Stomechinidae

Pomel, 1883

Genre type : Stomechinus Desor, 1856, p.24

Description succinte de la famille : Système apical hémicyclique ou dicyclique enserrant un périprocte de petite taille, quasi circulaire. Ambulacres trigéminés. Phyllodes. Les tubercules primaires sont de petite taille, non perforés et non crénelés. Leur taille est quasi similaire entre les ambulacres et les interambulacres.

 

Genre Baronechinus  Vadet, 2005

Les oursins domériens de la région de Rich (Maroc), p.29

Espèce type  Baronechinus baroni Vadet, 2005 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pliensbachien

 
 
 

Baronechinus baroni Vadet, 2005, Pliensbachien, Maroc, 18 mm

 
 
 
 

Baronechinus baroni Vadet, 2005, Pliensbachien, Maroc, 18 mm

 
 
 

Genre Diplechinus  Lambert, 1931

Echinides fossiles du Maroc, p.15

Espèce type  Diplechinus hebbriensis Lambert,1931 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Pliensbachien

 
 
 

Diplechinus hebbriensis Lambert, 1931, Pliensbachien, Maroc, 22 mm

 
 
 

Diplechinus hebbriensis Lambert, 1931, Pliensbachien, Maroc, 22 mm

 
 
 

 

 

Genre Echinotiara  Pomel,1883

Classification méthodique et genera des échinides vivants et fossiles, p.82

Espèce type  Echinodiadema bruni Cotteau,1869 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Toarcien - Maastrichtien

Syn. 

  • Echinodiadema Cotteau, 1869, p.142 (non Verrill, 1867).

  • Leioechinus Kier, 1972, p.48 ; espèce type : Leioechinus namus Kier,1972 ; synonyme subjectif plus récent.

 

Diagnose originale du genre par Pomel

Classification méthodique et généra des échinides vivants et fossiles, 1883, p.82

 

     Echinotiara (Echinodiadema Cott. non Verr.). globuleux. Zones porifères formées de pores trigéminés à paires en série un peu flexueuse, peu serrées, à peine étalées vers le péristome. Celui-ci assez grand, subdécagonal, à lèvres ambulacraires droites et beaucoup plus longues que les autres, séparées par de faibles entailles. Tubercules petits, lisses, peu mamelonnés, formant deux rangées primaires sous chaque aire, des secondaires sporatiques dans les interambulacres, au milieu d'une fine granulation. Les sutures visibles sur les plaques ambulacraires. E. Bruni Cott. est oxfordien.

 
 

Echinotiara perebaskinei Lambert in Lambert & Perebaskine,1929, Maastrichtien, Oman, 26 mm

 

 

Genre Magnosia  Michelin,1853

Description de quelques nouvelles espèces d'Echinodermes fossiles, p.34

Espèce type  Echinus nodulosus Goldfuss,1826 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bajocien - Aptien

Syn. 

  • Tuberculina Ebray, 1858, p.52

 

Description du genre par Cotteau

Paléontologie française, terrain crétacé, p.798

27e Genre. Magnosia, Michelin, 1853

Echinus (pars), Munster, 1826. - Arbacia (non Gray), Agassiz, 1836. - Magnosia, Michelin, 1853.    

     Test de petite taille, circulaire, renflé en dessus, presque plane en dessous. Zones porifère droites, composées de pores simples, semultipliant d'une manière très-apparente autour du péristome. Tubercules ambulacraires et interambulacraires à peu près d'égale grosseur sur chacune des aires, imperforés et non crénelés, petits, abondants, serrés, homogènes, augmentant un peu de volume à la face inférieure, formant des rangées verticales et obliques. Péristome très-grand, enfoncé, sub-circulaire, muni d'entailles apparentes. Appareil apicial solide, étroit, granuleux, en forme d'anneau.

     Radioles inconnus.

     Rapports et différences. - Le genre Magnosia offre, dans son aspect général, dans l'arrangement de ses pores ambulacraires et interambulacraires, dans la forme et l'étroitesse de son appareil apicial, beaucoup de ressemblance avec le genre Cottaldia ; il s'en distingue nettement par ses pores très-nombreux à la face inférieure, et surtout par son péristome enfoncé, sub-pentagonal, très-largement ouvert.

     Les espèces qui composent le genre Magnosia avaient été placées, dans l'origine, par M. Agassiz parmi les Arbacia. Nous avons cherché à démontrer, dans nos Echinides de l'Yonne (1), que le genre Arbacia, tel qu'il a été compris par M. Agassiz, repose sur une erreur et ne saurait par cela même être conservé dans la méthode. Le genre Arbacia fut institué, 1835, par M. Gray (1) pour un groupe d'espèces vivantes, dont M. Des Moulins, de son côté, quelques mois auparavant, venait de faire le genre Echinocidaris. Ce dernier genre avait l'antériorité, et M. Agassiz n'hésita pas à l'accepter, mais il eut le tort

 

d'attribuer ce même nom d'Arbacia à une série de petits oursins entièrement distincts (2), et que M. Gray n'avait jamais eu l'intention de comprendre dans le genre qu'il avait créé. Frappé des inconvénients qu'il y aurait à laisser dans la méthode un nom de genre ainsi détourné de son acception primitive, M. Desor dans le Synopsis des Echinides fossiles, ainsi que l'avait déjà fait Forbes, supprima entièrement le genre Arbacia, et fit rentrer les espèces dont il se composait dans les genres Cottaldia, Glyphocyphus, Magnosia et Psammechinus. A l'exemple de M. Desor, nous réunissons aux Magnosia le genre Eucosmus de M. Agassiz, remarquable par l'étroitesse des aires ambulacraires qui paraissent garnies d'une seule rangée sub-flexueuse de tubercules. Ce caractère, que nous avons déjà signalé chez certaines espèces d'Hemicidaris, de Glyphocyphus, d'Echinocyphus ne nous paraît pas suffisant pour motiver l'établissement d'une coupe générique particulière.

     Le genre Magnosia ne renferme qu'un petit nombre d'espèces toutes assez rares. Il commence à se montrer dans les couches inférieures du terrain jurassique et disparaît avec les assises supérieures de l'étage néocomien.

 

(1) Proceedings Zoolog. Societ., part. III, p.58, Lond., 1835.

(2) Agassiz, Prod. d'une monog. des radiaires, Mém. Soc. des sc. nat. de Neuchatel, t. I, p. 190. - Id., desc. des Echin. foss. de la Suisse, p.94. - Agassiz et Desor, Catal. rais. des Ech., Ann. sc. nat., 3e série, t. VI, p.355.

(3) Desor., Synops des Ech. foss., p. 113.

 

Magnosia forbesi (Wright,1851)

 

Diagnose originale de l'espèce par Wright

On the cidaridae of the oolites, , p.29

Arbacia Forbesii, Wright, n.s. Pl. VI. fig. 4 a, b, c.

Test hemispherical ; ambulacral areae narow, with four rows of small tubercles ; interambulacral areae wide, divided by deep median depressed lines, and covered with from twenty to thirty rows of small nearly equal-sized tubercles.

Height 9/20ths of an inch, transverse diameter 15/20ths of an inch.

Description. - The test of this beautiful little Urchin is divided into fifteen unequal lobes ; five of these are narrow and form the ambulacral, and ten are wider, forming the divided interambulacral areae, which present an unusual appearance, having a median furrow descending down the centre of the areae and dividing them into two equal convex conival lobes ; the surface of the areae is thickly studded with small smooth tubercles ; at the widest part there are from twenty-five fo thirty rows ; the number of these diminish at the apex and base, the basal tubercles ar however larger than the others ; the ambulacral areae are narrow and of a nearly uniform width ; they are furnished with four rows of small tubercles similar to those occupying the interambulacral areae ; they are in fact so closely set together that the plates are invisible, so that the test presents only a univorm granulated surface ; the avenues are straight, narrow, but well defined ; the pores are closely arranged in simple paires ; the base is concave and the

 

tubercles in this region are larger ; the mouth presents almost a pentagonal form in consequence of the wide straight arch marde by the margin over the ambulacra and the small angles which the shallow notches make in the interambulacra ; the apical disc is narrow and prominent ; the madreporiform is larger than the pairs of ovarial plates, and the oculars are small, but apparently soldered into the angles formed by the ovarials.

     Affinities and differences. - The greater number and the diminished size of the tubercles, with the deep median furrow down the centre of the interambulacral areae, serve to distinguish A. Forbesii from A. nodulosa : as they are the only two forms of this genus hitherto found in our Oolites, these characters form a good diagnosis.

     Locality and stratigraphical range. - This Arbacian was collected from the upper beds of the Inferior Oolite near Dundry, and we only know it from that locality. I have dedicated this species to Prof. Edward Forbes, to whose genius, talents, and learning natural history is so largely indebted.

 

Description de l'espèce par Desor

Synopsis des échinides fossiles, p.115

     Forbesi Syn. Arbacia Forbesi Wright, Cidarid. in Ann. and Magaz. of Nat. Hist. Vol. VIII, p.38, Tab. XIII, fig. 4. Espèce de moyenne taille ; les aires ambulacraires sont distinctement divisées en deux lobes par un sillon profond et évasé, chaque lobe plus large que l'are ambilacraire. Celle-ci ne porte que quatre rangées de tubercules, tandias que les aires interambulacraires en comptent de vingt-quatre à trente.

     Grande Oolite (Bathonien) de Dundry. Rare.

     Coll. Wright.

 

Magnosia forbesi FORMES BASSES

 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 23 mm

 
   
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 18 mm

 
 
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 26 mm

 
 
   
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 10 mm

 
 
   
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 14 mm

 
 
 
 

Magnosia forbesi FORMES de GRANDE TAILLE, HAUTES et/ou sub-coniques

 
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 28 mm

 
 
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 29 mm

 
 
   
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 30 mm

 
 
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 32 mm

 
 
 
 

Magnosia forbesi FORMES GEANTES, PYRIFORMES

 
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 49 mm

 
 
 
 

Magnosia forbesi (Wright,1851), Bajocien, Maroc, 51 mm

 
 
 

Genre Polycyphus  Desor in Agassiz & Desor,1847

Catalogue raisonné des échinides

Espèce type  Polycyphus normannus Desor,1847 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Jurassique moyen et supérieur

 

Diagnose originale du genre par Agassiz

Catalogue raisonné des échinides, 1847

XXVII. POLYCYPHUS Agass.

     Oursins de petite taille, à tubercules uniformes sur toute la surface du test. Bouche grande, pentagonale. Pores disposés par triples paires obliques. C'est le seul caractère qui les distingue des Arbacia. Toutes les espèces sont fossiles, des terrains oolitiques et crétacés.

 

Polycyphus michelini (Cotteau,1857), Bathonien supérieur, Calvados, 15 mm

 
 
 

Polycyphus michelini (Cotteau,1857), Bathonien, Maroc, 45 mm

 
 
 
 

Polycyphus normannus Desor in Agassiz & Desor,1847

 

Diagnose de l'espèce par Desor

Synopsis des échinides fossiles, p.117

 
     Polycyphus Normannus (Tab. XIX, fig. 4-6).

     Syn. Polycyphus nodulosus Agass. Catal. rais. p. 57, Tab. XV, fig. 18 et 18 a. - Arbacia nodulosa Wright, Cidarid. in Ann. and Magaz. of Nat. Hist. Vol. VIII, p.39, Tab. XIII, fig. 3. Petit oursin subconique. Quatre rangées de tubercules ambulacraires et au moins quatorze d'interambulacraires, formant des séries ascendantes obliques, entre lesquelles se remarquent de plus petits granules.

     M. 43. S. 1.

     Grande Oolite (Bathonien) de Ranville, Luc, de Stevenhampton.

     Coll. Deslongchamps, Michelin, Hébert, Wright. Assez abondant.

 

Polycyphus normannus Desor in Agassiz & Desor,1847, Bathonien supérieur, Calvados, 15 mm

 

Genre Stomechinus  Desor,1847

Synopsis des échinides fossiles, p.124

Espèce type  Echinus bigranularis Lamarck,1816 (désignation subséquente par Lambert in Lambert & Thiery (1911) Essai de nomenclature raisonnée des échinides fossiles, p.237)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Aalénien - ? Aptien

Syn. 

  • Glyptechinus de Loriol, 1873, p.169 ; espèce type : Glyptechinus rochati de Loriol,1873, p.170 ; synonyme subjectif plus récent.

  • Spaniocyphus Pomel, 1883, p.81 ; espèce type : Echinus fallax Agassiz in Agassiz & Desor,1846 ; synonyme subjectif plus récent.

  • Sporotaxis Pomel, 1883, p.84 (genre défini sur une erreur de figuration)

  • Cretacechinus Lambert & Thiery, 1911, p.81 ; espèce type : Stomechinus camarensis de Loriol,1887, p.65 ; probablement synonyme subjectif plus récent, type très mal conservé et partiel, apex non présent.

 

 

Diagnose originale du genre par Desor

Synopsis des échinides fossiles, 1847, p.124

XLIe Genre. - STOMECHINUS (1) Desor, nov. gen.

Tab. XVIII, fig. 5-7.

     Oursins de moyenne taille, subconiques, à pores distinctement trigéminés comme chez les vrais Echinus. Péristome grand, profondément entaillé, non plus régulièrement décagonal, mais en forme de pentagone dont les angles bifides correspondent aux aires interambulacraires.

     Radioles en forme de petites épines striées longitudinalement.

     Ce type, dont il existe bon nombre d'espèces, ne nous est connu jusqu'ici que des terrains oolitiques. Les plus anciens sont ceux de l'Oolite inférieure (Bajocien).

     Nota. Pour bien apprécier la valeur des caractères tirés de la forme du péristome, sur lesquels est fondé le genre Stomechinus, il suffira de comparer la fig. 7 de Pl. XIX avec les fig. 3 et 8 de la même planche.

 

 Par suite de la largeur des entailles, la lèvre interambulacraire se trouve réduite dans notre genre à une lobe aigu : la lèvre ambulacraire, en revanche, est d'autant plus large. Il en résulte que le péristome, au lien de former un décagone régulier, se présente plutôt sous la forme d'un pentagone à angles bifurqués.

(1) de  στο'μα  bouche.

Extrait de la planche XVIII, fig.5-7, d'après Desor

 

 
 
 

Stomechinus bigranularis (Lamarck,1816)

 
Diagnose originale de l'espèce, d'après Lamarck
Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, 1816, p.50

30. Oursin bigranulaire. Echinus biganularis.

Ech. hemisphaerico-depressus ; fasciis porosis, subnudis, quadriporis ; tuberculorum majorum seriebus undiquè binis.

Habite .  .  .  .  fossile  .  .  .  .  Mon cabinet.

Description de l'espèce, d'après Desor
Synopsis des échinides fossiles, 1847, p.125

Stomechinus bigranularis (Tab. XVIII, fig.5-7).

     Syn. Echinus bigranularis Lamk. Forbes, Decad. V. - Echinus antiquus Defr. Mss. - Echinus serialis Wright (non Agass.), Cidarid. of the Oolites in Ann. and Mag. of Nat. Hist. Octbr. 1851, Tab. XIII, fig. 2. - Echinus intermedius Agass. Catal. syst. p. 12. - Echinus arenatus Lamk. Oursin circulaire ou subpentabonal, plus ou moins déprimé, jamais très renflé. Deux rangées principales de tubercules ambulacraires et six d'interambulacraires. Comme les rangées secondaires ne s'élèvent pas au-dessus de l'ambitus, il en résulte qu'à la face supérieure le milieu des aires interambulacraires correspond à de larges bandes déprimées et d'apparence lisses, quoiqu'elles soient pourtant garnies d'une fine granulation très homogène. A la face inférieure, les tubercules sont saillants et serrés ; ceux des aires ambulacraires sont cependant un peu moins développés que ceux des aires interambulacraires. Péristome profondément entaillé, mais moins grand proportionnellement que dans la plupart des autres espèces. Lèvre interambulacraire très étroite, en forme de lobe pointu.

 

     M. 25 (type). M. 81 (Echinus arenatus). M. 79 (jeune âge).

     Grande Oolite (Bathonien) de Ranville, Ainnes.

     Oolite de Shurdington et Dundry-Hills.

     Mus. Paris, Coll. Deslongchamps, Michelin, d'Archiac, Hébert, Wright, Mus. géol. prat. de Londres.

     Nota. J'ai été longtemps dans le doute sur l'indentité de cette espèce, qu'il était d'autant plus difficile de bien définir, que parmi les originaux du musée de Paris étiquetés de la main de Lamarck, il se trouvait plusieurs espèces. Après bien des hésitations, je propose de restreindre le nom de bigranularis à l'espèce de l'oolite, si bien figurée par M. Wright sous le nom de E. serialis et plus tard par M. Forbes.

 

 

Stomechinus bigranularis (Lamarck,1816), Bajocien, Maroc, 25 mm

 
 

Stomechinus bigranularis (Lamarck,1816), Bajocien, Maroc, 45 mm

 
 

Stomechinus bigranularis (Lamarck,1816), Bajocien, Maroc, 42 mm

 
 

Stomechinus bigranularis (Lamarck,1816), Bajocien, Maroc, 60 mm

 
   
 

Stomechinus bigranularis (Lamarck,1816), Bajocien, Maroc, 44 mm

 
 

Stomechinus multigranularis (Cotteau,1851)

 
Description de l'espèce, d'après Desor
Synopsis des échinides fossiles, 1847, p.128

     multigranularis Syn. Echinus multigranularis Cot. Ech. foss. p. 61,  Tab. VII, fig. 6-8. Assez grande espèce du type du S. Caumonti, mais beaucoup plus haute et plus conique. Huit à dix rangée de tubercules interambulacraires et quatre ambulacraires.

     Bathonien de Grimayx (Yonne). Rare.

     Coll. Rathier.

     Nota. Par une erreur du dessinateur les quatre rangées de tubercules ambulacraires ne sont pas suffisamment indiquées dans la figure de M. Cotteau.

Diagnose originale de l'espèce, d'après Cotteau
Etudes sur les échinides fossiles du département de l'Yonne, 1851, p.61

Echinus multigranularis, Cot.

Pl. 7, fig. 6-8.

     Testa, subpentagonali, supernè maximè inflatâ, conicâ, infernè planà. Areis interambulacrariis latis, in medio depressis et supernè lavibus, proeditis plurimis seriebus tuberculorum principalium. Areis ambulacrariis strictis, quatuor seriebus tuberculorum praeditis. Seriebus tuberculorum irregulariter dispositis ; tuberculis internè majoribus. Ano subcirculari. Assulà ovariali impari magnâ. Ore magno, decies et profundè inciso.

     Dimensions. - Hauteur, 35 millimètres ; diamètre transversal, 43 millimètres ; largeur de l'ouverture buccale, 21 millimètres.

     Cette espèce est visiblement subpentagonale ; la face supérieure est conique et fortement renflée ; la face inférieure est presque plane. Les aires interambulacraires présentent, sur le milieu de leur surface, une dépression qui est lisse à la partie supérieure ; elles sont garnies de nombreuses séries de tubercules principaux assez irrégulièrement disposés ; les rangées se réduisent à deux aux approches du sommet et bordent parallèlement la dépression lisse qui occupe le milieu des aires. Les aires ambulacraires sont relativement très-étroites et garnies de quatre rangées de tubercules très-peu régulières. Tous ces tubercules principaux sont à peu près d'égale grosseur, à l'exception de ceux qui se développent à la partie inférieure et qui sont un peu plus volumineux ; l'espace intermédiaire est rempli par de fines granules. Les pores ambulacraires sont disposés par triples paires, mais aux approches de l'ouverture buccale ils se multiplient, et la zone qu'ils occupent s'élargit considérablement. L'appareil oviducal est de médiocre grandeur ; les plaques ovariales sont pentagonales, granuleuses et perforées ; la plaque ovariale impaire, d'apparence spongieuse est beaucoup plus grande que les autres ; les plaques interovariales sont très-petites. L'anus est subcirculaire. La bouche est très-grande et décagonale ; les entailles sont profondes et disposées de manière à rendre le bord qui correspond aux aires ambulacraires très-grand et presque droit, tandis que celui qui correspond aux aires interambulacraires est petit et anguleux.

 

     Rapports et différences. - Les espèces qui appartiennent au genre Echinus sont de tous les oursins les plus difficiles à distinguer. Les différences à l'aide desquelles on sépare les espèces consistent le plus souvent dans la forme générale, dans la disposition des tubercules ; or, ces caractères, presque toujours variables suivant l'âge des individus, suivant la localité d'où ils proviennent, sont très-difficiles à saisir et sont de nature à entraîner dans plus d'une erreur. Au premier abord on serait tenté de réunir l'espèce qui nous occupe à l'échinus brigranularis, var. major (echinus intermedius, Ag.), dont elle se rapproche par l'uniformité de ses tubercules et par l'espace lisse qu'on remarque au milieu des aires interambulacraires ; cependant de notables différences existent entre les deux espèces. L'échinus multigranularis est beaucoup plus renflé, beaucoup plus conique que l'échinus bigranularis. Comme l'indique le nom que je lui ai donné, il est recouvert d'un nombre de tubercules beaucoup plus considérable ; on en compte huit ou dix rangées sur les aires interambulacraires et quatre sur les aires ambulacraires, tandis que l'echinus bigranularis n'en présente jamais que deux sur chacune des aires. Ces différences m'ont paru suffisantes pour constituer une espèce nouvelle.

     Localité. - M. Rathier a recueilli cette espèce à Grimaux dans les couches supérieures de l'étage bathonien ; elle y est très-rare.

Planche 7 (extrait)

 

 
 

Stomechinus multigranularis (Cotteau,1851), Bajocien, Maroc, 60 mm

 
 

Stomechinus multigranularis (Cotteau,1851), Bajocien, Maroc, 43 mm

 
 

Stomechinus multigranularis (Cotteau,1851), Bajocien, Maroc, 45 mm

 
 

Stomechinus multigranularis (Cotteau,1851), Bajocien, Maroc, 46 mm

 
 

Stomechinus multigranularis (Cotteau,1851), Bajocien, Maroc, 48 mm

 
 

Stomechinus multigranularis (Cotteau,1851), Bajocien, Maroc, 48 mm

 
 

Stomechinus multigranularis (Cotteau,1851), Bajocien, Maroc, 35 mm

 
 

Stomechinus multigranularis (Cotteau,1851), Bajocien, Maroc, 49 mm

 
 

Stomechinus figuigensis Lambert,1925

 
Diagnose originale de l'espèce, d'après Lambert
Essai de nomenclature raisonnée des échinides, 1925, p.571

     (1) Stomechinus figuigensis Lambert (Pl. XV, fig. 8).

     Test hémispérique, mesurant 39 mill. de diamètre sur 21 de hauteur. Ambulacres avec quatre rangées de tubercules homogènes et zones porifères larges par suite de la grande obliquité des échelons porifères ; majeures dont les tubercules alternent, appartenant l'un à la série externe, l'autre à la série interne. Tubercules interambulacraires très homogènes, au nombre à l'ambitus de dix à douze par rangée transverse ; pas de zone médiane dénudée. - S. multigranularis a ses tubercules ambulacraires plus inégaux.

     Localité : Djebel Klakh au N. W. de Figuig ; Bathonien. Recueilli par le Dr Russo.

Planche XV (extrait)

   
Description de l'espèce, par Lambert
Etude sur les échinidés fossiles du Nord de l'Afrique, 1931, p. 17

 Stomechinus figuigensis Lambert.

     Etablie dans notre Essai de nomenclature raisonnée des Echinides, p. 571, pl. XV, fig. 8, cette espèce subhémisphérique est remarquable par la largeur de ses zones porifères en échelons très obliques, le grand nombre et l'homogénéité de ses tubercules interambulacraires formant dix à douze rangées verticales et en même temps des rangées transverses régulières.

     Lors même que l'on n'aurait sous les yeux qu'un fragment de cette espèce, la largeur de ses zones porifères et la régularité de ses tubercules interambulacraires ne permettent pas de la confondre avec notre Psephechinus globosus. Chez Psephechinus Michelini les pores sont aussi par échelons moins obliques et les rangées de tubercules interambulacraires sont plus nombreuses.

     Le S. figuigensis a été trouvé par le Dr Russo au Djebel Klakh ; il paraît rare.

 

Stomechinus figuigensis Lambert,1925, Bajocien, Maroc, 48 mm

 
 

Stomechinus figuigensis Lambert,1925, Bajocien, Maroc, 50 mm

 
 

Stomechinus figuigensis Lambert,1925, Bajocien, Maroc, 62 mm

 
 

Stomechinus morierei Cotteau,1880

 
Description de l'espèce, par Cotteau
Paléontologie française, terrains jurassiques, tome 2, 1880, p. 703

N° 473. Stomechinus Morierei, Cotteau,1881,

Pl. 454.

   

     Espèce de taille moyenne, circulaire, renflée, subconique en dessus, presque plane en dessous. Zones porifères larges, droites, formées de pores arrondis, rapprochés les uns des autres, séparés seulement par un petit renflement granuliforme, disposés par triples paires obliques. Quelques petits granules se montrent çà et là dans les zones porifères et forment même, près des aires ambulacraires, une rangée assez irrégulière. Aires ambulacraires présentant deux séries de petits tubercules principaux, lisses, mamelonnés, scrobiculés, placés très près des zones porifères. Deux autres rangées secondaires, composées de tubercules à peu près identiques aux premiers, existent vers la base des aires ambulacraires, mais ces rangées sont inégales, irrégulières ; elles disparaissent plus ou moins promptement à la face supérieure et sont remplacées par quelques tubercules rares et épars. De petites verrues inégales se groupent en cercle plus ou moins distinct autour de chaque scrobicule, et sont plus nombreuses vers l'ambitus qu'à la face supérieure. Aires interambulacraires relativement peu développées, pourvues de deux rangées principales de petits tubercules de même structure et de même taille que ceux des aires ambulacraires, un peu plus gros cependant et un peu plus distincts près du sommet. Dix ou douze rangées de tubercules secondaires se montrent vers l'ambitus ; ces tubercules, aussi volumineux, quelquefois même plus développés que les tubercules principaux, sont inégaux, irrégulièrement disposés et disparaissent aux approches du sommet. Comme dans les aires ambulacraires, de petits granules assez serrés et un peu plus abondants vers l'ambitus qu'à la face supérieure, accompagnent les tubercules et tendent à se grouper en cercle autour de chaque scrobicule. Zone miliaire lisse et nue. Périprocte grand, sub-circulaire. Appareil apical étroit, saillant, légèrement granuleux ; plaques génitales perforées près du bord ; plaque madréporiforme un peu plus développées que les autres.

     Nous rapportons à cette espèce un Stomechinus que M. Martin a recueilli dans l'étage bathonien des environs de Dijon, et qui fait aujourd'hui partie du musée de Genève ; sa taille est plus petite, mais sa forme est la même, haute, renflée, subconique ; ses zones porifères sont larges, droites, à fleur de test, composées de pores petits, arrondis, disposés par triples paires obliques qui se relèvent un peu près du sommet et vers l'ambitus, et se rapprochent de nouveau autour du péristome. Ses tubercules ambulacraires et interambulacraires sont très petits et augmentent à peine de volume à la face inférieure ; iles forment, sur les aires ambulacraires, deux rangées régulières, homogènes, placées très près des zones porifères, et deux autres rangées secondaires à peu près de même taille, souvent même un peu plus fortes, mais moins régulières et disparaissant avant d'arriver au sommet. Les tubercules interambulacraires présentent la même physionomie que chez le type du S. Morierei. Les tubercules secondaires, à peu près de même taille que les tubercules principaux, sont abondants et forment huit ou dix rangées bien distinctes, mais plus irrégulières à la face supérieure, s'élevant assez haut, et disparaissant au fur et à mesure que l'aire interambulacraire se rétrécit. Granules intermédiaires inégaux, peu abondants, laissant souvent la partie supérieure et inférieure des plaques presque lisse. La face inférieure est remarquable par la petitesse de ses tubercules principaux et secondaires qui, comme nous l'avons dit, augmentent à peine de volume. Le péristome est très grand, enfoncé, un peu rentrant et marqué de légères entailles.

 

     Exemplaire type : hauteur, 23 millimètres ; diamètre, 30 millimètres.

     Individu de la Côte-d'Or : hauteur, 19 millimètres ; diamètre, 26 millimètres 1/2 ;

     Rapports et différences. - Cette jolie espèce est une de celles qui, au premier aspect, rappellent la physionomie des Polycyphus, et démontrent combien il est difficile d'établir les limites qui les séparent des Stomechinus ; ses tubercules espacés et inégaux, nous ont engagé dès l'origine à la réunir à ce dernier genre. Voisine par sa forme conique, par le nombre et la petitesse de ses tubercules du S. sulcatus, cette espèce s'en distingue par ses zones porifères beaucoup moins granuleuses, tout en présentant, au milieu des pores, une rangée verticale plus distincte, par ses tubercules ambulacraires et interambulacraires augmentant moins rapidement de volume à la face inférieure, par ses tubercules secondaires plus abondants, par ses granules moins serrés et moins nombreux, par son péristome plus enfoncé, et surtout par l'absence de sillons profonds et lisses qui accusent, chez le S. sulcatus, le milieu des aires interambulacraires. Le S. Morierei présente aussi quelques rapports avec le Polycyphus textilis, de l'étage callovien, mais cette dernière espèce, que nous laissons dans le genre Polycyphus, sera toujours reconnaissable à ses tubercules plus fins, plus nombreux, plus homogènes, et surtout à l'absence de rangées interambulacraires principales.

     Localités. - Ranville (Calvados) ; environs de Dijon (Côte-d'Or). Très rare. Etage bathonien.

     Musée de Genève (collection Martin), ma collection.

     Explication des figures. - Pl. 454, fig. 1, S. Morierei, de Ranville, de ma collection, vu de côté ; fig. 2, face supérieure ; fig. 3, plaques ambulacraires et interambulacraires prises au-dessus de l'ambitus, grossies ; fig. 4, tubercule interambulacraire, vu de profil, grossi ; fig. 5, appareil apical grossi ; fig. 6, autre exemplaire, du Musée de Genève, vu de côté ; fig. 7, face supérieure ; fig. 8, face inférieure ; fig. 9, plaques interambulacraires grossies.

planches 454 (extrait)

 

 
 

Stomechinus morierei Cotteau,1880, Bajocien, Maroc, 60 mm

 
   
 

Stomechinus morierei Cotteau,1880, Bajocien, Maroc, 36 mm

 
 

Stomechinus morierei Cotteau,1880, Bajocien, Maroc, 34 mm

 
 

 
 

Stomechinus morierei Cotteau,1880, Bajocien, Maroc, 45 mm

 
 

Stomechinus tinginatus Vadet & Nicolleau,2005

 
 

Stomechinus tinginatus Vadet & Nicolleau,2005, Pliensbachien, Amellago, Maroc, 11 à 15 mm (11mm pour le spécimen isolé)

 

 

Genre Thierychinus  Lambert,1910

Sur trois genres d'échinides nouveaux, p.5

Espèce type  Thierychinus delaunayi  Lambert in Lambert & Thiery,1914 (désignation subséquente par  Lambert in Lambert & Thiery,1914, Essai de nomenclature raisonnée des échinides. p.244)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bajocien

 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 39 mm

 
 

 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 67 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 77 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 81mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 70 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 72 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 83 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 66 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 68 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 79 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 92 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 72 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 77 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 85 mm

 
 
 
 

Thierychinus delaunayi Lambert,1914, Bajocien, Maroc, 90 mm

 
 
 

 

Genre Tiarechinopsis  Lambert in Besairie,1936

Notes sur quelques échinides de Madagascar et du Zululand, p.120

Espèce type  Tiarechinopsis besairei  Lambert in Besairie,1936 (désignation originale)

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Bajocien

 
 
 

Tiarechinopsis besairei Lambert in Besairie,1936, Bajocien, Maroc, 25 mm