Toxasteridae

Lambert, 1920, p.16

Genre type : Toxaster Agassiz, 1840

Description succinte de la famille : Apex ethmophracte, 4 gonopores. Test bas et subcordiforme. Ambulacres pairs généralement flexueux.

 

 

 

 
 

Genre   Toxaster Agassiz, 1840

Catalogus systematicus ectyporum echinodermatum fossilium musei neocomiensis, p.15

Espèce type  Spatangus retusus Lamarck, 1816, (par désignation suséquente de Cotteau, 1878, Echinides fossiles de l'Yonne, p.117)

Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, p.33

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Valanginien - Aptien

Syn. 

  • Echinospatagus d'Orbigny, 1853, p.30 ; synonyme objectif

  • Hypsaster POMEL,1869, p.XVI ; synonyme subjectif plus récent

 
 
diagnose originale du genre par Agassiz
Catalogus systematicus ectyporym echinodermatum fossilium musei neocomiensis, 1840, p.15
 
          Toxaster Ag. (genus nov.) Ambitus cordatus, ambulacrum impar simplex, paria arcuata, in vertice convergentia, poris inaequalibus, exterioribus longioribus. Huc pertinent Holaster complanatus et H. Roulini Catalogi Ectyporum, nec non Spatangus elongatus Al. Brongn., quem nuperrime tantum observandi copia fruit.
 
 

Toxaster retusus (Lamarck, 1816)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Lamarck
Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, p.33, 1816.
 
16. Spatangue écrasé. Spatangus retusus.

Sp. cordiformis, dorso postico elatus, convexus et angustior, anticè depressus, canaliculatus ; ambulacris quinis : quinto in lacund dorsi.

Echino-spatagus. Breyn. echin. tab. 5. f. 3-4.

Echinus complanatus. Gmel. synonymis exclusis.

Habite . . . fossile de France, etc. Mon cabinet.

 
description de l'espèce par Cotteau
Paléontologie française, tome VI, terrains crétacés, p.15
 

N° 2141. - Echinospatagus cordiformis, Breynius, 1732.

Pl. 840

   

     Dimensions. Longueur totale, 40 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 100 centièmes ; hauteur, 60 centièmes. Les jeunes sont plus allongés et plus déprimés.

     Coquille déprimée, gibbeuse, aussi longue que large, presque polygone au pourtour, fortement sinueuse en avant, rétrécie et largement tronquée en arrière, dont la hauteur égale les 60 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est un peu en avant de la moitié. Dessus assez convexe, en pente prolongée, un peu convexe en avant, en pente très-courte en arrière ; jusqu'à l'aréa anale tronquée perpendiculairement. Sommet un peu concave, placé très en arrière ; la partie la plus haute se trouve encore plus en arrière que le sommet. Le pourtour est très-arrondi. Dessous peu convexe, mais plus sur la région médiane postérieure, un peu en toit, où se voient en arrière cinq ou six protubérances peu saillantes. Sillon ambulacraire impair large, très-profond et creusé de la bouche jusqu'au sommet. Bouche pentagonale, placée vers le tiers antérieur de la longueur. Anus oval longitudinalement, placé assez près du dessus, au sommet d'une aréa peu marquée, à la base de laquelle se voient cependant quelques protubérances latérales. Ambulacres très-visibles partout en dessus. Ambulacre impair large, formé de zones larges, dont les deux branches sont inégales : une plus large externe, toutes deux formées de pores allongés, rapprochés, séparés par un tubercule. Entre chaque pore se voit une rangée de granules. Les ambulacres pairs sont larges, très-flexueux, légèrement creusés, la paire postérieure bien plus courte que l'autre. Les zones sont un peu inégales : la plus large en arrière. Chaque zone a des branches formées de pores allongés, obliques, inégaux en longueur, les plus longs en dehors de chaque zone, les plus petits en dedans. Une ligne de granules transverse occupe l'intervalle des pores. Les tubercules sont larges, entourés d'un scrobicule, très-inégaux ; les plus gros sont près du sommet et à la région infra-antérieure. On voit des tubercules sur toute la longueur, entre les zones des ambulacres pairs. Les granules sont saillants et peu rapprochés les uns des autres.

     Observations. Les jeunes sont infiniment plus oblongs, non gibbeux ; et avec des ambulacres moins fleuxueux. Leurs tubercules sont aussi plus égaux et moins scrobiculés. On serait tenté d'en faire une espèce distincte si l'on n'avait pas tous les passages. L'usure chez les adultes fait disparaître facilement les granules des ambulacres.

     Rapports et différences. A l'état adulte, la forme gibbeuse, les ambulacres flexueux et leurs détails distinguent bien cette espèce de l'E. granosus ; mais, jeune, elle a avec elle les plus grands rapports de forme et d'ambulacres ; elle ne s'en distingue que par le manque, à la partie antérieure, de plus gros tubercules.

     Histoire. Bien figurée en 1732, sous le nom d'Echinospatagus cordiformis par Breynius, cette espèce, confondue avec plusieurs autres, a été citée par Gmelin en 1789, sous le nom d'Echinus complanatus. Lamarck, 1816, revint au nom imposé par Gmelin, en la plaçant dans son genre Holaster, qu'il démembra plus tard pour en retirer ses Toxaster ; mais, tout en citant lui-même, dans ses Echinides suisses, le premier nom d'Echinospatagus cordiformis, il ne le conserve pas à l'espèce. Il y

 

joint encore comme synonyme le Spatangus argillaceus de Phillips, qui est bien différent. Dans son catalogue en 1847, il regarde le T. niccaensis de M. Sismonda comme espèce distincte. Après avoir discuté tous les synonymes et les caractères de l'espèce, nous revenons, en justice, au premier nom spécifique que Breynius a donné en 1732, et nous croyons devoir réunir à l'espèce les T. nicaenensis de M. Sismonda, le T. cuneiformis de M. Gras, et le T. latus de M; Cotteau. Ce dernier nous paraît être un adulte de grande taille, déformé dans la fossilisation par la pression verticale.

     Localité. Cette espèce, très-commune, est caractéristique, s'il en fut jamais, du 17e étage néocomien, dans la partie inférieure ou néocomien proprement dit. Nous l'avons recueilli ou obtenu de tous les points où se trouvent ces strates géologiques : dans le bassin anglo-parisien, à Chaource, à Thieffrain, à Vandoeuvre (Aube) ; à Auxerre, à Saint-Georges, à Ville-Fargeau, à Saint-Sauveur, aux Saints-en-Puisaye (Yonne), à Saint-Disier, à Bettancourt-la-Ferrée, à Vassy (Haute-Marne) ; à Sancerre (Cher) ; à Dampierre (Nièvre) ; par MM. Cotteau, Ricordeau et par nous. En Angleterre, à Brunswick.

     Dans le bassin méditerranéen ; à Morteau, au Russey (Doubs) ; à Noseroy (Jura) ; à Saint-Martin-du-Fontanil, près de Grnoble (Isère) ; aux Anglis, à Caussols (Var) ; à Védéennes, à Barème, aux environs de Castellane (Basses-Alpes) ; à Berrias, au Theil (Ardèche) ; à la Cluze, à Narbonne (Aude) ; à Martigues, à Orgon (Bouches-du-Rhône) ; à Charise, près de Nantua (Ain) ; en Suisse, à Hauterive, à Creissier, à Neuchatel ; à Sainte-Croix, canton de Vaud ; dans les Alpes, à Daerlinger, dans l'Avare-Alp, au Lohner, à Strunneck, près de Schrattenberg ; au Salère ; dans la chaîne du Sentis, près de Chambéry ; au Hills (Honovre).

     Explication des figures. Pl. 840, fig. 1, jeune individu de grandeur naturelle ; fig. 2, adulte également de grandeur naturelle, vu en dessus ; fig. 3, dessous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, vu du côté de la bouche ; fig. 6, le même, du côté opposé ; fig. 7, ensemble du sommet et des ambulacres grossis ; a, ambulacre impair ; b, ambulacre pair ; c, appareil génital ; fig. 8, un tubercule grossi. De notre collection.

 

 

Extrait planche 840

   

 

 
  Toxaster retusus (Lamarck, 1816), Hauterivien inférieur, Meuse, 27 mm  
 
 
  Toxaster retusus (Lamarck, 1816), Hauterivien inférieur, Meuse, 48 mm  
 
 
 

Toxaster africanus (Lamarck, 1816) var. rochi  Lambert,1937

 
 
diagnose originale de l'espèce par Lambert
Echinides fossiles du Maroc, 1933, p.71
 

TOXASTER AFRICANUS Coquand (Echinospatangus).

       

     J'ai cherché dans mon mémoire sur les Echinides fossiles du Nord de l'Afrique à caractériser cette espèce dont le type, médiocrement décrit par Gauthier, est nécessairement l'individu figuré à la pl. V (fig.1, 4) du 2e fascicule des Echinides fossiles de l'Algérie. Il est remarquable par ses pétales presque semblables, les latéraux flexueux, l'impair dans une très légère dépression qui s'atténue à l'ambitus et son apex semi-intercalaire. Surtout voisin du T. granosus, il en diffère par son sillon plus atténué, nul à l'ambitus et sa partie postérieure plus obtuse.

     Cette forme typique du T. africanus est celle retrouvée par Louis Gentil au gisement d'Arroud et que j'ai figurée à la planche II (fig. 23-24) de mon mémoire sur les Echinides fossiles du Nord de l'Afrique (p.38). Son pétale impair est subdéprimé en dessus, avec zones porifères un peu moins larges que celles des pétales pairs et les latéraux sont nettement flexueux. M. Roch l'a rencontré, probablement au même niveau, avec T. granosus Var. Kiliani et Var. holasteroïdes. Mais ce qui est très intéressant, il a retrouvé, à un niveau encore inférieur, dans son Jurassico-crétacé, quelques individus appartenant à la forme primitive du T. africanus, avec pétales homogènes ; l'impair à fleur de test et les latéraux à peine flexueux, ayant la physionomie d'Aphelaster, bien que pourvus d'un apex semi-intercalaire. Cette forme du T. africanus apparue à une époque où, à côté de Disaster subelongatus, vivaient encore quelques D. ganulosus et recueillie au flanc S du Cap Ghir et d'Aferni est, à l'aurore du Crétacé, le premier représentant des Spatangides, et mérite à ce titre une attention particulière.

     De cette souche sont issus d'une part, dès le Valanginien les divers Toxaster à apex semi-intercalaire, d'autre part, dans l'Hauterivien, les anciens Aphelaster à Apex dicyclique. Le premier rameau comprend T. africanus variété commune, T. kiliani, T. granosus, variété holasteroïdes, et le T. granosus type. Un troisième rameau, séparé de la souche presqu'à l'origine, a donné T. subcavatus Gauthier qui a continué à vivre dans le Valanginien et que caractérise son apex dont toutes les plaques entourent la partie centrale madréporiforme.

     A partir de l'Hauterivien, l'apex de tous les Toxaster est devenu dicyclique et nous voyons apparaître, issus probablement du T. Kiliani, des formes diverses, les unes à pétales pairs encore superficiels, les autres, plus tard séparée de ces dernières, avec pétales pairs déprimés. Appartiennent au premier groupe les T. retusus, T. amplus, T. Lorioli, puis T. Michelini et T. neocomiensis, souches à

 

leur tour des Miotoxaster, dont se détache dans le Barrémien T. Ricordeaui. Au second groupe appartiennent déjà T. gibbus, puis T. Peroni, T. Villei et la série des Pliotoxaster. L'étroite ressemblance d'Aphelaster integer et du primitif T. africanus ne nous permet plus de regarder le premier comme constituant un genre séparé ; Aphelaster est simplement un sous-genre de Toxaster, sans plus de valeur que Miotoxaster et Pliotoxaster.

     Considérant qu'Aphelaster, dépourvu de sillon antérieur et à pétales tous semblables, à peine flexueux, rappelait étroitement certains Procassiduloida, nous avions pensé voir en lui, ou du moins dans son ancêtre valanginien, la forme primitive des Spatangides. Ce point de vue était exact, mais aujourd'hui, grâce aux recherches de M. Roch, nous connaissons cet ancêtre d'Aphelaster integer, c'est le Toxaster africanus primitif1, également dépourvu de sillon antérieur et à pétales tous semblables, à peine flexueux, presque un Procassiduloida.

     Gauthier, sans preuve directe, avait supposé que T. africanus était du Barrémien. Frappés de ses caractères archaïques, nous l'avions descendu dans l'Hauterivien.

     Les récoltes de M. Roch nous montrent que l'espèce est plus ancienne encore : dans sa forme commune du Valanginien et par sa forme primitive, Rochi, du Berriasien. Si l'on admet dans le genre Toxaster les sous-genres ou sections suivantes : Aphelaster, Miotoxaster et Pliotoxaster, il y aurait lieu d'établir une section particulière pour les formes à apex dont l'ocellaire latérale gauche IV, sépare les génitales 3 et 4 et comprenant les T. africanus, T. Kiliani, T. granosus et aussi T. subcavatus, tous antérieurs à l'Hauterivien. Je propose Eotoxaster.

1. On pourrait nommer Rochi cette forme primitive du Toxaster Africanus.

 

  Toxaster africanus (Lamarck, 1816) var. rochi  Lambert,1937, Valanginien, Maroc, 41mm  
 
 
 

Toxaster argilaceus (d'Orbigny,1853)

 
 
diagnose originale de l'espèce par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p. 167
 

N° 2147. Echinospatangus argilaceus, d'Orb. 1853.

Pl. 845.

 

     Spatangus argilaceus, Phillips, 1835. Yorkshire, pl. 42, fig. 4.

     Toxaster Ricordeanus, Cotteau, 1852 (Manuscrit).

     Dimensions. Longueur totale, 27 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 97 centièmes ; hauteur 75 centièmes.

     Coquille presque aussi large que longue, gibbeuse, décagone au pourtour, sinueuse en avant, étroite et tronquée en arrière, dont la hauteur a les 75 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est un peu en avant de la moitié. Dessus très-convexe, en pente oblique en avant, arrondi au sommet, et en pente de nouveau en arrière jusqu'à l'aréa anale, tronquée obliquement. Le sommet est au milieu, mais la plus grande hauteur est un peu en arrière. Le pourtour est arrondi, mais ayant son plus grand diamètre près de la base ; on remarque quelques protubérances latérales, postérieures et antérieures. Dessous peu convexe, valonné, un peu plus convexe aux régions médianes postérieures et latérales inférieures ; on y remarque encore la suite des protubérances indiquées. Les ambulacres laissent des parties plus lisses. Sillon antérieur très-large, assez creusé partout. Bouche pentagonale un peu transverse, placée en avant du tiers antérieur de la longueur. Anus oval longitudinal, acuminé en avant, placé en dessus de la moitié de la hauteur, à la partie supérieure d'une aréa oblongue, un peu creusée. Ambulacre impair large, droit, pourvu près du sommet de pores ovales rapprochés l'un de l'autre et séparés par une protubérance qui les unit. Ambulacres pairs superficiels, peu flexueux, mais subpétaloïdes, formés de zones inégales, la postérieure plus large, quoique toutes soient relativement étroites. A chaque ambulacre sont des pores allongés, inégaux, dont les plus petits sont internes. On voit des tubercules au milieu de chaque ambulacre et des granules entre les pores. Les tubercules très-saillants, petits et espacés, sont presque égaux partout. Les granules sont petits, saillants et rapprochés. Ses baguettes que nous possédons en grand nombre sur un échantillon, sont aciculées, lisses et flexueuses, avec la surface articulaire crénelée.

 

     Rapports et différences. Voisine par la forme de l'E. gibus, cette espèce est plus élevée ; elle s'en distingue encore nettement par son ambulacre impair, par les tubercules ambulacraires latéraux, et par beaucoup d'autres détails. Nous croyons devoir la rapporter au Spatagus argilaceus de M. Phillips, qu'à tort M. Agassiz place comme synonyme de l'E. cordiformis. Reconnue parfaitement distincte des espèces de M. Agassiz, M. Cotteau l'avait dédiée à M. Ricordeau, qui l'a le premier découverte en France ; mais le nom le plus ancien doit être ici préféré.

     Localité. MM. Ricordeau et Cotteau l'ont recueillie à Gurgy et aux environs d'Auxerre (Yonneà, dans le 16e étage aptien le mieux caractérisé. C'est aussi là dans l'argile du Speeton que M. Phillips l'a observée. M. d'Archiac l'a rencontrée dans l'argile aptienne des environs d'Apt (Vaucluse) ; et M. l'abbé Bargès l'a recueillie à la Bedoule (Bouche-du-Rhône), dans le même étage, ce qui confirme encore l'horizon de cette espèce.

     Explication des figures. Pl.  845, fig. 1, grandeur naturelle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal, du côté de la bouche ; fig. 6, le même, du côté de l'anus ; fig. 7. Ambulacres grossis : a, ambulacre impair ; b, c, ambulacres pairs ; d, appareil génital et ocellaire ; fig. 8, pores de l'ambulacre impair ; fig. 9, pores des ambulacres pairs ; fig. 10, un tubercule supérieur ; fig. 11, une baguette grossie de la région supérieure. De notre collection.

Planche 845 (extrait)

   
 
  Toxaster argilaceus (d'Orbigny,1853), Aptien, Teruel, Espagne, 37 mm  
 
 
 

Toxaster collegnii (Sismonda,1843)

 
 
description de l'espèce par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p. 169
 

N° 2148  Echinospatangus Collegnii, d'Orb. 1853.

Pl. 846.

 

     Dimensions. Longueur totale, 43 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 97 centièmes ; hauteur, 66 centièmes.

     Coquille presque aussi large que longue, déprimée, un peu hexagone, très-élargie et sinueuse en avant, rétrécie et tronquée en arrière, dont la hauteur a les 66 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est aux deux cinquièmes antérieurs. Dessus élevé, arrondi en avant, puis, presque au même niveau sur toute la surface supérieure jusqu'à l'aréa anale tronquée obliquement, une saillie anguleuse prononcée se trouve entre le sommet et l'aréa anale, et entre chacun des ambulacres. Sommet presque au milieu, tandis que la plus grande hauteur est un peu en arrière de ce point. Le pourtour très-arrondi est près de la base. Dessous presque plan, seulement un peu convexe à la région médiane postérieure. sillon antérieur large, évasé, non interrompu de la bouche au sommet. Bouche sub-pentagonale, transverse, placée un peu en avant du tiers antérieur de la longueur. Anus oval longitudinal, placé près du dessus, à l'extrémité supérieure d'une area plane. Ambulacre impair placé dans le sillon impair assez large, formé de deux zones étroites, écartées, chacune composée de branches rapprochées, de pores espacé, oblongs, inégaux et obliques, le plus grand en dehors. Ambulacres pairs très-flexueux, placés chacun dans une dépression peu profonde ; ils sont larges, le postérieur très-court, subpétaloïdes, tous les deux formés de zones très-peu inégale, la plus large postérieure, chacune formée de zones aussi un peu inégales, de pores allongés et un peu obliques, dont les plus longs sont en dehors de chaque ambulacre, et les plus courts en dedans. On voit quelques tubercules au milieu des ambulacres. Les tubercules sont petits, à peu près égaux partout.

 

     Rapports et différences. Ses ambulacres pairs, placés dans un sillon, repprochent cette espèce de l'E. gibbus, mais elle s'en disitngue par sa forme moins élevée, par ses tubercules sur les ambulacres, et son ambulacre impair bien plus étroit. Il est évident, pour nous, que le Toxaster micrasteriformis de M. Gras n'est que le T. Collegnii de M. Sismonda, et nous réunissons ces deux espèces.

     Localité. M. Agassiz l'indique dans le gault ou 19e étage albien ; c'est aussi là que M. Lory la signale ; ais M. Albin Gras pense qu'elle appartient au 18e étage aptien. Nous ne saurions nous prononcer à ce sujet, cependant nous la croyons aptienne. Elle a été recueillie aux Ravix, au Rimet, près de Grenoble (Isère) ; au Theil, près la Motte Chalançon (Drôme), par M. Albin Gras ; aux environs de Nice, par M. Sismonda.

     Explication des figures. Pl. 846, fig. 1, coquille de grandeur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal, vu du côté de la bouche ; fig. 5, le même, vu du côté de l'anus ; fig. 6, ambulacres grossis. De notre collection.

Planche 846 (extrait)

   
 
  Toxaster collegnii (Sismonda,1843), Aptien, Aude, 31 mm  
 
 
 

Toxaster granosus (d'Orbigny,1853)

 
 
diagnose originale de l'espèce par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p. 153
 

N°2140. Echinospatagus granosus, d'Orb., 1853.

Pl. 839.

     Dimensions. Longueur totale, 23 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 88 centièmes ; épaisseur, 64 centièmes.

     Coquille ovale, oblongue, bien plus longue que large, très-élargie et un peu sinueuse en avant, rétrécie et obtusément tronquée en arrière, dont la hauteur a les 64 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est au tiers antérieur. Dessus peu convexe, offrant une courbe régulière en avant jusqu'au sommet, puis presque horizontal ou à peine arqué en arrière jusqu'à l'aréa anale, qui est oblique et tronquée obliquement. La plus grande hauteur est au sommet, vers le milieu de la longueur. Le pourtour est très-arrondi et au quart inférieur. Dessous uniformément convexe, cependant un peu plus sur la région médiane postérieure, où se remarquent six protubérances peu sensibles, et sur les régions latérales antérieures. Sillon ambulacraire impair, large, peu profond, et visible jusqu'au sommet. Bouche un peu pentagone, placée au tiers antérieur. Anus oval, longitudinalement, acuminé à ses extrémités, placé plus près du dessus que du dessous, sans aire prononcée. Ambulacres très-étroits, peu flexueux. Ambulacre impair étroit, formé de zones inégales, représentant entre elles un chevron brisé, la plus large externe, les deux composées de pores en larmes, dont la pointe est en dedans. Ambulacres pairs, presque droits, étroits, formé de zones inégales, la plus large en arrière. Chaque zone a deux branches inégales, une branche postérieure de la zone antérieure est plus étroite, tandis que c'est la branche antérieure à la zone postérieure. Les pores sont arqués et allongés, séparés l'un de l'autre par un tubercule oblong qui forme une espèce de crète qui sépare les deux branches entre elles ; on remarque de plus des tubercules en lignes entre les pores. L'ambulacre pair postérieur a les mêmes détails. Les tubercules sont petits et espacés partout, excepté en avant, où ils sont infiniment plus gros, et montrent une ligne en dedans de l'ambulacre impair.

 

     Rapports et différences. Cette espèce, facile à confondre par la forme et les ambulacres avec les jeunes de l'E. cordiformis, s'en distingue bien nettement, par ses bien plus gros tubercules sur toute la région antérieure, et par ceux qui sont en dedans de l'ambulacre impair.

     Localité. M. Campiche l'a rencontré à Sainte-Croix, canton de Vaud, à la partie la plus inférieure du 17e étage néocomien, reposant sur les terrains jurassiques.

     Explication des figures. Pl. 839, fig. 1, grandeur naturelle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, dessous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal du côté de la bouche ; fig. 6, le même, du côté de l'anus ; fig. 7, ambulacres grossis ; a, ambulacre impair ; b, ambulacre pair antérieur ; c, ambulacre pair postérieur ; d, appareil génital, fig. 8, zone postérieure de l'ambulacre pair antérieur plus grossi ; fig. 9, les gros tubercules antérieurs grossis. De notre collection.

Planche 839 (extrait)

   
 
  Toxaster granosus (d'Orbigny,1853), Valanginien inférieur, Maroc 21 mm  
 
 
  Toxaster granosus (d'Orbigny,1853), Valanginien inférieur, Maroc 28 mm  
 
 
  Toxaster granosus (d'Orbigny,1853), Valanginien inférieur, Maroc 32 mm  
 
 
  Toxaster granosus (d'Orbigny,1853), Valanginien inférieur, Maroc 33 mm  
 
 
 

Toxaster subcavatus (Gauthier in Cotteau, Peron & Gauthier, 1875)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Gauthier
Echinides fossiles de l'Algérie, 1875, p.69
 

Echinospatangus subcavatus, Gauthier, 1875.

Pl. IV. fig. 11-15.

 

   

     Espèce cordiforme, de taille moyenne. Face supérieure arrondie, mais déprimée, offrant une courbe assez régulière, dont le point le plus élevé est au centre. Dessous à peu près plat, creusé au approches du péristome, un peu renflé dans l'aire de l'interambulacre impair. Face postérieure coupée carrément : le périprocte est au sommet d'une aréa bien marquée.

     Appareil apical subcentral, un peu en avant, composé de quatre plaques génitales assez larges et peu allongées, en contact entre elles. La plaque madréporiforme est saillante et granuleuse. Les cinq plaques ocellaires sont intercalées dans les angles des plaques génitales, et se prolongent jusqu'à la plaque madréporiforme.

     Ambulacre impair logé dans un sillon à peine marqué, plus étroit que les ambulacres pairs. Les pores sont presque égaux entre eux, toutefois ceux des rangées extérieures sont un peu plus longs.

     Ambulacres pairs non flexueux, logés dans une dépression légère, assez larges, les postérieurs presque aussi longs que les antérieurs. Les pores sont presque égau, plus allongés cependant dans les rangées externes.

     Péristome pentagonal, à quelque distance du bord.

     Granulation fine, éparse, plus grossière à la face inférieure.

     Rapports et différences. - l'Echinospatangus subcavatus est voisin de forme de l'Ech. granosus, d'Orbigny. Il en diffère par l'absence de gros granules dans le sillon antérieur, par ses ambulacres postérieurs plus longs, par son sillon ambulacraire

 

échancrant moins l'ambitus, par son sommet moins en arrière, par la courbe supérieure moins déclive en avant, par son aire anale plus carrément tronquée, par ses ambulacres légèrement creusés, par son appareil apical plus large et moins long. Il s'éloigne de l'Echin. Collegnoi, d'Orbigny, par ses ambulacres plus longs, moins creusés, par les pores tout différents de l'ambulacre impair ; de l'Echin. Ricordeanus, Cotteau, par se forme beaucoup moins élevée et son aspect fort différent ; de l'Echin. cordiformis par ses ambulacres non flexueux, par son sommet plus en avant, par son sillon moins creusé, par sa face supérieure moins déclive.

     Localité. - Anouel, Teniet-Courass (Djebel-bou-Thaleb, au sud de Sétif, Djebel Afghan). Etage néocomien moyen.

     Collection Peron.

     Explication des figures. - Pl. IV, fig. 11, Echinospatangus subcavatus, vu de profil, de la collection de M. Peron ; fig. 12, face sup. ; fig. 13, face inf. ; fig. 14, région anale ; fig. 15, appareil apical grossi.

 

 

Planche IV (extrait)

   
 
  Toxaster subcavatus (Gauthier in Cotteau, Peron & Gauthier, 1875), Valanginien inférieur, Maroc 36mm  
 
 

 
 

Genre   Aphelaster Lambert, 1920

Sur quelques genres nouveaux d'échinides, p.14

Espèce type  Aphelaster integer Lambert, 1920, par désignation originale, ibid., p.120.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Hauterivien - Berriasien

 
 
diagnose originale du genre
Essai de nomenclature raisonnée des échinides, Lambert & Thiery, p.437
 
Genre : APHELASTER Lambert, sur q. q. nouv. genres d'Echin., p.14 ; 1920

Test circulaire, subconique, à base plane ; périprocte ouvert un peu au dessus de la marge ; péristome subpentagonal, peu excentrique en avant. Pétales allongés, ouverts, tous semblables, l'impair un peu plus droit, à zones porifères égales composées de pores allongés, transverses.

Type : A. integer Gauthier (Mss) de l'Hauterivien de Provence et de

 

Majorque, Notes provençales, n°11, p.9, pl.3, fig.1. Cotteau avait connu cette espèce, mais il en avait fait un Holaster Jutieri (in schedulis).

Autre espèce : A. tosaeensis de Loriol (Toxaster) du Crétacé du Japon, 864, p.36, pl.3, fig.7

 

 
  Aphelaster integer Lambert, 1920, Valanginien inférieur, Agadir, Maroc, 40 mm  
 
 
  Aphelaster integer Lambert, 1920, Valanginien inférieur, Agadir, Maroc, 42 mm  
 
 

 
 

Genre   Epiaster d'Orbigny, 1853

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.186

Espèce type  Spatangus crassissimus Defrance, 1827, par désignation subséquente de Savin (1905), p.120.

Dictionnaire des sciences naturelles, p.96

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Barrémien - Cénomanien

Syn. 

  • Miotoxaster POMEL, 1883, p.44. Espèce type : Echinospatagus breyniusi d'Orbigny, 1859, p.173 ; synonyme subjectif plus récent

  • Pseudoepiaster Seunes, 1888, p.803 ; synonyme subjectif plus récent

  • Tainiaster Lambert, 1895, p.158 ; synonyme subjectif plus récent

 

 
 
diagnose originale du genre par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétécés, tome VI, p.186
 

Genre Epiaster, d'Orb., 1853

     Spatangus (pars) auctorum. Micraster (pars), Agassiz, 1836.

     Caractères. Appareil génital et ocellaire, comme dans les autres genres de la famille, 4 plaques génitales perforées en contact, au centre du sommet, dont la plaque génitale antérieure droite est la plus grande, et porte en arrière une protubérance madréporiforme. Bouche bilabiée, transversale, pourvue inférieurement d'une lèvre saillante qui rend cette ouverture comme sinueuse de chaque côté ; elle est placée en dessous, en avant. Anus oval, longitudinal, supramarginal, souvent placé dans une aréa assez distincte. Ambulacres pétaloïdes, inégaux. Ambulacres pairs placés dans des sillons plus ou moins circonscrits, toujours inégaux, les antérieurs les plus longs. Ils sont formés de zones généralement égales, de pores allongés transverses. Les ambulacres semblent limités à la dépression qui les renferme ; mais ils se continuent extérieurement jusqu'à la bouche par des pores très petits. Point de fasciole. Tubercules espacés, crénelé, souvent scrobiculé, inégaux. Coquille mince, cordiforme.

     Rapports et différences. Ce genre se distingue nettement des genres précédents, par sa bouche bilabiée, sinueuse ; pas ses ambulacres pétaloïdes généralement creusés et circonscrits ; par les zones de pores égales aux ambulacres pairs. Il se distingue de tous les genres qui suivent, dont il a les ambulacres et la bouche bilabiée, par le manque complet de fasciole.

     Histoire. M. Agassiz, en 1847, en limitant son genre Micraster, lui assigne pour caractère d'avoir un fasciole sous-anal. M. Agassiz a en effet retrouvé le fasciole

 

sur quelques-unes des espèces qu'il y place ; mais nous avons la certitude qu'il a classé encore beaucoup d'espèces dans son genre, plutôt d'après la forme que d'après le fasciole. Nous avons en effet reconnu que son Micraster undulatus n'avait pas de fasciole sous-anal, mais bien un double fasciole comme les Schysaster, tandis que l'examen minutieux nous a démontré que ses Micraster polygonus, trigonalis, acutus, distinctus et aquitanicus manquent totalement de fasciole sous-anal, et même d'aucun fasciole. Si, comme M. Agassiz, l'on attache une valeur générique à la présence, à la forme et au lieu qu'occupent les fascioles dans cette famille, il est évident que les espèces précédentes et plusieurs autres qui sont toujours dépourvues de ces fascioles ne peuvent plus rester dans le genre Micraster de cet auteur. C'est persuadé de ce fait, que nous nous trouvons forcé de séparer du genre Micraster de M. Agassiz toutes les espèces dépourvues de fasciole, et de les réunir ici sous le nom générique d'Epiaster.

     Nous connaissons aujourd'hui huit espèces toutes spéciales aux terrains crétacés : une au 18e étage aptien, une au 19e étage albien, cinq au 20e étage cénomanien, et une au 22e étage sénonien. Ainsi le maximum de développement spécifique aurait lieu dans le 20e étage cénomanien. C'est encore pour ce genre un fait de localisation très-remarquable.

 

 
 

Epiaster crassissimus (Defrance,1827)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Defrance
Dictionnaire des sciences naturelles, 1827, p.96
 

     Spatangue très-épais ; Spatangus crassissimus, Def. Echinide ovale-cordiforme, à cinq ambulacres enfoncés, canaliculé antérieurement. Cette espèce est très-ramarquable par l'épaisseur du bord postérieur, au haut duquel se trouve l'anus. La bouche est très-rapprochée du bord. Diamètre, deux pouces. Fossile de la craie chloritée du Hàvre.

 
description de l'espèce par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétacé, tome VI, p.194
 

N° 2159. Epiaster crassissimus, d'Orb., 1853.

pl.860.

   

      Dimensions. Longueur totale, 64 millimètres. Par rapport à longueur : largeur, 86 centièmes ; épaisseur, 63 centièmes.

     Coquille cordiforme, triangulaire, un peu polygone au pourtour, élargie et sinueuse en avant, très-rétrécie, très-prolongée et tronquée en arrière, donc la hauteur a les 63 centièmes de la longueur et dont le grand diamètre transversal est bien en arrière du tiers antérieur. Dessus très-convexe, très-arrondi en avant, de là s'élançant en courbe assez régulière jusqu'à l'aréa anale qui forme une pente inclinée, évidée très-prolongée en talon en arrière. On remarque de chaque côté des régions interambulacraires, des séries de légères protubérances. Le sommet est bien en avant de la moitié, tandis que le point le plus épais est en arrière de cette partie. Le pourtour arrondi, convexe, est néanmoins près de la base. Dessous presque plan, seulement un peu plus renflé à la partie médiane postérieure et sur les côtés en avant. Sillon antérieur large et profond. Bouche bilabiée, placée au quart antérieur, aec des dépression latérales. Anus oval, placé au sommet d'une aréa ovale, allongée, au-dessus des deux tiers supérieurs de cette large région déclive si caractéristique de cette espèce. Ambulacre impair assez large, formé de deux zones très-étroites composées de paires de pores obliques virgulaires séparés par un tubercule. Ambulacres pairs inégaux, antérieur d'un tiers plus long que le postérieur, tous deux larges, un peu arqués, profondément creusés, formés de zones porifères, larges, peu inégales, dont l'intervalle lisse et creusé en sillon, est plus large que les zones. Pores allongés, acuminés, transverses et rapprochés. Tubercules crenelés, espacés et petits en dessus ; beaucoup plus gros en dessus (sic).

     Rapports et différences. La grande hauteur déclive de l'aréa anale, qui forme un long prolongement postérieur, suffit, ainsi que la profondeur des ambulacres et la disposition des zones porifères, pour caractériser parfaitement cette espèce.

     Histoire. Assez bien indiquée par M. Defrance, en 1827, sous le nom de Spatangus crassissimus, cette espèce a néanmoins reçu quatre ans plus tard de M. Deshayes le nom de Spatangus acutus. M. Des Moulins l'a conservée sous ces deux noms comme deux espèces différentes. En 1840 et 1847, M. Agassiz, en la

 

classant dans son genre Micraster, adopta seulement le dernier nom. Comme la dénomination imposée par M. Defrance a quatre ans d'antériorité sur l'autre, nous la conservons naturellement à l'espèce. M. Agassiz ayant donné pour caractère au genre Micraster d'avoir un fasciole anal, cette espèce ne peut plus y reste, car après un examen minutieux de plus de douze échantillons des mieux conservés, nous nous sommes parfaitement assuré que cette espèce, comme les précédentes, manque totalement de faciole, et qu'elle ne peut dès lors rester dans le genre Micraster.

     Localité. Elle est caractéristique du 20e étage cénomanien ou craie chloritée. Elle a été recueillie par nous à Villers (Calvados) ; au Hàvre (Seine-Inférieure) ; dans la plaine au bas de Tourtenay (Deux-Sèvres) ; M. d'Archiac l'a rencontrée à Mortagne, à Gacé (Orne) ; à Saint-Mans, près de Saumur (Maine-et-Loire).

     Explication des figures. Pl. 860, fig. 1, coquille un peu réduite, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal, vu du côté de la bouche ; fig. 5, la même, du côté de l'anus ; fig. 6, ambulacres grossis : a, ambulacre impair ; b, ambulacre pair ; fig. 7, détails grossis de l'ambulacre impair ; fig. 8, détails grossis de l'ambulacre pair. De notre collection.

Planche 860 (extrait)

   

 

 
  Epiaster crassissimus (Defrance,1827), Cénomanien, Calvados, 48 mm  
 
 
 

Epiaster laxoporus (d'Orbigny, 1853)

 
 
description de l'espèce par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétacé, tome VI, p.217
 

N° 2167. Micraster laxoporus, d'Orb., 1853.

pl.870.

      Dimensions. Longueur totale, 45 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 91 centièmes ; hauteur, 60 centièmes.

     Coquille ovale, plus longue que large, fortement élargie et un peu sinueuse en avant, très-rétrécie et très-tronquée en arrière, dont la hauteur a les 60 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est très en avant. Dessus arrondi en avant, et en arc régulier jusqu'à l'aréa anale tronquée perpendiculairement, mais très-obtuse. Le sommet est au milieu, et la partie la plus haute se trouve en arrière. Le pourtour est arrondi. Dessous peu convexe partout. Sillon très excavé près du sommet et peu ailleurs. Bouche bilobiée, placée presque au tiers antérieur. Anus très-petit, ovale, longitudinalement placé au sommet d'une aréa non circonscrite. Ambulacre impair, plus large et plus long que les autres, tout en étant moins creux, pourvu de pores très-petits, très-rapprochés, obliques, séparés par un gros bourrelet. Ambulacres pairs très-inégaux, les plus longs en avant, très-profondément creusés jusqu'à leur extrémité, la pente abrupte sur les côtés et en avant, formés de zones égales, la moitié moins larges que l'intervalle qui les sépare, munies de paires de pores écartées, fortement conjuguées, et dont tous les intervalles sont lisse. Tubercules inégaux épars, plus gros en dessous. Le fasciole est ovale, étroit, et transversal.

     Rapports et différences. Cette espèce se distingue facilement de toutes les autres, par ses paires de pores écartées par ses ambulacres, très-profondément creusés, jusqu'à leur extrémité, à parois abruptes, et un peu par l'intervalle des zones porifères bien plus larges.

 

     Localité. Nous l'avons découverte dans l'étage sénonien ou de la craie blanche, dans le banc jaune supérieur, à la tranchée du chemin de fer, à la Rousselière, commune de Moutiers (Charente). Nous en avons quatre exemplaires.

     Explication des figures. Pl. 870, fig. 1, coquille de grandeur naturelle, vue en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche ; fig. 5, le même, du côté de l'anus ; fig. 6, ambulacres grossis ; fig. 7, zone des ambulacres pairs, grossie ; fig. 8, zone de l'ambulacre impair grossie. De notre collection.

 

Planche 870 (extrait)

   

 

 
  Epiaster laxoporus (d'Orbigny, 1853), Campanien, Charente, 50 mm  
 
 
  Epiaster cf. laxoporus (d'Orbigny, 1853), Sénonien, Tremp, Espagne, 35 mm  
 
 
  Epiaster cf. laxoporus (d'Orbigny, 1853), Sénonien, Tremp, Espagne, 56 mm  
 
   
   
 
 

Epiaster polygonus (Agassiz, 1847)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Agassiz
Catalogue raisonné des échinides vivans et fossiles, 1847, p.130
 

polygonus Agass. (Deluc). - S 59. S 67. - Espèce plate à bords anguleux. Ambulacres antérieurs, longs.

     Gault de la Perte du Rhône. - Deluc

 
description de l'esppèce par Cotteau
Paléontologie française, tome VI, terrains crétacés, p.188
 

N° 2155. Epiaster polygonus, d'Orb., 1853.

pl.854.

     Micraster polygonus, Agassiz et Desor, 1847. Catal. raisonné, p. 130. Modèles, S. 59, S. 67.

     Id., d'Orb., 1847. Prod., 2, p. 141 ; étage 19e, n°310. (D'après M. Agassiz)

      Dimensions. Longueur totale, 55 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 100 centièmes ; hauteur, 50 centièmes.

     Coquille cordiforme, aussi longue que large, un peu polygone, élargie et échancrée en avant, très-rétrécie et obtuse en arrière, dont la hauteur a la moitié de la longueur, et dont le grand diamètre transversal se trouve aux deux cinquièmes antérieurs. Dessus convexe, arrondi en avant, et en courbe surbaissée de là jusqu'à l'aréa anale, tronquée obliquement. Le sommet est un peu plus en avant qu'en arrière, et forme le point le plus élevé. Le pourtour est arrondi et assez loin de la base. Dessous presque plat, un peu creusé autour de la bouche, et plus convexe vers la région médiane postérieure. Sillon antérieur creusé de la bouche au sommet, mais un peu plus large en avant. Bouche ordinaire placée en avant du quart de la longueur. Anus oval, placé à la partie supérieure d'une partie creusée ovale. Ambulacres inégaux, creusés médiocrement. L'ambulacre impair a des zones, formées de pores allongés, transverses, légèrement inégaux. Ambulacres pairs très-longs, assez creusés, droits, les antérieurs d'un tiers plus longs que les autres, formés de zones légèrement inégales, la plus large postérieure, à peu près égale à l'espace qui sépare les deux, pourvus de pores très-longs en fente oblique, inégaux, les plus longs en dehors. Tubercules espacés, inégaux. Coquille peu épaisse.

     Cette espèce montre un aspect analogue au Micraster cor anguinum ; mais son pourtour est polygone, son ensemble peu déprimé.

 

      Localité. Elle est propre au 18e étage : aptien. Et c'est à tort que M. Agassiz l'a donné comme du 19e étage albien. A cet égard, il ne peut y avoir de doutes, comme l'ont reconnu tous les géologues suisses. Nous la connaissons de la perte du Rhône (Ain), recueillie par MM. Pictet et Koechlin ; de Sainte-Croix, canton de Vaud (Suisse), par M. Campiche.

    Explication des figures. Pl. 854, fig. 1, dessus de grandeur naturelle ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal ; fig. 5, le même, du côté de l'anus ; fig. 6, ambulacre grossi ; a, ambulacre impair ; b, c, ambulacres paires ; fig. 7, partie grossie de l'ambulacre impair ; fig. 8, partie de l'ambulacre pair, grossie. De notre collection.

Planche 854 (extrait)

   

 

 
 

Epiaster polygonus (Agassiz, 1847) - Albien, Rhône, 56 mm

 
 
 
 

Epiaster seynensis (Lambert, 1920) - Barrémien inférieur, Gard, 38 mm

 
 
 
 

Epiaster seynensis (Lambert, 1920) - Barrémien inférieur, Gard, 25 mm

 
 
 
 

Epiaster thomasi Gauthier, 1876

 
 
diagnose originale de l'espèce par Gauthier
Echinides fossiles de l'Algérie, fasc. 3, étages Urgo-Aptien et Albien, p.73
 

Epiaster Thomasi, Gauthier, 1876.

Pl. VI, fig. 3-5.

Longueur.  .  .  .  .  .  .  .  . 42 millim.
Largeur.  .  .  .  .  .  .  .  .  . 37
Hauteur.  .  .  .  .  .  .  .  .  . 27

 Espèce oblongue, assez large, renflée, un peu rétrécie en arrière, régulièrement arrondie à la face supérieure, convexe en dessous.

     Sommet subcentral, plutôt en avant. Appareil apical compact et peu étendu. Ambulacre impair logé dans une dépression peu profonde, évasée, échancrant à peine l'ambitus, et se prolongeant du sommet à la bouche. Pores allongés, obliques, ayant une tendance à se disposer en chevrons. L'espace qui sépare les zones est large, et porte des tubercules relativement assez gros et irrégulièrement placés.

     Ambulacres pairs longs et presque égaux, les postérieurs un peu plus courts, subpétaloïdes, dans une dépression peu profonde. Zones porifères égales, séparées par un intervalle peu considérable. Les pores sont allongés et égaux.

     Périprocte ovale longitudinalement, au sommet de la face postérieure, qui est plutôt arrondie que tronquée. Péristome bilabié, à fleur du test, au quart antérieur. Tubercules répandus uniformément sur toute la surface du test, de grosseur variable, n'augmentant pas de volume à la face inférieure.

 

     Rapports et différences. - L'Epiaster Thomasi est voisin de l'Ep. trigonalis, d'Orbigny, dont il a les ambulacres longs et peu creusés, et l'aspect arrondi et non anguleux à la face supérieure ; il s'en distingue par sa forme ovale et non triangulaire, moins surbaissée en avant et en arrière, par sa plus grande largeur moins en avant, par son dessous plus convexe, par ses ambulacres pairs presque égaux en longueur, à zones porifères égales, par ses tubercules n'augmentant pas de volume à la face inférieure.

     Localité. - Berouaguiah (3 kilomètres N.-E, de la Smalah), département d'Alger.

     Etage albien.

     Collections Thomas, Peron.

     Explication des Figures. - Pl. VI, fig. 3, Epiaster Thomasi, vu de côté ; fig. 4, face supérieure ; fig. 5, face inférieure.

Planche VI (extrait)

   

 

 
 

Epiaster thomasi (Gauthier, 1876) - Cénomanien, Alicante, Espagne, 54 mm

 
 
 
 

Epiaster thomasi (Gauthier, 1876) - Cénomanien, Busot, Alicante, Espagne, 56 mm

 
 
 
 

Epiaster trigonalis (Desor, 1847)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Desor
Catalogue raisonné des échinides vivans et fossiles, 1847, p.130
 

trigonalis Desor. - R 90. - Espèce plate, trigonale, beaucoup plus large en en avant qu'en arrière.

     Gault d'escragnolles. - Michelin, d'Orbigny

 
description de l'esppèce par Cotteau
Paléontologie française, tome VI, terrains crétacés, p.189
 

N° 2156. Epiaster trigonalis, d'Orb., 1853.

pl.855.

     Micraster trigonalis, Desor et Agassiz, 1847. Catal. raisonné, p. 130. Modèles p. 90.

     Id., d'Orb., 1847. Prod. de Pal. strat., 2, p. 141 ; étage 19e, n°312.

      Dimensions. Longueur totale, 45 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 94 centièmes ; hauteur, 53 centièmes.

     Coquille cordiforme, presque trigone, sans angle, à surface unie, un peu moins large que longue, très-élargie et échancrée en avant, rétrécie et obtuse en arrière, dont la hauteur a les 53 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal antérieur se trouve vers le tiers antérieur. Dessus lisse, uniformément bombé, arrondi en avant, très-surbaissé, en dessus, et encore arrondi, mais un peu plus épais en arrière. Le sommet, qui est un peu en avant de la partie la plus bombée, est antérieur. Le pourtour est très-arrondi, et sa grande convexité est au tiers de la hauteur. Dessous peu convexe, mais un peu plus sur la région médiane postérieure et sur les côtés en avant. Sillon antérieur étroit et très-peu profond, quoique prononcé de la bouche au sommet. Bouche ordinaire, placée en avant du quart de la longueur. Anus oval, placé en arrière, sans aréa, au-dessus de la moitié de la hauteur totale. Ambulacre impair étroit ; les zones sont aussi très-étroites, formées, sur un entourage spécial de deux petits pores obliques, inégaux, ovales ou en forme de larme. Ambulacres pairs, presque superficiels, ou à peine déprimés, inégaux en longueur, l'antérieur d'un quart plus large que le postérieur, formés de zones légèrement inégales, la plus large en arrière ; l'intervalle entre les zones, couvert de tubercules, est égal en largeur à la plus large zone. Les pores sont par pairs transverses, très-longs, à peine séparés l'un de l'autre, circonscrits d'une rainure, et surmontés d'une rangée de granules. Tubercules petits, espacés en dessus, un peu plus gros en dessous, surtout en avant.

 

 

     Rapports et différences. Cette espèce se distingue de toutes les autres par ses ambulacres pairs superficiels, par son sillon peu creusé, par son ensemble lisse et trigone. C'est un type impossible à confondre.

     Localité. Elle propre au 19e étage albien ou gault. Elle s'est rencontrée à Escragnolles (Var), et à Gérodot (Aube), où nous l'avons recueillie ; et peut-être à Sainte-Croix, canton de Vaud (Suisse).

     Explication des figures. Pl. 855, fig. 1, dessus de grandeur naturelle ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal, du côté de la bouche ; fig. 5, le même, du côté de l'anus ; fig. 6, ambulacre grossi ; a, ambulacre impair ; b, c, ambulacres pairs ; fig. 7, pores de l'ambulacre impair, grossis ; fig. 8, une partie de l'ambulacre pair, grossie pour montrer la forme des pores. De notre collection.

Planche 855 (extrait)

   

 

 
 

Epiaster trigonalis (Desor, 1847) - Cénomanien, Alicante, Espagne, 46 mm

 
 
 

 
 

Genre   Heteraster d'Orbigny, 1853

Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.175

Espèce type  Spatangus oblongus d'Orbigny, 1853, par désignation originale.

Ibid.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Barrémien - Cénomanien

Syn. 

  • Enallaster d'Orbigny, 1853, p.181. Espèce type : Hemipneustes greenovi Forbes, 1852, p.290 ; synonyme subjectif plus récent

  • Paraheteraster Nisiyama, 1950, p.188. Espèce type : whashitaster macroholcus Nisiyama, 1950, p.44 ; synonyme subjectif plus récent

 

 
diagnose originale du genre par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétécés, tome VI, p.175

Genre Heteraster, d'Orb., 1853.

     Spatangus (pars), Brongniart. Toxaster (pars), Agassiz, 1840.

     Caractères. Appareil génital et ocellaire, comme chez les autres genres de la famille, et surtout comme chez les Echinospatagus. Bouche pentagonale, non labiée. Anus oval, supra-marginal. Ambulacres subpétaloïdes inégaux. L'ambulacre impair, placé dans un léger sillon, se compose de trois sortes de pores ; des pores simples internes, petits ; de pores externes allongés transverses, et entre ceux-ci de pores accessoires intercalés et alternant avec les autres à des distances irrégulières et dépendant de plaques spéciales intercalées qui réunissent les bores internes et ceux-ci. Les ambulacres pairs sont presque superficiels ou à peine excavés, très-inégaux, les antérieurs les plus longs, tous subpétaloïdes. Ils sont formés de zones inégales : l'une postérieure, large ; l'autre antérieure, étroite. A chaque zone, la rangée interne est formée de pores simples. La rangée externe de pores plus grands, généralement transverses. En dehors de la partie pétaloïde des ambulacres, il n'y a plus que de petits pores simples. Point de fasciole. Tubercules rares, espacés, inégaux, crénelés et souvent scrobiculé. Coquille mince, cordiforme, ovale et déprimée.

 

     Rapports et différences. Avec tous les principaux caractères extérieurs des Echinspatagus, celui-ci s'en distingue nettement par trois sortes de pores au lieu de deux à l'ambulacre impair, c'est-à-dire de pores internes et externes à chaque zone, et de plus de pores intermédiaires intercalés entre ceux-ci, et motivant des plaques spéciales placées entre les plaques ordinaires.

     Les deux seules espèces connues sont de la région urgonienne supérieure, du 17e étage néocomien. Toutes les deux ont été décrites par M. Agassiz comme des Toxaster. Il est bien singulier que cet auteur, pas plus que tous ceux qui ont parlé de ces espèces, n'aient pas aperçu les pores si disparates de l'ambulacre impair.

 

diagnose originale de l'espèce par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétacé, tome VI, p.176
 

Heteraster oblongus (d'Orbigny, 1853)

 

N° 2151. Heteraster oblongus, d'Orb., 1853.

pl.847.

   

     Dimensions. Longueur totale, 43 millimètres. Par rapport à la longueur : largeur, 82 centièmes ; hauteur, 58 centièmes.

     Coquille oblongue, beaucoup plus longue que large, élargie et sinueuse en avant, rétrécie et tronquée en arrière, dont la hauteur a les 58 centièmes de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est vers le tiers antérieur. Dessus peu convexe, arrondi en avant de la pente jusqu'au sommet, placé au tiers postérieur qui est en même temps la partie la plus haute, de ce point en pente peu arquée jusqu'à l'aréa anale tronquée verticalement, le pourtour est arrondi et offre sa plus grande convexité presque au milieu de la hauteur. Dessous convexe également partout. Sillon antérieur large et profond, commençant à la bouche et finissant au sommet. Bouche pentagone, placée au quart antérieur. Anus oval transversalement, placé au-dessus de la moitié de la hauteur, à la partie supérieure d'une aréa peu prononcée, plane. Ambulacre impair, placé dans le sillon antérieur ; sa forme est presque pétaloïde, élargie au milieu et atténué à son extrémité, formé de deux larges zones rétrécies à leur extrémité, composées chacune de branches inégales : une large, externe ; une étroite, interne ; la branche interne formée de petits pores transverses égaux. La branche externe large, composée de deux sortes de pores : de pores allongés, obliques, externes, rapprochés, et d'autres pores accessoires, plus rares, placés entre ces deux séries. Ambulacres pairs très-flexueux., formés de zones très-inégales, représentant chacune un sillon excavé et flexueux. La zone postérieure est très-large, composée de branches très-inégales : une postérieure, large, formée de pores allongés, obliques, très-rapprochés, une branche antérieure étroite, formée de pores oblongs, obliques. La branche antérieure est très-étroite, formée de deux branches inégales de pores oblongs, transverses. L'intervalle compris entre les deux zones est en relief et porte des tubercules. Les tubercules sont petits, uniformes, partout en dessus ; ils sont seulement un peu plus gros en avant, en dessous. Les granules sont très-petits, généralement par lignes transverses.

     Rapports et différences. Cette espèce se distingue de la suivante par sa forme plus allongée, plus oblongue ; par les zones porifères de ses ambulacres pairs

 

excavées, et l'intervalle en relief, et par son ensemble plus déprimé. Il paraît que ce singulier caractère des trois sortes de pores à l'ambulacre impair avait échappé à M. Agassiz ; car il n'en parle nulle part dans ses ouvrages, pas plus à cette espèce qu'à la suivante, qu'il décrit longuement. M. Albin Gras, ordinairement si exact, n'en fait pas non plus mention. Nous somme donc le premier à signaler ce singulier caractère.

     Localité. M. Agassiz s'est complètement trompé pour l'étage de cette espèce. Il l'indique à tort, dans son catalogue, comme appartenant au Gault (notre 19e étage : Albien). Nous en rapportant à lui, nous avons également placé l'espèce dans ce même étage, tandis que les observations directes de MM. Albin Gras, Pictet et Lory, le placent, et cela avec la dernière certitude, dans la région supérieure de l'étage néocomien, contenant la Caprotina lonsdalii et Ammonia, que nous en avons séparée ous le nom de sou-étage Urgonien. Elle a été recueillie au Rimet de Rencurel, à la Grande-Chartreuse (porte dite de l'Oeillet) (Isère), par M. Albin Gras ; à la perte du Rhône (Ain), par M. Pictet ; à Sainte-Croix, canton de Vaud, par M. Campiche. Dans les Alpes d'Appenzel, de Saint-Gall, de Walchner, de Reusteiner. M. Albert Gaudry l'a rapporté du mont Liban.

     Explications des figures. Pl. 847, fig. 1, coquille de grandeur naturelle en dessus ; fig. 2, dessous ; fig. 3, profil longitudinal ; fig. 4, profil transversal, vu du côté de la bouche ; fig. 5, le même du côté de l'anus ; fig. 6, sommet ambulacraire grossi ; a ambulacre impair ; b ambulacres pairs ; c appareil génital et ocellaire. De notre collection.

Planche 847 (extrait)

   

 

 

Heteraster oblongus (d'Orbigny, 1853) - Aptien, Castellon, Espagne, 36 mm

 
 

Heteraster oblongus (d'Orbigny, 1853) - Aptien, Villores, Espagne, 41 mm

 
 

Heteraster oblongus (d'Orbigny, 1853) - Aptien, Bédoulien, Espagne, 33 mm

 
 
 
 

Heteraster constrictus (Fourtau, 1920)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Fourtau
Catalogue des invertébrés fossiles de l'Egypte représentés dans les collections du Musée de géologie au Caire (part.3, échinodermes, supplément), p.78
 

Enallaster constrictus, R. Fourtau 1920

P. IX, fig. 9

   

     Test très allongé, légèrement dilaté, arrondi et modérément échancré en avant, ayant sa plus grande largeur au tiers antérieur et de là se rétrécissant doucement jusqu'à l'arrivée qui est tronquée ; face supérieure peu élevée, arquée en avant et en arrière, son point culminant est immédiatement en arrière de l'apex ambulacraire ; face postérieure à troncature un peu vague, légèrement oblique ; face inférieure uniformément et modérément convexe.

     Appareil apical modérément excentrique en arrière aux 58/100 de la longueur. Les quatre pores génitaux sont en carré.

     Ambulacre III dans un sillon de profondeur très modérée, nul à l'apex et entamant peu profondément l'ambitus, à paires de pores inégales ; il y a une paire de petits pores à intervalles variant entre deux et six paires de pores normaux, sans que ces intervalles soient concordants dans les deux zones ; le pore interne des petites paries est un peu en retrait de l'alignement des autres paires internes ; le pore externe de ces mêmes paires est linéaire, mais beaucoup plus petit que les autres.

     Ambulacres II et IV lyriformes, à zones porifères déprimée, très inégales, l'antérieure formée uniquement de paires de pores punctiformes. L'espace interzonaire est plus étroit que la zone postérieure.

     Ambulacres I et V beaucoup plus courts, assez divergents, à zones porifères inégales ; l'antérieure est formée de paires de pores moins développés mais dont l'externe est cependant linéaire ; la zone postérieure est légèrement arquée.

     Péristome pentagonal à angles très arrondis, très excentrique en avant.

 

Périprocte ovale transverse, en haut de la face postérieure.

     Rapports et Différences. - Cette forme est assez voisine de l'E. intermedius R. Fourtau ; elle s'en distingue par son apex un peu moins excentrique en arrière (58/100), par la zone porifère antérieure de ses ambulacres II et IV composée uniquement de paires de pores punctiformes et comme perdus dans la granulation et par sa moindre largeur proportionnelle. Elle est encore plus près de l'E. syriacus de Loriol, mais elle a sa plus grande largeur plus en avant tout en étant proportionnellement plus étroite et plus haute. Son appareil apical est moins excentrique en arrière, son sillon impair moins profond échancre moins le bord antérieur. Les pores des petites paires de son ambulacre impair ne sont pas dans l'alignement des autres. J'incline cependant à croire que nous avons affaire à une race très caractérisée de la forme syrienne que je laisse séparée faute d'intermédiaires.

     Niveau : Aptien.

     Localités : Versant septentrional du Gebel el Tourkmania entre Naqb Aouda et Naqb et Asseifar ; Wadi Abou Selli el Schmal (R. Fourtau).

     Collection du Geological Museum, nos 1365-1368.

Planche IX (extrait)

   

 

 
 

Heteraster constrictus (Fourtau, 1920) - Aptien, Espagne, 24 mm

 
 

Heteraster mexicanus (Cotteau, 1890)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Cotteau
Sur les échinides crétacés du Mexique, p.621
 

     "M. Antonio del Castillo, Directeur de l'Ecole des Mines de Mexico, nous a communiqué un certain nombre d'Echinides recueillis au Mexique. Les espèces, au nombre de six, sont intéressantes non seulement au point de vue zoologique, mais encore au point de vue géologique ; car elles fixent d'une manière à peu près certaine l'horizon stratigraphique des couches qui les renferment. Sur ces six espèces, trois sont propres jusqu'ici au Mexique.

 

     "La troisième espèce, nouvelle et propre au Mexique, est Enallaster mexicanus Cotteau ; elle offre quelque ressemblance avec E. Delgadoi P. de Loriol, de l'étage aptien du Portugal ; elle s'en éloigne par les pores de l'aire ambulacraire antérieure impaire, dont la disposition et la structure sont différentes, et ausi par l'étroitesse des zones interporifères dans les aires ambulacraires paires antérieures et postérieures. Ces deux types sont voisins, mais il ne me paraît pas possible de les réunir.

 
 

Heteraster mexicanus (Cotteau, 1890) - Albien, Walnut formation, Bell County, Texas, 23 mm

 
 
 

Heteraster texanus (Roemer, 1852)

 
 
description de l'espèce par d'Orbigny
Paléontologie française, terrains crétacés, tome VI, p.184
 

N° 2154. Enallaster Texanus, d'Orb., 1853.

Pl. 850.

     Toxaster texanus, F. Roemer.

     Dimensions. Longueur totale, 21 millimètres.

     Coquille ovale, cordiforme, plus longue que large, élargie et échancrée en avant, très-rétrécie et obtuse en arrière, dont la hauteur a un peu plus de la moitié de la longueur, et dont le grand diamètre transversal est en arrière du tiers antérieur. Dessus convexe, arrondi en avant, et de ce point représentant une courbe régulière jusqu'en arrière où se trouve une troncature oblique. Le sommet paraît être vers le milieu de la longueur où est le point le plus élevé. Le pourtour est arrondi et placé près de la base. Dessous un peu convexe partout. Sillon antérieur creusé de la bouche au sommet. Bouche ovale transversalement, placée environ au quart antérieur. Anus oval, supra-marginal, placé dans une aréa creusée. Ambulacre impair très-large, subpétaloïde, élargi au milieu, rétréci à ses extrémités. L'alternance des pores offre une paire des pores allongés, transverses, très-longs, et une paire de petits pores ronds, simples, séparés par un tubercule. Ambulacres pairs antérieurs, très-flexueux, très-grands, formés de zones très-inégales. Une postériure très-large composée elle-même de pores allongés en arrière, et de pores courts en avant. La zone antérieure est formée de deux branches de pores simples, égaux, obliques. L'ambulacre postérieur a deux zones égales, formées de pores oblongs, transverses. Les tubercules sont rares, la coquille mince, fragile.

     Rapports et différences. Cette espèce se distingue de la précédente par sa forme plus allongée, moins épaisse, plus rétrécie en arrière, plus anguleuse en avant, par un tubercule saillant entre les petits pores de l'ambulacre impair, par ses ambulacres pairs différents, etc., etc.

 

     Localité. M. F. Roemer nous a communiqué cette charmante espèce sous le nom de Toxaster Texasus. Nous la classons, d'après ses caractères, dans le genre Enallaster. Ce savant géologue l'a recueilli à Friedrichsburg (Texas), dans la craie, que nous regardons, d'après ses fossiles et la présence de l'Ostrea vesicularis, comme dépendant de notre 22e étage : sénonien, ou de la craie blanche.

     Explication des figures. Pl. 850, fig. 1, grandeur naturelle ; fig. 2, coquille grossie, vue en dessus ; fig. 3, la même, en dessous ; fig. 4, profil longitudinal ; fig. 5, profil transversal du côté de la bouche ; fig. 6, les ambulacres grosis : a, ambulacre impair ; b, ambulacre pair antérieur ; c, ambulacre pair postérieur ; fig. 7, pores de l'ambulacre impair grossis. De notre collection.

Planche 850 (extrait)

   

 

 

Heteraster texaus (Roemer, 1852) - Albien, Walnut formation, Coryell County, Texas, 24 mm

 

 
 

Genre   Macraster Roemer, 1888

Macraster, eine neue Spatangoiden-Gattung aus der Kreide von Texas, p.195

Espèce type  Macraster elegans (Shumard,1853), par désignation subséquente de Clarck (1893, The mesozoic echinodermata of the United States, p.80).

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Albien -  ? Cénomanien

Syn. 

  • Douvillaster Lambert, 1917, p.18. Espèce type : Epiaster vattonei Coquand, 1878, p.290 ; synonyme subjectif plus récent

 
 
diagnose originale du genre par Roemer
Eine neue Spatangoiden-Gattung aus der Kreide von Texas, 1888, p.195
 

Macraster nov. gen.

     Die Schale gross, gewölbt, im Urriss herzförmig. Der Mund auf der flachen Unterseite nahe dem Vorderrande gelegen, quer oval, ohne vorstehende Unterlippe ; der After supramarginal, auf einer hinteren Abstumpfungsfläche der Schale. Das Scheitelschild kompakt, mit vier Genital-Poren, die Ambulacren petaloid, unten offen, in Furchen gelegen. Die hinteren Ambulacral-Furchen so lang wie die vorderen. Die Poren der Ambulacren in schmalen quer verlaufenden Spalten oder Schiltzen. Die Oberfläche der Schale mit zerstreut stehenden kleinen Warzen bececkt. Keine Fasciolen.

     Die einzige bakannte Art : M. Texanus aus ober-turonem Kreidemergel von Georgetown in Texas.

 
 

Macraster denisonensis Smiser, 1936 - Albien, Washita group, Duck Creek formation, Grayson county, Texas, 35 mm

 
 
 
 

Macraster denisonensis Smiser, 1936 - Albien, Washita group, Duck Creek formation, Grayson county, Texas, 39 mm

 
 
 
 

Macraster pseudoelegans Adkins, 1930

 
 
diagnose originale de l'espèce par Adkins
Texas Comanchean Echinoids of the genus Macraster, p.108, 1930
 

MACRASTER PSEUDOELEGANS n. sp.

Plate X, figures 1, 5 ; Plate XI, figure 4

     Test. - Form elongate-cordate, of medium elevation, sides inflated and rounded, periphery with vaguely defined angularity, test elongated and narrowed posteriorly (less so than in kentensis and subobesus, more so than in elegans) ; periprocteal truncation narrow. Highest point of test just behind apex, on prominent median carina ; broadest part of test anterior to apex, at front end of lateral interambulacral facets. Apex anterior to center of test (.41-.46). The base is rather flat, except that the plastron is inflated porteriorly and the peristomeal area sharply depressed. The aboral face is strongly convex. The surface is covered with scattered small tubercles and numerous minute granules, producing a smoother appearance than in M. elegans, but rougher than in M. aguilerae.

     Ambulacra long, deep, narrow, straight. Interambulacral areas sharly elevated and rounded, less so than in M. elegans (neotype) but more so than in other species. Unpaired ambulacrum with about 70 series of slit-pores arranged en chevron, of which a few at each end are short slits of circular. Anterolaterals with about 69 practically transverse slit-pairs, a few at either end being smaller or circular. Posterolaterals with about 61 pairs arranged in faint cevrons, the end one small. Granuls ar scattered irregularly, not generally between pores of a pair. Around the peristomeal region the elevated crater-like pores have the usual "floscelle" arrangement.

     Peristome transversely oval, only faintly ourded-pentagonal, depressed in front, elevated bu not decidely labiate behind.

     Periporct submedian (.42-.49), situated in narrow truncation, which is bordered by vertical row of a few, coarse, faint tubercles. The periproct is a vertically elongate oval, medium in size (smaller than in M. kentensis, larger than in M. subobesus).

     Range : Fort worth formation, occasional ; Denton, abundant and wiespread. It is the commonest species in the genus. At the Denton-Weno contact, it is supplanted by M. obesus and its varietes. M. pseudoelegans is quite varaible, or else other species exist in the group : some individuals are broad like M. texnus yet have a height of more than 50 per cent, the limit apparently not exceeded by that species. Some resemble the smaller and more elongate forms of obesus. The holotype has been purposely chosen as an extreme of tallness and elongation, to leave a broad range to anyone who feels impelled to place further species in this assemblage.

 

     This species differs from M. elegans netoype in being less promienently and less densely tuberculate, decidedly less tall, interambulacra on average less elevated, test somwhat more pointed posteriorly, periproct lower and less elongate vertically. It differs from M. kentensis in being somewhat broader and posteriorly less pointed, and in having the periproct slightly smaller. Il will be readily distinguished from M. subobesus in being less pointed behind, and in having narrower ambulacra. From M. aguilerae it differs in being more elongate and taller, in having broader ambulacra and more elevated interambulacra ; the periproct is larger. On an average it is at least 10 per cent taller M. texanus.

     The following are some measurements on this species :

L (mm) H% W% A% P%  
79.1.569 .579 .943 .417 .49 --------------------- holotype
74.6 .554 .938 .458 .455  
78.4 45.4 .917 .428 .459  
83.7 .542 78.0 37.6 19.3  
    .932 .449 .42  

 

Planches X et XI (extraits)

 

 

 
 

Macraster pseudoelegans Adkins, 1930 - Albien, Washita group, Duck Creek formation, Lake Texoma, Texas, 40 mm

 
 
 
 

Macraster pseudoelegans Adkins, 1930 - Albien, Washita group, Duck Creek formation, Lake Texoma, Texas, 34 mm

 
 
 
 

Macraster pseudoelegans Adkins, 1930 - Albien, Fort Worth formation, Fort Worth, Texas, 51 mm

 
 
 
 

Macraster texanus Roemer, 1888

 
 
description/discussion de l'espèce par Adkins
Texas Comanchean Echinoids of the genus Macraster, p.113, 1930
 

MACRASTER TEXANUS Roemer

     Macraster texanus Roemer, 1888, Neues Jahrbuch für Mineralogie (etc) I, 191-195, pl. VI.

     Topotypes from Georgetown show the essential features described and figured in Roemer's 1888 paper. The test has nearly a flat top and a flat bottom, the sides are nearly vertical and only slightly convex, with a sharply rounded basal curvature and a somewhat more gentle aboral curvature. The plastron is slightly elevated posteriorly, and the peristomeal region is depressed. The apical region is slightly depressed ; a low posterior carina marks the tallest part of the test. The apex is subcentral (.39-.45). The test is broadest in front of the apex, at the forward end of the lateral interambulacral facet. The surface is rather thickly covered with small tubercles and minute granules, but these appear sparser than in M. elegans neotype.

     Ambulacra long, shallow, wide, and straight. The pores are numerous, and consist of long, transverse slit-pairs, except at the ends of the ambulacra, where there occur some few short slit or circular pores arranged en chevron.

     Periproct about median (.46-.50), situated on a prominent, fairly narrow, vertical truncation bounded by obscure, low tubercles. The periproct is small and practically circular. The peristome is transversely oval, and situated as is usual in the genus.

     This species in some respects resembles the more oval and lower forms of M. pseudoelegans, but its seems in conformity with the type and with material found at Georgetown to retrict texanus to individuals whose height is less than 50 per cent.

     Holotype : "chalk marl at Georgetown," doubtless middle Georgetown limestone. At Georgetown and other localities examined, the species is restricted to the Fort Worth and Denton formations. It is not very common. Böse reported the species from the Fredericksburg, between the two railroad bridges at the Smelter at El Paso. His determination was based on a single fragement, having

 

the dimensions : length 63.5 mm., width uncertain, about 58 (?) mm., a percentage width of about 0.92. The height is not stated and the fragment is not specifically determinable. From its appearance it might as well be M. aguilerae, commonly found at this locality ; and because of its position in the Kiamichi with Gryphea navia and Oxytropidoceras belknapi, it is probably a Washita fossil fallen out of place. The test is short oval-rounded posteriorly, the ambulacra are apparently narrow and deep, most of the pores transverse, and the interambulacra only slightly elevated.

    The following are some measurements on some individuals of Macraster texanus :

L (mm) H% W% A% P%  
79.1.569 .579 .943 .417 .49 ---------------- holotype
74.6 .554 .938 .458 .455  
78.4 45.4 .917 .428 .459  
83.7 .542 78.0 37.6 19.3  
    .932 .449 .42  

 

   

 

 
 

Macraster texanus Roemer, 1888 - Albien, Washita group, Duck Creek formation, Tarrant county, Texas, 31 mm

 
 
   
 
 

Macraster vatonnei (Coquand,1878)

 
 
description de l'espèce par Cotteau, Peron & Gauthier
Echinides fossiles de l'Algérien, Cénomanien, partie I, 1878, p.92
 

Epiaster Vatonnei, Coquand, 1862.

Pl. I, fig. 12,

   

     Espèce de grande taille, cordiforme, plus ou moins rétrécie à l'arrière, très-élargie un peu en avant du sommet, la largeur égalant ou dépassant la longueur. Pourtour arrondi et assez épais, ordinairement polygonal ; forme relativement basse et déprimée dans tous nos exemplaires. Dessus relativement basse et déprimée dans tous nos exemplaires. Dessus relativement convexe, mais présentant une courbe à grand rayon, très-peu incliné vers l'avant. Aire interambulacraire postérieure non carénée en forme de toit, mais présentant au contraire un méplat qui semble le prolongement de l'aréa anale. Dessous plat ou légèrement convexe dans les individus un peu plus épais.

     Sommet subcentral ou parfois excentrique en avant. Appareil granuleux, court, élargi ; pores oviducaux largement ouverts et entourés d'un léger bourrelet.

     Ambulacre impair logé dans un sillon un peu moins large et moins profond que ceux des ambulacres pairs. Ce sillon forme une sinuosité prononcée au pourtour, et se prolonge jusqu'au péristome. Pores allongés, horizontaux, semblables à ceux des ambulacres pairs ; seulement les rangées sont un peu plus étroites et les zones un peu plus rapprochées.

     Ambulacres pairs larges, peu profonds, extrêmement prolongés et allant jusqu'au pourtour où ils forment une légère sinuosité qui donne à la coquille son aspect polygonal. La profondeur des sillons varie un peu, mais en général ils sont médiocrement creusés. Pores très-allongés, droits, et placés dans chaque paire sur une même ligne, non conjugués, presque égaux, les extérieurs un peu plus longs. Zones porifères larges, portant entre chaque paire de pores une rangée parallèle de granules inégaux et petits. L'intervalle entre les zones est nu, un peu plus large que l'une d'elles. Auprès du sommet, les pores sont petits, séparés par un granule et vont en augmentant progressivement. Ils sont nombreux et serrés.

     Péristome de taille médiocre, peu enfoncé, peu éloigné du bord.

     Périprocte presque rond ou très-légèrement ovale, non acuminé aux extrémités. Il est situé au sommet de la face postérieure, dans une area bien circonscrite par deux lignes courbes qui partent de la face inférieure et se prolongent très-loin sur la face supérieure, dans l'interambulacre impair. On distingue de chaque côté de l'area une rangée de nodosités plus ou moins prononcées.

     Tubercules très-petits, nombreux, régulièrement disséminés sur toute la surface, à peine plus gros à la face inférieure. Granules peu abondants, clair-semés, irrégulièrement disposés sur tout le test, sauf dans la région péripétale où ils prennent une disposition sériée linéaire, que nous remarquerons à un degré plus accentué encore dans d'autres espèces.

     Rapports et différences. L'Epiaster Vatonnei, voisin par sa taille de l'Ep. Villei s'en distingue très-facilement par ses ambulacres bien plus longs, son interambulacre postérieur non caréné, son aréa anale prolongée, sa forme plus basse, et surtout par les pores de son ambulacre impair qui sont allongés, droits et presque semblables aux autres, tandis que dans l'Ep. Villei ils sont ronds et très-obliques. Ces caractères, outre sa taille, le distinguent également de l'Ep. Henrici qu'on trouve dans la même localité, et que nous décrirons plus loin. L'espèce dont il est le plus voisin et l'Ep. variosulcatus que nous avons décrit et figuré précédemment. Il en diffère par sa forme constamment moins élevée, moins

 

arrondie, et dès lors par sa face supérieure toujours moins déclive de tous côtés. La sinuosité produite au pourtour par le prolongement des ambulacres postérieurs n'existe pas dans l'espèce albienne, où cette partie du pourtour est généralement plus unie et plus effilée. L'interambulacre impair est en forme de toit dans l'Ep. variosulcatus, et l'aréa anale ne remonte pas d'une manière aussi caractéristique à la face supérieure. La médiocre profondeur des ambulacres pairs reste assez constante dans l'Ep. Vatonnei, tandis que dans l'espèce de la maison forestière du Bou Thaleb cette profondeur offre des variations extrêmes. L'ambulacre antérieur est un peu plus large dans l'espèce cénomanienne, les pores sont plus allongés, le périprocte est placé un peu plus haut, quoique les individus soient toujours plus déprimés. Il nous semble impossible de réunir ces deux espèces, quoiqu'elles aient un air de parenté incontestable et bien des caractères communs.

     Remarque. L'Epiaster Vatonnei a été décrit et figuré par M. Coquand. La possession de nouveau et nombreux échantillons nous a engagés à remanier la description. Nous avons cru aussi devoir rectifier l'orthographe du nom spécifique. C'est par erreur que le texte de M. Coquand porte E. Vattoni : l'orthographe vraie est celle que donne la planche XXV de son ouvrage, l'espèce étant dédiée à M. l'ingénieur Vatonne.

     Localité. Cette espèce a été recueillie par M. Nicaise et par nous à Aumale, où elle est assez rare et souvent en mauvais état ; à Berouaguiah, à six kilomètres est de la Smalah, par M. Thomas. Elle est plus abondante et mieux conservée au Djebel Guessa, d'où M. le Mesle en a rapporté plusieurs exemplaires. M. Brossard l'a mentionnée au Kef-el-Acel, entre Bordj-Bou-Aréridj et Msilah.

     Etage cénomanien.

     La collection Coquand renferme un exemplaire beaucoup plus épais que les autres, mais de taille moyenne à peine, qui y porte le nom d'Ep. Seguenzae. Nous croyons que cet exemplaire est un individu exceptionnel appartenant à l'espèce qui nous occupe. Toutefois nous devrons attendre, pour nous prononcer, des matériaux plus complets et plus nombreux.

     Collections Coquand, Gauthier, Cotteau, le Mesle, Peron, Thomas, Ecole des Mines, service des Mines à Alger.

     Explication des Figures. - Pl. I, fig. 12, Epiaster Vatonnei, vu sur la face supérieure.

Planche I (extrait)

   

 

 
 

Macraster vatonnei (Coquand,1878) - Cénomanien, Tunisie, 36 mm

 
 
 
 

Macraster washitae Lambert, 1920

 
 
description (remarques) de l'espèce par Adkins
Texas Comanchean Echinoids of the genus Macraster, p.119, 1930
 

EPIASTER WASHITAE (Lambert)

     Macraster washitae Lambert 1920, Bull. Soc. Sci. Hist. et Nat. de l'Yonne, Année 1920, p.28.

     Lambert has consistently referred this species to Macraster. However it differs strikingly from all other Texas species of the genus in several features : it is small ; in the unpaired ambulacrum, the pore-pairs have a prominent granule between the pores of a pair ; and the pores are arranged in strong chevrons, whereas in typical Macrasters they are mostly transverse. In these features it agrees with the described Texas Epiasters. Fascioles are generally absent, but some individuals have traces of a peripetalous fasciole-like band. Except for the absence of a fasciole, the species has a striking similarity to the prominently fascioled Hemiaster comanchei Clark (Glen Rose-basal Fredericksburg), gut differs in : (a) lacking the fasciole ; (b) the

posterior truncation lacks marginal tubercles ; (c) the periproct is lower, larger, and is circular instad of vertically elongate ; (d) the paired ambulacra are broader and shallower.

     Comanche Peak limestone, common : Benbrook, Fort Worth, Valley Mills, and generally in north-central Texas.

 

 

     

 

 
 

Macraster washitae Lambert, 1920 - Albien, Washita group, Duck Creek formation, Grayson county, Texas, 40 mm

 
 

 

 
 

Genre   Pliotoxaster Fourteau, 1907

Contribution à l'étude des échinides de la Craie Supérieure, p.140

Espèce type  Pliotoxaster lyonsi Fourteau,1907, par désignation originale

 ibid., p.140

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Aptien -  ? Cénomanien

Syn. 

  • Mengaudia Lambert, 1921, p.105. synonyme subjectif plus récent

 
 
 

Pliotoxaster paquieri Lambert,1919 - Aptien, Teruel, Espagne, 32 mm

 
 
 
 

Pliotoxaster whitei (Clark, 1893)

 
 
diagnose originale de l'espèce par Clarck
Mesozoic echinodermata of the United States, 1893, p.82
 

Epiaster Whitei Clarck.

Plate XLIII, Figs. 2a-d ; Plate XLIV, Figs. 1a-g.

     Toxaster elegans Conrad, 1857, U.S. and Mex. Bound. Surv. Rept., vol. 1, pt. 2, p. 146, Pl. 21, Fig. 1a-e.1

     Epiaster Whitei Clark, 1891. Johns Hopkins University Circulars, No. 87, p. 77.

      Determinative characters. - Test small, cordiform ; upper surface convex, elevated ; lower surface flat ; sides inflated ; apex forward of the center. Ambulacra moderately broad ; poriferous zones petaloidal, pores with elongated openings ; antero-lateral pair bent slightly backward in upper part. Apical disk oval. Mouth opening transversely oval. Anal opening small, oval, situated high on posterior border.

     Dimensions. - Length, 11/2 inches ; width, 13/8 inches ; height, 3/4 inch.

     Description. - This species has been frequently confouded with Enallaster texanus and Epiaster elegans. With the former it has little in common beyond a certain similarity in outward form, while the points of difference from the latter are less striking and will be shortly stated.

     The test is small and cordiform. The upper surface is distinctly elevated, the apex occupying a point anterior to the center. The lower surface is flat with the exception of the peristomial depression. The sides are inflated with a well marked groove at the center of the anterior face and a prominent truncated surface on the posterior margin.

     The ambulacral areas are moderately broad. The poriferous zones are subpetaloidal in their upper part, but this feature does not continue toe the margin (Pl. XLIII, Fit. 2c). The pores in the paired ambulacra are all of about equal size and equally spaced. In the unpaired ambulacrum they arre smaller and nearer together. The antero-lateral pair are bent slightly backward in their upper part. They are distinctly larger than the postero-larteral.

     The interambulacral areas are prominent and the surface of the plates covered with minute tubercles and microscopic granules (Pl. XLIV, Fig. 1c).

     The apical disk is small, compact, and consists of four large perforated genital plates and five oculars.

     The mouth opening is transversely subpentagonal and situated near the anterior margin (Pl. XLIV, Figs. 1b, 1f).

     The anal opening is small, oval, and situated high on the truncated posterior margin (Pl. XLIII, Fig. 2b).

     Related forms. - In many particulars Epiaster Whitei is to be closely associated with E. elegans. It is, however, more elevated, the ambulacral furrows are shorter, and the anal opening is differently situated, as previously mentioned in the description of the latter species.

     Locality and geological horizon. - Epiaster Whitei is from the Washita formation of the Comanche series (lower Cretaceous) of Texas. It is found in the Duck creed chalk of Denison, associated with Hamites Fremontii Marcou.

     Collection. - U. S. National Museum.

 

1 Figured under the name of Holaster elegans.

 Planches XLIII et XLIV (extraits)

 

 

 
 

Pliotoxaster whitei (Clark, 1893) - Albien, Fredericksburg group, Goodland formation, Tarrant county, Texas, 19 mm