulement un peu infléchis en avant, presque transverses ; les ambulacres postérieurs sont bien plus rapprochés et un peu plus courts que les antérieurs. Les zones porifères sont composées de nombreuses paires de pores arrondis, unis par un sillon ; elles sont presque aussi larges que l'espace interporifère. Ambulacre impair logé au fond du sillon antérieur et composé de petits pores disposés dans chaque zone porifère en rangée unique de paires écartées.

     Péristome situé très près du bord, à l'extrémité du sillon antérieur ; sa lèvre inférieure est très saillante.

     Périprocte ovale, très élevé, situé au sommet d'une area très creusée.

     Fasciole péripétale entourant exactement les ambulacres qu'il longe à peu de distance, il forme un angle très profond dans les aires interambulacraires postérieures paires comme aussi dans l'aire impaire, et il traverse le sillon antérieur assez près du sommet. Le fasciole latéral embranche près de l'extrémité des ambulacres antérieurs pairs, je n'ai pu le suivre sur toute sa longueur, ni préciser le point où il passe sous le périprocte.

     Tubercules très petits, homogènes, pas plus gros en dedans du fasciole qu'en dehors, un peu plus volumineux à la face inférieure.

     Variations. Je n'ai pas eu un grand nombre d'exemplaires à ma disposition et cependant j'ai pu observer des variations assez sensibles dans les dimensions proportionnelles ; la hauteur relative surtout est bien plus considérable dans certains individus que dans d'autres. Les jeunes exemplaires présentent tous les caractères généraux des adultes.

 

     Rapports et différences. Le Linthis insignis se distingue bien par sa très grande taille, son sillon très profond et abrupt, ses grands ambulacres, sa face postérieure très obliquement rentrante, son plastron renflé, sa face supérieure très relevée au sommet ambulacraire, et son fasciole péripétale serrant de près les ambulacres. M. Winkler a décrit sous le nom de Linthia Blombergensis une grande espèce des couches nummulitiques de Bavière qui est très voisin du L. insignis, et, à en juger par la figure, il n'est même pas impossible qu'elle ne doive lui être réunie ; je ne l'ai pas fait parce que le L. Blombergensis paraît avoir des ambulacres un peu moins longs, un sommet ambulacraire un peu plus excentrique en avant, et parce que son fasciole semble entrer moins profondément dans les aires interambulacraires. Peut-être la comparaison immédiate d'exemplaires un peu nombreux montrerait-t-elle que ces différences n'ont pas la valeur de caractères spécifiques.

     Localités. Blangg, Sauerbrunn, Gschwaend, Heikenfluhli, environs d'Yberg (canton de Schwytz).

     Eocène. Nummulitique. Parisien I.

     Collections. Musée de Zurich. Musée d'Einsiedeln. P. de Loriol.

 

Explication des figures.

Pl. XV. Fig. 1. Linthia insignis. Exemplaire de très grande taille, un peu aplati accidentellement, mais n'ayant jamais été très renflé. Gschwänd.

Pl. XVI. Fig. 1, 1 a. Pl. XVII. Fig. 1, 1 a. Autre exemplaire très bien conservé. Blangg

Pl. XVII. Fig. 2, 2 a. Exemplaire de petite taille de la même espèce, dont la face postérieure n'est pas oblique. Blangg.

         Ces figures sont de grandeur naturelle ; les originaux appartiennent au Musée de Zurich.

Pl. XV, XVI et XVII (extrait)

 
 

Linthia insignis (Mérian in Desor, 1853) - Ilerdien, Aude, 100 mm

 
 
 

Linthia aragonensis (Cotteau, 1887)

 
 
description de l'espèce par Cotteau, 1189

Echinides recueillis dans la province d'Aragon par Maurice Gourdon, p.23

 

N° 12. - Linthia aragonensis, Cotteau, 1887

   

     Voy. pour la descript. et fig. de cette espèce, Échin. nouv. ou peu connus, 2e sér., VIe fasc., p. 95, pi. XI, fig. 3.

     Parmi les nombreux Linthia que nous connaissons, cette espèce, représentée jusqu'ici par un seul exemplaire, nous a paru nouvelle. Au premier aspect, l'espèce se rapproche du L. Rousseli, de l'Éocène moyen de l'Aude; elle en diffère non seulement par sa taille plus petite, mais par son sillon antérieur moins profond et plus évasé, surtout à la face supérieure, par ses aires ambulacraires paires plus étroites, plus longues et moins fortement excavées. Le L. aragonensis rappelle également certains individus de grande

 

taille du L. subglobosa, du bassin parisien; mais chez cette dernière espèce, le sillon antérieur est moins accusé, les aires ambulacraires paires sont plus larges et beaucoup moins longues. Cette étendue très grande des aires ambulacraires donne au L. aragonensis une physionomie qui le distinguera toujours facilement des espèces voisines, notamment du L. Heberti.

LOCALITÉ. - Pobla de Roda (Aragon). Très commun. Éocène moyen.

Coll. Maurice Gourdon.

 

 
 

Linthia aragonensis (Cotteau, 1887) - Yprésien inférieur, Arguis, Huesca, Espagne, 37 mm

 
 
 
 

Linthia aragonensis (Cotteau, 1887) - Yprésien inférieur, Huesca, Espagne, 26 mm

 
 
 
 

Linthia canaliculata (Cotteau, 1877)

 
 
 

Linthia canaliculata (Cotteau, 1877) - Thanétien inférieur, Haute-Garonne, 35 mm

 
 
 

Linthia canaliculata (Cotteau, 1877) - Thanétien inférieur, Haute-Garonne, 35 mm

 
 
   
 
 

Linthia canaliculata (Cotteau, 1877) - Thanétien inférieur, Haute-Garonne, 49 mm

 
 
 
 

Linthia canaliculata (Cotteau, 1877) - Thanétien inférieur, Haute-Garonne, 30 mm

 
spécimen avec apex enfoncé naturellement (plusieurs spécimens trouvés) : ♀ ?

 

 
 

Linthia heberti (Cotteau,1863)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Cotteau, 1863

Echinides fossiles des Pyrénées, p.124

 

77. Periaster Heberti, Cocteau, 1863. PI. IX, fig. 4.

     Espèce de taille moyenne, sub-circulaire , cordiforme, plus large que longue, fortement échancrée en avant, tronquée presque verticalement en arrière; face supérieure haute renflée, obliquement déclive en avant, marquée dans la région postérieure d'une .carène saillante qui partage l'aire inter-ambulacraire impaire et se prolonge jusqu'au périprocte ; face inférieure presque plane , déprimée autour du péristome, légèrement renflée en arrière. Sommet ambulacraire central. Sillon antérieur large, profond, évasé, anguleux , s'étendant du sommet au péristome. Ambulacres pairs plus profonds encore que le sillon antérieur, droits, allongés, ouverts à leur extrémité , les postérieurs moins longs que les autres ; zones porifères plus larges que l'intervalle qui les sépare , formées de pores ovales , espacés, peu nombreux, mais très-apparents. Aires in ter-ambulacraires saillantes et renflées aux approches du sommet. Tubercules abondants, inégaux , très-petits et serrés à la face supérieure, plus gros et plus espacés dans la région infrà-marginale et sur les bords du sillon antérieur. Périprocte ovale, s'ouvrant au sommet de la face postérieure. Fasciole péripétale très-sinueux , suivant presque partout le contour des ambulacres ; fasciole latéro-anal étroit, oblique, à peine sinueux.

     Hauteur, 31 millimètres; diamètre transversal, 48 milli­mètres; diamètre antéro-postérieur, 40 millimètres?...

     Rapports et différences. — Cette espèce rappelle le Per. Orbignyanus que nous avons décrit plus haut; mais, si d'un côté elle s'en rapproche par son ensemble cordiforme, son sommet presque central et la structure de ses pores ambulacraires, elle s'en éloigne d'une manière positive par sou

 

sillon antérieur plus profond et plus anguleux, par sa face supérieure plus saillante et plus renflée en arrière, plus fortement déclive en avant, par ses ambulacres postérieurs plus étroits et plus allongés.

     Localité. — Biarritz (rocher du Goulet). Très-rare. Éocène, groupe nummulitique , couche à Serp. spiralaea. — Collect. Pellat.

     Explication des figures. — PI. IX , fig. 4. P. Heberti. de la coll. de M. Pellat. vu sur la face sup.

Pl. IX (extrait)

   
 
 

Linthia heberti (Cotteau,1863) - Ypresien inferieur, Arguis, Huesca, Espagne, 29 mm

 
 
 
 

Linthia heberti (Cotteau,1863) - Ypresien inferieur, Arguis, Huesca, Espagne, 29 mm

 
 
 
 

Linthia hovelacquei (Cotteau,1889)

 
 
description de l'espèce par Cotteau, 1889

Echinides recueillis dans la province d'Aragon (Espagne) par M. Maurice Gourdon, p.23

 

N° 13. — Linthia Hovelacquei, Cotteau,. 1889.

Pl. II, fig. 11-14 .

Linthia n. sp. Cotteau,  Echin. éocènes d'Aragon, Assoc. franç. pour l'avanc.. des sciences, Congrès de Toulouse, p. 520, 1887.

     Espèce de taille moyenne, un peu plus longue que large, arrondie et émarginée en avant, légèrement rétrécie en arrière. Face supérieure haute, renflée, assez régulièrement bombée, déclive en avant, saillante en arrière où se trouve la plus grande épaisseur. Face inférieure plane, renflée sur les bords, bombée dans l'aire interambulacraire impaire. Face postérieure haute, large, verticalement. tronquée. Sommet ambulacraire presque central. Sillon antérieur droit, large, médiocrement excavé, s'atténuant et se rétrécissant vers l'ambitus qu'il entame faiblement, presque nul aux approches du péristome. Aire ambulacraire impaire finement granuleuse au milieu. Zones porifères formées de pores petits, simples, rapprochés les uns des autres, séparés par un léger renflement granuliforme, disposés par paires obliques et espacées. Aires ambulacraires paires peu excavées, subflexueuses, ouvertes à leur extrémité, très inégales, les antérieures beaucoup plus longues que les autres, divergentes, tendant cependant à se rapprocher de l'aire ambulacraire impaire, les aires postérieures plus courtes, bien moins écartées. Zones porifères assez larges, formées de pores étroits, les externes moins larges et moins ouverts que les autres, disposés par paires transverses, au nombre de vingt-sept ou vingt-huit. dans les aires antérieures, au nombre de vingt-trois vingt-quatre dans les aires postérieures. Sur chacune des zones porifères, les pores en se rapprochant du sommet deviennent. très petits, presque .microscopiques. Zone interporale paraissant lisse, moins large que l'une des zones porifères. Les aires interambulacraires, un peu resserrées aux approches du sommet, sont cependant moins saillantes que dans certaines espèces. Tubercules petits, espacés, homogènes sur presque toute la face supérieure, un peu plus gros sur le bord du sillon antérieur et à la face inférieure. Péristome semicirculaire, labié, très excentrique en avant. Périprocte longitudinal , s'ouvrant au sommet de la face postérieure. Appareil apical muni de quatre pores génitaux largement ouverts et Placés à peu près sur la même ligne ; la plaque madréporiforme, étroite et très étendue, traverse l'appareil. Fasciole péri pétale sinueux et assez large. fasciole latéro-sous-anal un peu plus étroit et descendant plus directement sous le périprocte.

     Hauteur , 30 millimètres ; diamètre antéro-postérieur, 38 millimètres ; diamètre transversal, 37 millimètres.

 

     Rapports et différences. — Cette espèce présente un peu la physionomie des Schizaster, dont elle se rapproche par ses aires ambulacraires flexueuses et recourbées en avant ; cependant son appareil apical presque central, ses aires ambulacraires paires et son sillon antérieur médiocrement excavé, nous ont engagé a la placer parmi les Linthia. Voisine par sa forme générale et sa taille du Linthia Cotteaui, elle s'en distingue par sa forme plus épaisse et plus renflée, par son sommet ambulacraire plus central, par son sillon antérieur moins excavé, échancrant moins fortement, l'ambitus et moins apparent aux approches du péristome. Notre espèce s'éloigne encore davantage du Linthia Raulini, dont la forme est plus allongée, la face supérieure plus renflée et moins déclive dans la région antérieure, le sommet apical plus excentrique en avant, les aires ambulacraires plus profondément excavées, plus longues, plus linéaires et plus divergentes en avant. Le L. Raulini  est par tous ces caractères un véritable type de Linthia, tandis que les L. Cotteaui et Hovelacquei ont déjà, une tendance à se rapprocher des Schizaster.

     Localité. — Pobla de Roda (Aragon). Assez commun. Éocène moyen.

     Coll. Maurice Gourdon, Cotteau.

Pl. II (extrait)

   
 
 

Linthia hovelacquei (Cotteau,1889) - Ypresien inferieur, Huesca, Espagne, 46 mm

 
 
 
 

Linthia macphersoni Cotteau,1889

 
 
 

Linthia macphersoni Cotteau,1889, Eocene, Alicante, Espagne, 17 mm

 
 
 
 

Linthia macphersoni Cotteau,1889, Eocene, Aspe, Alicante, Espagne, 40 mm

 
 
 
 

Linthia vilanovae Cotteau,1889, Eocene moyen, Alicante, Espagne, 30 mm

 
 
 
 

Linthia vilanovae Cotteau,1889, Eocene moyen, Aspe, Alicante, Espagne, 42 mm

 
 
 
 

Linthia wilmingtonensis Clark,1915

 
 
diagnose originale de l'espèce par Clark in Clark & Twitchell

The Mesozoic and Cenozoic Echinodermata of the United States, 1915, p. 152

 

Linthia wilmingtonensis Clark, n. sp.

Plate LXX, figures 3a-c.

     Determinative characters. - Test large, cordiform, gibbous above, nearly flat below, ambulacra wide, anterior in deep groove, anterolateral with petals in long deep grooves, postero-lateral with petals about one-half the length of the anterolateral and also deeply sunken. Interambulacra wide, prominent, and covered with numerous small tubercles. Peristome in prominent depression.

     Dimensions. - Length 56 millimeters ; width 55 millimeters ; height 34 millimeters.

     Description. - This relatively large form has an elevated bibbous upper surface and a nearly flat lower surface except for the peristome depression. It is cordiform in marginal outline about as wide as long and rounded laterally.

     The ambulacra are wide, the single anterior ambulacrum being situated in a deep groove, which deeply indents the margin. The anterolateral paired ambulacra have long, broad sunken petals, while those of the posterolateral pair are only about half as long.

     The interambulacral plates are covered with small perforated tubercles. The peripetalous and lateral fascioles can be readily traced.

 

     The peristome is in a pronounced depressionje  near the anterior margin. The periproct is not shown on the type form.

     Locality. - Wilmington, N. C.

     Geological horizon. - Castle Hayne limestone, upper Eocene or Oligocene.

     Collection. - U. S. National Museum (166482).

Pl. LXX (extrait)

   
 
 

Linthia wilmingtonensis Clark,1915 - Priabonien - Bartonien, Castle Hayne fm, Pender Cty, Caroline du Nord, 52 mm

 
 
 

 

 

 

Genre Periaster  d'Orbigny, 1853

Paléontologie française, terrains crétacés, tome 6ème, échinoides irréguliers, p.269

Espèce type  Spatangus elatus Desmoulins,1837 par désignation subséquente de Lambert (1918), p.8

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Cénomanien

Syn.

  • Lutetiaster Lambert, 1920, p.27 ; espèce type : Spatangus subglobosus Lamarck,1816, p.240

  • Victoriaster Lambert, 1920, p.27 ; espèce type : Pericosmus gigas Mc Coy,1882, p.15

 
 
diagnose originale du genre par d'Orbigny

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.269

 

Genre Periaster, d'Orb., 1854.

Spatangus (pars) auctorum ; Schyzaster (pars), Agassiz.

     Caractères. Avec tous les caractères extérieurs d'appareil général et ocellaire, de bouche, d'anus, d'ambulacres, de forme générale des trois genres précédents. Celui-ci est caractérisé principalement par son fasciole, qui, tout en étant péripétale, comme dans le genre Hemiaster, offre de plus sur les côtés une branche de plus qui se détache du fasciole péripétale, vis-à-vis de l'ambulacre pair antérieur, et vient passer bien au-dessous de l'anus. Le sillon antérieur est peu creusé, et ses pores ne sont pas surmontés de côtes verticales. Tubercules épars, inégaux, espacés.

     Rapports et différences. Par son fasciole péripétale entier, pourvu d'une branche latérale qui vient passer sous l'anus, ce genre se distingue nettement de tous les genres précédents. Il se rapproche par ce même caractère du genre Schyzaster, mais en diffère par son fasciole superficiel, et non dans un sillon, par ce fasciole entourant de moins près les ambulacres ; par son sillon intérieur non profondément creusé et non pourvu lattéralement de sillons transverses, comme dans les Schyzaster ; par une forme non oblique, et par des tubercules inégaux et non serrés en dessus.

 

     Ce genre ainsi circonscrit appartient aux terrains crétacés et tertiaires, et se trouve vivant dans les mers chaudes et froides. Voici du reste les noms des espèces de ces derniers terrains que nous rapportons.

     1° Periaster fragilis, d'Orb., 1855. Brissus fragilis, Dub. et Kor. Zool. Bidr., p. 280, pl. 10, fig. 47, 49. Schyzaster fragilis, Agassiz, 1847, Cat. raisonné, p. 128. Vivant, des côtes de Finmark, dans les grandes profondeurs. Découvert par M. Loven, de Stockholm.

     2° Periaster gibberulus, d'Orb., 1855. Savigny, Descript. de l'Egypte zool., pl. 7, fig. 6. Schizaster gybberulus, Agassiz, 1847. Catalogue raisonné, p. 128. Vivante, de la mer Rouge. M. Lefebvre.

     3° Periaster Cubensis d'Orb., 1855. Schyzaster Cubensis, Agass., 1847. Cat. raisonné, p. 128. Fossile de l'étage contemporain de l'île de Cuba, rapporté par M. de la Sagra.

 

 
 

Periaster elatus (Desmoulins,1837)

 
 
description de l'espèce par d'Orbigny

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.270

 

N° 2199. Periaster elatus, d'Orb., 1853.

Pl. 897.

     Spatangus elatus, Des Moulins, 1837. Etudes sur les Ech., p. 406.

     Hemiaster elatus, Desor, 1847. Catal. rais., p. 123.

     Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 178, n° 637.

     Dimensions. Longueur totale, 31 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 97 centièmes ; hauteur, 80 centièmes.

     Coquille très-haute, un peu anguleuse, presque aussi large que longue, non échancrée en avant, un peu acuminée en arrière, dont la hauteur a les 80 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est un peu en arrière de la moitié. Dessus très-convexe, obtus en avant, et s'élevant beaucoup de suite en courbe presque inclinée, jusqu'en avant du sommet où se trouve la partie la plus haute, qui se continue horizontalement ensuite jusqu'à l'aréa anale très-excavée et évidée. Les parties interambulacraires s'élèvent comme autant de hautes collines entre les ambulacres. Le sommet est excentrique en arrière. Le pourtour, presque anguleux, offre sa plus grande convexité à la base. Dessous presque plat, seulement un peu bombé à la région médiane postérieure et excavé autour de la bouche. Sillon antérieur peu creusé et marqué seulement jusqu'à la hauteur des ambulacres Bouche bilabiée, placée en avant des deux tiers antérieurs. Anus ovale longitudinalement, placé au sommet d'une aréa très-prononcée, entourée de saillies coniques. Ambulacre impair plus étroit que les autres, formé de paires de pores espacées. Chacune a deux pores rapprochés, obliques, avec un fort tubercule au milieu. Ambulacres paires, profonds, très-divergents, assez larges, un peu inégaux, les antérieurs ayant un tiers de plus long, formés de zones plus larges que l'intervalle qui les sépare, composé de pores allongés et conjugués transversalement. Tubercules épars, éloignés les uns des autres, très-inégaux, s'augmentant des régions postérieures aux antérieures, et des supérieures aux inférieures. Fasciole arrondi en avant, sinueux sur les côtés et en arrière. La branche latérale s'abaissant brusquement pour passer sous l'anus.

 

 

     Rapports et différences. Par sa forme élevée, cette espèce se distingue bien nettement des autres. Elle a été décrite comme Spatangus par M. Des Moulins. M. Desor l'a placée dans le genre Hemiaster ; mais nous y avons découvert un fasciole latéral qui empêche de la conserver dans ce genre, et nous la plaçons dans celui des Periaster.

     Localité. Nous l'avons recueillie, dans le 20e étage cénomanien, à Rochefort, à Fouras, à Charras, à l'Ile Madame (Charente-Inférieure), où elle est peu commune.

     Explication des figures. Pl. 897, fig. 1, grandeur naturelle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, du côté de la bouche ; fig. 6, le même, du côté de l'anus ; fig. 7, ambulacre grossi ; fig. 8, pores de l'ambulacre impair, grossis ; fig. 9, pores des ambulacres pairs antérieurs, grossis. De notre collection.

Pl. 897 (extrait)

   
 
 

Periaster elatus (Desmoulins,1837) - Cénomanien, Charente Maritime, 23 mm

 
 
 
 

Periaster undulatus (Agassiz,1847)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Agassiz, 1847

Catalogue raisonné des espèces, des genres et des faimilles d'échinides, p.24

 

undulatus Agass. - S 8. - Cat. syst. p. 2. - Espèce courte et large. Ambulacres correspondants à des sillons assez profonds.

     Cr. chlor. de l'Ile-d'Aix (embouch. Charente), Saint-Aignant (Indre-et-Loire)

          - D'Orbigny

 
 

Periaster undulatus (Agassiz,1847) - Sénonien, Lérida, Espagne, 28 mm

 
 
 
 

Periaster verneuili (Desor,1847)

 
 
 
description de l'espèce par d'Orbigny

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.235

 

N° 2176. Hemiaster Verneuili, Desor., 1847.

Pl. 878.

     Hemiaster Verneuili, Desor, 1847. Catal. rais., p. 174. Modèle T-54.

     Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 201 . étage 21, n° 225.

     Dimensions. Longueur totale, 25 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 100 centièmes ; hauteur, 56 centièmes.

     Coquille Un peu hexagone, aussi large que longue ; offrant en avant trois angles et une échancrure au milieu, plus rétrécie en arrière où elle est tronquée, dont la hauteur a les 56 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal se trouve un peu en avant de la moitié. Dessus peu convexe, déprimé et obtus en avant ; de là s'élevant insensiblement jusqu'en arrière du sommet, où se trouve sa plus grande épaisseur ; la courbe de ce point s'arque jusqu'à l'aréa anale, coupée obliquement. Le sommet est à peu près à la moitié. Le pourtour, anguleux et assez obtus, se trouve à la base. Dessous très-plat, creusé autour de la bouche, mais légèrement renflé à la région médiane postérieure, où se remarque à l'extrémité une légère saillie conique. Sillon antérieur très-large, fortement creusé partout. Bouche transverse, bordée d lèvres, placée en avant des deux tiers de la longueur. Anus ovale, placé très-haut, près du sommet d'une aire anale lancéolée, ornée de saillies tout autour. Ambulacres très-grands, peu inégaux, assez creusés. L'ambulacre impair large ; ses zones étroites sont formées de pores rapprochés, ronds, séparés par une forte saillie tuberculeuse. Ambulacres pairs peu inégaux, les antérieurs sont seulement un peu plus longs que les postérieurs, tous creusés en sillons ; les zones, légèrement inégales, sont aussi larges que l'intervalle qui les sépare. Les pores, en fente étroite, sont rapprochés et conjugués. Les tubercules sont inégaux, petits et épars partout en dessus, beaucoup plus gros et écartés en dessous. Le fasciole cerne de loin les ambulacres en avant comme en arrière, en représentant un triangle émoussé, arrondi en avant, acuminé en arrière.

 

     Rapports et différences. Cette espèce se distingue de toutes les précédentes par ses ambulacres très-longs, peu inéfaux, par se dépression et sa forme élargie.

     Localité. Elle est spéciale à l'étage turonien et a été recueillie à Sainte-Maure (Indre-et-Loire), et à Thaims (Charente-Inférieure), par M. d'Archiac ; à Soulage (Aude) ; à Fumel (Lot-et-Garonne) ; et à Châtellerault (Vienne) ; par nous. (Nous avons eu entre les mains plus de 10 échantillons de cette espèce).

     Explication des figures. Pl. 878, fig. 1, Grandeur naturelle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous. fig. 4, profil longitudinal, fig. 5, profil transversal, vu du côté de la bouche ; fig. 6, le même, du côté de l'anus ; fig. 7, ambulacres grossis ; fig. 9, Pores de l'ambulacre impair plus grossis ; fig. 8, pores de l'ambulacre pair antérieur, grossis. De notre collection.

 

Pl. 878 (extrait)

   
 
 

Periaster verneuili (Desor,1847) - Turonien, Tunisie, 32 mm