Scutellidae

Gray, 1825, p.427

Genre type : Scutella Lamarck, 1816  (diagnose émendée par Durham, 1955, p.150)

Description succinte de la famille : 4 pores génitaux. Séparations internes dans une thèque très aplatie. Pétales fermés distalement, bien développés. Pore externe divisé.

syn.

  • Dendrasteridae Lambert, 1889, p.50 ; espèce type : Scutella excentricus Eschscholtz

 

 


 

Genre   Scutella  Lamarck, 1816, p.7

Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, présentant les caractères, généraux et particuliers de ces animaux, leurs distribution, leurs classes, leurs familles, leurs genres et la citation synonymique des principales espèces qui s'y rapportent

Espèce type  Scutella subrotunda Lamarck, 1816, par désignation subséquente de Agassiz,1841

in Des scutelles : Monographies d'échinodermes vivans et fossiles, Mon.2, VI, p.11.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Oligocène - Miocène inférieur

 
 

Scutella subrotunda (Lamarck,1816)

 
diagnose originale de l'espèce par Lamarck,1816
Histoire des animaux sans vertèbres, p.11

14. Scutelle ronde. Scutella subrotunda.

     Sc. orbicularis, dorso convexiuscule ; ambulacris quinis subovalis, apice coarciatis ; ano infrà marginem.

     Echinodiscus subrotundus. Leske sp. Klein, p. 206, tab. 47 f.7.

     Scilla corp. mar. tab. 8. f. 1-3.

     Habite. . . Fossile des environs de Douai. Mon cabinet.

Description de l'espèce par Agassiz,1841
Monographies d'échinodermes, seconde monographie, échinites, familles des clypéastroides, des Scutelles, p.76

I. Scutella subrotunda Lam.

Tab.17

Syn. Scutclla subrotunda Lam. Tom. III, p. 284, N° 14. — DeFr. Dict. sc. nat. T. 48, p. 230. — DeBl. Zooph. p. 201.— DesMoul. Tabt. syn. p. 232—, Bronn Lethaea p. 138. — Ag. Cat. syst. Ectyp. Mus. Neoc. p. 6.

     Rien n'était plus facile que de déterminer cette espèce lorsqu'elle était la seule Scutelle con­nue ayant l'anus inframarginal , le bord entier et les cinq ambulacres resserrés à leur extrémité. Mais depuis que l'on a reconnu dans les nombreux exemplaires confondus sous le nom de S. subrotunda , des variations constantes , les caractères diagnostiques indiqués par Lamarck (*) sont devenus insuffisans comme caractères spécifiques et ne peuvent plus s'appliquer qu'au genre. Il importe par conséquent maintenant , pour distinguer le S. subrotunda de ses congénères , d'entrer dans l'examen détaillé de son test et d'avoir égard à tontes les particularités de sa structure.

     L'espèce à laquelle je conserve le nom de Sc. subrotunda est celle que Lamarck désignait ainsi et dont M. Valenciennes m'a fait voir au Muséum de Paris des exemplaires portant encore l'étiquette écrite de la main de Lamarck. Elle est de forme subcirculaire , légèrement ondulée sur son pourtour par suite des sinuosités qui correspondent au milieu des aires ambulacraires ; le côté postérieur est tronqué et séparé du reste du test par les deux sinus des aires ambulacraires paires postérieures ; le diamètre transversal est un peu plus grand que le diamètre longitudinal.

(*) Scutella orbicularis, dorso convexiuscula; anibulacris quinis subovatis, apice cortrctatis; ano infra marginem.

     La hauteur du test égale à peine le sixième de la longueur et le septième de la largeur ; les bords sont minces sans être aussi tranchans que dans le Sc. truncata. La surface entière du test est revêtue d'une granulation homogène , composée de tubercules spinifères surgissant du milieu d'une aire hexagonale entourée d'une quantité de tubercules miliaires. La fig. 11 représente quelques tubercules de la face inférieure sous un grossissement de plusieurs diamètres. ,Ceux de la face supérieure sont moins gros; d'où je conclus que les soies devaient être plus développées à la face inférieure qu'à la face supérieure. La disposition des plaques se reconnaît souvent à travers cette granulation, surtout dans les exemplaires dont la surface est un peu usée. On peut voir par mes figures que les plaques sont proportionnellement bien moins larges à la face sapépérieure qu'à la face inférieure ; autour de la rosette buccale qui est formée de pièces prismatiques disposées en rayons , elles affectent même souvent une forme allongée plus on moins irrégulière.

     L'étoile ambulacraire est très régulière et ne fait nullement saillie au-dessus du test. Par suite de la convergence des zones porifères , les pétales s'arrondissent à leur extrémité , mais sans se fermer complètement; les postérieurs sont à peine de quelques lignes plus longs que les antérieurs. L'espace intermédiaire entre les deux zones porifères est un peu moins large que ces zones elles-mêmes ; les pores des rangées externes sont allongés , tandis que ceux des rangées internes sont petits et ronds ; les sillons qui les unissent sont dirigés obliquement de dedans en dehors. La rosette apiciale représente un pentagone régulier; les pores génitaux, au nombre de quatre, sont fort distincts et placés à l'extrémité des angles du pentagone ; les trous ocellaires, beaucoup plus petits, sont à l'origine des pétales, dans le sinus du pentagone apicial (fig. 6). La

 

face inférieure est plane ; les sillons ambulacraires y sont assez profonds , mais irrégulièrement ramifiés. La bouche est centrale, petite et ondulée. La rosette  buccale est grande et très reconnaissable dans cette espèce ; il n'est pas une suture que l'on ne distingue parfaitement (fig. 2). L'anus est inframarginal, petit et très rapproché de l'échancrure du bord postérieur qui est très prononcée dans cette espèce.

     L'intérieur du test présente sur ses bords un labyrinthe très compliqué de piliers, de cellules et de canaux (fig. ra. 5), ensorte que la cavité centrale est très restreinte ; et si l'on considère que l'appareil dentaire (fig: 7) en occupait une bonne partie, il faut convenir qu'il ne restait que peu de place pour les parties molles de l'animal. La fig. 4 montre dans son bord gauche, et la fig. 5 dans son bord droit , le canal qui traverse l'extrémité postérieure de l'intestin. Le test lui-même est d'une épaisseur médiocre ; près de la bouche il est même très mince.

     L'appareil masticatoire est admirablement conservé dans l'exemplaire figuré. La fig. 7 le montre d'en haut , les cinq mâchoires étant réunies. Dans la fig. 8 , le même organe est vu d'en bas , les cinq mâchoires étant séparées. De même que dans les genres précédens , les mâchoires antérieures (a a) sont plus petites et plus symétriques que les latérales (l. l.), dont l'une des branches est sensiblement plus longue que l'autre. La mâchoire impaire est la plus développée de toutes (p); la fig. 10 représente cette dernière de profil montrant son épaisseur qui est assez considérable; la fig. 9 la représente en face , pour faire voir sa forme ondulée et la hauteur des lames calcaires dont elle est hérissée.

     Cette espèce parait être particulière au terrain tertiaire de Bordeaux. Au moins je n'en connais pas d'exemplaires provenant d'une autre- localité ; l'exemplaire figuré fait partie de la belle collection de M. Deshayes. L'espèce figurée par M. de Grateloup (Tab. 1, fig. 3) a la plus grande ressemblance avec le S. subrotunda, au point qu'il serait difficile de l'en -distinguer, si l'auteur ne disait expressément que l'anus est sensiblement rapproché du centre ; ce qui me fait supposer que c'est le Sc. propinqua.

Planche 17 (extrait)

   
 

Scutella subrotunda (Lamarck,1816) - Lower Globigerina beds, Miocène inférieur, Dwejra, San Lawrenz, gozo, Malte, 129 mm

 
     
 

Scutella subrotundaeformis Schauroth,1865

 

1655. Scutella subrotundaeformis n., a. sp., Tab. IX, fig. 1.

Sc. testa depressa, ambigu subpentagono  ; supra petaloidiis stellue magnas latis, suarginern versus depressa ; plana.

Ln Nummulitenkalk des Vicentinischen kommen flache Skutellen mit breit blätteriger Zeichnung nicht salien vor. Dieselben gleichen Allgemeinen der vorigen Art Sc. eubro­tonde, unterscheiden sich aber von ihr durch mehr, viereckigen oder weniger runden thurne und dadurch, dus die Wôlbung der oberen Suite gegen den Rand hin etwaa niedergedriickt ist, während Sc. aubrotunda L k. regelämssig

 

flach gewölbt erscheint. In Hinsicht auf die Aehnlichkeit mit Scutella subrotunda baben wir sis, wie oben gesoheben pst, benannt.

Planche IX (extrait)

   
 

Scutella subrotundaeformis Schauroth,1865 - Miocène inférieur, Santalibera di Malo, Vicence, Italie, 50 mm

 
   
 

Scutella subrotundaeformis Schauroth,1865 - Lower Coralline Limestone, Scutella Bed, Gozo, Malte, 79 mm

 
 

Scutella subtrigona Koch,1884

 

Scutella subtrigona, nov. sp.
Taf. VI, Fig. 4 a—c.

Scutella subtetragona, Grat. Hauer U. Stache.. Geologie Siebenbürgens p. 615.

      "               "            "     Pavay E. Die geol. Verh. etc....  (19) p, (63) 413.

     Der Umriss des Gehäuses ist mehr oder weniger abgerundet drei‑eekig, mit schwach ausgebuchteten Seiten, stets etwas breiter,  als lang, die vordere Seite sehmaler, ais die hintere. An der hinteren Seite folgen, beginnend von dern kleinen Einschnitte. in welchem die Afteröffnung liegt, zu beiden Seiten symmetriseh liegend, eine oder zwei Einbuchtungen, und weiler die am weisten vorspringenien Stellen der Seitenlinien, worauf diese, kaum etwas wellig gebogen, naell vorne zusammenbiegen, um an der Spitze des Dreieckes, weniger oder mehr abgestumpft oder abgerundet, endigen.

     Der Rand des Gehäuses ist beinahe Minn: von hier erhebt sich der Rücken bis zu den Petalen allmälig, von hier bis  zum Scheitelpunkt aber etwas steiler zu einem sehr flachen Conus. Die untere Seite des Gehäuses ist, entsprechend der Erhebung des Rückens, vom Rande bis zur centralen Mundöffnung gleichmässig schwach eingebogen.

     Die Grössenverhältnisse der verschiedenen Exemplare sind :

   

     Die Petalen sind kurz, reichen nicht bis zur Mitte des Radius des Gehäuses. und sind schmal. Am abgebildeien Exemplare (Fig. 4a) beträgt deren Linge 12 Mm., die breite 4 Mm. Die Poren- und Interporenzonen sind nahezu gleich breit. Die Poren der äusseren Reihen sind komma‑ähnlich, jene der inneren Haien punktformig.

     Auf dem feinporösen Seheiteiraum sieht man 4 deutliche Genital‑poren. Der Scheitelpunkt ist nicht vollkommen eentral, sondern nähert sich etwas entweder dem Vorder- oder dem Hinterrande. Nahezu im mittelpunkte der schwach eingebogenen unteren Seite liegt die kleine rude Mundöffnung, mit 5 deutlichen, obzwar sehr schmalen und seichten  Mundrinnen, welche gegen die Ränder verzweigen (Fig. 4b). Die Afteröffnung, wie schon erwähnt. liegt in der Mitte des hinteren Randes in einem kleinen Einschnitte.

     Die Asseln sind an ganz unversehrten Gehäusen weniger deutlich, an etwass abgeriebenen Exemplaren aber sehr deulich sichtbar ; oben und unten ist die Körnelung sehr rein und dicht.

     Die Form des Umlanges unsererer Art in Betraeht gezogen, finden sich in der Gegend von Klassenburg eigentlich zwei Varietäten vor.

     α) Typ. Vorderes Ende des Gehäuses weiter vorragend, weniger abgestumpft, une deshalb bedeutend schmäler, als das hintere Ende ; die ganze Form nähert sich am meisten einem abgerundeten Dreieck. Der Scheitelpunkt liegt näher zum hinteren Rande (Fig. 4a).

     β) Var. rotundatifrons. Das vordere Ende stärker abgestumpft, weniger vorragend, aber immer noch schmäler, als das hintere Ende ; die ganze Form errinnert deshalb eher an ein abgerundetes Trapez. Des Scheitelpunkt liegt näher zum vorderen Rande (Fig. 4b).

     Aehnlichkeiten und Verschiedenheiten. Ich kenne blos zwei Formen von dieser Grösse une von ähnlichem Alter, mit welchen unsere Art verglichen werden kann. Die eine ist die durch G. Laube von Gnata di Salcedo beschriebene und abgebildete Sc. tenera und die von W. Dames ebenfalls hierher einbezogene Sc. cavipetala, Laube. Diese Art unterscheidet sich aber durch die ovale, beinahe herzförmige Gestalt ihres Umrisses, und durch die bedeutend grössere Breite ihrer Petalen von der unseren. Di zweite Form ist die bei Biarritz (Rocher du Goulet) vorkommende Scut. subtetragona, Grat., mit deren durch G. Cotteau (Echinides . . . etc. (13), p. 83, Pl. III, Fig. 4, 5) mitgetheilten Beschreibung und Abbildung ich unsere Art verglich. In der That ist die Aehnlichkeit sehr gross, besonders mit unserer β) Varietät, so dass A. Pavay nach zwei unvollständigen Exemplaren keine sicherere Bestimmung geben konnte. Der Hauptunterschied liegt in der Gestalt selbst. Bei Scut. subtetragona sind die beiden Einbuchtungen an dem hinteren Rande des Gehäuses so bedeutend, dass dadurch drei auffallende, abgestumpfte Vorsprünge entstehen, wozu sich der bedeutend stumpfere Theil des vorderen

 

Endes als vierter Vorsprung gesellt, um die Viereck-Form herzustellen. Der Scheitelpunkt liegt auch hier näher zum vorderen Rand, ist also auch in dieser Hinsicht unserer Art, var. β) ähnlich. Ein anderer Unterschied liegt ferner darin, dass die Breitedifferenzen der Ambulacral- und Interambuladral-Felder gegen den Rand des Gehäuses bei der Sc. subtrigona bedeutend geringer sind, als bei der Sc. subtetragona. Nämlich :

   

     Endlich ist auch die Verschiedenheit der geologischen Horizonte, in welchen beide Arten vorkommen, beachtenswerth. Die Sc. subtetragona kommt nach Cotteau's Rectifizirung bei Biarritz im Eupatagus ornatus-Horizonte vor ; dieser ist auch bei uns vorhanden, liegt aber bedeutend tiefer, als jener, in welchem die Sc. subtrigona sich vorfindet.

     Vorkommen.  In der tertiären Schichtenreihe Siebenbürgens kam diese Art bisher blos in dn Méraer Schichten vor, welche der Molluskenfaune nach den Caster-Gomberto-Schichten Vicenza's entsprechen. A. Pavay, der die von ihm erwähnten zwei unvollständigen Exemplare dieser Art nicht selbst sammelte, kannte ihr Vorkommen noch nicht, war also im Irrthum, als er es für wahrscheinlich hielt, dass sie in den dem Ornatus-Horizonte von Biarritz entsprechenden Schichten bei uns vorkäme.

     Fundorte. Bei Klausenburg fanden sich im Weinberge Hoja, nahe zum Törökvagas, ferner bei Kardosfalva, am Rande des Waldes, Bruchstücke dieser Art. Die vollständigsten Exemplare [(α) Typ., Fig. 4a] fand ich an der Mündung des Papfalvaer Thales, gegenüber dem Aszupatak-Thälchen, in den dortigen mergelig-kalkigen Sandstein-Schichten.

     Ein weiterer ausgezeichneter Fundort ist Méra, wo am Anfange der Schlucht "Ördögorrarka" eine 2 M. dicke Kalkmergelbank vorherrschend aus dicht zusammengehäufter Scut. subtrigona-Schalen besteht. Die hier vorkommenden Exemplare gehören der β) Varietät an (Fig. 4b). Sie kommt gerner bei M. Sard, an den Abhängen der Berge Orhegy une Akasztelare vor, doch erhielt ich auch hier blos Bruchstücke ; solche fand ich noch bei Faarkasmezo (Gegend von Sibo) u. M. Bikal. Aus dem Aufnahmsgebiete des Herrn Dr. Karl Hofmann liegen in der kgl. ung. geol. Anstalt Exemplare von folgenden Orten : NW. von Csoma ; östl. von Henyes ; Valea Talhoras, in dem gegen das Meszes-Wirthshaus ziehenden Bergzweig ; NOO. von Varaju ; SW. vom Gipfel des Ciaru Vaszli, hier im Hojaer Kalkstein. Dr. G. Stache erwähnt diese Art (unter dem Namen Sc. subtetragona) von Klausenburg und Bébény.

     Sammlungen. Sieb. Mus.; Kgl. ung. geol. A. 

 

Planche VI(extrait)

   
 

Scutella subtrigona Koch,1884 - Oligocène, province de Cluj Mera, Roumanie, 44 mm

 
     
 

Scutella tarraconensis Lambert,1902

 
diagnose originale de l'espèce par Lambert, 1902
Echinides de la province de Barcelone, p.79

SCUTELLA TARRACONENSIS Lambert
(Pl. VII, fig. 1, 2)

Scutella paulensis Carez (non Agassiz) : Étude des Terr. Crét. et Tert. du Nord de l'Espagne, p. 253. — 1881.

    —          —    Almera (non Agassiz) : Description y cortes locales de esta comarca, p. 5. — 1897.

     Grande espèce subdiscoidale, plus large que longue, déprimée, mesurant 141 mm. de longueur et i48 de largeur sur 22 de hauteur sous l'apex; ses bords, non tranchants, sont légèrement sinueux, avec inflexions correspondant aux. aires ambulacraires. Face supérieure convexe au centre, plus déclive sous l'étoile ambulacraire que sur les marges, qui sont un peu étalées ; les bords sont moins épais en arrière, où la marge s'étend un peu en expansion tronquée, légèrement sinueuse derrière le périprocte, mais sans véritable échancrure. Apex subcentral, à peine plus éloigné (i mm. 1/2) du bord postérieur. Face inférieure plane.

     Ambulacres à fleur du test, dont les pétales sont relativement étroits et peu développés (long. 4o mm., larg. 16); l'impair à peine plus long que les autres. Zones porifères composées de pores conjugués dont chaque paire est séparée de sa voisine par une surface ornée d'environ 20 très petits tubercules scrobiculés; zone interporifère étroite, n'atteignant pas en largeur la moitié de celle d'une des zones porifères et formant une bande progressivement rétrécie vers l'apex, un peu étranglée vers l'extrémité des pétales et couverte de. très petits tubercules scrobiculés, très serrés. Sillons de la face orale assez profonds et anastomosés comme ceux de la plupart des espèces du genre.

     Péristome central, subpentagonal, étroit (3 mm. de diamètre). Périprocte petit (1mm. 1/2), peu éloigné, à 7 mm. du bord auquel il n'est pas relié, appartenant par conséquent très nettement à la face orale. Surface du test couverte de très fins tubercules scrobiculés, très serrés, séparés entre eux par un rang de granules microscopiques.

     Rapports et différences. — Cette belle Scutelle a été signalée sous les noms de S. paulensis par MM. Carez et Aimera ; mais l'examen que j'ai fait d'un individu bien dégagé, n'est pas venu confirmer cette détermination. En effet le S. paulensis type, tel qu'il a été figuré par Agassiz (Monog. des Scutelles, tab. xix, fig. 8, 10), est plus régulièrement convexe en-dessus, ses bords sont plus amincis, tranchants ; ses pétales plus larges, ont leurs zones interporifères moins étroites ; il est plus nettement tronqué en arrière ; son périprocte enfin est plus

 

sensiblement rapproché du bord. D'ailleurs si le S. paulensis dépasse souvent la taille du type figuré, il n'atteint jamais les grandes proportions de la Scutelle de Tarragone et il ne me parait pas possible de confondre les deux espèces. Quant au S. striatula M. de Serres, de l'Helvétien de l'Hérault, il est plus petit, plus convexe en-dessus ; ses marges sont plus confuses ; ses zones porifères plus développées sont ornées de tubercules encore plus petits et plus nombreux, sur deux rangées entre les zygopores du côté externe.

     D'autre part les caractères indiqués ci-dessus séparent nettement notre espèce du S. Bofilli. Le. S. integra de forme plus circulaire, plus tronqué en arrière, me parait plus régulièrement convexe en-dessus et a des pétales à zones interporifères beaucoup plus larges. S. lusitanica a au contraire ses pétales avec zones interporifères encore plus étroites, linéaires ; il est moins déprimé, a sa marge plus déclive, plus épaisse, avec bords très arrondis. L'espèce portugaise présente en outre à la face inférieure des dépressions interambulacraires qui manquent, ou sont moins apparentes chez S. tarraconensis. Il est. d'ailleurs superflu de comparer ce dernier avec les espèces à périprocte très éloigné du bord, comme S. subrotunda, S. Faujasi, ou des espèces munies d'une échancrure postérieure, comme S. leognanensis, bien plus aplati, S. Bonali, etc.

     Localité. — Roda, près Tarragone, dans les couches inférieures du Burdigalien. —Coll. J. Almera.

Planche VII (extrait)

   
 

Scutella tarraconensis Lambert,1902 - Serravalien, Algarve, Portugal, 130 mm

 
     

 

Genre   Dendraster Agasiz in Ag. & Desor, 1847, p.135

Catalogue raisonné des échinides, p.135

Espèce type  Scutella excentricus Eschscholtz, 1831, par monotypie.

Zoologischer Atlas, p.19

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Miocène supérieur - Actuel

 
 

Dendraster gibbsi (Remond) - Pliocène, San Joaquin formation, Californie, 66 mm

 
   
 
 

Dendraster venturaensis (Kew,1920) - Pléistocène, Baja, Californie, 56 mm

 
 
 
 

Dendraster venturaensis (Kew,1920) - Pliocène, Los Posas formation, Ventura County, Californie, 98 mm

 
 
 
 

Dendraster venturaensis (Kew,1920) - Pliocène, Los Posas formation, Ventura County, Californie, 100 mm

 
 
 

 
 

Genre   Eoscutum Lambert in Lambert & Thiery, 1914

Essai de nomenclature raisonnée des échinides, p.293

Espèce type  Porpitella doncieuxi Lambert, 1905, par désignation originale.

Note sur les échinides éocéniques de l'Aude et de l'Hérault, p.136

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Miocène inférieur et moyen

 
 
 

Eoscutum doncieuxi (Lambert,1905)

 
 
 

Eoscutum doncieuxi (Lambert,1905) - Thanétien, Environs de Lagrasse, Aude, 6 mm

 
 
     
 

 
 

Genre   Merriamaster Lambert, 1911, p.64

Revue critique de paléozoologie, p.64

Espèce type  Scutella perrini Weaver, 1908, par désignation originale.

New echinoid from the tertiary of California, p.273

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pliocène

syn.

  • Orchoporus Lambert, 1914, p.293 ; espèce type : Orchoporus koehleri Lambert,1914, synonyme subjectif plus récent.

  • Twitchellia Lambert, 1916, p.171 ; espèce type : Astrodaspis merriami Clarck & Twitchell,1915, synonyme subjectif plus récent.

 

 
 
 

Merriamaster perrini (Weaver,1908) - Pliocène, san Joaquin formation, Kings County, Californie, 25 mm

 
 
 

 
 

Genre   Parascutella Durham, 1953

Type species of Scutella, p.349

Espèce type  Scutella leognanensis Lambert, 1903, par désignation originale.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Miocène

 
 
 

Parascutella bonali (TOURNOUER) - Miocène inférieur, Aquitanien, Gironde, 88 mm

 
 
 
 

Parascutella  faujasi (Defrance, 1827) - Miocène inférieur, Helvétien, Indre et Loire, 83 mm

 
 
 
 

Parascutella smithiana (Agassiz,1841)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Agassiz,1841
Monographies d'échinodermes, Echinites, famille des Clypéastroides, seconde monographie, des Scutelles, p.84
 

XI. Scutella Smithiana Ag.

Tab. 19a, fig. 5 et 6,

     Cette espèce est jusqu'ici la seule qui ait été signalée dans les terrains molassiques. Quoique l'exemplaire que je possède soit très-imparfait, j'ai cependant cru devoir le figurer, parce que j'ai tout lieu de croire qu'il constitue une espèce à part, très-voisine du Sc. subrotunda et qui étant entière, paraît avoir eu des dimensions assez considérables, ainsi qu'on peut en juger par la figure ci jointe, qui représente un exemplaire dont le bord antérieur est en grande partie enlevé. Un caractère cependant la distingue de l'espèce précitée, c'est la largeur proportionnellement plus grande des pétales ambulacraires, qui, quoique arrondis à leur extrémité, ne se ferment cependant pas entièrement. Je n'ai pas pu réussir à dégager la face inférieure ensorte que la position de l'anus m'est demeurée inconnue. Le profil (fig. 6) fait voir que c'est une espèce très aplatie.

 

     L'original m'a été communiqué par M. Smith de Jordan-Hill ; il provient de la molasse des environs de Lisbonne. C'est jusqu'ici le seul exemplaire connu.

planche 19a (extrait)

 

   
 
 

Parascutella smithiana (Agassiz,1841) - Miocène moyen, Praia de Marinha, entre Cavoeira et albufeira, Algarve, Portugal, 159 mm

 
 
     
 

 
 

Genre   Parmulechinus Lambert,1906

dans revue critique de Paléozoologie, 10, p.63 (faisant référence à Lambert in Doncieux 1905, Catalogue descriptif des fossiles nummulitiques de l'Aude et de l'Hérault, p.139)

Espèce type  Stenaster labrei Lambert,1905, par désignation originale.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Oligocène - Miocène inférieur

syn.

  • Stenaster Lambert, 1905, non Billings,1858 ; espèce type : Stenaster labriei Lambert,1905, nom indisponible (déjà utilisé pour une espèce à une Astérie).

 
 
diagnose originale du genre, par Lambert in Doncieux, 1905
Catalogue descriptif des fossiles nummulitiques de l'Aude et de l'Hérault, p.139
 

     A côté du petit Porpitella porpita, on trouve dans le Calcaire à Astéries une plus grande espèce, dont Tournouër a figuré un fragment (fig.6) et dont M. l'abbé Labrie de Lugasson (Gironde) a bien voulu me donner un bel individu du Calcaire à Astéries d'Espiet. En voici la description : Test très déprimé (longueur 23 millimètres, largeur 22, hauteur 2 1/2), subcirculaire, à bords sinueux en arrière, arrondis en avant, très faiblement renflé sous les pétales ; marges très étendues et très minces, avec bord légèrement épaissi. Les ambulacres sont nettement pétaloïdes, à pétales semblables, très réduits, relativement assez larges, mais très courts, presque complètement fermés, composés de pores inégaux, conjugués, les externes allongés, avec zones interporifères à peu près aussi larges que l'une des zones porifères. Le périprocte très petit, supramarginal, se relie au bord par une légère dépression qui n'atteint pas la profondeur d'une véritable échancrure. Tournouër en avait cependant figuré une sur le fragment par lui figuré. La face inférieure plane a son péristome arrondi, central, entouré d'une rosette buccale très apparente, composée de dix plaques ambulacraires et cinq interambulacraires. Aucune trace de sillon à la face orale. Tout le test est uniformément couvert de très petits tubercules scrobiculés, serrés, épars au milieu d'une granulation un peu inégale. Structure interne inconnue, mais l'étendue, le peu d'épaisseur des marges et cependant leur résistance doivent faire supposer l'existence d'un réseau de piliers et de cloisons, analogue à celui du Scutella germanica.

     L'espèce ne peut donc rester confondue avec Porpitella porpita, car elle n'appartient pas à la même sous-famille et, malgré l'absence de sillons à la face orale, elle doit être rapprochée de Praescutella, par conséquent placée dans la sous-famille des Arachnidae, où elle forme un type bien particulier caractérisé par ses courts pétales, ses vastes marges, l'absence de sillons et son périprocte supramarginal. Cette espèce est d'ailleurs trop différente des autres pour leur être génériquement rattachée et je propose pour elle un nouveau genre Stenaster en dédiant l'espèce nouvelle à mon savant correspondant, sous le nom de Stenaster Labriei.

 

     Cette espèce offre beaucoup de ressemblance avec le prétendu Scutella germanica qui n'a pas non plus de vais sillons à la face orale, présente une forme générale et des pétales semblables et qui en diffère par son test un peu moins déprimé, son ambitus non sinueux en arrière, ses amorces de sillons près du péristome et surtout par son périprocte paraissant plus marginal. Ces différences, très suffisantes pour légitimer la séparation des espèces, ne me paraissent pas l'être pour les placer dans des genres distincts et je propose de faire du Scutella germanica une seconde espèce de Stenaster.

     Le genre Scutulum Tournouër ne saurait être confondu avec le mien, puisque, pourvu à la face inférieure de sillons anastomosés, il appartient à la sous-famille des Dendrasteridae.

 

 

remarque de Lambert dans la revue critique de paléozoologie, reconnaissant Stenaster comme nom pré-occupé par une astérie (1910, p.63)

 

Porpitella Doncieuxi n. sp. me fournit l'occasion de revenir sur la caractéristique du Genre et de séparer une forme jusqu'ici confondue avec P. porpita Desmoulins (Cassidulus). Je l'ai placée dans un Genre nouveau que j'ai nommé Stenaster, ayant perdu de vue que ce nom avait été donné, dès 1858, par Billings à une Astérie. J'ai donc immédiatement changé ce terme sur certains exemplaires distribués en celui de Parmulechinus, dont le type reste P. Labriei Lambert (Stenaster).

 
 

Parmulechinus subtetragona (Grateloup,1836)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Grateloup, 1836
Mémoire de géo-zoologie sur les oursins fossiles (échinides) qui se rencontrent dans les terrains calcaires des environs de Dax (département des Landes), p.139
 

3. Scutelle subtétragone, Scutella subtetragona. Nob.

     Sc. planulata, sub-tetragona ; ambitu sinuoso ; ambulacris quinis brevibus, convexiusculis.

     Charmante espèce plus petite que les précédentes avec lesquelles elle a quelques légers rapports. Elle en diffère en ce qu'elle n'est ni orbiculaire, ni ovale. Sa forme plutôt quadrilataire ressemble assez à celle du grand Clypéastre tarbellien que je ferai connaître plus bas. Les bords sont minces, tranchans et sinueux. Sa surface supérieure est élégamment parquetée de petites assules ou pièces hexagonales. Cinq petits ambulacres oblongs, irréguliers, légèremenet proéminents. Il règne quelquefois un petit sillon longitudinal qui divise la rosette ambulacraire en deux portions égales.

     Loc. Empatée dans les faluns jaunes durcis qui reposent sur la craie aux environs de Dax. Saint-Gabriel à Montfort. R. sainte-Marie-de-Gosse.

 
 

Parmulechinus subtetragona (Grateloup,1836) - Lutétien, environs de Biarritz, 49 mm (Coll.C. Chataigner)

 
 
 

 
 

Genre   Scaphechinus (Agassiz, 1863)

Synopsis of the echinoids collected by Dr Stimpson, p.359

Espèce type  Scaphechinus mirabilis Agassiz, 1863, par désignation originale.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pliocène (peut être Miocène terminal) - Actuel

syn.

  • Chaetodiscus Lütken, 1864, p.172 ; espèce type : Chaetodiscus scutella Lütken,1864, synonyme objectif.

 
 
diagnose originale du genre, par Agassiz
Synopsis of the echinoids collected by Dr W. Simpson on the north pacific exploration expedition under the commandant of captains Ringold and Rodgers, 1863, p.359
 

SCAPHECHINUS Barn. MS.

     This genus is closely allied to Echinarachnius. It has, however, remarkable points of difference in the small number and great thickness of the walls joining the two floors, as well as in the mode of branching of the grooves on the lower surface, which is exactly that of the fossil genus Scutella. It has the ambulacral rosette of Echinarachnius and the depression of the interambulacral space on the upper surface of Arachnoides.

 
 

Scaphechinus mirabilis Agassiz,1863

 
 
diagnose originale de l'espèce, par Agassiz
Synopsis of the echinoids collected by Dr W. Simpson on the north pacific exploration expedition under the commandant of captains Ringold and Rodgers, 1863, p.359
 

SCAPHECHINUS MIRARILIS Barn. MS.

     Test depressed in interambulacral spaces ; outline somewhat scolloped ; genital openings outside of the pentagon of the centre of the rosette.

     "Seined on sandy shores. The sandy bottom of Hakodadi Bay, (north side) from 1. w. m. to 1-2 f., is covered so closely with this species that no space of e square foot can be found free of them. In some places a boat-hook can not be thrust to the bottom without striking one. Color above deep purplish crimson, below light olive. The deep crimson pigment cornes off easily and stains the hand. Hakodadi, Island of Jesso." — (W. Stimpson.)

 
 

Scaphechinus mirabilis Agassiz,1863 - Pléistocène, Kioroshi formation, Japon, 46 mm

 
 
 
 

Scaphechinus mirabilis Agassiz,1863 - Pléistocène, Kioroshi formation, Japon, 46 mm

 
 
 
 

Scaphechinus mirabilis Agassiz,1863 - Pléistocène, Narita group, Japon, 72 mm

 
 
 
 

Scaphechinus raritalis (Nisiyama,1951)