Clypeasteridae

Agassiz L., 1835, p.viii

nomen correct. d'Orbigny, 1851, p.121 (pro "Clypeastres", Agassiz L., 1835, p.viii)

Genre type : Clypeaster Lamarck, 1801, p.341

Description succincte de la famille : Cinq gonopores, , sillons nourriciers simples. Péristome dans un infundibulum. Présence de piliers internes plus ou moins épais et complexes.

 

 


 
 

Genre Clypeaster  Lamarck, 1801

Système des animaux sans vertèbres, p.341

Espèce type  Echinus rosaceus (pars.)  Linné, 1758 ,p.665 (désignation originale) emend. Lamarck, 1801, p.301.

Extension stratigraphique (bibliographique, non vérifiée) : Eocène - Actuel

Syn. 

  •  Echinanthus Gray, 1825, p.427, (non Leske).; synonyme objectif plus récent  confer Pliolampadidae

  •  Nyctimene Gistl, 1850, p.576 ; synonyme objectif plus récent 

  •  Rhaphidoclypus Agassiz, 1863, p.25. Espèce type Echinus reticulatus (pars.) Linné, 1758, p.666, désignation subséquente de Lambert & Thierry, 1914, p.301 ; synonyme subjectif plus récent

  •  Stolonoclypus Agassiz, 1863, p.25 ; Espèce type C. humilis Klein, 1758, synonyme subjectif plus récent

  •  Stoloniclypus Verril, 1867, p.314, synonyme subjectif plus récent

  •  Alexandria Pfeffer, 1881, p.63 ; Espèce type A. magnifica Pfeffer, synonyme subjectif plus récent

  •  Echinodorum Pomel, 1883, p.68 ; synonyme objectif plus récent

  •  Pavaya Pomel, 1883, p.68 ; Espèce type C. corvini Pavay, 1874, p.98, synonyme subjectif plus récent

  •  Anomalanthus Bell, 1884, p.40 ; Espèce type Echinanthus tumidus Woods, 1878, p.169, synonyme subjectif plus récent

  •  Bunactis Pomel, 1887, p.204 ; Espèce type C. scillae Desmoulins, 1837, p.23 par désignation subséquente de Lambert & Thierry, 1912, p.302, synonyme subjectif plus récent

  •  Laganidea Pomel, 1887, p.172 ; Espèce type C. atavus Pomel, 1885,  p.30, par désignation subséquente de Lambert & Thierry, 1912, p.300

  •  Myophyma Pomel, 1887, p.260 ; Espèce type C. altus Lamarck, 1816 (= Echinanthus altus Leske, 1778)  par désignation subséquente de Durham, 1955, synonyme subjectif plus récent

  •  Oxypleura Pomel, 1887, p.221 (non Mulsant, 1840 ; nec Amyot & Serville, 1843)

  •  Paratina Pomel, 1887, p.190 (non Mik, 1874)

  •  Platypleura Pomel, 1887, p.174 (non Amyot & Serville, 1843 ; nec Mulsant & rey, 1865)

  •  Pliophyma Pomel, 1887, p.247 ; Espèce type C. atlas Pomel, 1887,  p.252, par désignation subséquente de Lambert & Thierry, 1912, p.304, synonyme subjectif plus récent

  •  Diplothecanthus Duncan, 1889, p.153, synonyme objectif plus récent

  •  Plesianthus Duncan, 1889, p.154, espèce type : Echinanthus tumidus Gray, 1851

  •  Crassicostati Gauthier, 1889, p.709

  •  Biarritzella Boussac, 1911, p.30 ; Espèce type B. marbellensis Boussac, 1911,  p.30

  •  Dactylanthus Lambert, 1912, p.89 ; Espèce type C. acclivis Pomel, 1887,  p.210

  •  Eurycoila Lambert, 1912, p.90 ; Espèce type C. intermedius Desmoulins, 1837,  synonyme subjectif plus récent

  •  Eurypleura Lambert, 1912, p.89 (non Amyot & serville, 1843, nec Kaup, 1858)

  •  Paleanthus Lambert, 1912, p.89 ; Espèce type Lagana profundus Agassiz, synonyme subjectif plus récent

  •  Oxyclypeina Lambert & Thierry, 1913, p.305 (pro Oxypleura Pomel, 1887, p.221) ; Espèce type C. doma Pomel, 1887

  •  Paratinanthus Lambert & Thierry, 1913, p.303 (pro Paratina Pomel, 1887, p.190) ; Espèce type C. ventiensis

  • Platyclypeina Lambert & Thierry, 1913, p.304 (pro Platypleura Pomel, 1887, p.174) ; Espèce type C. marginatus Lamarck, 1816, synonyme subjectif plus récent

  •  Tholeopelta Lambert & Thierry, 1913, p.307 (pro Eurypleura Lambert, 1912, p.90) ; Espèce type C. duchassaingi Michelin, 1861, p.107, synonyme subjectif plus récent

  •  Coronanthus Lambert, 1914, p.123 ; Espèce type C. microstoma Lambert, 1914

  •  Alexandraspis Lambert & Thierry, 1914, p.315 (pro Alexandria Pfeffer, 1881, p.63) ; Espèce type A. magnifica Pfeffer, 1861, p.63

  •  Guebhardanthus Lambert, 1914, p.25 ; Espèce type C. priscus Oppenheim, 1901, p.92

  •  Laubeanthus Lambert, 1914, p.25 ; Espèce type C. breunigi Laube, synonyme subjectif plus récent

  •  Leptoclypus Koehler, 1922, p.31 ; Espèce type C. annandalei Koehler, 1922, synonyme subjectif plus récent

  •  Rhaphydoclypus Checchia-Rispoli, 1925, p.63 (nomen vanum)

  •  Orthanthus Mortensen, 1948, p.34 ; Espèce type C. euclastus Clarck, 1941, synonyme subjectif plus récent

  •  Herrerasia Sanchez-Roig, 1952 ; Espèce type C. profundus Sanchez-Roig, 1949, p.91 (non C. profunus Agassiz,1840)

  •  Rojasaster Sanchez-Roig, 1952 ; Espèce type C. hernandezi Sanchez-Roig, 1952

 
 

description du genre par Cotteau

Paléontologie française, terrains Eocènes, tome 2, p.226

 

Genre CLYPEASTER, Lamarck, 1801.

Clypeaster,                         Lamarck, 1801, 1916 ; Agassiz, 1636, 1839 ; Agassiz et Desor, 1847 ; Desor, 1858 ; Lutken, 1863 ; Cotteau, 1875, 1877 ; P. de Lorio, 1883 ; Pomel, 1863, 1883, 1887 ; A. Agassiz, 1874 ; Zittel, 1879 ; Duncan, 1885, 1889 ; Loven, 1887.

Echinorodum                       Van Phels, 1774.

Echinanthus (non Breyn),      Leske, 1778 ; Gray, 1855 ; A. Agassiz, 1874.

Anomalanthus,                     J. Bell, 1884.

Pavaya,                               Pomel, 1883.

Diplothecanthus,                  Duncan, 1890.

Plesianthus,                         Duncan, 1890.

     Test de grande et petite taille, épais, de forme elliptique, pentagonale ou subcirculaire, plus ou moins renflé en dessus, plus ou moins concave en dessous. Aires ambulacraires fortement pétaloïdes, souvent bombées. Zones porifères larges, ouvertes à leur extrémité, formées de pores allongés, inégaux, conjugués par un sillon, disposés par paires obliques que sépare une bande de test granuleuse. Aires interambulacraires étroites, surtout à leur partie supérieure où elles sont resserrées par les aires ambulacraires. Sillons ambulacraires de la face intérieure droits, non anastomosés, convergeant directement vers le péristome. Tubercules petits, serrés, homogènes, fortement scrobiculés surtout à la face inférieure, pourvus de petites soies grêles, aciculées, égales, pressées les unes contre les autres, donnant au test un aspect velu. Péristome pentagonal, médiocrement développé, s'ouvrant au milieu de la face inférieure, tantôt à fleur de test, tantôt dans une cavité plus ou moins profonde, muni de fortes mâchoires et de cinq dents verticales émaillées. Périprocte petit, arrondi, inframarginal. Appareil apical étoilé, subpentagonal, pourvu de cinq pores génitaux et de cinq pores ocellaires. La plaque madréporiforme, relativement grande et bombée, occupe le milieu de l'appareil. Les pores génitaux s'ouvrent, tantôt sur les bords de la plaque, tantôt à quelques distance au milieu de la suture interambulacraire. Les pores ocellaires sont placés sur de petites plaques distinctes, au sommet des aires ambulacraires. Intérieur du test rude au toucher, couvert, excepté sous les aires ambulacraires, d'aiguilles, de cloisons, d'expansions calcaires, abondants principalement en se rapprochant des bords du test.

     Ainsi que nous l'avons dit plus haut, les auteurs ont établi dans le grand genre Clypeaster plusieurs coupes génériques ou sous-génériques, qui ne nous ont pas paru reposer sur des caractères suffisants pour être maintenues dans la méthode.

 

     Rapports et différences. - Le genre Clypeaster sera toujours reconnaissable à la forme de ses aires ambulacraires, très pétaloïdes à la face supérieure ; aux sillons bien accentués qui, sur la face inférieure, aboutissent directement au péristome ; à ses mâchoires verticales ; à son périprocte inframarginal, petit et arrondi ; à son appareil apical muni de cinq pores génitaux ; aux expansions calcaires qui garnissent l'intérieur du test.

     Histoire. - Quelques auteurs, Gray, A. Agassiz, abandonnant le nom de Clypeaster, établi en 1801 par Lamarck, l'ont remplacé, pour toutes ou quelques-unes des espèces, par celui d'Echinanthus, donné par Breyn, en 1732 ; les Echinanthus de Breyn renferment plusieurs type appartenant certainement aux Cassidulidées et aucun Clypeaster n'est figuré ; c'est seulement dans le texte (1) que l'auteur cite, comme se rapportant à ses Echinanthus, une figure de Runphius (2), et une autre de Sloan (3) qui représentent effectivement des Clypeaster, mais n'ont qu'un rapport fort éloigné avec les autres types figurés par Breyn. Il nous paraît plus simple de laisser au mot Echinanthus l'application générique attribuée par Desor et de conserver au genre dont nous nous occupons le nom de Clypeaster, donné par Lamarck, qui a parfaitement circonscrit le genre. Nous renvoyons pour plus amples détails sur cette question synonymique au résumé très bien fait présenté par M. Duncan (4).

     Le genre Clypeaster fait son apparition dans le terrain éocène, mais il est rare. C'est surtout dans les couches miocènes et principalement dans la région méditeranéenne qu'il atteint le maximum de son développement. Les Clypeaster vivent encore à l'époque actuelle, mais beaucoup moins nombreux en espèces et seulement dans les mers chaudes.

     (1) Breyn, Schediasma de Echinis methodice disponendis cum figuris, p. 60, 1732.

     (2) Rumphius, Amboinische Bariteikamer, pl. XIV, fig. C, 1705.

     (3) Sloan, Voy. to the Island of Madeira, Barbados Nevis Christopher's, and Jamaica, t. II, CCXLII, fig. 6-11, 1707.

     (4) Martin Duncan, Revision of the genera and great groups of Echinoidea, p. 147 Linnean society's journal Zoology, t. XXIII, 1889.

 

 
 

Clypeaster acclivis Pomel,1887

 
 

diagnose originale de l'espèce par Pomel

Paléontologie ou description des animaux fossiles de l'Algérie, zoophytes, p.226

 

CLYPEASTER ACCLIV1S

B. Pl. XXI, fig. 1 à 9 ; Pl. LXII, fig. 1 à 3.

 

   

     Grand oursin pentagonal étalé, à peine rétréci en arrière, à angle antérieur obtus, les latéraux effacés, les postérieurs tronqués arrondis, les bords antérieurs et latéraux peu flexueux, le postérieur émargé par un sinus toujours bien marqué occupant la zone interambulacraire. Face supérieure gibbeuse et fortement costée dans la région pétalée, profondément déprimée entre les côtes, un peu étalée sur les bords obtus mais peu épais, mince en avant. Face inférieure presque plane ou un peu creusée dans les jeunes.

     Apex à peine excentrique en arrière, en bouton pentagonal, assez grand dans une dépression toujours assez faible du sommet à 5 pores génitaux contigus aux angles du madréporide. Pétales saillants en grosses côtes digitiformes subdemi-cylindriques ou très peu fusiformes, les pairs antérieurs plus courts (9/10) que les autres presque égaux entre eux et égalant à peine les 2/3 du rayon. Zones porifères assez étroites, presque abruptes sur la face du pétale, se rapprochant un peu vers l'extrémité, mais le laissant bien ouvert. Zones interporifères très convexes en travers, brusquement atténuées au sommet faiblement gibbeux, un peu contractées à l'extrémité qui se fond avec l'épatement marginal. Tubercules très petits, peu serrés, ceux des costules des zones porifères en série de 5 à 6 (3 dans les jeunes) dans la partie la plus large (5me) ; ceux des interporifères presque aussi petits et formant trois rangées transverses alternantes sur chaque assule. Interambulacres très déprimés entre les pétales prolongeant la surface unie de la marge et se contractant insensiblement en remontant vers l'apex où le rétrécissement est extrême sur une petite longueur.

     Péristome assez enfoncé, petit, pentagonal, dans un infundibulum campanulé très ample, occupant le 1/3 environ du diamètre. Périprocte rond, médiocre, à une distance du bord égale à son diamètre. Tubercules du dessus semblables à ceux des pétales, très peu serrés; ceux du dessous notablement plus gros, plus fortement scrobiculés et rapprochés.

 

Cet oursin parait varier notablement, mais il est souvent déformé, ce qui est dû au peu d'épaisseur de son test, et ses surfaces sont rarement assez dégagées d'une gangue gréseuse très dure pour qu'on puisse facilement en apprécier les caractères. Les sujets typiques se distinguent toujours de C. crarassicostatus par leur madréporide plus grand, leurs interambulacres plus renfoncés, leurs pétales plus comprimés latéralement, l'antérieur pas plus long que les postérieurs, par leur gibbosité plus élevée, plus pyramidale, et surtout par leur marge beaucoup moins épaisse et plus large et par une forme générale beaucoup plus large et plus étalée.

     On trouve dans le même gisement des exemplaires encore beaucoup plus gibbeux et à pétales plus épais, dont les zones porifères sont sensiblement élargies, dont la marge est moins étalée, le bord plus épais et dont le péristome a un infundibulum beaucoup moins ample, ayant seulement le 1/4 du diamètre. Mais les proportions des pétales sont les mêmes, la largeur du pourtour est dans les mêmes proportions, les tubercules paraissent semblables, les dimensions de l'un d'eux sont : longueur, 0-126 ; largeur, 0- 116, hauteur, 0- 055. Leur conservation laissant à désirer, on peut provisoirement les considérer comme n'en étant qu'une forte variété.

     Terrain cartennien : El-Biar ; Beni-Messous (M. Delage).

Extrait planche XXI

   

 

 
 

Clypeaster acclivis Pomel,1887 - Serravalien, Penedo, Sesimbra, Portugal, 102 mm

 
 
     
 
 

Clypeaster aegyptiacus Michelin,1863

 
 

diagnose originale de l'espèce par Michelin

Monographie des Clypéastres fossiles, 1863, p.121

 

clypeaster aegyptiacus, Wright, pl. XXIV, fig. a à g.

Clypeaster tabbellianus, Grateloup, Mém. sur les oursins foss. du dép. des Landes, p. 40, pl. 1, fig. 5, a, b, c, Vtas. 1836.

Clypeaster altus, Agassiz, Cat. syst. ectyp. échin. foss., p. 6, Moule n°56, 1840.

       -           -      Agassiz et Desor (pro parte), Cat. rais., p. 72, 1847.

       -           -      Desor (pro parte), Synop. des Echin. foss., p. 240, 1858.

       -         Aegyptiacus, Wright, Msc. 1859.

     Forme générale, presque régulièrement pentagonale ; bord arrondi, allant en s'amincissant à partir du sommet des ambulacres.

     Partie supérieure, bombée sous les ambulacres, un peu excavée sous les corps madréporiforme.

     Partie inférieure, aplatie, ayant les plaques voisines des sillons renflées dans la partie médiane. Les sillons peu profonds sont accompagnés de lignes parallèles s'effaçant avec l'âge.

     Sommet, excavé à l'origine des ambulacres.

     Corps madréporiforme pentagonal, un peu plus bas que les parties élevées des ambulacres.

    Plaques génitales plus ou moins rapprochées des angles du corps madréporiforme, peu distinctes.

     Plaques ocellaires, petites, un peu saillantes, pores peu visibles.

     Aires ambulacraires, larges, arrondies, entr'ouvertes vers la base, et occupant les deux tiers à peu près de la longueur de haut en bas, bombées, pétaliformes, présentant quelquefois des irrégularités dans les sillons porifères et leurs cloisons.

     Zones porifères, larges, avec sillons creux terminés par des pores ronds à l'intérieur et allongés à l'extérieur ; les cloisons larges, ornées de 7 à 8 tubercules.

     Zones interporifères, plus élevées que les zones porifères, et partagées par un sillon allant rejoindre le péristôme.

     Aires anambulacraires, s'élargissant beaucoup vers la base des ambulacres.

 

     Plaquettes larges, s'élevant un peu dans leur partie médiane, surtout celles inférieures voisines des sillons.

     Tubercules papillaires, nombreux et peu serrés.

     Appareil buccal : péristôme subpentagonal, large et très enfoncé.

     Appareil anal, submarginal, avec périprocte un peu cordiforme, la pointe tournée vers le péristôme.

     Texture du test, épaisse et solide.

Dimension (maximum) : Hauteur .  .  .  .  .  .  .  .  .  . 50 à 60 millim.

              -                     Longueur .  .  .  .  .  .  .  .  .     145     -

              -                     Largeur .  .  .  .  .  .  .  .  .  .     137     -

 

     Rapports et différences. Se rapproche du C. gibbosus par sa forme générale, mais il en diffère surtout par les ornements accompagnant les sillons de la partie inférieure. Il diffère également du C. marginatus, Lamarck (Tarbellianus, Grateloup), par son bord épais quoique anguleux et ses ambulacres ouverts à la base.

     Observations particulières. L'individu type de M. Wright présente quelques sillons porifères déformés ou manquants.

     Gisement et localités des fossiles. Tert. miocène. Grande pyramide de Guza (Egypte), environs de Bordeaux (Gironde), d'après M. Deshayes.

     Collection Wright, à Cheltenham (Angleterre), Michelin.

Extrait planche XXIV

 

 

 

 
 

Clypeaster aegyptiacus Michelin,1863 - Miocène, Sardaigne, 128 mm

 
 
 
 

Clypeaster altus LESKE,1778

 
 

description de l'espèce par Michelin, p.123

Monographie des Clypeastres fossiles, 1859, p.123

 

CLYPEASTER ALTUS, Lamarck, pl. XXV, fig. a à g.

 

     Forme générale, pentagonale, allongée postérieurement; à bords s'amincissant vers la base, cependant plus ou moins épais.

     Partie supérieure, élevée, surtout dans la portion ambulacraire qui est presque cylindrique. Partie inférieure rugueuse, plate, avec péristome profondément excavé ; sillons ambulacraires canaliculés.

     Sommet submédian, un peu plus bas que la partie supérieure des ambulacres.

     Corps madréporiforme, pentagonal, à petits tubercules.

     Cinq plaques génitales peu distinctes, avec pores allongés.

     Cinq plaques ocellaires, petites, à pores peu visibles.

     Aires ambulacraires, pétaloïdes, élargies, ouvertes vers leurs bases.

     Ambulacres gonflés et proéminents dans leur longueur.

    Zones porifères, plus basses que les ambulacres et les aires anambulacraires, à sillons profonds terminés par des pores assez grands et séparés par des cloisons larges portant de 10 à 12 tubercules.

     Zones interporifères, à tubercules serrés, traversées par une ligne médiane, allant du sommet au sillon ambulacraire inférieur.

     Aires anambulacraires un peu moins gonflées que les ambulacres, et couvertes de tubercules plus espacés que dans les ambulacres.

     Plaquettes, celles supérieures s'élevant vers le centre et s'abaissant vers les sutures, celtes inférieures peu distinctes.

     Tubercules papillaires, assez espacés supérieurement, plus rapprochés à la partie inférieure. Tubercules miliaires peu visibles.

     Péristome pentagonal, large et ayant les angles correspondants aux sillons ambulacraires. Appareil anal submarginal et très rapproché du bord.

 

     Périprocte elliptique subquadrangulaire.

     Texture du test, solide et épaisse.

 

 

     Rapports et différences. Se rapproche du C. gibbosus par son système ambulacraire large, et il en diffère par ses ambulacres et interambulacres moins élevés ; il diffère aussi du C. portentosus par la grandeur de sa base et sa moindre hauteur.

     Observations particulières. Les sillons porifères de la base des ambulacres sont irrégulièrement disposés, espacés et courbés.

     Gisement et localités des fossiles terr. tert. miocène ; Bordeaux (Gironde), Dax (Landes), Oran (Algérie), San Miniato (Toscane), îles de Corse, Malte, Caprée, Crête, etc.

     Musées de Paris, Strasbourg, Mignon, Vienne (Autriche), Turin (Piémont), etc. Collections Michelin, Grateloup, Cotteau, Wright, etc.

Extrait planche XXV, fig.  a à g

 

 

 

 
 

Clypeaster altus Leske,1778 - Miocène, Pozo Cañada, Albacete, Espane, 156 mm

 
 
   
 
 

Clypeaster brevior (Seguenza,1880)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Seguenza

Le formazioni terziarie nella provincia di Reggio (Calabria), 1880, p.86

 

Clypeaster. - 204. C. pyramidalis Michelin = C. altus Philippi [non Leske (Echinantus)] (1). Tav. IX. fig. 1, a.

     Questa specie, la più grande del genere. è ancora la più comune del piano Elveziano calabrese, essa è distintissima per la sua forma molto elevata ed esattamente piramidale. Io credo che il Philippi nel suo lavoro intorno i Clipeastri di Monteleone abbia rignardato questa siceome il C. altus Lamk., che è specie molto meno elevata e diversa per molti caratteri. Wuesta specie non è stata sinora raccolta, per quanto io sappia, che a Mitterberg presso Baden nel calcare di Leitha, e quindi al medesimo livello stratigrafico dove comunemente s'incontra in Calabria. c. Am. G. Ma. F. M. Var. brevior Tav. IX. fig. 1b, 1c. questa forma differisce dal tipo per essere meno elevata, colla estremità alquanto più larga, cogli ambulacri meno appianati. r. Am. G. F. C.

 

Extrait planche IX, fig.  1b et c

 

 

 

 
 

Clypeaster brevior (Seguenza,1880) - Sables verts helvétiens, Tropea, Italie, 139 mm

 
 
 
 

Clypeaster brevior (Seguenza,1880) - Miocène, Sardaigne, 148 mm

 
 
 
 

Clypeaster caudatus Jackson,1922

 
 

diagnose originale de l'espèce par Jackson, 1922

Fossil echini of the west Indies, p.36

 

Clypeaster caudatus, new species.

(Plate 3, Figures 1, 2.)

     The following is a description of this species:

     This species, white near to others, has features which distinguish it from rosaceus and concavus. The test is massive, quite uniformly arched, but with rather a graduai slope from the apical disk to the anterior border of the test, and posteriorly a less marked slope to the rather abruptly truncated posterior border. The outline of the test is rounded anteriorly; posteriorly it is abruptly rounded and truncated, even slightly reëntrant on the median line. The ambulacral petals are very broad and long, nearly closed at the tips and pinched up so that the interporiferous area at the end of the petal terminates in a tail-like tip, especially in ambulacra I, V and II, IV. The anterior petal III is longer than the anterior pair II and IV and is of the same length as the posterior pair I and V. The anterior petal III at its broadest part has the same width as petals II and IV, but is distinctly narrower than petals I and V. The interporiferous areas of the petals are wide and only very slightly raised above the general outline of the test. The apical disk is nearly central and the 5 genital pores are clearly shown in the holo­type. As the ventral side of the test is hidden in both specimens, no observations can be made on the peristome, periproct, or other ventral char­acters. Both specimens are so worn that the tubercles are largely eroded away, but dorsally where visible they are numerous and closely associated. Ventrally the tubercles are somewhat larger and very densely crowded, so that there is almost no intertubercular tissue.

 

     The holotype measures about 45 mm. in height, 141 mm. in length and 121 mm. in width. A smaller specimen, the paratype, measures 25 mm. in height, 80 mm. in length, and 70 mm. in width. Clypeaster caudatus is very near to C. concavus; the small specimen differs only in the more markedly arched test and in the fact that the tips of the petals are pinched together and pulled out distally.

     Miocene, Gurabo formation, or the Mao Adentro limestone, Rio Gurabo, near Los Quemados, not in place, probably from Zone C, Dominican Republic, Dr. C. J. Maury collector, 1907, holotype, U. S. Nat. Mus. No. 328235. Paratype with same locality and data, U. S. Nat. Mus. No. 328236.

Extrait planche 3

 

 

 

 
 

Clypeaster caudatus Jackson,1922 - Miocène, Mao formation, Baui, République dominicaine, 104 mm

 
 
 
 

Clypeaster chiapanensis Mulleried,1951

 
 

diagnose originale de l'espèce par Mulleried,1951

Algunos fosiles marinos del terciario inferior y medio de Palenque, Chiapas, p.2

 

Clypeaster chiapanensis n. sp.

Figs. 1-3.

     El ejemplar es una corona sin espinas, incompleta del lado derecho y anterior y con partes del ámbito incompletas en los lados posterior y anteroderecho. La cara superior de la corona está algo erosionada y la inferior lo está sólo en parte muy pequeña.

     Dimensiones de la corona: Longitud 12,9 cm, anchura 11,3 y altura 2 cm, pero por la cara inferior, levantada en el centro, se reduce el grosor de la corona a sólo 1,7 cm entre la placa madrepórica y el peristoma.

     La corona es grande, pero baja. El contorno es pentagonal-arredondado (subpentagonal), algo alargado longitudinalmente, siendo ligeramente convexo el borde en las áreas interambulacrales de los lados anteriores y en el posterior. Los lados laterales tienen borde casi recto.

     La cara superior tiene la parte central algo levantada, en forma de cúpula, pero la porción más saliente está algo atrás de la placa madrepórica, en las dos zonas interporíferas de las áreas ambulacrales posteriores. La cúpula central no está levantada uniformemente, pues las zonas interporíferas entre los pétalos de las áreas ambulacrales y las interambulacrales son algo convexas hacia arriba, en dirección transversal a la corona y los pétalos de las áreas ambulacrales son, por lo contrario, algo cóncavos. Las zonas poríferas están algo más levantadas que las áreas interambulacrales Fuera de la cúpula, las áreas interambulacrales tienen ligera inclinación hacia el ámbito, pero en la continuación de las áreas ambulacrales, la superficie es ligeramente cóncava en dirección transversal de la corona y ligeramente convexa en la misma dirección entre aquéllas.

     En el centro de la cara superior está la placa madrepórica (zona apical), mal conservada, con diámetro de 5 mm, con cinco orificios de sólo medio milímetro de diámetro en el comienzo de cada una de las áreas interambulacrales y con cinco plaquitas en el de cada una de las áreas interporíferas de los ambulacros. La plaquita mal conservada tiene saliente aguda en dirección radial hacia fuera, mientras que las otras cuatro están erosionadas y hay agujeritos en sus lugares.

     Las cinco áreas ambulacrales y las interambulacrales se extienden desde la placa madrepórica radialmente hacia fuera . Las primeras terminan en el límite externo de la cúpula, siendo la longitud de ellas entre 3,9 y 3,4 cm, puesto que el área ambulacral anterior tiene 3,9 cm de longitud, las dos laterales 3,5 y 3,4 cm y las posteriores 3,8 cm, por lo que las áreas laterales son algo menos cortas que las otras. Las áreas ambulacrales tienen contorno ovaloide, estando el diámetro mayor a la mitad de la longitud de ellas. La anchura máxima del ambulacro anterior es de 2,1 cm; de los dos laterales 1,9 cm; de los dos posteriores 2,1 y 2,2 cm respectivamente, resultando entonces la anchura algo menor en los dos ambulacros anteriores. Cada área ambulacral está dividida en dos pétalos que encierran una zona interporifera. Los pétalos son convexos hacia fuera y aumentan algo de anchura en dirección del ámbito teniendo anchura máxima que varía entre 5 y 6.5 mm a una distancia de 5 a 10 mm de su terminación externa. Cada pétalo, desde el lugar de la anchura máxima, disminuye algo de esa dimensión y termina aredondado. El pétalo posterior del área ambulacral pósteroizquierdo muestra una lesión, puesto que hay a 1,5 cm de la terminación de aquél una encorvadura del borde interno y otra mayor en el lado externo (fig. 1).El pétalo está compuesto de una serie de plaquitas paralelas dirigidas algo hacia el ámbito y ligeramente cóncavas en la misma dirección. Cada plaquita tiene medio milímetro de anchura y en sus cuatro rincones hay un orificio de forma ovaloide, con diámetro mayor dirigido longitudinalmente a la plaquita. En los lados interno y externo de los pétalos hay una serie de pequeños orificios y entre ellos plaquitas bastante bien conservadas, que tienen varias protuberancies (tubérculos), bases de espinas de forma semiesférica y diámetro de sólo un tercio de milímetro, existiendo alrededor de cada tubérculo un canalito circular (anular). Los dos pétalos de una área ambulacral no se tocan en sus terminaciones, pero están muy cerca, puesto que el interespacio en la terminación exterior es de 1 a 1,5 mm. y algo mayor en la otra terminación, la anterior, donde la distancia es de 1,5 a 2 mm. Es de notarse que cerca de la terminación externa de uno de los dos pétalos de cada área ambulacral hay cuatro orificios juntos que son algo menos grandes que otros del límite del pétalo, aunque otros pocos orificios iguales se encuentran aquí y allá en las áreas interambulacrales del ejemplar que se describe y en el ejemplar figurado por Dickerson y Kew (1917). El área interporífera entre dos pétalos es alargada radialmente, con longitud igual a la de los pétalos y contorno en forma de lente, con dos terminaciones cortadas que corresponden al interespacio de los dos pétalos del área ambulacral. Las áreas interporíferas tienen anchura máxima de 10 a 11 mm, estando ésta a 1,5 cm de la terminación externa del área interporífera, la cual está compuesta por placas angostas hasta de 1,5 mm de anchura, arregladas en dos series separadas por una Iínea en zigzag, puesto que cada placa angosta tiene contorno pentagonal. Es de mencionarse que esta línea en zigzag continúa hacia el ámbito fuera de las zonas ambulacrales y separando las áreas interambulacrales.

fig 1 Clypeaster chiapanensis n. sp. Cara superior de la corona. Tamaño natural. Fotografía de J. Sivilla, del Instituto de Biología.

   

 

 

      Dichas áreas también limitan con la placa madrepórica, siendo su anchura de 1 a 1,5 mm, pero radialmente en dirección al ámbito aumentan de anchura y en este último no hay ambulacro, alcanzando cada área interambulacral una anchura de 7,5 a 7,7 cm y las dos pósterolaterales de 8 cm, por la cual las dos últimas son algo más anchas que las otras. Cada área interambulacral está compuesta de placas arregladas en series radiales, de las que hay dos en el límite con la placa madrepórica, pero en el ámbito hay cuatro de ellas. En la porción de los interambulacros, fuera de las áreas ambulacrales, las placas están alargadas transversalmente, llegando a una longitud de 2,2 cm y a una anchura de 8 mm, adquieren contornos hexagonal y están las series de placas separadas por líneas en zigzag en dirección radial de la corona y ya desde la placa madrepórica, como se indicó arriba. La línea de separación entre dos áreas interambulacrales también es en forma de zigzag. Sobre una pequeña parte de algunas placas se notan tubérculos con un canalito alrededor, iguales a otros que hay en las plaquitas de los pétalos, representando igualmente bases de espinas.

     En el ámbito la corona es arredondada, pero baja.

     La cara inferior de la corona no es plana, puesto que se levanta algo hacia su centro. La corona descansaba sobre el suelo con cierta parte de la cara inferior que está a 1,5 cm del ámbito. La cara interior se compone de cinco áreas radiales alrededor del peristoma. Desde éste las cinco áreas aumentan considerablemente de anchura en dirección del ámbito. El peristoma no es visible en el ejemplar, por tener roca adherida en la porción central de la cara inferior. El peristoma dista aproximadamente medio centímetro del suelo y las áreas radiales se levantan desde donde tocan el suelo en dirección al peristoma, pero las dos áreas anteriores y las dos laterales son algo convexas hacia abajo, en dirección radial y transversal de la corona. Sólo el área posterior es casi plana, aunque algo más levantada que las otras cuatro desde el ámbito, pero también se levanta más y más en dirección al peristoma, aunque es de indicarse claramente que esta área no toca el suelo como las otras cuatro y tampoco cerca de su terminación externa.

     Las cinco áreas están separadas por una incisión radial recta, desde el peristoma hasta el ámbito, pero suavizándose en dirección a este último y continuando en la cara superior en la línea de división de las áreas interambulacrales, descritas anteriormente. La cara inferior de la corona en cierta parte está erosionada un poco, por lo que la superficie de algo de las cinco áreas correspondientes a las interambulacrales de la cara superior, está cubierta de gran número de tubérculos semiesféricos de un tercio de milímetro de diámetro y con canalitos alrededor y bases de espinas que son iguales a las visibles en parte de la cara superior. Pero en la cara inferior se nota, en la porción mejor conservada, que el lado externo del canalito no es circular sino poligonal (pentagonal y hexagonal). En partes reducidas de las áreas en la cara inferior se notan algunas placas parecidas a las de las áreas interambulacrales en la cara superior de la corona.

Fig. 2 Clypeaster chiapanensis n. sp. Ambito de la corona, y sección vértico-transversal del lado anterior al posterior de la corona. Tamaño natutral. Dib. F.K.G. Mullerried.

   

     En la cara inferior está el periprocto, con forma de orificio circular, diámetro de 4,5 mm y a una distancia de sólo 5 mm del ámbito, fuera de la parte plana del área posterior.      La concha de la corona es de calcita de color crema, con estructura romboédrica uniformemente en toda ella, es decir, en todas partes corresponde cristalográficamente a romboedros de calcita, siendo la forma externa de la corona resto biológico, mientras que la estructura interna es cristalográfica y resultando entonces una extraña combinación de material orgánico e inorgánico secundario, que es la regla en el phylum de los equinodermos.

     En el interior de la corona del ejemplar descrito se observan, sobre todo en las fracturas de las áreas interambulacrales, pilares verticales de un milímetro y algo más de grosor compuestos del mismo material de calcita de la concha de la corona.

fig.3 Clypeaster chiapanensis n. sp. Cara inferior de la corona. Tamaño natural. Fotografía de J. Sivilla, del Insituto de Biología.

   

 

 

 
 

Clypeaster chiapanensis Mulleried,1951 - Oligocène, Chiapas, Mexique, 107 mm

 
 
 
 

Clypeaster convexus (Vadasz,1905)

 
 
 

Clypeaster convexus (Vadasz,1905) - Sables helvétiens, Tropea, Italie, 141 mm

 
 
 
 

Clypeaster crassicostatus Sismonda,1841

 
 

diagnose originale de l'espèce par Sismonda, 1841

Monografia degli Echinidi Fossili del Piemonte, p.41

 

CLYPEASTER CRASSICOSTATUS Ag.

Tab. III, fig.1-3.

Clypeaster pentagonus, antice productus, postice retusus ; dorso subcampanulato, margine crasso, pagina inferiori plano-concava, quiquies sulcata, ano rotundo, submarginali, ore quinquangulari ; ambulacris quinis ; areis ambulacralibus valde prominentibus.

     L'unico carattere, che possa veramente aversi qual distintivo di questa bella specie dal Clypeaster altus si è la forma degli ambulacri, e il grado di elevazione dorsale ; infatti è identica la figura del disco, la forma dei tubercoli, e la forma e la posizione dell'ano e della bocca, mentre nel Clypeaster crassicostatus vedesi meno elevato il dorso, meno conico, e più pronunciati, più rigonfi, più rotondati gli ambulacri. Anche il Clypeaster crassus Ag. vedisi a questo molto analogo, andandone distinto pe'soli ambulacri più appiattiti ; non possiamo pero imputare al signor Agassiz la separazione di questa specie, essendo comune avviso dei Geologi essere più nocivo alla scienza il riunire sotto una sola specie individui anche menomamente diffenrenti, che non il distinguerli in specie diverse ; si è infatti da simili distinzioni stabilite conscienziosamente su vere, ancorchè poco marcate modificazioni di struttura, che il Geologo resta avvertito delle variazioni sofferte dagli esseri organici in ciascun periodo geologico, che è quanto dire del graduato mutarsi delle contizioni termo-telluriche a seconda delle diverse rivoluzioni, cui ando soggetto questo nostro globo.

Diametri  Longitudinale .  .  .  .  .  .  .  .  . 0,10. + 0,004.
 Transversale  .  .  .  .  .  .  .  .  . 0,09.
 Verticale  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  . 0,03. + 0,007.
 

 Abita .  .  .  .  .  Fossile nella collina di Torino, ove riscontrasene altresi una varietà rimarchevole per essere proporzionatamente meno ancora di questa elevata sul dorso, mentre al contrario di molto l'avanza in lughezza e larghezza. Eccone le dimensioni :

Diametri  Longitudinale .  .  .  .  .  .  .  .  . 0,15.
 Transversale  .  .  .  .  .  .  .  .  . 0,12.
 Verticale  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  . 0,04.

Extrait planche III

 

 

 

 
 

Clypeaster crassicostatus Sismonda,1841 - Tortonien, Torrente, Valence, Espagne, 129 mm

 
 
 
 

Clypeaster fervens (Koehler,1922)

 
 
 

Clypeaster fervens (Koehler,1922) - Pléistocène supérieur, Hurghada, Egypte, 96 mm

 
 
 
 
 

Clypeaster fervens (Koehler,1922) - Pléistocène supérieur, Hurghada, Egypte, 96 mm

remarquer la couleur de la préservation

 
 
 
 

Clypeaster fervens (Koehler,1922) - Pléistocène supérieur, Hurghada, Egypte, 74 mm

morsures et réparations à l'ambitus

 
 
     
 
 

Clypeaster folium Agassiz,1847

 
 

diagnose originale de l'espèce par Agassiz

Catalogue raisonné des échinides vivans et fossiles, 1847, p.73

 

     Folium Agass. - S 61. - Espèce très plate, à bords tranchants.

           Tert. Palerme. - Deluc.

 

 

description de l'espèce par Michelin

Monographie des Clypéastres fossiles, 1863, p.139

 

clypeaster folium, Agassiz, pl. XX, fig. 2, a à d.

Clypeaster folium, Agassiz, Cat. rais., p. 73, moule d'Agassiz S. 61, 1847.

       -            -      Wright, Foss. Echin. from Malta, p. 16, 1855 (1).

       -            -      Desor, Synop. des Echin. foss., p. 243, 1858.

Forme générale très comprimée sur les bords, relevée vers le centre.

Partie supérieure renflée au sommet sous les ambulacres.

Partie inférieure très plate, avec péristôme et sillons profonds.

Ambulacres courts, assez larges, ouverts, s'arrêtant à mi-distance du bord.

Zones porifères assez larges, un peu enfoncées.

Zones interporifères assez saillantes.

Aires anambulacraires plus basses que les ambulacres.

Appareil buccal : péristôme pentagonal et profond.

Appareil anal submarginal.

Périprocte arrondi.

Texture du test mince.

 

Dimension (maximum) : Hauteur .  .  .  .  .  .  .  .  . 8 millim.

                                    Longueur .  .  .  .  .  .  .  . 57   -

                                    Largeur .  .  .  .  .  .  .  .  . 50   -

Observations particulières. Je ne connais cette espèce que par le moule S 61.

Gisement et localités des fossiles. Terr. tertiaire supérieur et miocène, Palerme (Sicile), Malte.

Coll. Deluc, à Genève, Lord Ducie en Angleterre.

 

Extrait planche XX.

 

 

 

 
 

Clypeaster folium Agassiz,1847 - Miocène, Sesimbra, Portugal, 67 mm

 
 
 
 

Clypeaster gibbosus DE sERRES,1829

 
 

diagnose originale de l'espèce par de Serres,1829

Géognosie des terrains tertiaires, ou tableau des principaux animaux invertébrés des terrains marins tertiaires, du midi de la France, p.157

 

     Clypeaster gibbosus. Nouvelle espèce très-différente du Clypeaster altus, dont elle a cependant la forme élevée.

     Rotundatus , elevatus , vertice convexo prominente ; ambulacris quinque transversum sulcatis, fongiusculis latis e vertice excentrico radiantibus ; ambulacris amplissimis in medio sulcis distantibus, ad marginem tenuiter dispositis. Margine expanso latissimo. C.

 

description de l'espèce par Michelin,1859

Monographie des clypéastres fossiles, p.120

 

CLYPEASTER GIBBOSUS, Marcel de Serres, pl. XXII, FIG; 1 à g, pl. XXIII, fig. 1. a à c.

   

     (D'après les échantillons types que M. Marcel de Serres a eu la complaisance de nous envoyer, nous conservons le nom de C. gibbosus qu'il a donné à cette espèce.)

     Forme générale, subpentagonale, plus ou moins allongée; la partie ambulacraire se redressant en forme de calotte au-dessus de la partie marginale qui présente toujours un angle d'autant plus aigu, que l'individu était plus vieux.

     Partie supérieure. Elle est remarquable dans toutes ses variétés par un ensemble de 10 espèces de collines élevées au-dessus de la partie marginale dont l'angle varie de 45 à 75 degrés.

     Partie inférieure, plate, avec cinq sillons profonds se portant vers le péristome.

     Sommet se présentant tantôt avec une surface plate, quelquefois concave; tantôt sous une forme conique.

     Corps madréporiforme, petit, stelliforme, poreux, couvert de granulations allongées et tortueuses.

     Plaques génitales, avec cinq pores à l'extrémité des angles du corps madréporiforme.

     Aires ambulacraires, pétaloïdes, allongées, très ouvertes, proéminentes, excepté dans les zones porifères.

     Zones porifères. Les sillons sont étroits ainsi que les cloisons, lesquelles portent de 7 à 8 tubercules. Ces zones sont plus basses que les aires interporifères et anambulacraires.

     Zones interporifères, très tuberculeuses et courbées vers le tiers supérieur.

     Les aires anambulacraires foncent une gibbosité assez forte vers le tiers supérieur. Tubercules papillaires, nombreux, peu serrés.

     Tubercules miliaires, très petits, souvent indistincts.

     Péristôme pentagonal, petit, plus ou moins profond.

 

     Auricules fortes.

     Mâchoires en deux parties ayant près de 30 millirn. de long sur 18 de large (pl. XIII, fig. 1.1. Appareil anal plus ou moins pris du bord, ruais toujours infra-marginal.

     Périprocte, subelliptigne, transrrrsal, .assez grand.

     Texture du test, épaisse (Pl. XXIII, fig. 1b.).

     Supports et organes intérieurs formant des cloisons solides..

      Dimension (maximum) : Hauteur .......................... 60 à 65 millim.

                                          Longueur  ................... 105 â 155     ‑

                                          Largeur ......................... 90 5 132    ‑

     Rapports et différences. — lise rapproche du C. allas par sa forme générale, mais il en diffère surtout par ses interambulacres gibbeux et proéminents.

     Observations particulières. Ayant reçu de Corse en différentes fois un assez grand nombre d'individus de cette espèce, il en est résulté pour moi la certitude que l'espèce nommée C. dilatatus n'est que l'âge avancé du C. umbrella plus anciennement nommé C. gibbosus.

     Gisement et localités des fossiles. — Étage miocène. Se trouve dans Imites de Corse et de Crète, au mont Taurus (Asie Mineure), à Montpellier, Nice (France), Cordoue (Espagne), Kalksburg, Raubstallbrunn, Wallersdopff , près Baden (Autriche), Arménie russe.

Musées de Paris, Avignon, Neuchâtel (Suisse), Vienne (Autriche). Collections Marcel de Serres, ichelin, de Verneuil, Cotteau, etc.

Extrait planches XXII et XXIII

 

 

 
 

Clypeaster gibbosus DE sERRES,1829 - Serravalien, Mula, Murcia, Espagne, 165 mm

 
 
 
 

Clypeaster humilis (Leske,1778)

 
 

diagnose originale de l'espèce par Leske

Additamenta ad kleinii dispositionem echinodermatum, 1778, p.125

 

     da costa Acta angl. Vol. XLVI. n.492.p.143.tab.4.f.1.2. Echinanthites humilis ex Malta.fig.3. variet. maior. ex Indiis Aufstralibus, Icones bonae.

     kvndm. rar. net. p. 95. Tab. V. f. 5. Echinanthus petrefactus var. a. Icon bona.

     Sic etiam walch. Delic. nat. II. p. 182. t. E. V. f. 1. 2.Echinanthites delineatus, huius fpeciei, neque fequentis, vti exiftimat Cl. walchivs l. c. efte videtur. Nam figura et altitudo, oris ratio, et reliqua omnia optime refpondent, atque in eo hic cum var. γ. conuenit, quod petala acutiora offerat. Tradimus huius fpeciminis icones Tab. XL. et XLI. fig. I. Defcriptionem commemorare fuperfluum foret, cum ea cum noftra, fuperius data, omnino congruat. Tefta eft fpatofo calcarea, atque nucleus etiam calcareus. Inuentus eft hic Echinanthites in Occitaniae prouincia. Cl. van phelsvm hunc Echinanthiten peculiarem fpeciem iudicat, dicitque Scherpblad. f. Echinorhodum petalis acutis. vid. l. c. p. 38. fp. 4.

 

 

 

Extrait planche XL et XLI

 

 

 
 

Clypeaster humilis (Leske,1778) - Pléistocène, Sud de Aqaba, Jordanie, 55 mm

 
 
 
 

Clypeaster humilis (Leske,1778) - Pléistocène, Aqaba, Jordanie, 87 mm

 
 
 
 

Clypeaster intermedius Desmoulins,1837

 
 

description de l'espèce par Michelin

Monographie des Clypéastres fossiles, p. 128

 

CLYPEASTER INTERMEDIUS, Des Moulins, pl. XXXI, fig. a à g.

   

     La forme générale de cette espèce varie beaucoup ; plus ou moins élevée, pentagonale, allongée, quelquefois circulaire, elle n'a de constant que ses cinq ambulacres digitiformes, proéminents, resserrés vers la base, quoique entr'ouverts. Les angles du bord sont très arrondis et vont en s'amincissant plus ou moins vers la base.

     Partie supérieure élevée dans la région ambulacraire.

      Partie inférieure très plate, excavée vers le péristôme; cinq sillons s'arrêtent avant le bord. Sommet subrnédian.

     Corps madréporiforme pentagonal, avec les côtés courbés, plus bas que les sommets des ambulacres. Plaques génitales avec pores très grands.

     Plaques ocellaires peu visibles.

     Aires ambulacraires subpétaloïdes, allongées, ouvertes à la base, occupant à peu près les deux tiers du rayon allant du sommet au bord ; l'antérieure plus longue que les autres.

     Zones porifères enfoncées et plus basses que les zones interporifères et les aires anambulacraires. Sillons porifères très serrés et étroits ; les cloisons peu élevées et portant de 5 à 6 tubercules espacés. Zones interporifères droites, subcylindriques, à tubercules rapprochés.

     Aires anambulacraires s'élevant au-dessus des zones porifères et ayant les tubercules espacés. Tubercules papillaires nombreux; ceux de la partie supérieure, plus petits ou moins serrés que ceux de celle inférieure.

     Tubercules miliaires indistincts.

     Appareil buccal: péristôme petit, subpentagonal, dans une cavité profonde.

     Appareil anal inférieur, submarginal avec périprocte presque rond, à 4 à 5 millimètres du bord. Texture du test très épaisse.

Zone de Texte: 25 à 35 millim. 120 à 145 —110 à 125 —
     Supports et organes intérieurs solides.

 

 

   

Rapports et différences. Se rapproche du C. crassicostatus par ses ambulacres longs, élevés et comprimés latéralement, niais il en diffère pat- sa largeur qui est plus grande.

     Observations particulières. Il en existe des variétés formant soit un pentagone presque régulier, soit un cercle presque parfait.

     Gisement et localités des fossiles. Tert. miocène. Santa-Manza (Corse), mont Taurus (Asie Mi­neure), étang de la Valduc (Bouches-du-Rhône), etc., etc.

     Collections et musées. Musées de Paris, Turin, Bide, Mignon, etc. Coll. Michelin, Cotteau, etc.

 

Extrait planche XXXI

 

 

 

 
 

Clypeaster intermedius Desmoulins,1937 - Miocène, Florinas, SE de Sassari, Sardaigne, Italie, 123 mm

 
 
 
 

Clypeaster marginatus Lamarck,1816

 
 

description de l'espèce par Michelin

Monographie des Clypéastres fossiles, p. 130

 

CLYPEASTER MARGINATUS, Lamarck, pl. XIX, fig. 1 a à e.

   

     Forme générale pentagonale, à angles très arrondis, ondulée sur le bord qui est très large et très plat.

     Partie supérieure très comprimée, si ce n'est dans la région ambulacraire, qui s'élève assez brusquement de 15 à 16 millimètres au-dessus du bord, dans les grands échantillons.

     Partie inférieure presque plate, avec sillons ambulacraires assez larges et profonds commençant près du bord et se terminant dans la cavité du péristôme.

     Sommet submédian.

     Corps madréporiforme pentagonal, un peu saillant, granuleux.

     Plaques génitales avec pores ronds.

     Plaques ocellaires petites, avec pores peu distincts.

     Aires ambulacraires recourbées dans la partie supérieure, peu ouvertes dans celle inférieure.

     Ambulacres pétaloïdes, plus larges dans le milieu qu'aux extrémités. L'antérieur un peu plus long que les autres. Quelques pores épars à la base.

     Zones porifères plus basses que celles interporifères et que les aires anambulacraires. Sillons plus étroits que les cloisons qui portent de 6 à 10 tubercules papillaires.

     Zones interporifères couvertes de tubercules semblables, peu serrés.

     Aires anambulacraires avec tubercules assez distancés.

    Tubercules papillaires petits, mais plus gros en dessous qu'en dessus.

     Tubercules miliaires nombreux, souvent peu visibles.

     Appareil buccal : péristôme petit, subpentagonal, dans une cavité peu profonde.

 

     Appareil anal infra-marginal.

    Périprocte irrégulièrement arrondi ; dans les grands individus à 5 millimètres du bord.

     Texture du test épaisse.    

 

Dimension (maximum) : Hauteur.  .  .  .  .  .  . 35 millim.
- Longueur  .  .  .  .  .  . 140     -
- Largeur.  .  .  .  .  .  . 135     -

 

Rapports et différences. Diffère des autres espèces par la largeur et la compression du bord.

     Observations particulières. Les échantillons de Corse sont généralement petits, et leur région ambulacraire est plus surbaissée (longueur moyenne 100 millimètres).

     Gisement et localités des fossiles. Terrain tertiaire miocène. Dax (Landes), Santa Manza (Corse), Malte, etc.

     Musées de Paris, Avignon, Bordeaux.

     Collections Des Moulins, Grateloup, Michelin.

Extrait planche XIX

   

 

 

description de l'espèce par Cotteau, in Locard, 1877

Description des terrains tertiaires moyens de la Corse, p.257

 

CLYPEASTER MARGINATUS, Lamarck,1816

   

     Moule en plâtre, M. 57.

     Espèce de grande taille, subpentagonale, à pourtour arrondi et ondulé ; face supérieure très-comprimée sur les bords qui sont dilatés et très-minces, remarquable par la saillie brusque et plus ou moins élevée que forme, au milieu, l'étoile ambulacraire ; face inférieure plate, assez fortement creusée au centre, munie de cinq sillons très-apparents commençant à l'ambitus, et se prolongeant jusqu'au péristome. Sommet apical subcentral. Aires ambulacraires pétaloïdes, renflées, larges au milieu, étroites et resserrées à la base, l'aire ambulacraire antérieure un peu plus longue que les autres. Zones porifères déprimées, larges, formées de pores arrondis, unis par un sillon oblique peu apparent. Les pores de la rangée externe sont égaux à ceux de la rangée interne. La bande de test qui sépare les sillons est étroite et garnie d'une rangée régulière de petits tubercules plus ou moins espacés et dont le nombre diminue au fur à mesure que les zones porifères se rétrécissent. Aires interambulacraires étroites et renflées au sommet, moins saillantes cependant que les aires ambulacraires. Tubercules très-petits et plus ou moins espacés à la face supérieure, plus apparents et plus serrés dans la région inframarginale. Péristome peu développé, pentagonal, s'ouvrant dans une cavité profonde, évasée, de médiocre étendue. Périprocte rapproché du bord, arrondi. Appareil apical stelliforme, ordinairement à fleur du test ; plaque madréporique grande, pentagonale, un peu saillante ; plaques ovicucales petites, largement perforées.

     Individu de Corse, relativement de petite taille : hauteur 20 millimètres ; diamètre antéropostérieur, 103 millimètres ; diamètre transversal, 98 millimètres.

     Dimensions (maximum) d'un exemplaire de l'ile de Malte : Hauteur, 35 millimètres ; diamètre antéropostérieur, 140 millimètres ; diamètre transversal, 135 millimètres.

 

     Rapports et différences. - Cette espèce, lorsqu'elle est de grande taille, se distingue nettement de ses congénères et sera toujours reconnaissable à la largeur de son bord mince et étalé, à la petitesse relative de son étoile ambulacraire qui forme une brusque saillie au milieu de la face supérieure, à ses aires ambulacraires étroites et resserrées à leur extrémité, à son péristome s'ouvrant dans une dépression profonde, mais peu développée. Nous ne connaissons qu'un seul exemplaire de cette espèce, provenant de la Corse, celui-là même que Michelin avait sous les yeux lorsqu'il citait le Clyp. marginatus à Santa-Manza (Corse). C'est un individu jeune qui diffère un peu du type par son étoile ambulacraire moins élevée et moins brusquement saillante à la face supérieure ; il nous a paru cependant, comme à Michelin, devoir être réuni au Clyp. marginatus.

     Histoire. - Très-anciennement connue, cette espèce a reçu, en 1816, de lamarck, le nom de marginatus, qu'elle a conservé. Tous les auteurs sont d'accord pour lui rapporter le Clyp. Tarbellianus, établi en 1836 par Grateloup.

     Localités. - Santa-Manza (Miocène, couches inférieures) ; rare.

     Ecole des Mines (Collection Michelin).

     Localités autres que la corse. - Dax (Landes). Ile de Malte. Terrain miocène.

 
 

Clypeaster marginatus Lamarck,1816 - Greensand terminal, Ile de Gozo, Malte, 149 mm

 
 
   
 
 

Clypeaster modenai Lovisato,1915

 
 

description de l'espèce par Roman, 1960

Echinides (Clypeaster, Scutella, Schizaster) de l'Helvétien du Bassin de Karaman (Turquie), p.85

 

Clypeaster modenai LOVISATO

C. modenai Lovisato 1915, p. 491, pl. 18, fig. 4 a-d.

C. vochierii Lovisato 1915, p. 495, pl. 19, fig. 1 a-d.

C. vechierii (sic.) LOVIS. Lambert et Thiéry 1925, p. 580.

 

Dimensions (en mm) :

C. modenai (type) :    longueur 132    largeur 121 (0,91)    hauteur 41.5 (0.31)

C. vochierii (type) :        —     118       —    101 (0.85)        —     38.5 (0.32)

Exempl. n° 1 :                —      139       —    120 (0.86)        —     45 (0.32)

     —    — 2 :                —      134       —    117 (0.87)        —     44 (0.33)

Des deux spécimens rapportés à cette espèce, le premier, quoique moins bien conservé (l'angle latéro-postérieur droit manque), sera décrit plus longuement, comme étant plus caractéristique.

Contour pentagonal allongé, médiocrement flexueux, nullement dans la partie postérieure; face supérieure bombée de façon asymétrique, le profil longitudinal étant beaucoup plus abrupt vers l'arrière que vers l'avant. Marges peu développées, bien que assez étalées. Bords relativement épais. Face inférieure plane, avec infundibulum péristomal étroit. Pétales saillants, digitiformes, peu ouverts à l'extrémité; interambulacres nettement déprimés.

Par rapport à C. vochierii auquel il ressemble le plus, comme d'ailleurs le montrent les dimensions relatives, cet exemplaire se distingue par sa partie pétaloïde en pente plus forte vers l'arrière, son bord postérieur plus mince et son infundibulum péristomal plus étroit. On pourrait encore signaler le nombre supérieur des tubercules de la bandelette ambulacraire (jusqu'à 10 au lieu de 6 à 9 chez le type).

D'après Lambert C. vochierii ne diffère pas spécifiquement de C. modenai.

Le deuxième individu, en parfait état de conservation, me paraît inséparable du précédent (ses dimensions relatives sont tout à fait comparables), malgré de légères différences : profil longitudinal plus régulier, bords plus minces. A noter que la face inférieure entièrement dégagée présente l'infundibulum péristomal avec l'ouverture du péristome exactement visible. C. modenai est connu de l'Helvétien de Sardaigne.

Provenance des exemplaires étudiés: n° 1 Güvez, n° 2 Karaman (Zengenköy SW-Yanıkdeğirmen).

 
 

Clypeaster modenai Lovisato,1915 - Miocène, Bassin de Karaman, Derebogazi, Turquie, 153 mm

 
 
 
 

Clypeaster olisiponensis Michelin, 1863

 
 

diagnose originale par Michelin

Monographie des Clypéastres fossiles, 1863, p.118

 

clypeaster olisiponensis, Michelin, pl. XX, fig. 1, a à f.

Forme générale, allongée, pentagonale, équarrie postérieurement, bord épais à angles arrondis.

Partie supérieure, très bombée, s'élevant assez rapidement à partir du bord, surtout sous les ambulacres.

Partie inférieure, aplatie, excepté vers la concavité du péristôme. Sillons ambulacraires peu profonds.

Sommet, sous la partie supérieure des ambulacres.

Corps madréporiforme situé plus bas que le commencement des ambulacres.

Plaques génitales non contiguës au corps madréporiforme.

Plaques ocellaires, brisées.

Aires ambulacraires, allongées, pétaliformes, plus élevées que celles anambulacraires, proéminentes, surtout dans la partie médiane, ouvertes à la base.

Zones porifères, larges, non excavées, à sillons porifères étroits, séparés par des cloisons étroites portant 8 à 9 tubercules.

Zones interporifères très bombées, avec tubercules serrés et nombreux.

Aires anambulacraires ayant les tubercules espacés.

Tubercules papillaires, plus serrés en dessous qu'en dessus, sauf dans les zones interporifères.

Tubercules miliaires, peu visibles.

Péristôme, dans une cavité profonde, mais brisée.

 

Appareil anal et périprocte brisés.

Supports et organes intérieures, solides.

Dimension (maximum) : Hauteur .   .  .  .  .  .  .  .  40 millim.

               -                    Longueur .  .  .  .  .  . .  . 127   -

               -                    Largeur .  .  .  .  .  .  .  .   105   -

     Rapports et différences. Cette espèce, qui a quelques rapports avec le C. altus, en diffère par ses ambulacres très élevés, ses sillons porifères plus rapprochés et ses cloisons séparant lesdits sillons moins larges et plus tuberculeuses.

     Observations particulières. Les ambulacres antérieurs sont plus hauts que les postérfeurs. On voit à leur base quelques pores épars et quelques sillons recourbés et dévormés. Les plaquettes des aires anambulacraires un peu proéminentes.

     Gisement et localités des fossiles. Terrain tertiaire miocène des environs de Lisbonne (Portugal). L'individu figuré a été rapporté par M. Scip. Gras.

     Gusée de l'Ecole impériale des Mines, à Paris.

Extrait planche XX

 

 

 

 
 

Clypeaster olisiponensis Michelin, 1863 - Burdigalien, Algarve, Portugal, 123 mm

 
 
 
 

Clypeaster philippii Seguenza, 1880 - var. depressa

 
 

diagnose originale par Seguenza

 Le formazioni terziarie nella provincia di Reggio (Calabria), 1880, p.87

 

209. C. Philippii n. sp. = C. Scillae Philippi (non Desmoulins) Tav. X, fig. 1, 1d.

     Anco questa specie non puo conservare il nome che si ebbe dal Philippi. Perchè cra stato imposto preedentemente ad altra, per cui ho segnito il consiglio di dedicargliela. Il Clypeaster che esamino ha forma intermedia tra la precedente e la seguente specie. Dalla prima differisce specialmente per essere di forma conica, regolare o alquanto convessa, e non già coneava, coi pori genitali più distanti ; dalla seconda pel contorno ovale non angoloso, per la forma conica non convessa, pegli ambulacri meno estesi e meno prominenti.

     Altezza 68.mm Diametro maggiore 132.mm Diametro minore 126.mm

Il Philippi ed io abbiamo avuto questa specie dal territorio di Monteleone. c. M. Var. media. Tav. X, fig. 1a. 1b. 1c. Forma meno elevata, più rotondata e quindi assai vicina alla specie segmente.

 

     Altezza 66.mm Diametro maggiore 126.mm Diametro minore 116.mm c. M.

 

Extrait planche X

 

 

 

 
 

Clypeaster philippii Seguenza, 1880 - var. depressa, Helvétien, Italie, 122 mm

 
 
 
 

Clypeaster rangianus Desmoulins,1835

 
 

diagnose originale par Desmoulins

Mémoire sur les échinides, 1835, p.228

 

CLYPEASTER RANGIANUS. Charles Des Moulins,

Tableaux synonymiques des Echinides, n.° 3.

Synonymie, (dans les auteurs que j'ai vérifiés moi-même).

Cl. rasaceus, var. b., Lam. n.° 1. - Encycl. méth. pl. 145. fig. 1-2.

Echinus rosaceus, var. b., Linn. Gmel. p. 3186, n.° 14.

Echinanthus ovalis. Gualt. Ind. tab. 110. fig. A.

Scutum angulare humile, var. b. Klein, edit. gallic. § 73. p. 86, pl. 10. fig. B.

Echinanthus humilis, var. b. Leske, p. 187. pl. 19, fig. A. B.

Synonymie, (dans les auteurs que je cite d'après autrui).

Echinorhodum (Kleine egel-roozen stomp-blad). Van Phelsum, p. 38. n.° 5. - Seba, Thes. T. 3. pl. 15. fig. 11-12.

     Description extérieure...... Lontueur, 87 millim. - Largeur, 80 mill. - Hauteur au centre, 22 mill. - Epaisseur du bord, 11 mill. - Couleur d'un brun très-foncé. La substance du test blanche. Epines de deux sortes : les grandes sont aciculaires, vitreuses, blanchâtres, et ont jusqu'à 3-5 millim. de long ; les petites sont capillaires, piliformes, excessivement courtes.... Ambulacres presque égaux, pétaloïdes, arrondis et parfaitement limités au bout, qui est ouvert.... Les ambulacres sont formés, de chaque côté, de deux séries de pores simples, unis par un sillon oblique.... le pore de la série intérieure est rond ; celui de la série extérieure est alongé transversalement vers le bout de l'ambulacre, et presque rond vers son sommet.... Cinq pores génitaux.... Anus rond, plus petit que la bouche, ouvert à 2 lignes environ au-dessous du bord.... La bouche, pentagone à angles arrondis et à côtés convexes, s'ouvre au fond d'un enfoncement duquel partent cinq gouttières simples et rayonnantes.... les côtés de la bouche répondent aux ambulacres, et ses angles répondent aux aires anambulacraires.... On voit au centre de l'orifice buccal, cinq dents convergentes, presqu'horizontales, émaillées, qui ne font point saillie hors du test....

     Description intérieure. - A. Le test. Il a un millimètre d'épaisseur dans ses parties les plus minces.... il contient deux cavités concentriques séparées par une cloison osseuse d'un millim. d'épaisseur environ. La cavité principale renferme l'appareil masticatoire, l'oesophage, l'appareil génital et celui des ambulacres : elle est donc centrale et limitée par la cloison ; mais cette cloison a une solution de continuité du côté antérieur, pour le passage de l'oesophage, et elle communique par-là avec la seconde cavité qui serpente tout autour de la première et qui contient uniquement l'intestin. (Cette organisation, plus ou moins modifiée selon le genre et les espèces, est commune aux Clypéastres et aux Scutelles)....

     La cavité buccale du test s'étend jusqu'à l'extrémité des cinq ambulacres et est pourvue de cinq angles rentrans dans les intervalles de ceux-ci... Elle est irrégulière, parce que la cloison qui la limite, refoulée dans certains points vers le centre par les anses et les duplicatures de l'intestin, est irrégulièrement sinueuse.... La cavité buccale n'est donc régulièrement limitée que dans les espaces ambulacraires proprement dits de son plancher supérieur, et dans la partie centrale de son plancher inférieur, là où repose l'appareil de la bouche. Dans les espaces anambulacraires, la cloison se rapproche davantage du centre au côté droit qu'au côté gauche, parceque l'intestin ne passe qu'une fois au côté gauche et deux fois au côté droit. (Il en est de même dans les Scutelles). La cloison est pleine et lisse dans toute sa hauteur, excepté à sa jonction avec les planchers supérieur et inférieur. Là, elle est percée de divers trous qui donnent passage à des processus du derme, lesquels serpentent entre les piliers osseux du bord. Les canaux complètement irréguliers dans lesquels ces processus serpentent sont-ils occupés par une sorte de système vasculaire ? je n'ai de preuves ni pour ni contre cette hypothèse. (Dans le Cl. rasaceus proprement dit, espèce fort différente, qui vient des Antilles, la cloison, au lieu d'être plein, est irrégulièrement découpée).....

     La cavité intestinale du test commence à la solution de continuité qui se trouve dans la cloison depuis la ligne médiane de l'ambulacre antérieur jusqu'à l'aire anambulacraire qui borde cet ambulacre à gauche. De là, cette cavité suit le côté gauche du corps, presqu'en ligne droite, en rétrogradant jusques près de l'anus. Là, sa largeur devient double, et elle se dirige de nouveau, par le côté droit du corps, jusqu'à la partie antérieure de l'Echinide. Il résulte de là que l'intestin passe deux fois dans la partie droite de la cavité, comme on le verra plus bas.

     Epines ou aiguilles intérieures. C'est ici que j'ai découvert, (aucun auteur à ma connaissance, n'en parle), la partie la plus curieuse, la plus inattendue, si l'on peut s'exprimer ainsi, de la structure de ces singuliers animaux. Toutes les cavités, au lieu d'avoir des parois lisses et immédiatement tapissées par le tissu cutané interne, sont hérissées dans toutes leurs parties d'une multitude innombrable d'épines intérieures, non mobiles, très-acérées, dures, cassantes, vitreuses, translucides, qui ont jusqu'à 3 et 4 millimètres de long en certains endroits. (Elles sont beaucoup plus grandes dans le Clypeaster rosaceus). Ces épines ou aiguilles naissent de la couche interne du test..... (Je donnerai, dans la partie monographique de mes études sur les Echinides, une description très-étendue de leurs variétés de forme et de position)..... C'est au milieu de cette forêt d'aiguilles que flottent les viscères et les membranes internes, si ténues et si délicates, de l'animal. Ces parties molles seraient absolument dans une position semblable à celle de Régulus dans le fatal tonneau, si elles étaient réellement flottantes ; mais il paraît qu'elles sont pénétrées du moins par la pointe de ces aiguilles, ce qui sert à les fixer dans des cavités d'un diamètre supérieur au leur : en effet, en sciant l'Echinide, j'ai scié ses aiguilles, dont j'ai trouvé toutes les pointes implantées dans la membrane intestinale desséchée.

     Pièces accessoires, non mobiles, du test. Il y en a onze. L'une d'elles est un bouton creux ou plutôt une cage ou lanterne à cinq ouvertures irrégulières, placée et soudée immédiatement au-dessous de l'apex (sommet organique de l'Echinide). Cette lanterne contient le point d'attache supérieur de l'oesophage ! et peut-être ceux des cinq ovaires ? - Les dix autres pièces accessoires (apophyses auriculaires), réunies par paires, mais séparées, autour de la bouche, forment l'équivalent de ce que Runphius et après lui M. de Blainville nomment auricules dans les Echinus. Elles ont 2 millim. 1/2 de haut, et sont comprimées sur les côtés. Chacune des dix apophyses se loge dans une fossette naviculaire de chacun des dix osselets qui forment les mâchoires.... La fossette naviculaire est beaucoup plus grande que l'apophyse qui s'y loge, afin de laisser du jeu aux mâchoires.

     B. Système buccal. Les pièces osseuses, distinctes, qui le composent, sont au nombre de vingt, savoir :

     5 mâchoires composes chacune de deux pièces symétriques, séparées (osselets) ; en tout 10 pièces pasticatoires.

     5 dents proprement dites, émaillées.

     Enfin 5 pièces fort petites, alternant avec les dents, et destinées à faciliter l'indépendance de mouvemens de chacune des mâchoires. Je nomme ces pièces rotules, parce qu'elles remplissent un office en quelque sorte analogue à celui de la rotule du genou.

     Don Antonio Parra, dans son excellente description du Clypeaster rosaceus (Descripcion de diferentes piexas de Historia natural, etc., avec 75 planches coloriées, petit in-4.° en espagnol, imprimé à la Havane en 1787, ouvrage extrêmement rare qui m'a été prêté par M. de Grateloup, est le seul auteur, à ma connaissance, qui ait parlé des rotules (qu'il appelle piececitas, petites pièces). Je n'ai eu connaissance de son ouvrage que quelques mois après avoir rédigé la description du Clypeaster Rangianus (et je croyais, par conséquent, être l'auteur

 

de la découverte des rotules). Don Antonio Parra trouve 15 rotules dans le Clypeaster rosaceus, c'est-à-dire 3 entre chaque mâchoire complette, ce qui porterait à 30 le nombre des pièces osseuses du système masticatoire. Est-ce là une différence spécifique ? Il se pourrait qu'elle ne fût pas réelle parce que j'ai observé que le rebord solide de la mâchoire dont mes rotules forment la partie mobile se coupe facilement en tranches verticales. C'est peut-être une suite du mode d'accroissement de ces parties ; et alors Parra aurait confondu ces fragmens avec les rotules véritables, auxquelles ils ressemblent à s'y méprendre, quand on ne prend pas soin de les distinguer sur place. (Parra ne parle pas des aiguilles intérieures du test, que j'ai pourtant retrouvées dans le Clypeaster rosaceus des Antilles).

     Je dois à la complaisance et au talent de M. P. D. Helfengerger les beau dessins à l'encre de la Chine, que je joins ici, avec leur explication. Il devient donc inutile de donner, dans cet extrait, la description détaillée des 20 pièces osseuses de l'appareil masticatoire. On en trouve d'ailleurs de très-bonnes figures (les rotules exceptées), pour le Clypeaster rosaceus où l'organisation est la même, dans les ouvrages suivans ; il est inconcevable que Lamarck n'en ait pas fait usage et se soit borné à dire (ce qui n'est point exact), que les Clypéastres ont la bouche armée, comme les Scutelles, de 5 pièces osseuses, etc.

     Parra, loc. cit. p. 139 (Erizo estrellado) pl. 52. fig. 1 à 10.- Klein, edit. gallic. pl. 20. fig. H. I. K. M. Q. pag.126 et 128.- Leske, p. 35. pl. 33. fig. h. i. k. m. q.

     Pour les auricules du même Clypeaster rosaceus, consultez Parra, loc. cit.- Klein, loc. cit. pl. 20. fig. L. M. N. O. P.- Leske, loc. cit. pl. 33. fig. l. m. n. o. p.

     (Je possède les mâchoires de cinq espèces vivantes et d'une espèce fossile de Clypéastre ; elles sont toutes organisées identiquement, pour les parties osseuses).

     La bouche proprement dite est une cavité en entonnoir, ou presque cylindrique, à parois sillonnées verticalement ; elle est presque fermée par les pointes des dents. Elle est tapissée par des membranes dont la continuation forme l'oesophage...... la pyramide pentagonale formée par l'ensemble des mâchoires est placée de façon que chaque angle répond à un ambulacre.... chaque mâchoire est formée de deux pièces masticatoires (osselets) accolées par une de leurs faces lisses, non soudées ; du moins il ne reste pas de traces de soudure après la mort. Entre ces deux pièces, est creusée une rigole qui reçoit la dent. Celle-ci, dont la forme (fort différente de celles des Scutelles, qui les ont linéaires, droites et posées horizontalement) est à peu près celle d'un triangle scalène à côtés courbes (2 courbes concaves, une convexe), est placée dans une situation oblique, se rapprochant de la verticale. La pyramide, tronquée au sommet, y est bordée d'un fort renflement crénelé par l'interposition des rotules.... La membrane qui sert de palais à la bouche proprement dite, est percée au centre par l'orifice du canal oesophagien, lequel orifice me paraît entouré d'un anneau membraneux auquel viennent se rattacher d'autres parties molles, et qui semblerait pouvoir jouer le rôle de sphincter. Cet orifice s'ouvre dans un canal membraneux, horizontal, qui se dirige vers le côté antérieur de l'Echinide en suivant la ligne médiane. Ce canal (oesophage) fournit à son origine un processus très-court, qui va, en rétrogradant, s'attacher dans la lanterne intérieure de l'apex.....

     C. Système digestif. L'oesophage augmente rapidement en diamètre. Arrivé au bord antérieur, il tourne à gauche et rétrograde jusques vers l'anus en côtoyant le bord gauche du test (cette partie de son trajet constitue probablement l'estomac). Là, il se rétrécit subitement, traverse la ligne médiane et se porte de nouveau vers le côté antérieur du test, en côtoyant le bord droit de l'Echinide. En cet endroit, il se dilate subitement en un énorme sinus arrondi en coecum, se replie sur lui-même et forme ainsi le rectum qui revient à l'anus en se tenant accolé d'un côté à la cloison osseuse qui sépare la cavité buccale du test de sa cavité intestinale, et de l'autre à l'intestin grêle que je viens de décrire. Le diamètre du rectum est de moitié au moins plus grand que celui de l'intestin grêle. Avant de déboucher dans l'ouverture anale du test, le rectum forme une anse qui dépasse, à gauche, la ligne médiane ; pour cela, il remonte vers le plafond, y forme un large sinus ou cloaque, et redescend pour aboutir à l'anus... (Je supprime tous les détails, fort étendus dans ma description).

     J'ai trouvé tout le tube intestinal rempli de terre sablonneuse très-fine, sans restes de corps organisés. A quoi cependant serviraient au Clypéastre ses énormes mâchoires, s'il ne devait absorber que la matière nutritive disséminée parmi des substances aussi divisées ?

     D. Système cutané.

     E. Système ambulacraire.

      F. Système respiratoire.

     Il ne reste, sur le sec, aucune trace assez importante de ces trois systèmes, pour que j'en parle dans cet extrait ; mais je vais combler en partie cette lacune, en insérant ici quelques passages de la description que je fis, à la même époque, des parties molles (moins désséchées) du système ambulacraire d'un Scutella quadrifora, Lam., que M. Rang m'envoya avec le Clypéastre dont il est question. La composition fondamentale de ces organes est la même dans les deux genres (j'en ai retrouvé, depuis, tous les traits essentiels dans le Spatangus purpureus, et mes observations s'accordent fort bien avec la description, plus abrégée, que M. de Blainville donne des ambulacres dans le genre Oursin : ainsi, leur organisation est la même dans toute la famille).

     Il me paraît difficile de séparer, dans les descriptions, le système ambulacraire du système respiratoire. J'ai prouvé, je crois, que toute Echinide a réellement cinq ambulacres normaux, et qu'ils sont seulement plus ou moins interrompus ou irréguliers dans certains genres. Or, on sait que les suçoirs ambulacraires servent à la locomotion ; ils y contribuent peut-être tous dans les Echinides globuleuses, mais il est évident que ceux de la partie intérieure du corps peuvent seuls y contribuer dans les Echinides applaties. D'un autre côté, le corps des Echinides ne contient aucun organe qu'on puisse supposer applicable à la fonction respiratoire, si ce n'est ce même système ambulacraire. Les suçoirs ambulacraires doivent donc être essentiellement respiratoires sur la partie dorsale des Echinides applaties (Clypéastr, Scutelle, etc.) : il est possible qu'ils soient essentiellement locomoteurs dans leur partie ventrale ; mais savons-nous s'ils ne servent pas à deux fins dans certains genres ou dans certaines parties du corps des Echinides ? Nos connaissances anatomiques sur cette famille sont trop peu avancées pour répondre à une pareille question, et, si l'on admet la séparation des deux fonctions, dans quelle partie de la longueur de l'ambulacre d'un Oursin, par exemple, en placera-t-on la limite ?

     G. Système génital (du Clypeaster Rangianus). Je n'ai vu que cinq languettes membraneuses, noires, épaisses, grenues, placées dans les espaces anambulacraires ; je les regarde comme des sacs ovatiens. Le sommet de chaque sac s'effile en un cordon noir très-délié (probablement l'oviducte), qui vient  s'attacher au gâteau membraneux contenu dans la lanterne intérieure de l'apex ; mais je n'ai pu voir si ce cordon aboutit réellement au pore génital......

 

 
 

Clypeaster rangianus Desmoulins,1835 - Pliocène supérieur, Maroc, 120 mm

 
 
 
 

Clypeaster rogersi (Morton,1834)

 
 

description par Cooke

Cenozoic Echinoids of easter United States, 1959, p.36

 

Clypeaster rogersi (Morton)

Plate 12, figures 4-6

 

 

     Length ranging from less than 40 mm to 90 mm or more. Outline oval to subpentagonal ; upper surface low to tumid apically ; lower surface flattish, slightly concave near the peristome ; margin usually thin. Apical system central, with five genital pores, tumid. Petals extending more than halfway to the margin, completely closed apically, wide open distally ; poriferous zones somewhat narrower than the interporiferous, inner pores circular, outer pores slightly elongated, pores weakly conjugate ; inner side of poriferous zones almost straight, outer side slightly convex. Peristome central, pentagonal, sides slightly swollen, like bourrelets. Ambulacral grooves straight, narrow, extending to the margin. Periproct circular, located about one-fifth the distance from the margin to the peristom. Tubercles on upper surface small, sunken ; tubercles on lower surface larger, in much larger scrobicules ; intermediate spaces pitted.

     Occurence. - Alabama : Monroe county (type). Whitsett's quarry in Washington County 3 miles south of Collumburg (USGS 7208, C. W. Cooke and W. C. Mansfield). Hillside 1/4 mile east of the A. T. & N. Railway 2.5 miles north of Millry, Washington County (USGS 6702, C.W. Cooke). Many other localities listed by Cooke (1942, p. 12).

     Mississippi : chickasawhay River 1 1/4 miles northwest of the mouth of Limestone Creek, 4 miles northwest of Waynesboro, and 1 1/4 miles southwest of Boyce, Wayne County (USGS 6647a, W. H. Monroe and F. S. MacNeil). Other localities listed by Cooke (1942, p. 12).

     Georgia : Old Jacksonboro, fork of Brier and Beaverdam Creeks, Screven County (type of Scutella jonesi Forbes). Other localities listed by Cooke (1942, p. 12).

     Florida : Marianna (USGS 6767, C. W. Cooke ; 14330, W. C. Mansfield, F. S. MacNeil). Suwannee River near Ellaville, lowest bed (USGS 14070, W. C. Mansfield and C. M. Mum ; USGS 12744, W. C. Mansfield). Suwannee River about 6 miles below Ellaville lowest bed (USGS 12740, W. C. Mansfield, Herman Gunter, G. M. Ponton). Miley rock pit in sec; 36, T. 20, S. R. 18 E. in Citrus County (USGS 14554, C. W. Cooke and W. D. Havens). Taylor County, 6.5 miles

 

south of Nutall's Rise on Aucilla River, and 16 miles south of Lamont (USGS 14924, C. W. Cooke). Falling Water 4 miles south of Chipley, Wahington County (USGS 7188, C. W. Cooke and W. C. Mansfiels).

     Cuba : Colonia Cristales, finca Juan Crillo, Jatibonico, Camagüey (C. brodermani).

     Mexico : Cerro Chamal Soto la Marina ; south of Topila (type of Clypeaster marinanus Jackson).

     Geologic unit. - Middle and late Oligocene ; Vicksburg group in Mississippi and Alabama, Flint River formation in Georgia, Suwannee limestone in Florida, Meson formation in Mexico.

     Type. - Acad Nat. Sci. Philadelphia 1070. Four cotypes. The one figured here is larger and better preserved than Morton's figured specimen. The oldest label reads "Scutella rogersi S. G. M., Alab." Another label specifies Claiborne, but the types evidently came from the Marianna limestone, which crops out a few miles east of Claiborne on the road to Monroeville.

     Remarks. - The shape and size of Clypeaster rogersi is quite variable, but the shape of petals is relatively constant. The species appears to be included in the section Orthanthus Mortensen (1948, p. 45).

     The specimens from the Suwannee limestone (USGS 14924), from the Flint River formation, and from the Meson formation tend to have slightly wider interporiferous zones than the typeical form from the Marianna limestone, and their margin is thinner.

Extrait planche 12

   

 

 
 

Clypeaster rogersi (Morton,1834) - Oligocène, Marianna Limestone, Castleberry, Alabama, USA, 50 mm

 
 
 
 

Clypeaster scillae Desmoulins,1837

 
 

diagnose originale de l'espèce par Desmoulins,1837

Etudes sur les échinides, p.64

 
     
 

description de l'espèce par Lambert,1912

Description des échinides néogènes du bassin du Rhône, p.93

 

Clypeaster scillae Desmoulins,1837.

     J'ai expliqué en 1906 comment il convenait de circonscrire cette espèce et j'en ai fait figurer un néotype de la collection Pellat provenant des Angles1. Il me paraît superflu de revenir ici sur ces questions et je donnerai simplement la synonymie de l'espèce en rappelant ses caractères essentiels.

Synonymie

   

     Comme on le voit par cette synonymie, le C. Scillae est une des espèces de Clypéastres qui a été la plus mal comprise, presque tous les auteurs l'ayant confondue avec le C. crassicostatus, plus haut, plus renflé sous les pétales, mais à bords moins épais et qui appartient ainsi au groupe du C. intermedius.

     Le C. Scillae est  caractérisé par sa forme allongée, subpentagonale, à marges déclives et bords assez épais arrondis ; ses pétales sont renflés, saillants, inégaux, les antérieurs pairs plus courts que les autres ; face inférieure plane à large

 

indfundibulum. Les types figurés sont ceux de Scilla (pl. X, fig. 3) Pomel, (pl. XXIVF) de Loriol, (pl. V, fig. 1) Airaghi, (pl. IV, fig. 6), presque toussous le nom de C. crassicostatus. J'en ai fait figurer un néotype du Langhien des Angles (pl. VI, fig. 1, 2), d'ailleurs semblable au moule W, 12 d'Italie.

     Cette espèce est surtout voisine du C. intermedius Desmoulins, qui s'en distingue par ses marges moins épaisses, ses bords amincis et rentre ainsi qans une sous-section particulière des Bunactis. Chez C. crassus Agassiz, les marges sont moins déclives, plus distinctes, les pétales sont moins renflés et la face inférieure est légèrement subconcave. C. pentadactylus Gauthier se distingue par ses pétales encore plus saillants, dactyliformes, ses marges très épaisses, mais peu déclives, avec bords largement arrondis, sa face inférieure pulvinée, subconvexe.

     Localités. Les Angles (Gard), Les Taillades (Vaucluse) ; étage Langhien. Coll. Institut cathol. de Louvain, Chatelet.   

 

 
 

Clypeaster scillae Desmoulins,1837 - Miocène, Badénien, Retznei, Steiermark, Autriche, 92 mm

 
 
 
 

Clypeaster scutellatus De Serres, 1829

 
 

diagnose originale par De Serres

Géognosie des terrains tertiaires, p. 157, 1829

 

     Clypeaster scutellatus Nobis. Espèce nouvelle remarquable, à cause des imbrications du bord de son têt qui sont moins larges, et d'une forme différente de celles qu'on leur voit dans le Clypeaster marginatus.

 

     Vertice convexo stellifero ; ambulacris quique brevibus ovato acutis, striis in medio latis, ad marginem tenuiter dispositis ; margine imbricato, expanso latissimo. Pagina inferiore concava in medio profune sulcata. C.

 
 

Clypeaster scutellatus De Serre, 1829 - Lhangien, Portugal, 107 mm

 
 
 
 

Clypeaster scutum Laube, 1868

 
 

diagnose originale par Laube, 1868

Ein Beitrag zur Kenntniss der Echinodermen des Vicentinischen tertiärgebietes, p. 18

 

Clypeaster scutum Laube.
Tab. III, fig. 2

Schale niedrig, fünfseitig, mit gerundeten Ecken, wenig langer als breit, die Seiten sanft gebuchtet. Oberseite gleichmassig gewolbt, Unterseite flach, bald gegen das Peristom abfallend, Scheitel etwas über der Mitte. Madreporenplatte fünfseitig. Fünf' grosse Oviducalporen zwischen den Petalen. Ambulacralfelder blumenblattformig, fast ganz geschlossen, nicht sehr breit. Die Porenzonen durch eine verhaltnissmassig schmale, vom Anfange an sehr schwach gekrümmte Interporiferenzone getrennt, welche wie die Porenzone mit feinen Papillen besetzt ist. Das Peristom tief gelegen,. im vorliegenden Falle verdeckt.

Die Art ist mit Clypeaster halaensis d'Archiac deutlich verwandt, unterscheidet sich aber wesentlich durch die nicht aufgeblahten Petalen, durch die breitere fünfseitige Form und die schwachere Wölbung. Es liegt im Augenblicke nur ein wohlerhaltenes Exemplar von Collalto di Monfumo vor.

Lange 75 Millim., Breite 68 Millim., Höhe 15 Millim., Lange der Petalen 24 Millim., Breite derselben in der Mitte 13 Millim.

planche III (extrait)

   
 
 

Clypeaster scutum Laube, 1868 - Aquitanien, Castelli di Monfumo, Trevise, Italie, 70 mm

 
 
     
 
 

Clypeaster solanoi Cotteau,1889

 
 

diagnose originale de l'espèce par Cotteau,1889

Echinides éocènes de la province d'Alicante, p.87

 

65. Clypeaster Solanoi, Cotteau, 1890.
(Pl. XIII, fig. 1-5.)

     Espèce de taille assez forte, oblongue, subpentagonale, étroite et anguleuse en avant, un peu plus large en arrière. Face supérieure peu élevée, légèrement saillante au milieu, plane et subdéprimée autour de l'étoile ambulacraire, épaisse et arrondie sur les bords. Face inférieure renflée et pulvinée au pourtour, fortement concave au milieu. Sommet ambulacraire subcentral. Aires ambulacraires fortement pétaloïdes, renflées, à peine ouvertes à leur extrémité, inégales, l'aire ambulacraire antérieure un peu plus longue, plus étroite et un peu plus ouverte que les autres. Zones porifères aiguës vers le sommet, devenant insensiblement très longues, plus étroites et acuminées à leur extrémité, formées de pores très inégaux, les internes arrondis, les pores externes étroits, allongés, unis par un sillon peu apparent dans l'exemplaire que nous avons sous les yeux. Zones interporifères bien développées , bombées. Tubercules petits , abondants , épars , nettement scrobiculés, de même nature dans les zones porifères que sur le reste du test, plus serrés , plus abondants , plus fortement scrobiculés dans la région infra-marginale sur le point où les zones porifères sont les plus larges, les petites bandes de test qui séparent les sillons renferment chacune une série de six ou sept tubercules espacés et assez gros ; lorsque les zones porifères, en se rapprochant du sommet, se rétrécissent, les tubercules cessent d'affecter une disposition linéaire et sont placés à peu près au hasard. Péristome non distinct, s'ouvrant au fond d'une dépression très profonde. Périprocte subcirculaire, un peu anguleux, placé assez loin du bord. Appareil apical muni de cinq pores génitaux ; plaque madréporiforme un peu saillante.

     Hauteur, 20mm ; diamètre antéro-postérieur, 78mm ; diamètre transversal, 65".

     Rapports et différences. - Le C. Solanoi rappelle par sa forme et sa taille le C. Michelini, Laube, du Vicentin ; il en diffère par sa face supérieure plus élevée au centre, plus déprimée autour des pétales ambulacraires, plus renflée et plus arrondie sur les bords ; par sa face inférieure plus profondément concave au milieu, très pulvinée dans la région inframarginale ; par ses aires ambulacraires beaucoup moins ouvertes ; par ses tubercules plus apparents et plus fortement

 

scrobiculés à la face inférieure ; par son périprocte un peu plus éloigné du bord. Notre espèce, par l'ensemble de ses caractères, se place dans le voisinage du C. scutiformis, espèce vivante de la Mer Rouge et de l'île Maurice, mais cette dernière espèce , si elle se rapproche du C. Solanoi par son ambitus épais et arrondi et par sa face supérieure très déprimée autour des aires ambulacraires, s'en distingue certainement par sa taille beaucoup plus petite, par sa forme plus allongée, par sa face supérieure moins élevée au centre et moins déprimée autour des aires ambulacraires, par sa face inférieure moins pulvinée sur les bords et moins concave autour du péristome.

     Localité. — Callosa (Alicante). Très rare. Éocène?...

Coll. Vilanova, Cotteau.

     Explication des figures. - Pl. XIII, fig. I, Cl. Solanoi, vu de côté; fig. 2, face supérieure; fig. 3, face inférieure; fig. 4, pores ambulacraires grossis; fig. 5, tubercules, pris sur la face inférieure, grossis.

Extrait planches XIII (extrait)

   
 
 

Clypeaster solanoi Cotteau,1889 - Oligocène, Villajoyosa, Espagne, 84 mm

 
 
 
 

Clypeaster tauricus Desor in Agassiz & Desor,1847

 
 

description de l'espèce par Michelin, 1861

Monographie des Clypéastres fossiles, p.108

 

DEUXIÈME DIVISION.
CLYPEASTER TAURICUS
, Desor, pl. X et pi. XI, fig. a à e.

Echinospatagus, Kundmann, Rarioria naturce, etc. colonne 95, tabl. 5, fig. 5, 1737.

Clypeaster tauricus, Desor in Agassiz et Desor, Cat. rais. des Échinides, p. 73, 1847, série des moules en plâtre, R 62.

        -                   -         Desor, Synopsis des Échinides, p. 240, 1857.

     Forme générale, pentagonale, allongée, sinueuse, avec cinq angles très arrondis; à bord fortement renflé, si ce n'est à la partie supérieure à l'anus.

     Partie supérieure très relevée sous les ambulacres et notamment les deux postérieurs.

      Partie inférieure presque plate, sauf la cavité profonde de l'appareil buccal, cinq sillons s'arrêtant vers le bord.

      Sommet sous les ambulacres postérieurs.

     Corps madréporiforme, pentagonal, granuleux, placé plus bas que les commencements des ambulacres.

     Plaques génitales avec pores peu visibles contiguës au corps madréporiforme.

     Plaques ocellaires, idem, peu distinctes.

     Aires ambulacraires très largement ouvertes à la partie inférieure, renflées, proéminentes. Ambulacres subpétaloïdes très longs, aussi gonflés que les portions antérieure et latérales du bord. Zones porifères atteignant quelquefois 10 à 43 millimètres de largeur. Les sillons, quelquefois irréguliers, profonds, avec des pores ronds à l'intérieur et allongés à l'extérieur, sont séparés par des cloisons ou bandes tuberculeuses ayant de 1 à 3 millim. de large.

     Zones interporifères descendant jusqu'au bord presqu'en droite ligne, ce qui leur donne une ouverture de 30 millim. environ.

     Aires anambulacraires peu larges, creusées près du bord.

     Plaquettes non distinctes.

     Tubercules papillaires nombreux, plus rapprochés et plus gros à la partie inférieure, souvent en lignes droites dans les zones interporifères.

     Tubercules miliaires peu visibles.

     Appareil buccal : péristome petit et subpentagonal.

 

     Appareil anal : submarginal avec périprocte subcirculaire.

     Texture du test : épaisse.

Rapports et différences. Cette espèce, la plus grande du genre, est remarquable par sa hauteur, l'épaisseur de son bord et l'élévation des ambulacres au-dessus des interambulacres.

Observations particulières. — Les zones porifères des ambulacres présentent beaucoup d'irrégu­larités. Les bandes tuberculeuses inférieures des ambulacres sont quelquefois très larges avec deux rangs irréguliers (le tubercules.

La figure, pl. X, présente un fait qui se rencontre assez souvent dans les ambulacres des Échinides vivantes : c'est celui d'un étranglement à la partie médiane.

Gisement et localités de fossiles: Tert. miocène, mont Taurus (Asie Mineure), île de Crête et de M alte.

Collections Michelin, Tchihatcheff, de Verneuil, etc.

 

Extrait planches X et 11 (extraits)

 
 
 

Clypeaster tauricus Desor in Agassiz & Desor,1847 - Upper Coralline Limestone, Mgarr Harbourt, Gozo, Malte, 111 mm

 
 
 
 

Clypeaster tavanii Imbesi smedile,1958

 
 
 

Clypeaster tavanii Imbesi smedile,1958 - Sables Helvétiens, Tropea, Italie, 147 mm

 
 
 
 

Clypeaster zamboninii Checchia-Rispoli, 1925

 
 

diagnose originale de l'espèce par Checchia-Rispoli

Illustrazione dei Clipeastri miocenici della Calabria, 1925, p.39

 

Clypeaster Zamboninii Checchia-Rispoli

(Tav. III, fig.3, 4, 4a, 5, tav. IV, fig. 3, 4).

1880. Clypeaster pyramidalis Seguenza, Le formazioni terziarie nella provincia di Reggio (Calabria), pag. 86, tav. IV, fig. 1, 1a.

Dimensioni  Lunghezza    .    .    .    mm.    145, 113

                  Larghezza      .    .    .      "       133, 109

                  Alteza  .    .    .    .    .      "         80, 68

     Descrizione. - Clipeastro di grandi dimensioni, poco più lungo che largo, dal contorno pentagonale, un po' ristretto indietro, ad angoli arrontondati e a lati un po' sinuosi. Faccia abactinale molto elevata, di forma piramidale regolare, strettamente arrondondata in alto, ugualmente declive da tutti i lati. La regione marginale, che segue senza interruzione quella dei petali, è discretament estasa e finisce in un bordo ispessito e arrontondato. Faccia actinale piana nella regione marginale e poi lentamente declive verso il grande infundibolo.

     Apice centrale. Madreporite piccola, pentagonale, situata in una depressione, che è sormontata dalla cresta dei petali. Pori genitali piccoli, circolari, lontani dalla madreporite da 1-2 mm.

     Petali lunghi circa i due terzi della distanza tra l'apice ed il bordo, un po' ovali, sporgenti ; in alto sono stretti, poi si slargano in modo piuttosto rapido verso il basso, ove raggiungono la maggiore larghezza. I petali posteriori sono un po' più lunghi, l'impari è il più stretto.

     Zone porifere molto larghe, depresse ed un po' appianate, inarcate in basso per chiudere alquanto il petalo, che resta pero sempre aperto. In 1 cm. si contano solo da 6-7 coppie di pori separate da costole larghissime, ornate da 5-6 tubercoletti nella parte più larga della zona.

     Spazi interporiferi larghi circa tre volte una zona porifera, convessi nella sezione trasversa, e più sporgenti verso la metà della loro lunghezza che in alto ed in basso del petalo.

     Interambulacri verso la commità strettissimi e allo stesso livello delle zone porifere, poi man mano che si allargano guadagnano una certa convessità, che è massima verso la base del petalo, ove si mettono quasi alla stessa altezza degli spazi interzonali ; al di là dei petali si confondono col resto del margine.

     Peristoma grande, pentagonale, situato in un profondissimo infundibolo, a pareti subverticali e poi svasate verso l'orlo, circondato da solchi corti, quati nulla in tutta la regione marginale, e rapidamente approfonditi nell'inundibolo.

 

     Periprocto piccolo, circolare, situato ad una distanza dal bordo uguale al suo diametro.

     Tubercoli piccolissimi e distanti sulla faccia superiore, un po' più avvicinati e disposti in tre serie sulle placche dei petali ; un po' più grandi e stipati su tutta la faccia inferiore. Granulazione miliare bene sviluppata.

     La descrizione ora data è stata fatta sull'esemplare figurato a tav. III, fig. 3 ; ma essa vale anche per l'esemplare più piccolo figurato a tav. IV, fig. 3, il quale effettivamente presenta i petali un po' più larghi dell'altro, a cui del resto corrisponde per tutti i restanti caratteri.

     Osservazioni. - I due clipeastri descritti corrispondono perfettamenta a quello illustrato dal Seguenza col nome di Clypeaster pyramidalis Michelin. questi clipeastri ai quali, meglio che alla specie del Michelin, sarabbe appropriata la denominazione specifica di pyramidalis, non sono affatto il Clypeaster pyramidalis Michelin. Primo ad esprimere tale giudizio è stato il sig. Lambert1. Il Clypeaster pyramidalis, il cui tipo è quello figurato a tav. XXVII della Monographie, ha un profilo fortemente asimmetrico, un margine cortissimo nei lati pari e molto protratto indietro, un bordo più assottigliato, dei petali lunghissimi e meno arrotondati con zone porifere più larghe, a costole lunghe e strette ed ornate di 9 tubercoli, ed infine un infundibolo più ampio. Il sig. Lambert unisce poi questo esemplare del Seguenza al Clypeaster insignis dello stesso autore ; ma le differenze tra questi due clipeastri sono notevoli e di queste parleremo a proposito del Clypeaster insignis per non ripeterci qui.

     Località. - Ambedue gli esemplari provengono da Vena di Sopra (Monteleone Calabro) ; pure quelli descritti dal Seguenza vengono da Monteleone.

 

Extrait planches III, IV et texte-fig.14

 
 

Clypeaster zamboninii Checchia-Rispoli, 1925 - Helvétien, Italie, 121 mm